protéomique fonctionnelle l.f.
functional proteomics
La protéomique fonctionnelle étudie les fonctions de chaque protéine.
Étym. gr. prôtéios : de première qualité ; sanscrit ome : complétude, plénitude
→ protéomique, protéome, pharmacoprotéomique, omiques (sciences)
rééducation fonctionnelle l.f.
1) Ensemble des techniques manuelles (massages, mobilisation, etc.) ou physiothérapiques, visant à faire recouvrer partiellement ou totalement des déficits fonctionnels à des personnes souffrant d’une affection musculaire, articulaire ou neurologique à la suite d’une maladie ou d’un accident.
2) Spécialité médicale exercée par des médecins titulaires d’un diplôme de rééducation fonctionnelle ou par des kinésithérapeutes.
test de complémentation fonctionnelle l.f.
genetic complementation, cis-trans test
[Q1]
vision fonctionnelle l.f.
fonctionnal vision
Vision utilisable en pratique chez un malvoyant, pouvant être optimisée par un entraînement psychoneurosensoriel spécifique.
→ vision
connectivité fonctionnelle l.f.
Méthode d’analyse de la topologie du gigantesque réseau formé par les divers types de neurones dont le cerveau est constitué 1 - 2.
L'essor des techniques d'imagerie fonctionnelle a profondément modifié la manière d'aborder la cartographie fonctionnelle du cerveau humain. Il a conduit à l'émergence de vastes projets confrontés à la manipulation d'énormes quantités de données anatomo-fonctionnelles : connectomique. Ces projets impliquent la possibilité de comparer des individus et de thésauriser les résultats obtenus en matière de localisation anatomique par rapport à un référentiel. La majeure partie des informations architecturales ne sont pas accessibles chez les sujets étudiés par imagerie fonctionnelle pour lesquels on doit se contenter de l'anatomie macroscopique révélée par l'IRM (imagerie de diffusion). Néanmoins la possibilité actuelle de réaliser des expériences cognitives chez le sujet sain en s'appuyant sur le couplage entre activité neuronale et réponse hémodynamique (TEP, IRMf, imagerie optique) ou sur l'enregistrement direct de l'activité électrophysiologique (EEG, MEG), ouvre des horizons inespérés.
Dans les prochaines années s’effectuera un rapprochement entre les méthodologies mises en œuvre en imagerie fonctionnelle et la culture usuelle des spécialistes des neurosciences. Ce rapprochement passe par un changement de point de vue dans la manière d'aborder le traitement des données. Il s'agit en effet d'intégrer aux traitements des informations structurelles d'origines architecturale ou cognitive. Le type de transition nécessaire au niveau des algorithmes est relativement classique dans le monde du traitement d'images et plus particulièrement dans celui de la vision par ordinateur. Il est en effet lié à un des paradigmes de la vision qui consiste à passer des images brutes à la reconnaissance des objets par l'intermédiaire de représentations structurelles 2. Une image brute est d'abord réduite à un graphe représentant synthétiquement l'agencement de diverses informations locales extraites par des filtres (segments, taches, coins...). Cette représentation est alors confrontée à des représentations structurelles connues a priori des objets à identifier 1.
J.-F. Mangin et V. Frouin, médecins chercheurs français (1998) ; J.P. Changeux, neurobiologiste français (1983) ; D.C. Marr, neuroscientifique britannique (1982)
Réf. 1 - J.-F. Mangin et coll. : « Place de l'anatomie dans la cartographie fonctionnelle du cerveau » - Service Hospitalier Frédéric Joliot, Département de Recherche Médicale, DSV, CEA, Orsay
2 - Changeux JP., « L'homme neuronal », Faya
→ omiques (sciences), connectomique, imagerie de diffusion, théorie des graphes, tomographie par émission de positons, TEP, imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, IRMf, électroencéphalographie, EEG, magnétoencéphalographie, MEG
[B2,H1,H5]
achalasie et insuffisance surrénalienne l.f.
achalasia-adrenal insufficiency
→ maladie d'Addison, achalasie, alacrymie, Allgrove (syndrome de)
[C2,O4]
Édit. 2018
cataracte et insuffisance testiculaire l.f.
cataract and testicular failure
[P2,O4]
diaphragmatique (insuffisance ventilatoire) du petit enfant l.f.
infant's diaphragmatic diseases and ventilation
Détresse respiratoire causée par une atteinte du diaphragme (hernie ou éventration diaphragmatique, paralysie) ou par son refoulement en ascension forcée du fait d'une poussée abdominale importante et permanente.
La poussée abdominale peut être due à un épanchement abondant de liquide dans le péritoine du fait d'une péritonite, d'un pneumopéritoine compressif, d'une occlusion ou d'un ballonnement intestinal, ou encore d'une dilatation de l'estomac.
Une cure chirurgicale trop serrée d'une éventration peut aussi être la cause d'une poussée abdominale importante, même chez l'adulte.
Étym. gr. diaphragma : séparation, cloison
dysplasie cérébro-oculaire et insuffisance antéhypophysaire l.f.
cerebral and ocular abnormalities with anterior pituitary insufficiency of familial nature
Syndrome associant colobome choriorétinien bilatéral, nanisme hypophysaire, hypopituitarisme, agénésie du corps calleux.
Ce colobome choriorétinien est associé à une amblyopie avec souvent dépigmentation péripapillaire et microphtalmie. Il existe un panhypopituitarisme, un retard mental et parfois une cryptorchidie. Trois familles françaises ont été décrites. L’affection est autosomique dominante.
J. Weill, pédiatre endocrinologue français (1985)
Étym. gr. dus : difficulté ; plasein : façonner
haplo-insuffisance n.f.
haploinufficiency
Situation dans laquelle un gène ou groupe de gènes porté par un seul des deux chromosomes appariés ne suffit pas pour coder la ou les protéines correspondantes.
Un seul allèle est présent ou fonctionnel ; il faut normalement les deux allèles, un sur chacun des deux chromosomes appariés, pour élaborer la protéine.
Étym. gr. haploos : simple, unique
Ant. hapolsuffisance
→ allèle, haplotype, hapolsuffisance
[Q1,C1]
Édit. 2017
insuffisance n.f.
insuficiency
1)En pathologie, état transitoire plus ou moins durable qui est atteint lorsque la limite d'incapacité de la fonction est dépassée.
2)En médecine légale, l'incapacité qualifie la limite au-dessus de laquelle une fonction n'est plus capable d'assurer son objectif.
On évalue cette incapacité par rapport à la capacité normale de l'organisme.
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
→ incapacité fonctionnelle, insuffisance fonctionnelle
insuffisance aortique l.f.
aortic valve insufficiency, aortic regurgitation
Valvulopathie définie par le reflux diastolique du sang de l'aorte dans le ventricule gauche en raison d'un défaut d'étanchéité de l'orifice aortique.
Son diagnostic est affirmé par les signes cliniques (souffle diastolique à l'auscultation du foyer aortique et du bord gauche du sternum) et ultrasoniques (flux de régurgitation sous les sigmoïdes aortiques). L'évaluation de son degré repose sur les modifications de la pression artérielle (élargissement de la pression différentielle) et sur les examens échodoppler et angiographiques (opacification du ventricule gauche après injection d'un produit opaque dans l'aorte ascendante).
Le pronostic dépend du volume et du mode d'installation de la régurgitation. Il est excellent si celle-ci est discrète. Il est grevé du risque d'insuffisance cardiaque dans les fuites volumineuses, surtout si elles sont d'installation rapide. Les causes les plus fréquentes de ces régurgitations sont : le rhumatisme articulaire aigu (dans les pays d'endémie rhumatismale), les lésions dégénératives des valvules avec ou sans anévrisme de l'aorte, l'endocardite bactérienne et plus rarement les aortites, la bicuspidie ou l'hypertension artérielle.
Une chirurgie de remplacement valvulaire est nécessaire dans les formes volumineuses avec retentissement sur le ventricule gauche (dilatation et altérations de sa fonction : prothèse artificielle ou bioprothèse).
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
Sigle : IA
→ rhumatisme articulaire aigu, endocardite bactérienne, aortite, bicuspidie, hypertension artérielle
insuffisance basilovertébrale l.m.
basilar syndrome
→ vertébrobasilaire (insuffisance)
insuffisance cardiaque l.f.
cardiac failure
insuffisance cardiaque après remplissage vasculaire l.f.
cardiac failure secondary to fluid challenge
Choc cardiogénique révélé lors d'un remplissage vasculaire trop rapide au cours d'une réanimation et traduisant une insuffisance cardiaque latente.
Les signes sont une hépatomégalie douloureuse avec turgescence jugulaire, l'apparition d'un œdème aigu pulmonaire, d'une défaillance circulatoire ou seulement d'une modification nette des paramètres de surveillance hémodynamique (élévation des pressions veineuse centrale et capillaire bloquée, diminution du débit cardiaque).
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
→ choc cardiogénique, insuffisance cardiaque, solution de remplissage
insuffisance cardiaque diastolique (à fonction systolique préservée) l.f.
diastolic heart failure
Forme d’insuffisance cardiaque congestive au cours de laquelle la contractilité du ventricule gauche semble préservée, et où l’essentiel de l’inadaptation du débit cardiaque est attribuable à un défaut de remplissage ventriculaire.
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
insuffisance carotidienne l.f.
carotid artery insufficiency
Diminution de débit, principalement au niveau de la carotide interne, responsable de syndrome d'ischémie oculaire ou d'accident oculaire aigu transitoire ou définitif.
L'exploration d'une insuffisance carotidienne repose sur l'examen clinique, l'échodoppler, voire sur l'artériographie lorsqu'une indication chirurgicale est envisagée.
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
insuffisance corticosurrénalienne aigüe l.f.
acute adrenocortical failure
Caractérisée par la crise surrénalienne, intensification rapide et dramatique d’une insuffisance surrénalienne chronique, elle est provoquée par différentes circonstances, en particulier par une infection ou un stress chirurgical.
Elle peut être secondaire à la destruction hémorragique des deux glandes surrénales secondaire, chez l’enfant, à une septicémie à Pseudomonas ou à méningocoque (syndrome de Waterhouse-Fridericksen) et chez l’adulte à une anomalie de la coagulation ou à un traitement anticoagulant.
L’interruption intempestive des corticoïdes par des patients ayant une atrophie surrénalienne provoquée par une administration chronique de stéroïdes est une cause fréquente. La crise peut aussi survenir chez les malades présentant une hyperplasie congénitale des surrénales et ayant une insuffisance de réserve corticosurrénalienne à la suite d’un traitement inhibant la stéroïdogenèse (mitotane, kétoconazole) ou augmentant le métabolisme des stéroïdes (phénytoïne, rifampicine).
La crise surrénalienne est caractérisée par des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales qui peuvent devenir incoercibles et parfois à une fièvre élevée. Un collapsus vasculaire par hypovolémie s’installe alors.
Le traitement consiste en une recharge en corticoïdes associée à une compensation des pertes en sodium et en eau.
La survie à long terme des malades présentant une insuffisance corticosurrénaliene chronique dépend de la prévention de la crise surrénalienne. La survenue d’une infection, de troubles gastro-intestinaux, d’un traumatisme, d’une intervention chirurgicale exige l’intensification du traitement hormonal substitutif.
R. Waterhouse, médecin britannique (1911) ; C. Friderichsen, pédiatre danois (1918)
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
→ insuffisance corticosurrénalienne chronique, Waterhouse- Friderichsen (syndrome de), hyperplasie congénitale des surrénales
insuffisance corticosurrénalienne essentielle l.f.
essential adrenocortical failure
→ insuffisance corticosurrénalienne lente
insuffisance corticosurrénalienne lente l.f.
Slow adrenocortical failure
T. Addison, médecin britannique (1849).
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
Syn. maladie d’Addison, insuffisance corticosurrénalienne primitive, insuffisance corticosurrénalienne essentielle
[O4]
Édit. 2020
insuffisance corticosurrénalienne primitive l.f.
primitive adrenocortical failure
→ insuffisance corticosurrénalienne lente
insuffisance d'accommodation l.f.
accommodative insufficiency
Diminution physiologique ou pathologique de l'amplitude d'accommodation du cristallin.
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
insuffisance d'adhérence leucocytaire (syndrome d') l.f.
leucocyte adhesion deficiency
Maladies héréditaires ayant en commun une insuffisance d'adhérence des leucocytes à d'autres cellules telles que les cellules endothéliales, et à des composants du milieu extracellulaire.
Le type I de la maladie est dû à une absence partielle ou complète en β2-intégrine. Le type II est dû à une absence de facteur Lewis X, structure polysaccharidique membranaire se liant aux sélectines.
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
insuffisance de convergence l.f.
convergence insufficiency
Diminution de l'amplitude motrice de fusion en convergence.
À ne pas confondre avec la forme clinique d'exotropie intermittente, type d'insuffisance de convergence.
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
[P2]
insuffisance de divergence l.f.
divergence insufficiency
Diminution de l'amplitude motrice de fusion en divergence.
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient