Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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hanche (subluxation congénitale de la) l.f.

congenital subluxation of the hip

Déplacement vers le haut et en dehors de la tête fémorale dans le cotyle, sans perte complète des rapports entre les deux constituants articulaires.
La subluxation peut être dépistée dès la naissance par la manœuvre dynamique de Barlow ou par échographie. Elle n'est souvent décelée que plus tard lorsque l’ossification des constituants articulaires permet l'interprétation des radiographies. La subluxation résiduelle de la hanche persiste après le traitement d’une luxation congénitale lorsque la tête fémorale reste déplacée vers le haut et/ou en dehors dans le cotyle.

T. G. Barlow, chirurgien orthopédiste britannique (1962)

Barlow (manœuvre de)

[I1,Q2]

Édit. 2015

hanche (tendinite de la) l.f.

tendinitis of the hip

hanche (périarthrite de la)

[I1]

Édit. 2015

indice algo-fonctionnel de Lequesne pour la hanche l.m.

Cotation : 0=sans difficulté, 0,5=assez facilement, 1=avec difficulté, 1,5=avec beaucoup de difficulté, 2=impossible

critères cotation
douleur nocturne ?  
aucune 0
seulement au mouvement dans certaines positions 1
même immobile sans bouger 2
dérouillage matinal ?  
aucun ou inférieur à une minute 0
entre une et cinq minutes 1
plus d’un quart d’heure 2
rester debout ou piétiner sur place une demi-heure augmente-t-il la douleur ?  
non 0
oui 1
douleur à la marche ?  
non 0
seulement après quelques distances 1
dès le début de la marche et de façon croissante 2
souffrez-vous à la station assise prolongée (2 heures) avant de vous relever ?  
non 0
oui 1
périmètre de marche (quelle que soit la douleur) ?  
illimité ou limité, mais supérieur à un kilomètre 0
environ un kilomètre (environ 15 minutes de marche) 1
500 à 900 mètres (environ 8 à 15 minutes de marche) 2
300 à 500 mètres 3
une canne ou une béquille est nécessaire 4
deux cannes ou deux béquilles sont nécessaires 5
autres difficultés de la vie quotidienne ?  
pouvez-vous monter ou descendre un étage ?  
oui 0
non 2
pouvez-vous enfiler vos chaussettes par devant ?  
oui 0
non 2
pouvez-vous vous ramasser un objet par terre ?  
oui 0
non 2
pouvez-vous sortir d’une voiture, d’un fauteuil profond ?  
oui 0
non 2

Total Si l’indice est ≥ à 10-12, une prothèse peut être envisagée

M. Lequesne , médecin rhumatologue français (1998)

[I1]

ligament en Y de la hanche l.m.

ligament ilio-fémoral

luxation congénitale de la hanche l.f.

congenital hip dislocation

Déplacement de la tête fémorale hors du cotyle, constatable dès la période néonatale.
Elle entraîne la luxation de la tête fémorale de façon permanente ou intermittente en dehors de la cavité cotyloïde. Elle peut être bilatérale ou unilatérale. Le dépistage précoce néonatal est systématique par la recherche du signe de Le Damany-Ortolani, ou signe du ressaut. Il peut être confirmé par examen échotomographique, voire radiologique. Le dépistage précoce impose un traitement orthopédique simple mais efficace qui a rendu maintenant exceptionnelles les séquelles au niveau des hanches : bassin rétréci par aplatissement du détroit supérieur en cas de dysplasie bilatérale, bassin asymétrique avec redressement de l'arc antérieur du côté sain en cas de dysplasie unilatérale.
La luxation tératologique, apparue précocement in utero s'accompagne souvent d'autres malformations locales ou régionales, son pronostic est habituellement sévère.

P. Le Damany, chirurgien français (1912) ; M. Ortolani, pédiatre italien (1937)

Syn. maladie luxante de la hanche

Ortolani (signe d')

[I1,Q2]

Édit. 2015

malformation luxante de la hanche l.f.

hanche (luxation congénitale de la)

ostéochondrite primitive de la hanche l.f.

Legg-Perthes-Calvé’s disease, osteochondrosis deformans coxae juvenilis

Nécrose ischémique idiopathique du noyau épiphysaire fémoral proximal de l’enfant.
La plus fréquente des ostéochondrites de l’enfant (surtout le garçon) survient entre 4 et 9 ans, avec un pic autour de 5/6 ans, Parfois bilatérale mais asynchrone, elle se manifeste par une boîterie, douloureuse ou non. Son évolution se fait vers la guérison avec d’autant moins de séquelles que le début a été plus précoce, avant 6 ans d’âge osseux.
L’affection évolue en trois phases anatomiques : phase ischémique initiale, asymptomatique, à radiographies normales mais IRM pathologique; phase de revascularisation centripète du noyau céphalique avec fracture sous-chondrale de l’os nécrosé, symptomatique, à l’origine d’un processus de réparation qui associe des phénomènes destructifs (fragmentation de la tête fémorale, déformation du noyau épiphysaire) et constructifs (prolifération de tissu de granulation et d’os immature, ostéocondensation, remodelage de la tête) ; phase tardive de remodelage de la tête par de l’os spongieux normal.
A ces phases correspondent des stades sur les radiographies de face et de profil de Lauenstein : normalité, condensation, fragmentation, reconstruction, stade séquellaire. L’IRM avec injection, non irradiante, permet de faire le diagnostic précoce de nécrose ischémique alors que les radiographies sont encore normales, de rechercher des facteurs de mauvais pronostic et d’éliminer les diagnostics différentiels : synovite aigüe transitoire de hanche, épiphysiolyse, ostéoarthrite inflammatoire ou infectieuse, tumeur, arrachement apophysaires locaux, ostéonécrose céphalique secondaire, dysplasie de Mayer, ostéochondrodysplasies diverses…Différentes classifications (Catterall, Herring, Stulberg…) de cette affections ont été établies..
Le traitement est orthopédique et/ou chirurgical. Son but est d’éviter les déformations céphaliques secondaires (coxa plana) et d’aboutir à une couverture acétabulaire satisfaisante afin d’éviter la coxarthrose précoce.

A. T. Legg, chirurgien orthopédiste américain (1908-09), G. Perthes, chirurgien allemand (1910), J. Calvé, chirurgien orthopédiste français (1910)

Syn. ostéochondrose déformante juvénile, maladie de Legg-Perthes-Calvé, maladie de Calvé

Catterall (classification de), Meyer (dysplasie de), coxa plana, Lauenstein (incidence de)

[I,O1]

Édit. 2017

périarthrite de la hanche l.f.

tendinitis of the hip

Ensemble des pathologies douloureuses de la hanche ne s'accompagnant pas d'une atteinte de l'articulation de la hanche et se rapportant habituellement à des tendinites (moyen fessier) ou des bursites (trochantérienne, du psoas iliaque).

[I1]

ptosis palpébral avec diastasis des droits et dysplasie de la hanche l.f.

eyelids ptosis with diastasis recti and hip dysplasia

Syndrome associant un ptosis, un strabisme convergent, une agénésie des muscles abdominaux, une luxation de la hanche, une cryptorchidie et un retard de développement.
La description a été faite sur deux enfants de parents consanguins. Dans la forme dominante, il existe en plus un blépharophimosis et un épicanthus inversus. L'affection est autosomique récessive (MIM 265050).

F. Carnevale, pédiatre italien (1989)

rhume de la hanche l.m.

transient synovitis of the hip

Atteinte coxofémorale d'étiologie indéterminée touchant l'enfant, souvent dans un contexte fébrile, et évoluant favorablement en quelques jours.

Syn. synovite transitoire de la hanche

hanche (rhume de la)

[I1]

subluxation congénitale de la hanche l.f.

congenital subluxation of the hip

Déplacement vers le haut et en dehors de la tête fémorale dans le cotyle, sans perte complète des rapports entre les deux constituants articulaires.
La subluxation peut être dépistée dès la naissance par la manœuvre dynamique de Barlow ou par échographie. Elle n'est souvent décelée que plus tard lorsque l’ossification des constituants articulaires permet l'interprétation des radiographies. La subluxation résiduelle de la hanche persiste après le traitement d’une luxation congénitale lorsque la tête fémorale reste déplacée vers le haut et/ou en dehors dans le cotyle.

T. G. Barlow, chirurgien orthopédiste britannique (1962)

Barlow (manœuvre de)

[I1,Q2]

Édit. 2015

synovite transitoire de la hanche l.f.

transient synovitis of the hip

hanche (rhume de la)

tendinite de la hanche l.f.

tendinitis of the hip

hanche (périarthrite de la)

[I1]

prothèse totale de hanche l.f.

total hip arthroplasty

Dispositif remplaçant les composantes céphalique et acétabulaire de l'articulation coxofémorale.
Chaque composante peut être scellée (cimentée) ou enfoncée à force, impactée (sans ciment). Les couples de friction sont variés : métal/polyéthylène, céramique/polyéthylène, céramique d'alumine/céramique d'alumine ou, plus rarement, métal/métal. Certaines prothèses, dites à double mobilité, comportent deux surfaces de glissement concentriques, dans le but d'accroître la stabilité.
La prothèse totale de hanche, de plus en plus fiable, constitue le traitement ultime des pathologies destructrices de hanche: coxarthrose, altération post-traumatique, ostéonécrose de la tête fémorale....
.
Prothèses de hanche normales cimentée et sans ciment

R. et J. Judet, orthopédistes français, implantèrent en 1946 la première prothèse totale de hanche (1946)

Sigle PTH

prothèse, coxarthrose, ostéonécrose aseptique de la tête fémorale

[I2]

Édit. 2019

prothèse intermédiaire de hanche l.f.

femoral hip arthroplasty

Prothèse partielle de hanche, dite aussi prothèse céphalique, ne remplaçant que la composante fémorale de l'articulation et laissant en place l'acétabulum naturel.
Elle est indiquée principalement chez les patients âgés à la suite d'une facture du col du fémur avec acétabulum normal. Cette prothèse se reconnaît facilement sur une radiographie : le toit de l'acétabulum reste visible.  

A. Moore, chirurgien orthopédiste britannique effectua la première chirurgie de remplacement de la tête du fémur par une prothèse métallique (1942)

Réf. A. Moore (1899-1963), chirurgien orthopédiste britannique

prothèse totale de hanche

[I2]

Édit. 2019

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