Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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hématome intra-cérébral spontané (HIS) l.m.

spontaneous intracerebral hematoma, hemorrhage

Hémorragie intracérébrale non liée à une anomalie vasculaire (anévrisme artériel, malformation artérioveineuse, etc.), parenchymateuse (traumatique, tumorale, etc.), ni à une coagulopathie pouvant expliquer le saignement.
Avec un maximum masculin entre 60 et 80 ans, les HIS, malgré leur décroissance lors des dernières décennies, constituent de 9 à 14% des cas d'accidents vasculaires cérébraux.
Ils ne sont pas uniquement liés à une hypertension artérielle (bien qu'elle multiplie par 2,5 leur risque de survenue), mais d'autres facteurs seulement favorisants peuvent intervenir, notamment : alcool, anticoagulants, anti-agrégants plaquettaires, certaines drogues (amphétamines, phénylpropanolamine, cocaïne, etc.). Dans certains cas, chez des sujets âgés, on peut évoquer une neuropathie amyloïde.
Parmi les nombreuses formes anatomocliniques, seront rappelées les plus communes :
- lenticulaires, avec hémidéficit sensitivomoteur et en cas d'extension, coma d'emblée ;
- thalamiques, classiques ou dissociées ;
- pontiques, depuis un tableau gravissime avec tétraplégie et coma jusqu'à des atteintes plus partielles ;
- mésencéphaliques, à dominante oculomotrice, parfois sévères, lobaires.
Effectué en urgence, le scanner cérébral permet le diagnostic de certitude : hyperdensité spontanée intraparenchymenteuse homogène et bien limitée. L'IRM est utile au diagnostic différentiel.
L'évolution précoce est surtout fonction du volume de l'hématome, des troubles initiaux de la vigilance et de l'extension ventriculaire. Majeure dans les premiers jours, la mortalité varie du quart à près de la moitié. L'âge est un facteur pronostique important.
Les traitements sont essentiellement symptomatiques. Visant plutôt à une décompression du parenchyme et une diminution de la pression œdémateuse intracrânienne qu'à l'évacuation de l'hématome, le geste chirurgical n'est pas encore bien codifié.

Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur

[H1]

hématome intra-pulmonaire l.m.

intrapulmonary haematoma

Collection circonscrite de sang dans le tissu pulmonaire liée à la rupture de petits vaisseaux.
Radiologiquement, c'est une opacité assez bien limitée, qu'une hémoptysie retardée révèle fréquemment. En règle l'hématome se résorbe lentement en plusieurs semaines.

Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur

[K1]

ichtyose fœtale intra-utérine

intra-uterine foetal ichthyosis

ichtyose congénitale lamelleuse

injection intra-amniotique l.f.

intraamniotic injection

Ancienne méthode d’avortement par injection dans la cavité ovulaire d’une solution hypertonique d’urée ou de sérum salé ou d’une solution de prostaglandines PGF 2 α après soustraction d’un volume identique de liquide amniotique, soit environ 100 mL.

E. Aburel, gynécologue roumain, membre de l’Académie de Médecine (1934) ; E. A. Boero, gynécologue argentin (1935)

Aburel (technique de), Boero (méthode de)

injection intra-utérine l.f.

intrauterine injection

Méthode de traitement abandonnée des endométrites puerpérales par injection de liquide antiseptique dans la cavité utérine.

insémination artificielle intra-conjugale l.f.

intraconjugual artificial insemination

Méthode de traitement de la stérilité conjugale par insémination avec le sperme du conjoint.
Elle peut être réalisée en cas d’infertilité inexpliquée ou lorsqu’il existe des anomalies mineures des deux partenaires, une anomalie de la glaire et une oligospermie modérée. Elle est aussi utilisée dans les éjaculations rétrogrades, ou les troubles sexuels chez un paraplégique, dans certains cas d’impuissance  ou d’insuffisance spermatique telle l’oligo-asthénospermie.
Elle est souvent couplée au monitorage échographique de l’ovulation. Elle utilise le premier jet du sperme, l’éjaculat fractionné, ou du sperme lavé. Elle peut aussi être réalisée après autoconservation de sperme chez des sujets ayant subi un traitement altérant de façon temporaire ou définitive leur spermatogenèse, traitement chirurgical, radiothérapique ou chimiothérapique.

Sigle  : IAC

insémination intra-utérine l.f.

intra-uterine insemination

Méthode de procréation assistée par introduction directement dans la cavité utérine de sperme lavé et préparé.

intra-artériel adj.

intraarterial

Siégeant à l’intérieur d’une artère.
Par ex. : un cathéter intra-artériel.

intra-auriculaire adj.

intraatrial

Siégeant à l’intérieur d’une oreillette, ou d’une auricule du cœur.

intra-oculaire (injection) l.f.

intraocular injection

Injection pratiquée soit dans la chambre antérieure de l'œil (injection intracamérulaire), soit dans la cavité vitréenne (injection intravitréenne).
Ces voies d'abord sont utilisées en cas d'infections gravissimes et ne sont pas dénuées de danger. Les injections intravitréennes peuvent introduire un élément de toxicité pour les tissus rétiniens.

injection intravitréenne                           

lentille intra-oculaire l.f.

intraocular lens

Implant intraoculaire contribuant à focaliser les rayons lumineux sur la rétine en substitut ou en addition du cristallin.

maladie ulcéreuse intra-utérine l.f.

embryonic ulcerative disease

Maladie fœtale localisée à l'ectoblaste qui évolue in utero et  entraîne des ulcérations évoluant vers la destruction du mésenchyme et l'amputation du membre atteint.

Syn. maladie amniotique, ADAM  complex

maladie amniotique

malnutrition fœtale intra-utérine l.f.

intra-uterine fetal malnutrition

hypotrophie, retard de croissance intra-utérin

malposition intra-utérine l.f.

intra uterine malposition

Position anormale du fœtus dans l’utérus, qui serait responsable de déformation ou de malformations constatées à la naissance comme le pied talus du nouveau-né.

nanisme intra-utérin l.m.

intra-uterine dwarfism

Nanisme héréditaire à transmission autosomique récessive, associant une microcéphalie, un rétrognathisme, un hypertélorisme.

Syn. syndrome de Bloom

néoplasie cervicale intra-épithéliale l.f.

cervical intra-epithelial neoplasia (CIN)

Dysplasie de l’épithélium malpighien du col de l’utérus due à une anomalie de la réparation d’un ectropion, souvent associée à une infection par le virus de la papillomatose humaine.
Rencontrée dans 5% de la population féminine, elle est considérée comme une étape possible vers le cancer in situ puis vers le cancer invasif du col utérin. Selon son étendue, dont on décrit trois stades de gravité croissante de 1 à 3, elle est traitée par une vaporisation au laser ou p ar une électrorésection à l’anse diathermique, voire par une cônisation.

Sigle  : NCI

hyperplasie atypique, dysplasie

néoplasie conjonctivale intra-épithéliale l.f.

conjunctival intræpithelial neoplasia (CIN)

Ensemble regroupant les différents états précancéreux de la conjonctive, depuis la dysplasie légère jusqu'au carcinome in situ, établi du fait de la difficulté fréquente de distinguer avec certitude différents états précancéreux.

Sigle  : NCI

néoplasie intra-épithéliale vulvaire l.f.

vulvar intræpithelial neoplasia

Lésion vulvaire histologiquement caractérisée par une désorganisation architecturale de l’épithélium malpighien et par la présence d’atypies cellulaires.
Elle se présente cliniquement comme une lésion fixe soit rouge, érythroplasique, soit blanche, leucoplasique. Lorsque les atypies cellulaires sont étagées, il s'agit soit d'une infection à papillomavirus à type de papulose bowénoïde, soit d'une maladie de Bowen, donc d'une lésion précancéreuse ; si elles n'intéressent que la couche basale, elles correspondent le plus souvent aux altérations épithéliales d'un lichen scléreux.
d’un lichen scléreux.

carcinome in situ

néoplasie vulvaire intra-épithéliale l.f.

vaginal intraepithelial neoplasia

Lésion précancéreuse de l’épithélium vulvaire.
Elle inclut la dysplasie, dont on décrit trois stades de gravité croissante de 1 à 3, le cancer in situ et la maladie de Paget vulvaire. Elle est traitée par une vulvectomie partielle ou une hémivulvectomie. Elle est souvent associée à une dysplasie du vagin ou du col de l’utérus.

Sigle  : VIN

carcinome in situ

partie intra-oculaire de l'artère centrale de la rétine l.f.

pars intraocularis arteriae centralis retinae (TA)

intraocular part of central retinal artery

Epanouissement terminal de l’artère centrale de la rétine après sa pénétration dans le bulbe de l’œil, satellite du nerf optique.

artère centrale de la rétine 

partie intra-oculaire de la veine centrale de la rétine l.f.

pars intraocularis venae centralis retinae (TA)

intraocular part of central retinal vein

veine centrale de la rétine

partie intra-oculaire du nerf optique l.f.

pars intraocularis nervi optici (TA)

intra-ocular part of optic nerve

Segment du nerf optique correspondant à sa traversée du bulbe de l’œil.
Il comporte trois parties : une partie postlaminaire, une partie intralaminaire et une partie prélaminaire.

partie postlaminaire du nerf optique, partie intralaminaire du nerf optique, partie prélaminaire du nerf optique

perfusion intra-osseuse l.f.

intra-osseous perfusion

Perfusion dans la partie spongieuse d'un os (crête iliaque, sternum chez l'adulte, médullaire d'un os long chez l'enfant : aborder perpendiculairement la face interne du tibia à la hauteur de la tubérosité antérieure).
Cette voie très rapide (temps de circulation os-cœur : 10 à 15 s) permet de passer non seulement des solutions électrolytiques mais de grosses molécules et du sang, au besoin à grande vitesse.
Cette voie avait été abandonnée à cause d'atteintes musculaires et d'ostéomyélites par asepsie insuffisante. A la fin des années 80 elle a été remise en honneur à condition de respecter une asepsie scrupuleuse. Elle est très utile en urgence quand on n'arrive pas à obtenir en trois minutes une bonne voie de perfusion. La technique consiste à forer un trou dans l'os jusqu'à la médullaire, si possible avec un trocart assez gros, comme on le fait pour une ponction de moelle. Cette voie de secours doit être remplacée par une voie intraveineuse dès que possible

pression intra-oculaire l.f.

intraocular pressure

Pression déterminée par l'équilibre entre l'élasticité cornéosclérale et la circulation des liquides intraoculaires.
Cette dernière est essentiellement représentée par le flux d'humeur aqueuse qui est produite par le corps ciliaire et éliminée par le trabéculum.

processus de l'espace intra-orbitaire l.m.

En imagerie orbitaire, tout processus pathologique développé à l’intérieur de l’orbite.

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