pseudo-occlusion colique l.f.
colonic pseudo-obstruction
Dilatation aigüe d'un côlon, antérieurement sain, survenant sans obstacle mécanique.
Elle survient habituellement chez des malades âgés (60% d'hommes) atteints d'une maladie extracolique grave, avec souvent des troubles respiratoires, ayant nécessité la ventilation mécanique. Il peut s'agir d'affection du système nerveux (maladie de Parkinson, d'accident vasculaire cérébral, démence, atteinte médullaire), bronchopneumopathie chronique, diabète, insuffisance cardiaque, hépatique ou rénale, greffe du rein, grabataires. Dans 25% des cas, il existe une affection associée intra- ou rétropéritonéale, en particulier après une intervention chirurgicale ou un traumatisme. Le syndrome peut parfois s'observer après césarienne ou accouchement non compliqué. Malgré de nombreuses hypothèses, la physiopathologie du syndrome est actuellement discutée : la pathogénie fait intervenir un déséquilibre neurovégétatif et une atteinte diffuse de la motricité viscérale, étendue parfois à l'œsophage, à l'estomac et à la vessie. Certains médicaments peuvent en favoriser l'apparition (clonidine, analgésiques centraux, opiacés, glucocorticoïdes).
Cliniquement l'attention est attirée par une distension abdominale diffuse, parfois monstrueuse, d'installation progressive ou brutale. Les symptômes sont modestes : douleur abdominale, arrêt des matières et des gaz, mais les nausées et les vomissements sont rares et peuvent même manquer. L'abdomen est tendu et tympanique, difficilement dépressible, sans contracture ni défense. Au toucher rectal, l'ampoule rectale est généralement vide. La radiographie de l'abdomen sans préparation montre une distension gazeuse diffuse ou segmentaire. Les dernières anses iléales peuvent être visibles et distendues. L'endoscopie ne trouve aucun obstacle. L'affection peut causer une gêne respiratoire et nutritionnelle, il y a surtout un risque élevé de perforation (surtout cœcale), entraînant un risque de péritonite conduisant à une issue fatale.
Le traitement consiste en aspiration gastrique, mise en place d'une canule rectale, puis exsufflation du côlon sous endoscopie, complétée éventuellement par une intubation colique prolongée car les récidives sont fréquentes.
W. H. Ogilvie, Sir, chirurgien britannique (1948)
transit colique (durée du) l.m.
Temps que met le bol alimentaire à parcourir le cadre colique.
La technique de Couturier et Chaussade permet la mesure de la vitesse du transit colique : ingestion de marqueurs radioopaques pendant trois jours à heure fixe et repérage par radiographie de l’abdomen sans préparation plusieurs jours consécutifs.
La durée totale du transit colique est de 34 h environ ; de 7 h pour le côlon droit, 9 h pour le côlon gauche et 18 h pour le rectosigmoïde. Cette durée représente 80% de la durée du transit digestif total.
D. Couturier, gastroentréologue français, membre de l’Académie de médecine (1988) ; S. Chaussade, gastroentérologue français (1986)
tronc gastro-colique de Henle l.m.
Tronc veineux formé par la confluence, au-devant de la tête du pancréas, de la veine colique droite, de la veine pancréatico-duodénale inférieure droite et de la veine gastro-omentale droite.
Très court et assez volumineux, ce tronc commun s’abouche au bord droit de la veine mésentérique supérieure au-devant du processus uncinatus du pancréas.
F. Henle, anatomiste allemand (1809-1885)
Syn. tronc de Henle, veine gastro-colique de Henle
valve iléo-colique l.f.
→ lèvre iléo-colique de l'orifice iléal
valvule iléo-colique l.f.
veine colique droite l.f.
vena colica dextra (TA)
right colic vein
Veine satellite de l’artère colique supérieure droite.
Elle draine tout le territoire veineux de l’angle droit du côlon. Elle chemine transversalement de droite à gauche dans la racine du mésocôlon transverse, croisant la partie descendante du duodénum, au-dessus de l’angle inférieur du duodénum et la face antérieure de la tête du pancréas. Elle se termine au bord droit de la veine mésentérique supérieure au-devant du processus uncinatus du pancréas, rarement directement, le plus souvent par l’intermédiaire d’un tronc gastro-colique (Henle). Elle participe à la constitution de l’arcade bordante veineuse du côlon.
F.G. Henle, anatomiste allemand (1809-1885)
Syn. anc. veine colique droite supérieure, veine colique supérieure droite, veine de l’angle droit du côlon
[A1, K4, L1]
Édit. 2020
veine colique droite supérieure l.f.
Syn. veine colique droite
[A1, K4; L1]
Édit. 2020
veine colique gauche l.f.
vena colica sinistra (TA)
left colic vein
Veine satellite de l’artère colique gauche dans son territoire d’origine, au niveau de l’angle colique gauche.
Elle a ensuite un trajet indépendant de celui de l’artère, très court et transversal vers la droite. Elle se jette dans la partie haute de la veine mésentérique inférieure, sur la convexité gauche de sa crosse. Elle participe à la constitution de l’arcade veineuse bordante du côlon.
Syn. anc. veine colique supérieure gauche, veine de l’angle gauche du côlon
[A1, K4, L1]
Édit. 2020
veine colique inférieure droite l.f.
[A1, L1]
Édit. 2020
veine colique moyenne l.f.
vena colica media (TA)
middle colic vein
Veine satellite de l’artère colique moyenne.
Comme celle-ci, elle est inconstante. Elle draine le côlon transverse. Elle chemine avec l’artère dans le mésocôlon transverse et unit l’arcade veineuse bordante du côlon à la veine mésentérique supérieure.
[A1, K4, L1]
Édit. 2020
veine colique moyenne droite l.f.
Veine satellite de l’artère homonyme.
Elle draine le sang de la partie moyenne du côlon ascendant. Elle se termine le plus souvent dans la veine iléo-cæco-colique à sa partie moyenne, plus rarement par abouchement direct au bord droit de la veine mésentérique supérieure. Elle participe à la constitution de l’arcade veineuse bordante du côlon droit.
[A1, K4, L1 ]
Édit. 2020
veine colique moyenne gauche l.f.
Veine satellite de l’artère homonyme.
Elle draine le sang veineux de la partie moyenne du côlon descendant. Elle se jette dans la veine mésentérique inférieure en un point variable de son trajet : très haut sous l’abouchement de la veine colique gauche, ou à sa partie moyenne près du croisement de l’artère colique moyenne gauche avec la veine mésentérique inférieure, ou enfin plus bas par l’intermédiaire du tronc des veines du sigmoïde. Elle participe à la constitution de l’arcade veineuse bordante du côlon.
[A1, K4, L1 ]
Édit. 2020
veine colique supérieure droite l.f.
[A1, K4, L1]
Édit. 2020
veine colique supérieure gauche l.f.
[A1, K4, L1]
Édit. 2020
veine gastro-colique de Henle l.f.
F. Henle, anatomiste allemand (1809-1885)
→ tronc gastro-colique de Henle
[A1, K4, L1]
Édit. 2020
veine iléo-cœco-colique l.f.
[A1, K4, L1]
Édit. 2020
veine iléo-coeco-appendiculo-colique l.f.
[A1, K4, L1]
Édit. 2020
veine iléo-colique l.f.
vena ileocolica (TA)
ileocolic vein
Veine satellite de l’artère iléo-colique, qui nait, dans le mésocôlon droit, au-dessus de l’angle iléo-colique, de la réunion des veines caecales antérieure et postérieure, de l’arcade veineuse bordante terminale de l’iléon, de la veine appendiculaire et de l’arcade bordante du côlon ascendant.
Elle monte obliquement en haut et à gauche et se jette dans le bord droit de la veine mésentérique supérieure en avant de la portion horizontale du duodénum. Elle reçoit vers la partie moyenne de son trajet la veine colique moyenne droite.
Syn. anc. veine iléo-cœco-colique, veine colique inférieure droite, veine iléo-coeco-appendiculo-colique
[A1, K4, L1 ]
Édit. 2020
volvulus caeco-colique l.m.
caecocolic volvulus
Torsion autour d'un axe longitudinal et vertical du cæcum, du côlon droit et souvent de la partie terminale de l'iléon, secondaire à l'absence d'accolement du mésocôlon droit.
Étym. lat. volvere : rouler
veine colique supérieure gauche l.f.
Syn. veine colique gauche
[A1, K4; L1]
Édit. 2020
épiploon gastro-colique
l.m.
[A1]
Édit. 2020