moteur moléculaire n.m.
Protéines capables de transformer l’énergie chimique en travail mécanique, utilisées pour déplacer et transporter du matériel intracellulaire.
Elles sont analogues aux moteurs industriels qui convertissent les différentes formes d’énergie (chimique, électrique, thermique…) en travail.
Les moteurs moléculaires catalysent l’hydrolyse de l’ATP (adénosine triphosphate) en ADP (adénosine diphosphate) et phosphate (Pi). Cette réaction dégage une énergie d’environ 0,5 eV qui est transformée en travail mécanique ( 1 eV est l’énergie cinétique acquise par un électron accéléré depuis le repos par une différence de potentiel d'un volt).
Un exemple de moteur moléculaire est la myosine V. Avec ses 12 cycles ATPase / s, elle utilise la quasi-totalité de l’énergie produite (90 %), rendement bien supérieur à celui des moteurs industriels. La myosine V convoie le matériel intracellulaire le long des filaments d’actine, élément essentiel du cytosquelette. Elle peut ainsi parcourir une grande distance à l’échelle de la cellule (quelques µm) sans se détacher du filament d’actine. La myosine V est constituée de 2 sous-unités identiques, chacune possédant une tête motrice attachée au filament d’actine (A), un bras de levier (B), une structure permettant la dimérisation (C) et une queue (D) qui accroche la molécule transportée.
Un autre exemple est le cil contenant des assemblages de protéines commandant sa mobilité.
Le terme « machine moléculaire » désigne plutôt un ensemble de molécules, également promoteur de mouvements.
J. P. Sauvage chimiste français, J. F. Stoddart chimiste britannique, B. L Feringa, chimiste néerlandais, prix Nobel de Chimie en 2016 pour leurs travaux sur les machines moléculaires.
patch-clamp (électrophysiologie moléculaire) l.m
Technique permettant l’étude électrophysiologique des canaux ioniques présents sur les membranes plasmiques cellulaires en enregistrant l’activité électrique d’un fragment microscopique de la membrane, isolé électriquement et contenant quelques canaux.
Cette technique permet d’étudier les canaux ioniques à l’échelon individuel. L’intensité du courant est mesurée à des potentiels imposés en présence de solutions ioniques variées. On peut ainsi déterminer la conductance du canal et sa sélectivité ionique.
pharmacologie moléculaire
Branche de la pharmacologie qui considère les agents potentiellement actifs selon leur structure spatiale et leurs points d’ancrage éventuels sur des récepteurs cellulaires à l’échelle du nanomètre (10-9 m).
strie de la lame moléculaire de l'isocortex l.f.
stria laminae molecularis isocorticis (TA)
stria of molecular layer of isocortex
Plexus de fibres myélinisées horizontales situé dans la couche moléculaire de l’isocortex.
S. Exner, Ritter, physiologiste autrichien (1846-1926)
Syn. anc. plexus d’Exner
→ couche moléculaire de l'isocortex
tamis moléculaire l.m.
molecular sieve
Tamis très fins (à zéolithes) permettant de séparer les petites molécules gazeuses de celles plus grosses, on peut ainsi séparer l'oxygène de l'azote de l'air : ce procédé de filtrage est utilisé dans les extracteurs d'oxygène ou de gaz carbonique.
La masse moléculaire de l'azote, 28 g, est plus faible que celle de l'oxygène, 32 g, de sorte que l'azote et les molécules de plus faible masse moléculaire peuvent être éliminées par filtrage sous une pression modérée ce qui permet de réaliser des appareils utilisés pour l'oxygénothérapie à domicile. Mais les molécules plus grosses, notamment l'argon (masse moléculaire, 40 g), ne traversent pas le filtre de sorte que le mélange ne peut être de l'oxygène pur. Il y a 21% d'O2 et 1% d'argon dans l'air, le mélange retenu par le filtre comprend donc au mieux 21/22% d'O2. L'argon n'est pas très gênant car il n'est pas toxique, mais si on l'utilise cet O2 extrait de l'air dans un système respiratoire clos la concentration en argon augmente progressivement parce que le sujet consomme l'O2, il faut donc purger fréquemment le circuit si l'on veut garder une concentration d'O2 élevée.
De plus la pression de l'O2 délivrée par les extracteurs d'O2 est inférieure à 1 bar de sorte que les extracteurs d'O2 ne peuvent alimenter les respirateurs pneumatiques sans l'adjonction d'un compresseur.
→ zéolithe
terminaison en biologie moléculaire n.f.
termination
1) Phase terminale de la transcription comportant le détachement de l'ARN polymérase et de la chaîne d'ARN du complexe qu'elles formaient avec l'ADN.
2) Phase terminale de la traduction d'un ARN messager comportant l'arrêt de la synthèse de la chaîne polypeptidique sur un codon de terminaison, le détachement du ribosome et la libération de la chaîne polypeptidique.
signature moléculaire l.f.
molecular signature
Ensemble des marqueurs associés à un profil génomique donné, permettant de réaliser la carte d’identité de la tumeur.
L’analyse combinée des anomalies chromosomiques, de l’expression des gènes, du méthylome, du miRnome et de l’exome, permet d’obtenir une vision intégrée du fonctionnement des cellules cancéreuses et ainsi d’obtenir une carte d’identité dont l’objet est de définir un traitement personnalisé.
[C1,Q1]
Édit. 2018
modelage moléculaire l.m.
molecular modelling
Ensemble des méthodes théoriques et informatiques utilisées pour modéliser ou copier le fonctionnement moléculaire.
[C1]
Édit. 2019
modèle moléculaire boules-bâtonnets l.m.
balls-sticks molecular model
Construction d’une molécule dans l’espace, les atomes étant représentés par des boules et les liaisons chimiques par des bâtonnets.
[C1]
Édit. 2019