hamartome pulmonaire l.m.
pulmonary hamartoma
Lésion dysembryoplasique (dysembryogénique) correspondant à un mélange d'éléments constitutifs normaux et qui n'est pas en principe une tumeur.
Cependant l'hamartome pulmonaire, même s'il correspond à la définition histologique, diffère des autres hamartomes par sa rareté dans l'enfance, son apparition et sa croissance chez l'adulte, si bien que l'on pense qu'il s'agit bien d'une tumeur que l'on a pu proposer d'appeler mésenchymome.
Étym. gr. hamartein : se tromper , manquer
[A3,F5,Q2,K1]
Édit. 2015
hamartome rénal l.m.
renal hamartoma
[A3,F5,Q2,M2]
Édit. 2015
hamartome rétinien capillaire l.m.
retinal capillary hamartoma
E. von Hippel, ophtalmologiste allemand (1895) ; A. V. Lindau, anatomopathologiste suédois (1926)
→ von Hippel-Lindau (syndrome de)
[A3,F5,Q2,P2]
Édit. 2015
hamartome sébacé de Jadassohn l.m.
Jadassohn’s sebaceous nævus
Lésion congénitale du cuir chevelu, qui se présente comme une plaque jaunâtre, lisse ou lobulée, alopécique, parfois légèrement kératosique.
À l'examen histologique, l'épiderme est normal alors que l'aspect du derme varie avec l'âge du sujet. Chez l'enfant, les follicules pileux sont incomplètement différenciés et les glandes sébacées peu développées. Après la puberté, le derme est envahi par de nombreuses glandes sébacées complètement différenciées, tandis que les follicules pileux sont absents ou atrophiques. Dans la profondeur du derme se trouvent des glandes apocrines hétérotopiques. Chez l'adulte, la lésion se complique parfois d'autres tumeurs annexielles : syringocystadénome papillifère, ou, moins souvent, syringome, syringome chondroïde, trichilemmome, kyste trichilemmal proliférant. Un carcinome basocellulaire survient assez souvent. Le traitement consiste en l'exérèse chirurgicale qui supprime cette lésion inesthétique et évite la survenue d'un carcinome.
J. Jadassohn, dermatologiste allemand (1895)
Étym. gr. hamartein : se tromper , manquer
Syn. nævus sébacé de Jadassohn (obs.)
[A3,F5,Q2,J1]
Édit. 2015
hamartome spongieux de la muqueuse buccale l.f.
white sponge nævus
Hyperplasie localisée de la muqueuse buccale, correspondant à une variété de kératose congénitale de la bouche.
La muqueuse jugale, site de prédilection, prend un aspect blanc-gris. Les lésions, exceptionnelles, sont légèrement papuleuses et se détachent par grattage. Il n'y a pas de traitement et aucune transformation maligne n'est décrite. Une transmission héréditaire selon un mode autosomique dominant est parfois observée. L'image histologique comporte une épaisse couche cornée parakératosique au-dessus d'un corps muqueux acanthosique fait de cellules claires. Cet aspect permet le diagnostic avec le leucœdème qui est acquis et non congénital.
A.B . Cannon, dermatologiste américain (1935)
Étym. gr. hamartein : se tromper , manquer
Syn. nævus de Cannon (obs.), nævus spongiosus albus mucosae (obs.), hamartome épithélial de la muqueuse buccale
[A3,F5,Q2,P3]
Édit. 2015
hamartome vasculaire l.m.
vascular hamartoma
Dysplasie cutanée congénitale résultant de malformations vasculaires, d'hypertrophie de certains vaisseaux ou d'augmentation de leur nombre.
Étym. gr. hamartein : se tromper , manquer
Syn. angiome
[A3,F5,Q2,K4]
Édit. 2015
hamartome verruco-sébacé l.m.
verrucosebaceous hamartoma ou nævus
Type fréquent d'hamartome sébacé dont la surface jaunâtre, initialement lisse, se couvre progressivement de formations kératosiques et devient grisâtre, simulant ainsi l'aspect d'un hamartome verruqueux.
Histologiquement, il associe une hyperplasie épidermique, une hypertrophie ou aplasie des glandes sébacées, une agénésie pilaire, et souvent, la présence dans le derme de glandes sudoripares apocrines ectopiques. Une évolution vers un carcinome basocellulaire étant fréquente à partir de l'âge adulte, l'exérèse chirurgicale préventive est recommandée.
Étym. gr. hamartein : se tromper , manquer
→ hamartome sébacé de Jadassohn, hamartome verruqueux
[A3,F5,Q2,J1]
Édit. 2015
hamartome verruqueux l.m.
verrucous hamartoma
Dysembryoplasie hyperplasique portant sur toutes les couches de l’épiderme, datant de l’enfance, formant des plaques circonscrites de forme habituellement allongée ou de minces bandes verruqueuses non prurigineuses, siégeant en général d’un même côté et dont la disposition linéaire le long des lignes de Blaschko, en particulier le long d’un membre, est très évocatrice, fixes et s’agrandissant avec la taille du sujet, bénignes mais pouvant récidiver même après ablation chirurgicale.
De telles lésions siégeant sur le visage ou le cuir chevelu, souvent un peu jaunâtres et définitivement alopéciques, ont une structure fréquemment plus complexe du fait de l’association de modifications annexielles : aplasie pilaire, altérations sébacées, présence éventuelle de glandes apocrines hétérotopiques voire d’un syringocystadénome papillifère : elles méritent alors le nom d’hamartome verrucosébacé; c’est sur elles que se développe un carcinome basocellulaire dans une proportion non négligeable de cas, d’où l’intérêt d’une surveillance attentive, voire d’une éventuelle ablation systématique.
La présence d’une image histologique de dégénérescence granuleuse de Lapière, ou acanthokératolyse ou épidermolyse, faisant alors parler d’hamartome acanthokératolytique ou épidermolytique, impose un conseil génétique étant donné le risque de transmission d’une érythrodermie congénitale ichtyosiforme bulleuse par mosaïcisme gamétique.
L’association à un hamartome verruqueux de manifestations extracutanées, surtout osseuses ou neurologiques, constitue le syndrome de l’hamartome épidermique.
Étym. gr. hamartein : se tromper , manquer
Syn. nævus verruqueux (obs.), nævus épidermique (obs.), nævus lateris unius (obs.)
→ hamartome épidermique, ichtyosis hystrix, lignes de Blaschko, syringocystadénome papillifère, hamartome verrucosébacé, dégénérescence épidermolytique, érythrodermie congénitale ichtyosiforme bulleuse, hamartome épidermique
[A3,F5,Q2,J1]
Édit. 2015
syndrome de l'hamartome épidermique l.m.
epidermal nævus syndrome-
Ensemble malformatif non héréditaire associant un hamartome épidermique unilatéral, parfois épidermolytique, à des anomalies osseuses, surtout vertébrales, oculaires ou neurologiques qui font toute la gravité du syndrome.
Les lésions cutanées et extracutanées sont généralement situées du même côté ou ont au moins une prédominance homolatérale. L'hamartome cutané peut être de type verruqueux inflammatoire linéaire, ou sébacé, ou verrucosébacé.
G. Schimmelpenning, neuropsychiatre allemand (1957) ; R.C. Feuerstein et L.C. Mims médecins américains (1962) ; E.J. Moynahan, dermatologiste britannique (1967) ; L.M. Solomon, dermatologiste américain (1968)
Étym. gr. hamartein : se tromper , manquer
Syn. syndrome du nævus sébacé (ou de Schimmelpenning ou de Feuerstein et Mims), syndrome du nævus épidermique (ou de Moynahan), syndrome de Solomon
[A3,F5,J1,2015]
hamartome astrocytaire de la rétine l.m.
Syn. phacome rétinien
[P2]
Édit. 2018
angiome superficiel extensif ulcéro-mutilant du nouveau-né l.m.
ulceromutilating extensive superficial angioma of the newborn
Forme évolutive grave, mais exceptionnelle, d'angiome du nourrisson, siégeant le plus souvent dans la région cervicofaciale ou cervicothoracique, dont l'aspect initial est celui d'un angiome plan ou de télangiectasies, avec parfois des éléments tubéreux, donnant un aspect couperosé, qui s'étend rapidement, avec une évolution ulcéromutilante et peut ainsi envahir d'importantes zones de la face.
Il s'accompagne de sclérose viscérale, notamment hépatique, pulmonaire ou splénique et d'une profonde altération de l'état général. Son pronostic est grave et souvent mortel. Le traitement consiste en une corticothérapie générale à doses élevées.
M. Favre, dermatologue français (1939)
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ôma : tumeur
[J1,K1,K4,L1,O1]
Édit. 20177
anneau inguinal superficiel l.m.
anulus inguinalis superficialis (TA)
superficial inguinal ring
Orifice par lequel la paroi antérieure du canal inguinal s’ouvre dans les tissus sous-cutanés de la paroi abdominale antérieure, au-dessus et en dehors du tubercule pubien, au-dessus de l’extrémité médiale du ligament inguinal.
Il est compris entre deux faisceaux tendineux du muscle oblique externe de l’abdomen : latéralement le pilier latéral qui se fixe au tubercule pubien du même côté, en dedans le pilier médial qui se fixe au tubercule pubien du côté opposé. Cet orifice est allongé de haut en bas et de dehors en dedans. Son extrémité supérieure et latérale, effilée, est arrondie par des fibres arciformes médiales naissant du muscle oblique externe de l’abdomen du côté opposé : les fibres intercurales. Il livre passage aux éléments du cordon inguinal chez l’homme, au ligament rond chez la femme.
Syn. anneau inguinal externe (impropre), orifice superficiel du canal inguinal
[A1, L2]
Édit. 2020
branche auriculaire du plexus cervical superficiel l.f.
Édit. 2017
branche mastoïdienne du plexus cervical superficiel l.f.
Édit. 2017
branche sus-claviculaire du plexus cervical superficiel l.m.f.
Édit. 2017
branche transverse du plexus cervical superficiel l.f.
Édit. 2017
cancer basocellulaire superficiel l.m.
superficial basal cell carcinoma
→ épithélioma basocellulaire superficiel
[F2]
cancer superficiel l.m.
early carcinomal, superficial spreading, muco-invasive cancer
Dénomination employée principalement pour les cancers de l'estomac et de la vessie qui au début de leur évolution sont limités à la muqueuse, avec extension possible dans la sous-muqueuse mais pas au-delà de la musculeuse, avec ou sans métastases ganglionnaires.
Au niveau de l’estomac, ce terme correspond notamment au cancer muco-érosif et à l'ulcérocancer ou ulcère chronique cancérisé.
→ cancer de l'estomac, cancer de la vessie
[F2]
carcinome basocellulaire superficiel l.m.
superficial basal cell carcinoma
Variété de carcinome basocellulaire à extension lente et n'ayant aucune tendance à infiltrer en profondeur, se présentant comme une plaque rosée délimitée par un mince ourlet perlé et dont la surface rouge-brun est couverte de squames et de croûtelles.
Il siège surtout sur le tronc. On distingue plusieurs types cliniques : épithélioma pagétoïde; épithélioma érythémateux, forme disséminée, soit à lésions monomorphes tels le carcinoïde multiple d'Arning (obs.) ou l'épithélioma multiple superficiel de Wise, soit à tumeurs d'aspects variés (épithéliomatose disséminée polymorphe). L'évolution est très lente, par une extension en surface. Après plusieurs années peut se produire une infiltration en profondeur et la lésion se transforme en une tumeur saillante souvent ulcérée.
F. Wise, dermatologiste américain (1929)
Syn. cancer basocellulaire superficiel, épithélioma basocellulaire superficiel
[F2,J1]
chef huméro-ulnaire du muscle fléchisseur superficiel des doigts l.m.
caput humeroulnare musculi flexoris digitorum superficialis (TA)
humero-ulnar head of flexor digitorum superficialis
Chef du muscle fléchisseur superficiel des doigts qui s’insère sur la face antérieure de l’épicondyle médial de l’humérus et sur le bord médial du processus coronoïde de l’ulna.
[A1]
chef radial du muscle fléchisseur superficiel des doigts l.m.
caput radiale musculi flexoris digitorum superficialis (TA)
radial head of flexor digitorum superficialis
Faisceau musculaire du muscle fléchisseur superficiel des doigts qui s’insère sur la partie oblique du bord antérieur du radius.
[A1]
chef superficiel du muscle court fléchisseur du pouce l.m.
caput superficiale musculi flexoris pollicis brevis (TA)
superficial head of flexor pollicis brevis
Faisceau musculaire inséré sur le tubercule du trapèze et sur le bord distal du rétinaculum des fléchisseurs.
Réuni au chef profond, il se termine sur l’os sésamoïde latéral et sur le tubercule latéral de la phalange proximale du pouce.
[A1]
épithélioma superficiel multicentrique l.m.
multicenter superficial epithelioma
Epithélioma pagétoïde ainsi dénommé pour traduire le début simultané ou successif de la tumeur en plusieurs endroits d'une même zone, ainsi que sa limitation en profondeur qui ne dépasse pas celle du derme papillaire.
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
[A3, F5, J1]
Édit. 2020
faisceau superficiel du muscle du tragus de Sappey l.m.
M. Sappey, anatomiste français, membre de l'Académie de médecine (1810-1896)
→ muscle pyramidal de l'auricule
[A1,P1]
Édit. 2018
fascia superficiel du pénis l.m.
[A1,M2,]
Édit. 2018