granulome candidosique l.m.
candida granuloma
Manifestation assez rare des candidoses, atteignant surtout les enfants dans les premières années de leur vie et qui est associée à des déficits de l’immunité cellulaire.
Elle est constituée de placards cutanés à bords surélevés, à surface granulomateuse, recouverts de croûtes cornées, jaunes et adhérentes au granulome. Ces lésions cutanées peuvent atteindre n'importe quelle région du corps mais prédominent habituellement au visage. La tendance est extensive et justifie l’emploi de thérapeutiques antifongiques majeures et répétées.
L'examen histologique montre une hyperplasie épidermique pseudocarcinomateuse avec des micro-abcès et un dense infiltrat inflammatoire dermique ; mais Candida albicans n'est mis en évidence que dans la partie superficielle de l'épiderme.
Syn. candidose granulomateuse, candidose végétante, granulome moniliasique (obsolète), moniliase végétante (obsolète)
granulome chalazodermique l.m.
granulomatous slack skin
Affection rare, surtout masculine, se présentant comme une infiltration érythémateuse des grands plis, suivie d'un relâchement cutané progressif avec, histologiquement, un infiltrat lympho-histiocytaire et granulomateux dermo-hypodermique associé à une élastolyse et à une lymphophagocytose.
Les études en biologie moléculaire et en immunohistochimie ont démontré la présence d’un clone T ou d’une maladie de Hodgkin, permettant donc de penser que cette maladie n’est qu’un signe particulier d’une prolifération lymphoïde maligne.
Étym. gr. khalasis : relâchement ; derma : peau
Syn. dermatochalazie granulomateuse, dermo-hypodermie atrophique granulomateuse, lymphome chalazodermique
granulome de Majocchi l.m.
Majocchi’s granuloma
D. Majocchi, dermatologue italien (1883)
→ granulome trichophytique de Majocchi
granulome de Stewart l.m.
J. P. Stewart, otorhinolaryngologiste britannique (1933)
→ granulome malin centrofacial
granulome de Wilson l.m. (obsolète)
Wilson’s granuloma
Lésion érythémateuse et nodulaire péripilaire située sur la jambe, chez une femme, survenant après épilation ou rasage, généralement due à Trichophyton rubrum ou à Trichophyton rosaceum et correspondant à la forme nodulaire profonde de la folliculite trichophytique accompagnée de périfolliculite.
Ce terme est actuellement remplacé par celui de folliculite dermatophytique.
J. W. Wilson, dermatologue américain (1952)
granulome des piscines l.m.
swimming pool granuloma
Mycobactériose atypique cosmopolite due à Mycobacterium marinum (mycobactérie photochromogène à croissance lente) caractérisée par un ou plusieurs nodules, parfois verruqueux, parfois à groupement sporotrichoïde, survenant sur des régions exposées à l'eau des piscines, des aquariums ou de la mer.
L'image histologique est celle d'un granulome tuberculoïde sans nécrose, et les cultures y mettent Mycobacterium marinum en évidence. Différents antibiotiques peuvent être proposés : antituberculeux, cyclines, quinolones.
Syn. granulome des aquariums, maladie des aquariums, mycobactériose pisciaire
granulome du larynx l.m.
Tuméfaction inflammatoire, uni- ou bilatérale, implantée au niveau des apophyses vocales.
Elle est le plus souvent secondaire à une intubation laryngotrachéale et parfois liée à un reflux gastro-œsophagien.
→ intubation laryngotrachéale, reflux gastro-œsophagien
granulome éosinophile l.m.
eosinophilic granuloma
Forme chronique localisée d'histiocytose langerhansienne touchant essentiellement l'adulte jeune et concernant la peau, les muqueuses ou les os.
Les lésions cutanéo-muqueuses, végétantes, ulcérées ou verruqueuses et hémorragiques, qui correspondent au granulome éosinophile périorificiel, sont habituellement isolées, d'allure torpide, avec un pronostic souvent favorable.
Le diagnostic repose sur l'examen histologique qui montre un infiltrat polymorphe constitué de cellules histiocytaires marquées par l'anticorps antiCD1a et dans lesquelles l'étude ultrastructurale retrouve des granules de Birbeck intracytoplasmiques, ainsi que des polynucléaires éosinophiles et neutrophiles, des cellules géantes multinucléées, des lymphocytes et des plasmocytes.
Le traitement fait appel à la radiothérapie dans les formes osseuses qui, généralement, ne s'accompagnent pas de lésions cutanées.
Le granulome éosinophile facial ou granulome facial n'est pas une variété d'histiocytose langerhansienne.
Syn. histiocytose langerhansienne, granulome éosinophile des os, histiocytose X (obsolète),
granulome éosinophile des os l.m.
bone eosinophilic granuloma
Forme limitée de l'histiocytose X, observée surtout chez l'enfant et l'adolescent, se traduisant habituellement sur les radiographies par une géode osseuse bien délimitée, le plus souvent à localisation crânienne, humérale ou fémorale.
La lésion est le plus souvent unique ; elle peut être asymptomatique ou parfois s'accompagner de douleurs modérées et d'une tuméfaction perceptible notamment à la voûte du crâne. L'atteinte du corps d'une vertèbre peut entraîner un tassement. Ces lésions très limitées ont une évolution bénigne, marquée par une involution fibreuse, y compris dans le cas de la « vertebra plana », où l'on peut observer une reconstruction vertébrale au cours de l'évolution. Le traitement, parfois nécessaire, peut faire appel à l'exérèse chirurgicale, à la corticothérapie.
L. Lichtenstein et H. Jaffe, anatomopathologistes américains (1940)
granulome éosinophile orbitaire l.m.
orbital eosinophilic granuloma
Exophtalmie unilatérale pseudo-inflammatoire avec œdème palpébral, lacune osseuse orbitaire et éosinophilie.
Il apparaît chez le grand enfant ou l'adulte jeune. On y trouve une hyperplasie de la trame de l'os au niveau d'une lacune en général unique avec hyperéosinophilie et hyperplasie réticulohistiocytaire aigüe. L'évolution est en général bénigne, avec cicatrisation ou latence et évolution vers la maladie d'Abt-Letterer-Siwe. La maladie est non héréditaire, mais il existe des cas familiaux.
E. Letterer, anatomopathologiste allemand (1924 ) ; S. Siwe, pédiatre suédois (1933) ; A. F. Abt, pédiatre américain (1936)
→ Abt-Letterer-Siwe (maladie de)
[P2]
Édit. 2018
granulome éosinophile parasitaire l.m.
parasitic eosinophilic granuloma
Réaction tissulaire inflammatoire constituée autour d'un parasite situé au sein d'un parenchyme.
Le type en est le granulome bilharzien formé autour des oeufs en migration dans la paroi intestinale ou vésicale, mais une lésion histologique de ce genre se rencontre de manière habituelle, même si elle ne se traduit pas toujours cliniquement, dans nombre d'helminthoses comme l'angiostrongylose, l'anisakiase (où elle réalise une tumeur nodulaire de l'estomac ou du grêle de quelques centimètres de diamètre), l'anguillulose, l'ascaridiose, certaines filarioses (mansonelloses), ou même, à titre de complication, l'oxyurose.
Il s'agit d'une réaction fibreuse, riche en cellules lymphoplasmocytaires, en éosinophiles et en cellules géantes. L'étude anatomopathologique du granulome fournit des informations sur l'état immunitaire de l'hôte, sur l'état du parasite et sur l'ancienneté de la réaction.
granulome éosinophile (ou éosinophilique) péri-orificiel l.m.
eosinophilic granuloma
Lésion pouvant apparaître à tout âge, même dans la petite enfance, siégeant surtout dans les régions périanale et périvulvaire, mais plus rarement sur les organes génitaux masculins, dont l'aspect clinique, peu spécifique, associe œdème, ulcérations, papules souvent hémorragiques et ecchymoses et dont le diagnostic n'est porté que par l'examen histologique. La biopsie montre un dense infiltrat dermique polymorphe riche en histiocytes anormaux analogues à ceux de la maladie de Letterer-Siwe ou du granulome éosinophile des os, avec un nombre variable d'éosinophiles.
Ces lésions peuvent rester isolées ou être associées à d'autres manifestations de l'histiocytose langerhansienne.
A. Nanta (1936), A. Nanta et J. Gadrat (1937), A. Bazex (1937), dermatologistes toulousains, lésion rattachée à l'histiocytose langerhansienne par Andrews (1939)
→ granulome éosinophile vulvaire
granulome éosinophile (ou éosinophilique) vulvaire l.m.
vulvar eosinophilic granuloma
Variété topographique du granulome éosinophile péri-orificiel.
granulome éosinophilique du tube digestif l.m.
granulome épithélioïde l.m.
→ granulome, granulome tuberculeux
granulome glutéal infantile l.m.
diaper dermatitis granuloma
Variété de dermite fessière du nourrisson faite de lésions nodulaires, tumorales, rouge-violacé, de la région fessière et de la face interne des cuisses.
Elle est induite par les corticoïdes fluorés (halogénides) et la macération. La disparition spontanée, lente, se fait après l'arrêt des dermocorticoïdes.
granulome histiocytaire l.m.
→ pseudotumeur inflammatoire myofibroblastique
granulome inflammatoire l.m.
granuloma
Ensemble des cellules aux spécialités fonctionnelles différentes, présentes dans un foyer inflammatoire.
Cet infiltrat comporte : des histiocytes-macrophages ; des cellules immunologiquement compétentes
(lymphocytes T et lymphocytes B se transformant en plasmocytes excréteurs d’immunoglobulines) ; des fibrocytes, fibroblastes, fibroclastes et myofibroblastes, avec parfois prédominance d’un type de ces cellules réalisant alors, p. ex., un granulome histiocytaire ou un granulome plasmocytaire.
Cet ensemble cellulaire est destiné à réparer une lésion, après en avoir éventuellement détruit l’agent causal. Dans ce dernier cas, un matériel inassimilable peut persister et donner au granulome un caractère particulier, non seulement par la présence d’un « corps étranger », éventuellement reconnaissable en microscopie optique, mais aussi par une transformation histiocytaire particulière qui donne naissance à une cellule géante dite à corps étranger (granulome à corps étranger).
granulome inguinal l.m.
granulome juvénile à cellules géantes l.m.
granulome lipophagique l.m.
lipid granuloma
Granulome lié à la résorption macrophagique de graisses libérées dans l'hypoderme lors d'altérations du tissu adipeux ou de corps gras introduits sous la peau, et histologiquement caractérisé par la présence de cellules contenant des inclusions lipidiques qui confèrent un caractère spumeux à leur cytoplasme, et qui sont soit mono- soit multinucléées, ayant alors la morphologie de cellules de Touton.
Observé surtout dans les lésions de cystostéatonécrose ou de panniculite lobulaire, il correspond à un phénomène de réaction à corps étranger endogène qui peut compliquer secondairement n'importe quelle hypodermite : de ce fait, la constitution d'une image histologique granulomateuse sur une biopsie d'hypodermite n'est pas suffisante pour orienter à elle seule la recherche étiologique de cette hypodermite.
→ granulome à corps étranger endogène, oléome, paraffinome, granulome macrophagique, sclerosing lipogranuloma
granulome lipophagique du sein l.m.
breast cytosteatonecrosis
granulome macrophagique l.m.
Granulome à corps étranger traduit histologiquement par un infiltrat dermique riche en macrophages uni- et/ou multinucléés.
granulome médiofacial l.m.
→ granulome malin centro-facial
granulome moniliasique l.m. (obsolète)
monilia granuloma