barrière muqueuse gastrique l.f.
Couche protectrice de l'estomac composée par le mucus de surface adhérant aux cellules de l'épithélium superficiel, les cellules de l'épithélium superficiel capables de sécréter du mucus et des bicarbonates
Le mucus adhérant à la surface et les bicarbonates qui y diffusent sont parfois dénommés couche (ou barrière mucus-bicarbonates) ; la circulation capillaire sous-épithéliale à partir desquels des ions CO3H- diffusent dans le chorion, est à l'origine de la protection aux agents nécrosants agissant indépendamment de l'acide et de la pepsine.
Édit. 2017
barrière muqueuse œsophagienne l.f.
esophageal mucous barrier
Couche d'épithélium, composée d'une superposition d'une trentaine de couches de cellules malpighiennes non ou peu kératinisées reliées entre elles par des jonctions membranaires serrées.
Ces cellules sont aptes à excréter des ions Na+ dans les espaces intercellulaires pour neutraliser les ions H+ qui y pénètrent. Les ions CO3H-qui diffusent depuis le chorion participent également à la neutralisation des ions H+ dans les espaces intercellulaires.
Édit. 2017
demi-muqueuse n.f.
semimucous membrane
Zone de transition entre la peau et une muqueuse.
L'épiderme y est mince et transparent, peu kératinisé. Les formations pilaires et les glandes sudorales sont absentes. Quelques glandes sébacées peuvent être retrouvées.
division sous-muqueuse du voile l.f.
submucosa cleft of the soft palate
malformation congénitale par défaut de coalescence sur la ligne médiane des muscles du voile du palais.
Elle est marquée par un sillon médian antéropostérieur translucide et formée par l’accolement des deux muqueuses supérieure et inférieure du voile, une bifidité de la luette et une brièveté du voile. Elle est souvent décelée à l’occasion de troubles phonétiques.
fibrose orale sous-muqueuse l.f.
oral submucous fibrosis
Affection chronique de la cavité buccale à potentialité précancéreuse, observée surtout en Inde mais aussi dans d'autres régions d'Asie, avec développement insidieux d'une fibrose sous-épithéliale sur toute la muqueuse buccale, entrainant progressivement un trismus et la fermeture irréductible de la bouche.
L'amincissement épithélial associé sensibilise la muqueuse à des carcinogènes comme le tabac. On évoque le rôle étiopathogénique de certains piments alimentaires et du bétel.
→ trismus
[J1,F2,P3]
Édit. 2018
hamartome épithélial de la muqueuse buccale l.m.
epithelial hamartoma of the buccal mucous membrane
→ hamartome spongieux de la muqueuse buccale
[A3,F5,Q2,P3]
Édit. 2015
hamartome spongieux de la muqueuse buccale l.f.
white sponge nævus
Hyperplasie localisée de la muqueuse buccale, correspondant à une variété de kératose congénitale de la bouche.
La muqueuse jugale, site de prédilection, prend un aspect blanc-gris. Les lésions, exceptionnelles, sont légèrement papuleuses et se détachent par grattage. Il n'y a pas de traitement et aucune transformation maligne n'est décrite. Une transmission héréditaire selon un mode autosomique dominant est parfois observée. L'image histologique comporte une épaisse couche cornée parakératosique au-dessus d'un corps muqueux acanthosique fait de cellules claires. Cet aspect permet le diagnostic avec le leucœdème qui est acquis et non congénital.
A.B . Cannon, dermatologiste américain (1935)
Étym. gr. hamartein : se tromper , manquer
Syn. nævus de Cannon (obs.), nævus spongiosus albus mucosae (obs.), hamartome épithélial de la muqueuse buccale
[A3,F5,Q2,P3]
Édit. 2015
hyalinose cutanéo-muqueuse d'Urbach-Wiethe l.f.
hyalinosis cutis-mucosae, Urbach-Wiethe’s disease
Maladie héréditaire rare, à transmission probablement autosomique récessive, due au dépôt dans la peau, les muqueuses et certains organes, d'une substance hyaline, à l’origine de papules ou de petits nodules du visage, du cuir chevelu (avec alopécie), des faces d'extension des membres, ainsi que d’une atteinte du larynx (avec enrouement très précoce) et de manifestions neurologiques (crises convulsives et calcifications intracrâniennes).
A l’examen histologique, on observe des dépôts extracellulaires constitués d'éléments protéiques et d'éléments lipidiques, formant des bandes verticales intradermiques.
E. Urbach, dermatologue autrichien (1929) et C. Wiethe, otorinolaryngologiste autrichien (1924, 1929)
Étym. gr. hualos : transparent
Syn. lipoïdoprotéinose, Urbach et Wiethe (lipoïdoprotéinose d')
[Q2,J1,P1,H1]
Édit. 2015
muqueuse n.f.
mucous membrane, mucosa
Membrane tapissant les cavités naturelles de l’organisme, en particulier la bouche et les organes génitaux externes.
Les muqueuses qui intéressent le dermatologiste sont donc avant tout les muqueuses buccale et génitale et, plus spécialement, leur partie externe qui fait transition avec le revêtement cutané : cette partie la plus distale, qui est donc en contact avec l’extérieur et est plus sèche, prend le nom de demi- ou de semi-muqueuse, notamment sur les lèvres et le gland. L’épithélium d’une muqueuse de telles zones est de type stratifié, encore dit pavimenteux ou malpighien, mais sans couche cornée, cette dernière apparaissant progressivement, tout en restant toujours discrète, sur les demi-muqueuses. Il repose sur le chorion, équivalent du derme qui ne contient toutefois pas les annexes épidermiques.
Étym. lat. ; mucus : morve
muqueuse buccale l.f.
→ tunique muqueuse de la bouche
muqueuse de la trachée l.f.
→ tunique muqueuse de la trachée
muqueuse du pharynx l.f.
muqueuse nasale l.f.
muqueuse olfactive l.f.
tunica mucosa nasi (TA)
regio olfactoria, olfactory mucosa
Zone olfactive de la muqueuse pituitaire.
Elle occupe la partie supérieure de la cloison, la lame criblée, le cornet supérieur. Elle est de coloration jaune et d’aspect lisse, on lui donne parfois le nom de tache jaune.
Syn. région olfactive de la muqueuse du nez, Schultze (membrane de) (obs)
muqueuse pituitaire l.f.
muqueuse trachéale l.f.
tunica mucosa (trachea) (TA)
mucosa, mucous membrane (trachea)
Couche interne de la paroi de la trachée, faite d'un épithélium pseudostratifié cilié, d'une membrane basale épaisse et d'une lamina propria.
La sous-muqueuse contient vaisseaux et glandes trachéales.
muqueuse utérine l.f.
tunica mucosa (corpus uteri), endometrium (TA)
endometrium
Tunique très mince et friable qui revêt toute la surface intérieure de l'utérus et se continue sans limite nette avec en haut la muqueuse des trompes et en bas celle du col.
Sa couleur varie du blanc rosé au rouge pâle. On distingue deux couches : une couche profonde très mince, dite basale, et une couche superficielle fonctionnelle qui est le siège de transformations cycliques. Cette dernière couche est divisée en deux zones : la zone superficielle, ou couche compacte, et la zone inférieure, ou couche spongieuse. L'épithélium superficiel est constitué par une rangée unique de cellules cubiques ou prismatiques, ciliées ou non, reposant sur une membrane basale. Cet épithélium s'invagine en tubes glandulaires qui sont situés dans un stroma conjonctif.
Au cours du cycle, l'endomètre passe par quatre phases : la phase réparatrice, pendant laquelle la muqueuse se reconstitue, la phase proliférative pendant laquelle la muqueuse croît, passant de 1 à 3 mm, la phase de sécrétion à laquelle elle atteint 5 à 8 mm d'épaisseur et se charge en glycogène et la phase menstruelle où la zone fonctionnelle se désagrège en petits fragments qui sont entraînés par le flux menstruel.
Syn. endomètre
muqueuse vaginale l.f.
tunica mucosa vaginae (TA)
vaginal mucosa
Tunique interne du vagin, improprement appelée muqueuse car, étant dépourvue de glande, elle ne sécrète aucun mucus.
Son épithélium est de type pavimenteux stratifié non kératinisé organisé en trois couches. La couche basale la plus profonde, est divisée en deux zones : la zone germinative basale interne, riche en mitoses, formée de petites cellules cubiques ou rondes et la zone parabasale, basale externe, constituée de plusieurs assises de cellules arrondies ou polyédriques. La couche intermédiaire fonctionnelle présente plusieurs rangées de grandes cellules un peu aplaties. La couche superficielle, ou zone de maturation se divise également en deux zones : la zone intra-épithéliale, ou zone granuleuse et la zone superficielle, ou zone cornifiée, terme ultime de l'évolution des cellules vaginales qui desquament ensuite dans la cavité vaginale. Elle présente des modifications au cours du cycle menstruel en rapport avec l'imprégnation hormonale. Elle est le siège d'une desquamation cyclique de son épithélium.
nævus épithélial de la muqueuse buccale l.m. (obsolète)
→ hamartome spongieux de la muqueuse buccale
nævus spongieux de la muqueuse buccale l.m. (obsolète)
→ hamartome spongieux de la muqueuse buccale
otite muqueuse l.f.
Otite caractérisée par la présence dans les cavités de l’oreille moyenne d’un liquide épais, filant, véritable glue, qui réalise un tableau d’otite chronique à tympan fermé.
Édit. 2017
partie olfactive de la tunique muqueuse du nez l.f.
pars olfactoria tunicae mucosae nasi (TA)
olfactory part of nasal mucosa, olfactory area of nasal mucosa, olfactory region of nasal mucosa
Petite surface de la muqueuse nasale située à l’extrémité postérieure de la gouttière olfactive, à cheval sur le cornet nasal supérieur et la partie haute du septum nasal.
C’est le siège de l’organe de l’odorat avec les nombreuses terminaisons ciliées des nerfs olfactifs, leurs cellules de soutien et les glandes olfactives qui diffèrent des glandes de la muqueuse nasale et participeraient à concentrer les particules odorantes.
Syn. anc. tache olfactive, tache jaune (2)
partie respiratoire de la tunique muqueuse du nez l.f.
pars respiratoria tunicae mucosae nasi (TA)
respiratory region of mucosa of nasal cavity
Partie inférieure de la muqueuse nasale qui correspond au flux respiratoire par opposition à la partie supérieure qui correspond au flux olfactif.
plaque muqueuse l.f.
Localisation muqueuse, buccale ou génitale des syphilides secondaires, érosives, parfois végétantes, très contagieuses car très riches en tréponèmes.
région olfactive de la muqueuse du nez l.f.