laboratoire national de la santé l.m.
health national laboratory
Laboratoire public chargé du contrôle des médicaments, des vaccins et de la qualité des analyses de biologie médicale des produits sanguins, etc.
Il assure des expertises en matière hydrologique et thermale et collecte des données épidémiologiques. Il est centre de référence concernant divers microorganismes.
Ce laboratoire est l’un des organes du ministère chargé de la santé.
Sigle : LNS
médecin de santé publique l.m.
public health doctor
Médecin se consacrant à l’une des carrières de la santé publique : services administratifs de l’Etat, médecine du travail, médecine au service des organismes de protection sociale, etc.
médecin inspecteur de la santé l.m.
medical health inspector, public health inspector
Médecin appartenant au corps administratif que l’Etat charge du contrôle de l’exécution des lois et réglementations contribuant à la santé publique.
La plupart des médecins inspecteurs sont affectés à l’administration centrale du ministère chargé de la santé ou dans ses services extérieurs.
ministère de la Santé l.m.
department of health
Département ministériel chargé d’administrer les services de santé et de promouvoir toute mesure législative ou réglementaire utile à la santé de la population.
1) Depuis plusieurs décennies le ministère de la santé perd souvent son autonomie dans le gouvernement : le ministre chargé de la santé peut l’être aussi de la protection sociale, de la solidarité, des affaires sociales, etc.
2) Le ministère de la Santé comprend la Direction générale de la santé, le Direction de la pharmacie et du médicament, la Direction des hôpitaux, il administre l’Ecole nationale de santé publique, le Laboratoire national de la Santé, le Haut Comité d’étude et d’information sur l’alcoolisme, etc.
3) La santé d’une population dépendant de nombreux facteurs liés à l’hygiène, à l’environnement, à l’économie de la nation, etc., le ministre chargé de la santé est de moins en moins souvent le maître d’œuvre pour régler un problème sanitaire : les ministres chargés des finances, de l’agriculture, de l’environnement, de la mer, etc. sont également intéressés.
Observatoire régional de la santé l.m.
Organisme fixé au siège d’une région, chargé de rechercher et d’établir toutes données relatives à l’état de santé de la population de la région, pour permettre aux autorités sanitaires et aux collectivités territoriales d’organiser la prévention et la correction des situations médico-sociales préoccupantes.
Selon les régions, l’observatoire est une association de droit privé ou un organisme dépendant de la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales (DRASS).
Sigle ORS
Édit. 2017
officier de santé l.m.
Personne qui, au XIXe siècle, avait suivi une formation médicale plus courte que celle qui était exigée pour devenir docteur en médecine.
Depuis le début du XXe siècle, la France n’a plus d’officiers de santé. L’expression est parfois employée pour désigner les médecins africains formés dans les écoles à l’époque de la colonisation et les feldschers qui exercent en Union soviétique.
Édit. 2017
Organisation Mondiale de la Santé l.f.
World Heath Organization (sigle WHO)
Institution internationale spécialisée des Nations Unies créée en 1948 en vue d’assurer la coopération internationale pour l’amélioration de la santé.
S’étant donné pour mission d’amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé. elle organise une coopération entre les Etats membres pour la lutte contre les maladies transmissibles et les grandes affections comme les cancers ; elle établit un règlement sanitaire international, une pharmacopée, une nomenclature internationale des maladies, etc.
Siégeant à Genève, elle organise chaque année une Assemblée mondiale de la santé. Elle gère des bureaux régionaux pour l’Europe (siège à Copenhague), pour la Méditerranée Orientale (Alexandrie), l’Afrique (Brazzaville), le Moyen Orient (Delhi), l’Asie du Sud-Est (Manille), les Amériques (Washington).
Étym. gr. organon : instrument de travail, organe
Sigle : OMS
Édit. 2017
personnel de santé l.m.
Ensemble des personnes contribuant à la prévention des maladies, aux soins aux malades, à l’industrie biomédicale, au fonctionnement des établissements de soins, etc.
→ profession de santé, profession paramédicale
politique de santé l.f.
Ensemble des orientations techniques et financières adoptées par un gouvernement pour le maintien et/ou l’amélioration de la santé de la population.
Tous les gouvernements affirment avoir une politique de santé, certains en ont une sous forme d’un plan programmé à plus ou moins long terme, certains n’en ont aucune. Une politique peut viser particulièrement la lutte contre les endémies ou le développement des équipements sanitaires ou la formation des personnels, etc.
profession de santé l.f.
Ensemble de personnes ayant une activité liée à la prophylaxie ou aux soins au malades.
On groupe dans l’expression imprécise de professions de santé les professions médicales, les auxiliaires médicaux, les professions paramédicales, les personnels des laboratoires d’analyses biologiques, les personnes liées à la pharmacie et à l’industrie du médicament, etc.
sans-abri et santé mentale l.m.
homeless and mental health
Situation de certains malades mentaux que leur maladie a désinsérés du tissu social, les empêchant de travailler et les privant d'un domicile, processus accentué par la crise économique.
Relevée par la généralité des auteurs, une surmorbidité psychiatrique (un tiers environ des sans-domiciles aux États-Unis) concerne en particulier : les états schizophréniques (prévalence dix fois plus élevée que dans la population générale), la psychose maniacodépressive, les troubles de la personnalité, les effets de l'usage de l'alcool et des drogues.
En France, la psychiatrie de secteur les ignorerait si la réglementation ne les répartissait dans les secteurs existants, au niveau de chaque hôpital et de chaque centre médicopsychologique, leur donnant au moins un lieu de refuge et d'hébergement thérapeutique.
Ces patients posent de difficiles problèmes de réadaptation, surtout quand ils sortent de l'hôpital psychiatrique après un long séjour, ne répondent pas aux traitements ou ne les observent pas, sont démunis, mobiles, sans appui familial et utilisent toutes sortes de moyens pour se sortir des embarras de la vie. Dans les pays anglosaxons, il est apparu qu'une importante proportion de malades mentaux ne pouvait être traitée convenablement dans la communauté.
santé n.f.
« La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité ».
Cette définition est celle du préambule1 de 1946 à la Constitution de l'organisation mondiale de la santé (OMS). Elle n'a pas été modifiée depuis.
A l’origine, état satisfaisant des fonctions physiques et mentales d’une personne.
Aujourd’hui, conditions bonnes ou mauvaises dans lesquelles s’exercent les fonctions d’un organisme vivant, compte tenu des variations de son milieu, de son âge, etc.
La première acception est statique et synonyme de bonne santé. Ainsi, selon l’OMS, la santé est un état de complet bien être physique, mental et social, et ne constitue pas seulement une absence de maladie ou d’infirmité.
La deuxième acception est dynamique et se réfère à l’obligation faite à l’homme de s’adapter en permanence aux changements de son environnement physique, social, professionnel et aux étapes de sa vie. Les possibilités adaptatives propres aux êtres vivants caractérisent la santé et la maladie.
Par analogie, on applique le terme santé également aux animaux et aux plantes.
→ santé communautaire santé mentale santé publique santé publique vétérinaire santé scolaire
santé communautaire l.f.
community health
Discipline qui se consacre à la protection de la santé d’une collectivité et des individus qui en sont membres.
1) Les partisans des réalisations de santé publique à l’échelle d’une communauté, par exemple une commune ou un quartier, visent à la meilleure coordination possible des services médicaux et des services sociaux ; une équipe pluridisciplinaire travaillant en un lieu unique est en permanence à la disposition du public pour les informations, les consultations et les soins de toute nature.
2) Dans les pays en développement, ce mode d’organisation du système de santé se réfère surtout à l’emploi des personnes locales appartenant au groupe et ayant reçu une instruction des fondements de l’hygiène : infirmiers sanitaires, matrones, secouristes, etc.
santé mentale l.f.
mental health
État de bon fonctionnement du psychisme caractérisé par l’aptitude à affronter les frustrations et les conflits de la vie en société ainsi que les difficultés psychologiques, facteurs d’angoisse, sans perte de l’harmonie personnelle et de la jouissance du bien-être relationnel.
Ceci suppose des facultés d’adaptation fondées sur l’efficacité des mécanismes de défense du moi. Leur faillite est à l’origine de différents modes de décompensation de l'équilibre psychique qui constituent les diverses maladies mentales.
La société est confrontée à la nécessité d'instaurer une politique de santé mentale. Celle-ci est étroitement liée aux besoins socioculturels de la collectivité et aux moyens économiques consentis. Quelle qu'elle soit, cette politique associe des actions très coûteuses de prévention et de soins.
→ hygiène mentale, santé publique
santé publique l.f.
public health
1) Discipline qui se consacre à la protection de la santé d’une collectivité et des personnes qui la composent.
2) Ensemble des institutions et des personnes qui se consacrent à cette activité.
Avec l’évolution des mœurs et des techniques, la santé publique intervient dans un nombre grandissant de domaines : hygiène du milieu, de l’eau, de protection contre les catastrophes naturelles, organisation du système de santé et des secours d’urgence, lutte contre les grands fléaux, vaccinations collectives, etc. Elle se préoccupe donc autant de la prévention des maladies que de leur traitement.
Pouvant concerner tous les domaines de la pathologie, les actions de santé publique sont déterminées par des études épidémiologiques.
santé publique vétérinaire l.f.
veterinary public health
Partie de l’art vétérinaire qui se consacre à la protection de la santé des populations humaine et animale.
La médecine vétérinaire intervient de nombreuses façons : étude des maladies des animaux pouvant contribuer à une meilleure connaissance des maladies humaines, prévention et traitement des épizooties pouvant atteindre l’homme, contrôle de l’élevage et de l’alimentation des animaux destinés à la nourriture humaine, contrôle de la qualité des animaux à l’abattage, etc.
santé scolaire l.f.
school health
Discipline qui se consacre à la protection de la santé des personnes vivant en milieu éducatif, enseignants et enseignés.
1) Les organismes de santé scolaire emploient des médecins et des infirmiers. Ils dépistent les anomalies sensorielles ou de développement des écoliers, veillent à l’observance des règles d’éviction en cas d’épidémie, donnent aux enseignants leurs avis sur les horaires et le rythme de l’enseignement pour la santé des écoliers, etc.
2) Les personnels de la santé scolaire des établissements publics sont soumis à l’autorité du ministère de l’Education nationale.
service communal d'hygiène et santé l.m.
Service placé sous l’autorité du maire et chargé de la protection générale de la santé dans les domaines de la prophylaxie des maladies transmissibles et de l’hygiène du milieu : eau, air, habitat, etc.
Ce service conduit des actions de prévention et de contrôle dans les domaines précités. En matière de contrôle, les services créés postérieurement à 1984 agissent grâce au seul pouvoir de police du maire ; ceux créés avant 1984 disposent également, pour partie d’un pouvoir de police exercé au nom de l’Etat. Seules 200 communes disposent d’un tel service, anciennement dénommé bureau municipal d’hygiène, les SCHS ont à leur tête un médecin.
Sigle SCHS
service de santé des armées l.m.
Ensemble des personnels et des équipements destinés à assurer la prévention des maladies et les soins aux malades et blessés, ainsi qu’à leur famille, des personnels des armées de terre, de mer et de l’air.
Le service de santé des armées est soumis à l’autorité exclusive du Ministre de la Défense.
signalétique et accessibilité en établissement de santé l.f.
Ensemble des mesures facilitant l’accès des personnes handicapées aux établissements recevant du public, particulièrement aux centres de soins.
Il s’agit spécialement de signalisations claires et faciles à consulter, des locaux et des voies d’accès, d’utilisation de pictogrammes et de moyens de guidage pour les personnes malvoyantes, ainsi que de rampes en plan incliné conduisant à des salles surélevées.
soins de santé primaire l.m.p
primary healthcare.
Soins de suite et de réadaptation (SSR) l.m.p.
Dénomination des services de moyen séjour recevant des patients nécessitant après des traitements hospitaliers des soins de réadaptation.
L’appellation antérieure était service de moyen séjour.
système de santé l.m.
health system
Dans un pays, ensemble des dispositions législatives et réglementaires destinées à la prévention des maladies (hygiène publique : alimentation, eaux, environnement, etc.) et aux soins aux malades, ainsi que des administrations, des personnes et des équipements qui y contribuent.
Selon le régime économique et politique du pays, un système de santé peut être plus ou moins centralisé, confié à des organismes publics et/ou privés.
→ analyse d'un système, système de soins
système national des données de santé (SNDS) l.m.
Créé par la loi de modernisation de notre système de santé, le SNDS regroupe les principales bases de données de santé publiques existantes en vue d’améliorer les connaissances sur la prise en charge médicale et l’élargissement du champ des recherches, des études et évaluations dans le domaine de la santé.
Le décret n° 2016-1871 du 26 décembre 2016 est entré en vigueur le 1er avril 2017. Il décrit les modalités de gouvernance et de fonctionnement du SNDS, fixe la liste des organismes, établissements et services bénéficiant d'accès permanents aux données en raison de leurs missions de service public ainsi que les procédures d’accès. Ce texte prévoit également des possibilités d'accès ponctuel.
L’accès aux données de santé collectées par les personnes publiques a pour objectif de contribuer à :
- l’information sur la santé, l'offre de soins, la prise en charge médico-sociale et leur qualité ;
- la définition, la mise en œuvre et l'évaluation des politiques de santé et de protection sociale ;
- la connaissance des dépenses de santé, d'assurance maladie et médico-sociales ;
- l'information des professionnels, des hôpitaux ou médico-sociaux sur leurs activités ;
- la surveillance, la veille et la sécurité sanitaires ;
- la recherche, les études, l'évaluation et l'innovation dans les domaines de la santé et de la prise en charge médico-sociale.
Le SNDS rassemble et met à disposition les bases de données qui existaient, jusqu’alors, indépendamment :
- la base SNIIRAM (Système National d’Information Interrégimes de l’Assurance Maladie) contenant les données de l’assurance maladie;
- la base PMSI (programme de médicalisation des systèmes d'information) contenant les données issues de l’activité des établissements de santé ;
- la base CepiDC, gérée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), contenant les données sur les causes de décès;
- les données liées au handicap issues des maisons départementales des personnes handicapées
- des données provenant les « complémentaires santé ».
Le SNDS ne contient aucune donnée directement identifiante concernant les personnes.
Les données contenues dans le SNDS (détaillées à l’article R. 1461-4 du Code de la santé publique) concernent :
- les bénéficiaires de soins :
- sexe, mois et année de naissance, rang de naissance et lieu de résidence ;
- informations médico-administratives ;
- maladies professionnelles ;
- date, lieu, causes et circonstances du décès, situation familiale et profession à la date du décès.
- les organismes d’assurance maladie obligatoire et, le cas échéant, complémentaire :
- identification des organismes ;
- caractéristiques de la prise en charge de ces organismes.
- les prestations prises en charge par les organismes, associées à chaque bénéficiaire :
- soins de « ville » : nature des actes, actes de pharmacie, dispositifs médicaux,
- séjours à l’hôpital ;
- montant des actes ou prestations. ;
- type de contrat souscrit avec la complémentaire santé.
- les professionnels de santé :
- les personnes en situation de handicap (informations médico-sociales liées au handicap et à sa prise en charge, décisions de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées).
- les informations relatives aux arrêts de travail et aux prestations fournies
La loi interdit l’utilisation des données contenues dans ce fichier à des fins de promotion des produits de santé et à des fins d’exclusion de garanties des contrats d’assurance ou la modification des cotisations et des primes d’assurance.
La Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) est responsable du traitement et se charge de sa mise en œuvre.
L’INSERM peut également, dans le cadre d’une convention conclue avec la CNAMTS, réaliser des extractions et mettre à disposition des données de santé dans le cadre de recherches, d’études ou d’évaluation de pratiques de soin.
Toute personne dispose d’un droit d’opposition si elle ne souhaite pas que les données qui la concernent fassent l’objet d’une utilisation à des fins de recherche à condition que cela n’empêche pas l’exercice des missions des services de l’Etat et de certains établissements publics, telles que le suivi d’une épidémie ou la surveillance sanitaire. Les droits d'accès, de rectification et d'opposition s'exercent localement auprès du directeur de la CNAMTS à laquelle la personne est rattachée. Lorsque les données du SNDS sont utilisées dans le cadre d’une recherche spécifique, une information individuelle peut être délivrée à la personne.
→ accès aux informations à caractère médical, système national d'information interrégimes de l'assurance maladie, programme de médicalisation des systèmes d'information, institut national de la santé et de la recherche médicale, complémentaire santé, caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés
[E1]
Édit. 2018
unions régionales de professionnels de santé l. f. p.
regional unions of healthcare professionals
Réunion de représentants des différentes professions de santé auprès des Agences régionales de santé dans le but de construire efficacement le projet régional de santé.
vieillissement en bonne santé l.m.
Processus de développement et de maintien des aptitudes fonctionnelles qui permet aux personnes âgées de jouir d’un état de bien-être.
Il débute à la naissance, en fonction du patrimoine génétique dont l’expression peut être influencée par des expériences, des comportements et des expositions à l’environnement.
Il est dominé par le maintien des aptitudes fonctionnelles et ne se réduit pas à l’absence de maladie.
M. Chan, directrice générale de l’OMS (2016)
[N1]