Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

68 résultats 

papillome biliaire l.m.

biliary papilloma

Tumeur bénigne des canaux biliaires intra- et/ou extra-hépatiques se présentant macroscopiquement sous la forme d'un polype intra-canalaire.
Histologiquement, il est fait de papilles conjonctives recouvertes d'un épithélium plus ou moins dysplasique. En cas d'atteinte diffuse des voies biliaires, on parle de papillomatose des voies biliaires.

péritonite biliaire l.f.

biliar peritonitis

Péritonite caractérisée par l'épanchement de bile le plus souvent infectée dans la grande cavité péritonéale.
L'origine locale peut être une rupture de la vésicule biliaire, d'un conduit biliaire, d'une lésion hépatique, etc.
Le traitement chirurgical s'impose.

cholépéritoine

pigment biliaire l.m.

biliary pigment

Pigment contenu dans les éléments constitutifs de la bile.
Le principal est la bilirubine.

bilirubine

plis muqueux de la vésicule biliaire l.m.p.

plicae mucosae vesicae biliaris, rugae vesicae biliaris  (TA)

mucosal folds of gallbladder, rugae of gallbladder

Plis muqueux qui sillonnent la surface intérieure de la vésicule biliaire.
Ils s’effacent quand la vésicule est distendue. Il existe en outre de petits replis muqueux permanents qui s’anastomosent entre eux et divisent toute la surface vésiculaire en de petites dépressions polygonales. Les valvules très saillantes situées à chaque extrémité du col de la vésicule biliaire ne sont pas des replis muqueux mais le relief interne des sillons qui occupent le sommet des coudures formées par le col avec le corps de la vésicule et avec le conduit cystique. Elles disparaissent par traction redressant la vésicule sur le cystique.

radiomanométrie biliaire l.f.

biliary radiomanometry

Méthode de radiologie per ou postopératoire des voies biliaires associant la radioscopie et/ou la prise de clichés, à la mesure simultanée des pressions de passage de la bile dans le cholédoque et par le muscle sphincter de l’ampoule hépatopancréatique.
L'opacification se faisait par un drain introduit dans les voies biliaires et le suivi de la pression par un manomètre simple ou enregistreur. Actuellement, cet examen se pratique parfois encore en peropératoire avec l'aide d'un amplificateur de luminance permettant un contrôle immédiat de la perméabilité du cholédoque sur écran de télévision. Il est réalisable en cœliochirurgie.

cœliochirurgie

reflux biliaire l.m.

biliary reflux

Remontée de bile dans l’estomac.
Le reflux de sels biliaires en milieu acide dans la cavité gastrique peut s'accompagner d'une inflammation de la muqueuse gastrique, dite gastrite biliaire.
Dans l'œsophage, l'association d'un reflux biliaire et acide favoriserait le développement de la métaplasie de Barrett. Il a été mis au point une sonde permettant de quantifier le reflux biliaire par mesure spectométrique de la concentration de bilirubine dans l'estomac ou dans l'œsophage.

reflux gastro-œsophagien

rétention biliaire l.f.

cholestase

sel biliaire l.m.

bile salt

Sel sodique stérolique présent dans la bile, notamment glycocholate ou taurocholate de sodium.
Les sels biliaires abaissent la tension superficielle du contenu duodénal et favorisent ainsi l'émulsion des graisses ; ils solubilisent les acides gras ainsi que les savons, dont ils facilitent l'absorption à travers la muqueuse intestinale ; ils activent la lipase pancréatique. Réabsorbés partiellement dans l'intestin, ils retournent au foie par la veine porte. On distingue les sels biliaires primaires (cholate et chénodésoxycholate), biosynthétisés dans le foie à partir du cholestérol et sécrétés par les voies biliaires, et les sels biliaires secondaires (désoxycholate et lithocholate) qui proviennent des premiers après transformation enzymatique par les bactéries dans l'intestin en ayant perdu un hydroxyle en 7, et qui repassent par le foie grâce au cycle entérohépatique. On distingue aussi les sels biliaires non conjugués (cholate et analogues) et les sels biliaires conjugués (glyco- ou tauroconjugués).

sous-séreuse de la vésicule biliaire l.f.

tela subserosa vesicae biliaris, tela subserosa vesicae felleae (TA)

Tissu celluleux interposé entre la séreuse de la vésicule biliaire et sa paroi musculaire

vésicule biliaire

sténose de la voie biliaire principale l.f.

main hepatic duct stenosis

Rétrécissement qui peut être d’origine tumorale (cholangiocarcinome), inflammatoire (angiocholite, cholangite sclérosante), extrinsèque (ganglion, cancer du pancréas, pancréatite chronique), ou être postchirurgical (plaie de la voie biliaire principale).

Étym. gr. : stenos : étroit

tunique muqueuse de la vésicule biliaire l.f.

tunica mucosa vesicae biliaris (TA)

mucosa of gallbladder, mucous membrane of gallbladder

vésicule bilaire

tunique séreuse de la vésicule biliaire l.f.

tunica serosa vesicae biliaris (TA)

serosa of gallbladder, serous coat of gallbladder

vésicule biliaire

vésicule biliaire l.f.

vesica biliaris, vesica fellea (TA)

gallbladder

Réservoir musculo-membraneux branché en dérivation sur la voie biliaire principale par l’intermédiaire de son canal excréteur, le conduit cystique, avec lequel elle constitue la voie biliaire accessoire.
La vésicule biliaire est piriforme, appliquée à la face inférieure du foie dans la fossette de la vésicule biliaire.
On lui distingue trois parties : le fond de la vésicule biliaire, le corps de la vésicule biliaire et le col de la vésicule biliaire, qui se continue par le conduit cystique.
La paroi de la vésicule biliaire est constituée de quatre couches : la tunique séreuse, la couche subséreuse, la tunique musculaire et la tunique muqueuse ; cette dernière comporte des plis muqueux.
Elle sert de réservoir à la bile dans l’intervalle des digestions. Cette mise en réserve s’accompagne de modifications dans la composition de la bile : résorption aqueuse et sécrétion muqueuse qui aboutissent à la constitution de la bile vésiculaire (bile B).
En période digestive, la vésicule se contracte et chasse son contenu par le conduit cystique et le conduit cholédoque dans la lumière duodénale.

[A1, L1]

Édit. 2019

voie biliaire accessoire l.f.

secondary bile duct

Ensemble formé par la vésicule biliaire et le conduit cystique.
La voie biliaire accessoire est en dérivation sur la voie biliaire principale. Son rôle est de stocker et de concentrer la bile dans l’intervalle des digestions et la restituer au moment des repas en particulier sous l’effet des aliments gras.

voie biliaire principale l.f.

main bile duct

Ensemble des voies excrétrices du foie constitué par le conduit hépatique commun et le cholédoque.

canal biliaire interlobulaire l.m.

interlobular bile duct

Structure du système de drainage biliaire parasynthétique cheminant dans l'espace porte, avec une branche de la veine porte et de l'artère hépatique et faisant suite au ductule ou cholangiole.

[A1,L1]

Édit. 2015

lithiase de la voie biliaire principale ou lithiase du canal cholédoque. l.f.

choledocolithiasis.

La lithiase de la voie biliaire principale  (VBP) secondaire, le plus souvent à la migration d’un calcul provenant de la vésicule, plus rarement au développement des calculs de novo in situ,dans la VBP, est responsable de l’angiocholite et la pancréatite aigüe.
La lithiase de la VBP est précédée à court terme par des douleurs de type biliaire, c’est-à-dire une douleur de l’épigastre ou de l’hypochondre droit, se propageant vers l’épaule droite, durant de 30 minutes à plusieurs heures. Les calculs de petite taille s’impactent souvent au niveau du sphincter d’Oddi entraînant une obstruction distale à l’origine d’une pancréatite aigüe. Les calculs plus volumineux s’impactent à un niveau plus haut situé dans la VBP à l’origine d’une obstruction proximale et entraînant ictère et angiocholite.
Les tests biologiques hépatiques sont pathologiques, en particulier dans les 72 premières heures, les premières anomalies sont une élévation des transaminases souvent importante et rapidement régressive. L’imagerie première est l’échographie abdominale qui visualise les calculs vésiculaires et de manière inconstante la lithiase de la VBP. Si la lithiase n’est pas objectivée au niveau de la VBP, l’imagerie de deuxième intention est la bili-IRM ou en cas d’indisponibilité l’échoendoscopie bilio-pancréatique.
L’angiocholite se manifeste par la classique triade de Charcot douleur de type biliaire, fièvre élevée avec frissons et ictère, ayant une spécificité élevée mais une faible sensibilité. Les perturbations biologiques mettent en évidence une hyperleucocytose, une élévation de la protéine C-réactive et des anomalies des enzymes hépatiques de type cholestatique et cytolytique. La conduite à tenir comporte une antibiothérapie à large spectre et surtout la décompression biliaire. Le traitement recommandé est l’extraction des calculs par sphinctérotomie endoscopique lors d’une cholangiopancréatographie endoscopique (CPRE), associée à une cholécystectomie par laparoscopie pour la lithiase vésiculaire, idéalement dans le même temps. Mais le plus souvent en pratique, l’ablation de la vésicule est réalisée en post-opératoire, et doit l’être dans un délai rapide.
Le diagnostic de pancréatite aigüe biliaire est basé  sur la présence de douleurs abdominales associées à une élévation de la lipasémie et des enzymes hépatiques chez un patient ayant une lithiase vésiculaire et/ou de la VBP. En cas d’angiocholite associée à la pancréatite, le traitement exige une antibiothérapie à large spectre et l’extraction des calculs par sphinctérotomie endoscopique lors d’une CPRE si possible dans les 24 heures. En l’absence d’angiocholite ou d’obstruction biliaire, il n’y a pas d’indication à une CPRE en urgence. En cas de pancréatite biliaire sévère ou non sévère, sans angiocholite ni obstruction biliaire, il n’y a pas d’indication à une CPRE précoce. Une IRM biliaire ou une échoendoscopie bilio-pancréatique permettent de savoir si la lithiase de la VBP est toujours présente ou a migré spontanément. Si la lithiase de la VBP est présente, elle doit être extraite par CPRE. Si la lithiase de la VBP est absente, en cas de pancréatite non sévère, la cholécystectomie  doit être faite pendant le même séjour hospitalier. En cas de pancréatite sévère, il n’y a pas de recommandations formelles concernant le délai de réalisation de la cholécystectomie. Néanmoins, elle peut être faite lorsque les collections péri pancréatiques ont disparu ou lorsque ces collections sont persistantes, on peut proposer de faire la cholécystectomie au moins 6 semaines après la pancréatite aigüe.

Réf. EASL Clinical Practice Guidelines on the prevention, diagnosis and treatment of gallstones. Journal of Hepatology 2016 ; 65 : 146-181.

angiocholite, pancréatite aigue, cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique, lithiase vésiculaire, enzymes hépatiques, bili-IRM, Charcot (triade symptomatique de), protéine C-réactive, sphinctérotomie endoscopique, cholécystectomie, lipasémie

[L1]

Édit. 2018

lit de la vésicule biliaire l.m.

Syn. fosse de la vésicule biliaire, fossette de la vésicule biliaire, fossette cystique

fosse de la vésicule biliaire

[A1]

Édit. 2018

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