psychiatrie et thermalisme l.f.
psychiatry and spa
psychiatrie italienne l.f.
italian psychiatry
Réforme élaborée en Italie en 1978 sous l'influence d'un psychiatre, F. Basaglia, et de son école de Trieste, avec le vote de la loi n°I80, incluse dans un dispositif législatif visant à une réforme sanitaire générale.
Elle modifiait un système mis en place en 1904, proche de la loi française de 1838, mais confiant l'essentiel du pouvoir à la police et à la magistrature, et rigidifié sous le régime fasciste.
Une idéologie généreuse soutenue par un militantisme passionné visait à dépasser définitivement l'hôpital psychiatrique au profit des soins extrahospitaliers, en respectant mieux les libertés individuelles et en mettant fin à l'exclusion et à l'isolement des institutions spécialisées. Ainsi, étaient interdites de nouvelles admissions en milieu hospitalier psychiatrique et créés des "services de diagnostic et de traitement" de 15 lits au maximum pour 100 000 habitants, au sein des hôpitaux généraux, pour les malades aigus. Les autres patients devaient être dirigés vers des structures intermédiaires et des dispensaires spécialisés
Cette loi n'a pas obtenu tous les résultats positifs escomptés. Les régions italiennes n'ont pas créé les institutions légères nécessaires, sinon de façon très insuffisante ; le nombre des malades dont l'état nécessitait une admission en milieu spécialisé a été sous-estimé ; les unités d'aigus étaient trop médicalisées ; des patients ont été récupérés dans des institutions privées qui se sont multipliées et ont fonctionné dans des conditions difficiles à contrôler, le plus souvent très éloignées des buts de la réforme.
Il y a plus grave : plusieurs dizaines de milliers de décès ont pu être attribués à l'abandon de malades mentaux chroniques dont les liens avec leurs institutions avaient été rompus ; les prisons italiennes regorgent de malades mentaux dont elles ne savent que faire.
F. Basaglia, neurologue et psychiatre italien (1924-1980)
psychiatrie morale l.f.
moral psychiatry
Courant psychiatrique qui recourt à des données d'observation fondées sur la morale.
Bien que très éloigné des conceptions analytiques, H. Baruk a mis particulièrement l'accent sur les conséquences parfois graves d'une dérivation du sentiment de culpabilité : non seulement dans les mélancolies, mais aussi dans certains délires, surtout de persécution, et dans l'agressivité par mauvaise conscience ("haine pour rien" ou "Sinat rhinam" du Talmud), avec accusation de "boucs émissaires" innocents.
Sur le plan thérapeutique, "la méthode de confiance" est décrite par le même auteur sous le nom de "chitamnie".
H. Baruk, psychiatre français, membre de l’Académie de médecine (1897-1999)
Étym. hébreu, chitah : méthode ; amen ou ameounah : confiance, foi, et non "ainsi soit-il"
→ conscience morale, tsedek (test)
[H3]
Édit. 2018
psychiatrie sociale l.f.
social psychiatry
Champ spécifique d'activité et de recherche issu des divers concepts qui, à partir de la fin du XIXème siècle, ont approché le problème de la déviance.
À l'évidence, la psychiatrie "doit éviter de trop s'engager dans une pure sociologie" (E. Minkowski, 1969) car le déterminisme multifactoriel des troubles psychiques se confirme de plus en plus. Mais il est évident que les études de cas, la statistique et l'épidémiologie, ainsi que les méthodes comparatives utilisées en ethnopsychiatrie, ont ouvert ce champ d'investigations, qui nécessite des équipes interdisciplinaires ou transculturelles.
Certes, "il manque encore une théorie générale des rapports entre maladies mentales et société" (P.F. Chanoit, 1994), mais d'ores et déjà, la psychiatrie sociale a, par ex., contribué à la désinstitutionnalisation, au développement des thérapies institutionnelles, en particulier à un concept systémique des désordres relationnels, notamment intrafamiliaux, et à des recompositions des structures de soins pour malades mentaux.
Ainsi, ont pu se préciser des mesures préventives et curatives qui visent, malgré les difficultés socio-économiques, à rendre la personne plus apte à mener une existence satisfaisante et utile.
E. Minkowski, psychiatre français (1885-1972) ; P. F. Chanoit, psychiatre français (1986)
Syn. sociopsychiatrie
→ sociogenèse des maladies mentales, sociologie des maladies mentales
référence médicale opposable en psychiatrie l.f.
- des hypnotiques et anxiolytiques, qui doit notamment éviter d'associer deux anxiolytiques ou deux hypnotiques et observer les durées de prescription maximales réglementaires ;
- des neuroleptiques, en s'abstenant p. ex. d'utiliser des correcteurs anticholinergiques et d'associer deux neuroleptiques dans le traitement d'entretien sauf indication précise et sous réserve de réévaluation périodique ;
- du traitement d'entretien par le lithium, lequel, en particulier, sera entrepris seulement chez les patients bipolaires ou unipolaires et schizo-affectifs ;
- des antidépresseurs, qui ne sont qu'un aspect de la prise en charge du patient, ni ne devront être associés systématiquement, en début de traitement, à un anxiolytique, un hypnotique, un thymorégulateur, et ne seront pas poursuivis plus de six mois après rémission complète, sauf en cas d'antécédents.
→ référence médicale opposable
réinsertion en psychiatrie l.f.
reinsertion
religion (psychiatrie et) l.f.
religion and psychiatry
Rapport de l'homme à l'ordre du divin ou d'une réalité supérieure, souvent occulté par le déni et la dénégation.
Parmi les éléments de discussion, on cite : l'incompatibilité entre deux allégeances, comme si la psychiatrie et surtout la psychanalyse étaient également des croyances sans visée scientifique ; la libération des instincts par la relation thérapeutique, avec fragilisation des liens familiaux, alors qu'il s'agit en fait d'aider le patient à mieux comprendre sa vérité intérieure, sans l'induire à suivre certaines lois de vie ; a contrario, l'assimilation de la pratique religieuse à la névrose obsessionnelle, cette dernière pourtant répétitive et enfermant l'individu ; la contradiction entre l'homme, porté au centre de son propre monde par les thérapies, et l'attention, voire l'intervention de Dieu à son égard.
Situées à la charnière du cognitif et de l'affectif, les démarches positives ou négatives de l'individu concernant la foi, avec leurs limites surtout perceptives d'approche, peuvent-elles se trouver mieux résolues par une connaissance plus profonde de soi-même ? Cette question toujours en suspens peut se poser p. ex. à propos d'engagements religieux dits pathologiques. Les rares études traitant de tels sujets, portant notamment sur leur relation, favorable ou non, entre cet engagement et la santé mentale, demeurent divergentes.
→ mystiques (idées délirantes), psychanalyse et science
secret professionnel en psychiatrie l.m.
professional secret in psychiatry
Aspect particulier du secret médical qui exige de la part des psychiatres un respect encore plus rigoureux que celui dû aux autres malades, en raison de la nature intime des confidences reçues au cours d'un long suivi relationnel..
Le psychiatre doit souvent cacher ce qu'il connaît, non seulement aux familles, mais aux malades eux-mêmes quand ceux-ci risqueraient de ne pas supporter la révélation du diagnostic. La communication aux correspondants généralistes doit être faite avec prudence assortie de recommandation de précautions.
stéréotypie en psychiatrie l.f.
stereotypy in psychiatry
Ensemble de phrases, atitudes, gestes, tics sans signification apparente, inlassablement reproduits au point d'entraîner parfois des lésions.
On distingue :
- les stéréotypies verbales, portant sur des mots, des tournures de phrases itératives ;
- les stéréotypies motrices ou gestuelles, à type d'attitudes ou de gestes simples : moues, balancements de la tête ou du tronc, frottements des genoux, grattages, grincements des dents, etc.
Elles se rencontrent surtout dans les états schizophréniques, en particulier catatoniques, et les démences, mais aussi dans les arriérations mentales profondes et certaines psychoses infantiles sévères ou autistiques. Des affections cérébrales impliquant habituellement les régions frontales et les noyaux gris centraux doivent être recherchées.
Une différenciation entre dyskinésies des neuroleptiques et parakinésies mimiques ou gestuelles peut être délicate.
→ écholalie, itération, palilalie, parakinésie
stress et psychiatrie l.m.
stress and psychiatry
Modèle complexe de réponse non spécifique à des circonstances vécues par la personne comme tellement critiques, voire urgentes (agression physique, émotion, déprivations diverses, etc.) qu'elle n'a pas pu les contrôler dans ses limites d'adaptation.
À des degrés divers, sont retenus classiquement deux versants :
- physiologique (H. Selye, 1936), avec le "syndrome général d'adaptation", la "réaction d'alarme" à un agent stressant, visant à un retour à l'homéostasie. Intervient toute une chaîne de réponses neuro-endocriniennes, allant du système limbique à l'hypothalamus en passant par l'axe hypophyso-cortico-surrénalien, pouvant aboutir à des lésions en cas de dépassement prolongé des capacités de l'organisme. Ainsi se sont développés certains concepts psychosomatiques, dans une perspective causaliste seulement linéaire ;
- psychologique, à la fois mobilisant la conscience sur la situation et affaiblissant le contrôle volontaire de l'action. Cependant, si elle privilégie la massivité du traumatisme psychique et son impact immédiat, cette notion est prise en défaut pour rendre compte notamment de la dimension subjective singulière de l'événement et de l'installation des troubles psychotraumatiques au long cours. Elle demeure essentiellement d'ordre physiologique et non psychologique.
Actuellement, sous l'influence de la psycho-neuro-endocrinologie et, plus récemment, de la psychoneuro-immunologie, la perspective psychobiologique met l'accent sur les interactions entre phénomènes somatiques et psychiques.
De toute façon, le "couteau" (la source du stress) ne doit pas être confondu avec la "plaie" (le stress).
J. H. Selye, physiologiste canadien (1936)
suicide (psychiatrie et) l.
psychiatric context and suicide
Environ 10% des malades mentaux mourraient par suicide et environ 60% de ces conduites sont le plus souvent imputés à un état dépressif, avec 15% de décès.
Plus que le découpage nosologique, le sexe masculin, l'âge (avant 25 ans et après 70 ans), l'isolement social ou affectif, une rupture récente quelle qu'en soit la nature, l'absence de croyances religieuses, la sévérité de l'état dépressif (idées délirantes mélancoliques en particulier), des conduites toxicophiles, y compris alcooliques (parfois équivalents suicidaires), une affection somatique grave, la notion d'antécédents suicidaires personnels ou familiaux, constitueraient les principaux facteurs de risque.
Plus rares, seront cités les états schizophréniques ("dépression atypique" du sujet jeune, états dépressifs post-psychotiques, etc.) et le potentiel suicidaire des états dépressifs chez les délirants paranoïaques ou lors des "failles dépressives" des états limites.
Les personnalités pathologiques (psychopathiques et névrotiques, hystériques en particulier) représentent moins de 5% de l'ensemble des suicidés, mais le plus important contingent des suicidants.
Très souvent, surtout chez un sujet jeune, il s'agit d'une conduite lui apparaissant comme la seule issue d'un conflit insoluble, inscrite sur un terrain très vulnérable, et dont la cause déclenchante serait banale pour un adulte.
Étym. lat. sui caedere : de soi, abattre, couper
→ suicide
sursimulation en psychiatrie l.f.
oversimulation in psychiatry
Majoration consciente ou inconsciente de troubles psychiques sur un terrain déjà pathologique.
Elle se rencontre plus fréquemment dans les suites d'un accident de la circulation ou du travail, en psychiatrie militaire et en milieu pénitentiaire. La sursimulation est, en effet, souvent liée à la recherche d'un bénéfice matériel, situationnel ou affectif.
Il est classique et moins discutable en psychiatrie qu'ailleurs d'admettre qu'on ne simule jamais bien que ce qu'on a ou plutôt ce qu'on est.
Ch. Lasègue, neuropsychiatre français, membre de l’Académie de médecine (1852)
tempérament et psychiatrie l.
temperament and psychiatry
Terme inspiré du concept très ancien d'unité du corps et de l'esprit, jusqu'à présent très peu utilisé en psychiatrie, qui a été défini par ex. comme l'expression et la contribution de la physiologie des gènes et de la constitution à la formation de la personnalité.
Le caractère serait le représentant des connaissances culturelles, des apprentissages, de l'histoire personnelle du sujet, et la personnalité proprement dite, le témoin et l'acteur de cette interaction entre inné et acquis.
C'est ainsi que rien ne permet d'exclure p. ex. l'existence d'un tempérament dépressif. Mais l'appréciation de la valeur opérationnelle de cette notion et de ses applications éventuelles pose toujours bien des questions.
J.C. Perry et G.E. Vaillant, psychiatres américains (1989)
thermalisme et psychiatrie l.m.
insomniaques, dépressifs ; troubles du sommeil (très fréquente insomnie
psycho-physiologique) ; sevrage médicamenteux.
Les névroses obsessionnelles fixées dans leur symptomatologie et les états limites à forte
composante narcissique (dysmorphophobie, troubles alimentaires...) ne sont pas des
indications.
Les états aigus de toute nature, qu'ils soient psychotiques, maniaques, dépressifs, confusionnels, anxieux..., psychoses chroniques, schizophrénie, délires chroniques de l'adulte, hypocondrie
majeure, troubles de l'adaptation sociale qui rendent inapte à la vie en groupe, anxiété
majeure, phobies graves (agoraphobie, phobies sociales...), dépressions endogènes avec
risque suicidaire constituent des contrindications.
Stations qualifiées pour les affections mentales : Bagnères-de-Bigorre, Divonne-les-Bains, Néris-les-Bains, Saujon, Ussat-les-Bains.
travail et psychiatrie l.
working life and psychiatry
Lien de causalité difficile à établir, bien que fortement débattu depuis quelques décennies.
Décrite dans les années 60, la névrose des téléphonistes et des mécanographes" n'a pas été réellement prouvée, au profit d'anomalies prévalentes de la personnalité.
Cependant, certaines formes d'organisation du travail, de relations hiérarchiques, la précarisation de l'emploi, etc., peuvent s'avérer pathogènes. Des professions comme celles comportant de fortes contraintes relationnelles et émotionnelles (personnel soignant, éducatif, social, avocats, etc.) risquent davantage un épuisement professionnel ou "burn-out". Des évènements tels qu'une attaque dans une banque ou un accident peuvent constituer de véritables traumatismes psychiques. Les femmes semblent imputer au travail une plus grande souffrance mentale que les hommes.
C'est au médecin du travail que reviennent la difficile appréciation des liens entre santé mentale et travail, ainsi que les contacts avec les responsables de l'entreprise.
voyage pathologique en psychiatrie l.m.
psychiatric pathological trip
En psychiatrie, déplacement plus ou moins éloigné ou durable, sans but logique, symptomatique de manifestations psychiatriques inaugurales ou en évolution, qui se différencie de la plupart des fugues réactionnelles et des errances confuses ou démentielles.
Chez l'adulte, toute la nosographie peut être concernée, en particulier : l'épilepsie (observation classique de H. Legrand du Saulle, 1877, en fait discutable) ; un état névrotique, surtout hystérique, avec son vécu crépusculaire ; une dépression, p. ex. mélancolique, fréquent équivalent ou prodrome d'une conduite suicidaire ; une personnalité psychopathique, avec souvent alcoolisme et/ou toxicomanie ; une activité délirante, qui peut donner lieu p. ex. à des parcours volontiers stéréotypés, incompréhensibles, chez les schizophrènes, ou à des déplacements, voire des déménagements répétés chez des paranoïaques (persécutés migrateurs, A. Foville, 1799-1878) ; l'émergence ou plutôt la révélation d'une affection psychiatrique à l'occasion d'un voyage, voire d'une transplantation.
A contrario, la notion de voyage thérapeutique, maintenant dépouillée de son romantisme, a pris une place plus technique parmi les thérapies institutionnelles.
H. Legrand du Saulle, psychiatre français (1830-1886) ; A. L. Foville, fils, psychiatre français (1799-1878)
→ dromomanie, fugue chez l'enfant et l'adolescent
vulnérabilité en psychiatrie l.f.
vulnerability in psychiatry
Fragilité de la personnalité l'exposant à des réactions pathologiques aux évènements et aux circonstances de l'existence, ainsi qu'à l'apparition de troubles mentaux caractérisés, transitoires ou durables.
Ce terme tend à remplacer ceux de prédisposition, d'hérédité pathologique, etc. La notion de vulnérabilité implique celle de risque plutôt que celle de déterminisme étiologique. Les facteurs de vulnérabilité sont aussi bien génétiques que physiques ou sociaux. Leur prise en considération est inséparable de celle des évènements de vie susceptibles de s'associer à cette vulnérabilité dans la production d'états pathologiques.
Étym. lat. vulnerare : blesser
xérostomie en psychiatrie l.f.
xerostomia in psychiatry
Sensation plus ou moins accentuée de sécheresse de la bouche.
Elle se rencontre chez les dépressifs, mais est surtout provoquée par certains neuroleptiques et principalement par les antidépresseurs, du fait de leurs effets anticholinergiques. Dans les chimiothérapies au long cours, une surveillance stomatologique régulière et une correction de l'hyposialie sont indispensables pour prévenir les candidoses rebelles et les délabrements dentaires.
Étym. gr. xeros : sec, et stoma : bouche
Syn. hypo-, aptyalisme, et hypo-, asialie
[H3,G5]
éthologie et psychiatrie l.f.
ethology and psychiatry
C’est une discipline ancienne, développée par K. Lorenz et N. Tinbergen, et fondée sur l'observation du comportement propre à une espèce animale dans un milieu aussi proche que possible de la Nature, associée au besoin à l'expérimentation.
Lors d'une période sensible, délimitée dans le temps, le jeune animal acquiert une marque permanente ("empreinte"), à la base des conduites sociales et sexuelles qui seront observées plus tard.
Pour l'étude du comportement humain, l'éthologie a été utilisée de deux façons, en principe complémentaires : la comparaison, voire la transposition des modèles animaux à l'Homme, la plus délicate et une application directe de tels concepts à celui-ci. Il en est ainsi, chez l'enfant, des interactions primitives non verbales et de la théorie de l'attachement (J. Bowlby) ; chez l'adulte, de l'appropriation de l'espace (B. Cyrulnik) et, ici encore, des communications non verbales.
Ainsi, l'aptitude à créer des relations ultérieures est-elle considérée comme liée à la qualité des liens précoces d'attachement. , une séparation précoce peut s'accompagner d'une tension interne douloureuse, considérée comme le prototype de l'anxiété et source d'anxiété à partir de l'adolescence, comme on l'observe en particulier dans la panique et l'agoraphobie.,
K. Lorenz, médecin, zoologiste, éthologiste et ornithologiste autrichien (1903-1989) et N. Tinbergen, ornithologiste, zoologiste néerlandais, père de l’éthologie (1963), tous deux titulaires du prix Nobel de Médecine en 1973
Étym. Etymethos :coutume, habitude
éthologie
[E1,H3]
Édit. 2018
état dangereux dangerous state agressivité et criminologie, dangerosité en psychiatrie l.m.
dangerous state
→ agressivité et criminologie, dangerosité en psychiatrie
[H3]
Édit. 2018
échelles d’évaluation quantitative en psychiatrie l.f.p.
La psychiatrie quantitative, née de l’exemple de la psychologie quantitative s’aidant de l’utilisation de tests, a mis au point des échelles dites quantitatives, listes de symptômes d’une maladie mentale dont il s’agit de quantifier l’intensité: ces outils sont surtout utiles pour comparer l’état d’un patient avant et après traitement, par exemple mesurer le niveau d’efficacité de médicaments psychotropes.
En dehors des quelques échelles conçues comme outils de dépistage d’une pathologie, la démarche de mesure de l’intensité dépressive, anxieuse, psychotique ou autre n’est pertinente qu’à la condition d’un diagnostic de pathologie mentale préalablement porté.
Il existe deux grands types d’échelles quantitatives : les échelles d’auto évaluation (cotation par le malade de l’intensité de chaque symptôme indiqué dans la liste) et les échelles d’hétéro évaluation (cotation par l’examinateur).
Des échelles visuelles analogiques (choix de position du niveau d’intensité du symptôme sur une ligne entre deux pôles, minimum et maximum) peuvent aussi être utilisées.
L’utilisation de ces outils d’hétéro-évaluation d’une symptomatologie psychique et comportementale nécessite un entraînement préalable.
Les échelles quantitatives d’auto ou d’hétéro-évaluation peuvent être utiles au praticien souhaitant disposer d’une mesure quantitative pour le suivi de son patient.
De très nombreuses échelles ont été mises au point selon des conditions méthodologiques strictes ayant notamment vérifié la fiabilité inter-cotateurs et la cohérence interne de l’outil pour la symptomatologie qu’il s’agit de quantifier.
A titre d’exemple l’échelle dite HAD (Hôpital Anxiety and Depression scale) :
[H3]
Édit. 2020