eau potable l.f.
drinking water
La réglementation actuelle fixe des critères de qualité (de « potabilité ») pour les eaux destinées à la consommation humaine, prenant en compte trois catégories de paramètres.
1/ Paramètres microbiologiques :
il s’agit principalement des indicateurs bactériens de contamination d’origine fécale, les Escherichia coli et les entérocoques, pour lesquels une limite de qualité de 0/100 mL est fixée. Par ailleurs, des valeurs guides (« références de qualité ») sont fixées pour des flores bactériennes considérées comme des indicateurs technologiques, en particulier les bactéries coliformes.
2/ Paramètres chimiques et physico-chimiques :
- des limites dont le respecte strict est exigé, sont fixées pour tous les agents dont la toxicité est avérée, en particulier les pesticides, les éléments traces métalliques, les hydrocarbures et solvants, etc.
- des exigences réglementaires supplémentaires concernent des paramètres indicateurs technologiques, utilisés pour assurer le suivi du bon fonctionnement des processus de traitement, comme la turbidité (indicateur de la qualité de la filtration), ou pour des composés chimiques sans réelle toxicité aux doses rencontrées dans le domaine des eaux mais responsables de défauts de goût ou d’aspect de l’eau (fer, chlorures, etc.).
3/ Paramètres organoleptiques :
odeur, goût, couleur.
→ eau destinée à la consommation humaine
[C1,E1,R2]
Édit. 2018
eau oxygénée l.f.
hydrogen peroxide
Formule : H202
[C1,G3]
Édit. 2018
eau hautement purifiée l.f.
aqua valde purificata
highly purified water
Codifiée par la Pharmacopée européenne, cette eau destinée à la préparation de médicaments est exigée lorsqu’une qualité biologique élevée, est requise.
Les procédés de production, à partir d’une eau destinée à la consommation humaine, utilisent en particulier l’osmose inverse à double passage, combinée à d’autres techniques appropriées (ultrafiltration et désionisation)
→ osmose inverse, désionisation de l'eau, ultrafiltration
[C1,G3]
Édit. 2018
Labarraque (eau de) l.f.
Labarraque’s water, bleach
Dénomination initiale de la solution aqueuse d’hypochlorite de sodium à l’époque où l’eau de javel était préparée avec de l’hypochlorite de potassium.
A. Labarraque, pharmacien français, membre de l’Académie de médecine (1820)
Syn. liqueur de Labarraque
→ javel
eau de Javel l.f.
bleach
Solution liquide oxydante fréquemment utilisée comme désinfectant et comme décolorant.
L'eau de Javel est composée d'hypochlorite de sodium en solution aqueuse avec du sel résiduel du procédé de fabrication. C’est une solution basique, dont le pH varie en fonction de la concentration (pH = 11,5 pour l'eau de Javel à 2,6 % de chlore actif ; pH = 12,5 pour l'eau de Javel concentrée à 9,6 % de chlore actif).
L'eau de Javel est toxique et corrosive. Elle provoque des brûlures sur la peau, les muqueuses (les yeux notamment), surtout sous forme concentrée. Son ingestion est à l’origine de brûlures oesophagiennes plus ou moins graves selon la concentration. Son inhalation peut provoquer une réaction respiratoire (irritation bronchique, avec œdème dans les cas graves). L'hypochlorite de sodium réagit avec les substances azotées, Les chloramines produites peuvent irriter les yeux.
C. L. Berthollet, chimiste français, membre de l'Académie de médecine (1775)
Étym. du nom du quartier de Javel à Paris où était située initialement la manufacture de produits chimiques.
Syn. javel, dénomination ancienne : eau de Javelle
[C1, G5]
Édit. 2019
équivalent-air, équivalent-eau l l.m.
air-equivalent, water-equivalent
En physique, se dit d'une substance dont la composition atomique est telle que l'énergie déposée par unité de masse par le rayonnement y est très voisine de celle déposée dans l'air (ou dans l'eau).
Des substances solides équivalent-air sont utilisées pour constituer la paroi de chambres d'ionisation et des substances équivalent-eau pour les « fantômes » solides utilisés en radiothérapie.
→ fantôme
[B1]
Édit. 2020