Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

75 résultats 

sténose carotidienne l.f.

internal carotid artery stenosis

carotide interne (sténose et thrombose de la)

sténose cervicale l.f.

cervical stenosis

Rétrécissement du canal cervical ou de l’un de ses orifices, source possible de stérilité, secondaire à un traumatisme, p. ex. un curetage, à une électrocoagulation, une conisation, une électrorésection à l’anse diathermique, une amputation du col ou une infection.

Étym. gr. : stenos : étroit

sténose choanale l.f.

choanal stenosis

atrésie choanale

sténose congénitale de l'urèthre l.f.

congenital urethral stricture

Diminution segmentaire du calibre du canal uréthral, d'origine congénitale.
De tels rétrécissements congénitaux correspondent soit à une atrésie segmentaire justiciable d'une résection-uréthroraphie, soit à un diaphragme ou à une valve muqueuse de traitement endoscopique simple.

Étym. gr. : stenos : étroit

atrésie segmentaire de l'urèthre

sténose de la carotide interne l.f.

internal carotid artery stenosis and thrombosis

Affections se manifestant fréquemment par un accident vasculaire cérébral polymorphe ou découvertes lors de l'auscultation systématique des vaisseaux cervicaux.
Il peut s'agir d'accidents ischémiques transitoires par migration d'un thrombus mural à partir d'une plaque pariétale d'athérome presque toujours située près de la naissance de la carotide interne.
Ainsi sont observés : des signes neurologiques de quelques minutes en foyer par occlusion d'une petite branche de l'artère sylvienne, régressifs avec la lyse rapide du petit embole; une suspension également très brève du langage ; un déficit moteur et/ou sensitif d'un membre supérieur, voire un engourdissement localisé ; une amaurose monoculaire transitoire mais souvent récidivante par embole de l'artère ophtalmique.
L'évolution de ces troubles est en fait variable : répétition tout en restant transitoires ; prélude à un accident plus grave comme une embolie sylvienne avec infarctus parenchymateux ; précession d'une thrombose carotidienne de traduction polymorphe, soit latente, soit entraînant un ramollissement sylvien ou des paliers hémiplégiques successifs en quelques heures ou quelques jours, et pouvant simuler une tumeur.
Le degré de sténose semble le mieux apprécié actuellement par l'association de l'écho-Doppler (ED) à l'angiographie par résonance magnétique, avec recours à l'artériographie en cas de discordance des deux investigations. L'endartériectomie chirurgicale paraît le traitement de référence des sténoses carotidiennes serrées symptomatiques (supérieures à 70%). Sinon, sous réserve d'une surveillance correcte des accidents transitoires pendant plusieurs mois, un traitement médical des facteurs de risque et un anticoagulant ou un anti-agrégant adapté peuvent être appliqués.

sténose de l'aqueduc liée au sexe l.f.

X-linked aqueductal stenosis,

D. S. Bickers, neuropathologue américain (1949)

hydrocéphalie congénitale et malformation bilatérale des pouces (syndrome d')

sténose de la voie biliaire principale l.f.

main hepatic duct stenosis

Rétrécissement qui peut être d’origine tumorale (cholangiocarcinome), inflammatoire (angiocholite, cholangite sclérosante), extrinsèque (ganglion, cancer du pancréas, pancréatite chronique), ou être postchirurgical (plaie de la voie biliaire principale).

Étym. gr. : stenos : étroit

sténose de l'aqueduc de Sylvius l.f.

Sylvius aqueduct stenosis

Diminution du diamètre de l'aqueduc de Sylvius.
On en distingue deux variétés :
- par obstruction : soit congénitales, isolées ou associées à une malformation de type Chiari ou à une dysgénésie du corps calleux ; soit acquises, inflammatoires ;
- par compression inflammatoire des structures adjacentes (cysticercose, encéphalite), ou tumorale (gliome du tectum, pinéalome).
La conséquence de la sténose est une hydrocéphalie triventriculaire non communicante.

Étym. gr. : stenos : étroit

sténose de l'uretère l.f.

ureteral stenosis

Rétrécissement complet ou incomplet, congénital ou acquis de l’uretère.

Étym. gr. : stenos : étroit

atrésie urétérale

sténose du canal rachidien l.f.

spinal canal stenosis

canal cervical étroit, canal lombaire étroit, cervicarthroses et sténoses du canal rachidien (myélopathies des)

sténose duodénale l.f.

duodenal stenosis

Diminution du calibre duodénal secondaire à une affection endoluminale (lymphome, cancer) ou extrinsèque d’origine pancréatique (cancer, pancréatite).

Étym. gr. : stenos : étroit

sténose duodénopylorique l.f.

duodenopyloric stenosis

Rétrécissement du premier duodénum.
Chez l’enfant, elle est secondaire à une hypertrophie pylorique congénitale. Chez l’adulte, elle est la conséquence cicatricielle d’un ulcère duodénal chronique, non ou incomplètement traité ; depuis l’avènement des médicaments antisécrétoires gastriques puissants, cette complication est devenue exceptionnelle.

Étym. gr. : stenos : étroit

sténose du sphincter d'Oddi l.f.

Oddi’s sphincter’s stenosis

Sténose causée par la cicatrisation fibreuse du sphincter d’Oddi après qu’ait été faite une sphinctérotomie chirurgicale ou endoscopique.

R. Oddi, anatomiste et chirurgien italien (1887)

Étym. gr. : stenos : étroit

sténose fibreuse l.f.

fibrous stenosis

Sténose secondaire à des phénomènes inflammatoires évolutifs ou cicatriciels et, dans ce cas, due à la présence excessive de tissu conjonctivofibreux.

Étym. gr. : stenos : étroit

sténose gastrique l.f.

gastric stenosis

Sténose de l'estomac due à une compression extrinsèque (foie, rate, pancréas) ou intrinsèque (cancer, lymphome).

Étym. gr. : stenos : étroit

sténose infundibulaire l.f.

infundibular stenosis

Rétrécissement, le plus souvent congénital, de la chambre de chasse du ventricule droit.
Elle est rarement isolée (sténose infundibulaire pure), plus souvent associée à un ou plusieurs défauts septaux. Son traitement exige une résection chirurgicale sous circulation extracorporelle.

Étym. gr. : stenos : étroit

sténose ischémique du grêle l.f.

small intestine ischemic stenosis

Sténose du grêle due soit à une radiothérapie, soit à une maladie de Crohn, soit à l’utilisation chronique d’anti-inflammatoires non stéroïdiens.

Étym. gr. : stenos : étroit

sténose isthmique de l'aorte

aorta’s isthmic stenosis, isthmic aorta’s sclerosis

coarctation de l'aorte

sténose laryngée l.f.

laryngeal stenosis

Rétrécissement de la filière laryngée pouvant entraîner une dyspnée.
Le siège de la sténose peut être vestibulaire, glottique ou sous-glottique. Elle peut affecter la trachée sous-jacente, notamment en cas de trachéotomie ayant lésé le cricoïde. Elle peut être congénitale, ou la séquelle d’un traumatisme externe ou interne, ou encore être consécutive à une intervention chirurgicale ou à une intubation trachéale. Faisant suite à une cicatrice rétractile post-lésionnelle de la muqueuse elle cause un syndrome obstructif avec emphysème se manifestant par une dyspnée inspiratoire, parfois très longtemps après la lésion initiale.
Le diagnostic se pose grâce à la spirographie, à la fibroscopie bronchique et à l’imagerie (scanographie, IRM).
Le traitement associe corticoïdes, dilatation et, en cas d’échec, reprise par microchirurgie de la zone sclérosée.

Étym. gr. : stenos : étroit

emphysème, laser (anesthésie lors de l'emploi du), sténose trachéale, VIMS

sténose œsophagienne l.f.

oesophageal stenosis

Sténose de l'œsophage de cause variable : œsophagite peptique, cancer épidermoïde, adénocarcinome, séquelle de radiothérapie, chirurgie antireflux avec mauvais calibrage de la valve, spasme du muscle cricopharyngien, sténose extrinsèque (ganglion, cancer bronchique).

Étym. gr. : stenos : étroit

sténose trachéale l.f.

Réduction localisée du calibre de la trachée, consécutive à une lésion de la paroi trachéale,

surven ant généralement après la mise en place pendant un temps variable (de quelques heures à quelques jours) d'une sonde d'intubation trachéale ou d'une canule de trachéotomie.
La nécrose de la paroi évolue vers un tissu cicatriciel à l'aspect granulomateux sur un tissu fibreux rétractile formant un diaphragme ou sur une trachéomalacie (après nécrose des cartilages trachéaux). En dehors des causes extrinsèques (compression de la trachée, par ex. par une tumeur) la sténose, généralement une complication de la réanimation, siège au niveau de l'orifice de trachéotomie ou de l'extrémité distale de la canule de trachéotomie ou de la sonde d'intubation lorsqu'il y a eu compression de la muqueuse par un ballonnet trop gonflé. Elle se manifeste à distance de l'accident initial, souvent lors de l'extubation mais aussi parfois très longtemps après, par une insuffisance respiratoire du type obstructif (emphysème) atypique avec une résistance inspiratoire plus forte que la résistance expiratoire (VIMS < VEMS). Après les signes spirographiques, le diagnostic se confirme par la fibroscopie bronchique et par l'imagerie (scanographie, IRM).
En urgence, le traitement associe les corticoïdes et la réintubation.
Dans les cas graves, si la dilatation trachéale a échoué, le traitement curatif est chirurgical (résection de la sténose).

Étym. gr. : stenos : étroit

ballonnet de la sonde d'intubation, emphysème, sténose laryngée, VEMS, VIMS

sténose trachéobronchique post-traumatique l.f.

post-traumatic tracheobronchial stenosis

Réduction du calibre de la trachée ou des grosses bronches par un granulome ou par un effondrement localisé de la paroi en regard, soit d'un orifice de trachéotomie, soit d'un ballonnet de sonde trachéobronchique ou parfois d'une fracture trachéobronchique méconnue.
Elle se manifeste au niveau de la trachée par un tirage inspiratoire avec sifflements allant progressivement en s'aggravant. Si on méconnaît la sténose, elle est temporairement améliorée par les corticoïdes. La trachéobronchoscopie est l'examen de base pour faire le diagnostic et préciser le siège : laryngotrachéal, trachéal, carénaire, bronchique. La longueur de la sténose est appréciée par des tomographies frontales de Frain ou une tomodensitométrie spiralée avec reconstruction.
Seules les sténoses purement granulo-inflammatoires peuvent être traitées par le laser YAG. Dans les autres formes, la désobstruction laser libère les voies aériennes et permet, dans les jours suivants et à moindre risque, une intervention sous anesthésie générale.
Une rupture d'une bronche principale ou lobaire isolée méconnue peut se révéler au stade de sténose, soit par une atélectasie si elle est totale, soit par une suppuration pulmonaire récidivante si elle est partielle. Si la suppuration a détruit le territoire pulmonaire sousjacent, le traitement ne peut être que l'exérèse de celui-ci.

Ch. Frain, médecin électroradiologiste français (1957)

Étym. gr. : stenos : étroit

sténose trachéobronchique tuberculeuse l.f.

tuberculous tracheobronchial stenosis

Rétrécissement localisé de la trachée ou plus souvent d'une bronche de gros calibre (bronche principale, lobaire ou segmentaire), habituellement secondaire à un envahissement de la paroi bronchique à partir d'une adénopathie tuberculeuse à son contact.
Ce type de sténose est devenu très rare dans nos régions. Le rétrécissement peut être fibreux, séquellaire d'une tuberculose bronchique guérie relevant, au niveau de la trachée, des bronches principales et de l'orifice des bronches lobaires, de la chirurgie. S'il est de type tuberculeux actif, il relève d'abord du traitement antituberculeux.

R. C. Brock, Sir, chirurgien thoracique britannique (1946) ;  E. A. Graham, chirurgien thoracique américain (1949)

Étym. gr. : stenos : étroit

Brock (syndrome de), Graham-Burford-Mayer (syndrome de)

sténose vasculaire l.f.

vascular stenosis

Diminution permanente du calibre d’un vaisseau, par une lésion organique de sa paroi, soit congénitale (coarctation) soit acquise (athérosclérose).
Les sténoses vasculaires sont une des principales indications de la chirurgie des vaisseaux (résection, élargissement par patch) ou de la cardiologie interventionnelle (dilatation par ballonnet).
 Étym. gr. : stenos : étroit

Syn. rétrécissement

sténose vasculaire mésentériqu e l.f.

mesenteric vascular sclerosis

Occlusion vasculaire artérielle plutôt que veineuse, par embolie ou thrombose sur plaque athéromateuse le plus souvent, principalement de siège ostial, responsable, soit d'accident aigu avec infarctus entéromésentérique, soit d'épisodes chroniques d'ischémie intestinale entraînant essentiellement un syndrome d'angor abdominal et une sténose du grêle.

Étym. gr. : stenos : étroit

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