Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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hémorragie digestive occulte (mesure radio isotopique d'une) l.f.

digestive bleeding (radioisotopic measurement)

Confirmation et mesure d'un saignement digestif occulte, effectuées par méthode isotopique.
On prélève quelques millilitres de sang du patient ; les globules rouges sont alors marqués par 51Cr puis réinjectés au patient. Connaissant l'activité du millilitre de sang marqué réinjecté et celle des selles (du jour de l'administration des globules marqués et des jours suivants), on calcule l'élimination fécale quotidienne de sang.
Il a également été proposé d'administrer directement des colloïdes marqués. En cas d'hémorragie digestive importante, on peut déceler un foyer radioactif intraabdominal.

Étym. gr. haïma : sang ; rhêgnumi : je jaillis

[L1]

iode radio-actif (test de fixation de l') l.m.

test of thyroidal uptake of 131I.
Le radio-isotope 131I est utilisé en particulier pour explorer la thyroïde.
Le corps thyroïde, en l’absence de surcharge iodée exogène, concentre l’iode (300 fois plus que le font les autres tissus).

K. A. von Basedow, médecin allemand (1840)

exploration fonctionnelle thyroïdienne, Basedow (maladie de) goitre toxique, carcinome anaplasique de la thyroïde, carcinome médullaire de la thyroïde, carcinome papillaire de la thyroïde, carcinome vésiculaire de la thyroïde.

lésion radio-induite l.f.

radio-led damage

radio-induite (lésion)

ligament oblique radio-cubital l.m.

corde oblique de la membrane interosseuse de l'avant-bras

ligament radio-carpien dorsal l.m.

ligamentum radiocarpale dorsale (TA)

dorsal radiocarpal ligament

Bande fibreuse faite de deux faisceaux : un faisceau principal relie le bord marginal postérieur du radius aux faces postérieures du triquetrum, de l’hamatum et du lunatum ; un faisceau accessoire s’étend du processus styloïde du radius à la face dorsale du scaphoïde.

Syn. anc. ligament postérieur de l’articulation du poignet

ligament radio-carpien palmaire l.m.

ligamentum radiocarpale palmare (TA)

palmar radiocarpal ligament

Faisceau latéral du ligament antérieur du poignet qui s’étend du rebord antérieur de la surface articulaire du radius et de la face antérieure du processus styloïde du radius à la face antérieure du lunatum et du triquetrum pour les fibres supérieures et au capitatum pour les fibres inférieures.
Avec le ligament ulnaro-carpien palmaire, il constitue le ligament antérieur de l’articulation du poignet.

Syn. anc. faisceau radio-carpien du ligament antérieur de l’articulation du poignet 

ligament antérieur de l'articulation du poignet ,ligament ulnaro-carpien palmaire

ligament radio-cubital l.m.

ligament carré

lithiase radio-transparente l.f.

radiolucent stones

Présence dans l'arbre urinaire de calculs qui ne sont pas opaques aux rayons X, et donc invisibles sur une radiographie sans préparation de l'arbre urinaire.
Ils sont par contre tout à fait visibles en échographie ou tomodensitométrie. La nature chimique est urique principalement, mais aussi phospho-ammoniaco-magnésienne au début, rarement xanthique.

mesure radio isotopique d'une hémorragie digestive occulte l.f.

hémorragie digestive occulte (mesure radio isotopique d'une)

mode radio l.m.

scout view, surview

En scanographie conventionnelle, programme permettant d'obtenir une vue de type radiographique de la région à étudier et de définir sur cette image les coupes axiales à effectuer.

période d'un radio-élément l.f.

decay half-time

Grandeur physique caractéristique d'un radioélément, représentant l'espace de temps pendant lequel se désintègre la moitié des atomes initialement présents.
La période T est liée à la constante radioactive λ par la relation T = (Log2) / λ
Des valeurs très différentes s'observent selon le radioélément : par ex. 15O (2,1 min.), 131I (8j.), 60Co (5,3 a.),
14C (5.700 a.), 238U (4,5.109 a.).

Syn. demi-vie

radio-immunodosage n.f.

Technique de dosage radio-isotopique permettant la mesure de très faibles concentrations d’un antigène donné dans un liquide biologique

Les radio-immuno-dosages sont basés sur le principe d’une compétition entre un antigène marqué par un radio-isotope,  présent en concentration connue, et le même antigène en concentration inconnue dans le liquide biologique à étudier,  pour fixation sur un anticorps spécifique : plus la concentration d’antigène à doser sera élevée dans le liquide biologique à étudier, moins l’antigène radio-marqué pourra se fixer sur l’anticorps spécifique. La radioactivité des complexes antigène-anticorps formés sera donc inversement proportionnelle à la concentration de substance à doser. Après séparation des complexes antigène-anticorps et mesure de leur radioactivité, la comparaison du résultat trouvé à une gamme d’étalonnage donnera la concentration de l’antigène dans le liquide biologique étudié. Sur ce principe de base ont été développées de nombreuses variantes et de multiples applications, particulièrement en hormonologie. Toutefois, en raison des contraintes liées à l’utilisation de radio-isotopes, beaucoup de radio-immuno-dosages tendent actuellement à être remplacés  par des méthodes dites « froides », non radio-isotopiques, telles que les immuno-enzymodosages (« ELISA ») ou l’électro-chimioluminescence

Syn.  : dosages radio-immunologiques, radio-immunoessais

Abrév.  : RIA

radio-immunoessai n.m.

radioimmunoassay

Anglicisme parfois utilisé pour désigner les dosages radio-immunologiques.

Sigle RIA

radio-immunodosage

radio-immunothérapie l.f

radioimmunotherapy

Application thérapeutique d’anticorps vecteurs de radioactivité. 
Le vecteur, un anticorps monoclonal, reconnaît les antigènes exprimés par les cellules-cibles que le radio-isotope lié peut dès lors détruire par émission de rayonnement α ou β. 
La principale indication actuelle de cette méthode est la destruction de cellules tumorales
 (lymphome malin, leucémie lymphocytique…), mais les indications potentielles paraissent larges.

immunoscintigraphie

radio-induite (lésion) l.f.

induced by ionizing radiation (lesions)

Lésion provoquée par les radiations ionisantes.
De moins en moins fréquentes, ces lésions peuvent consister en :
- réaction inflammatoire passagère (épithélite, mucite)
- complications ou séquelles irréversibles (sclérose, lymphœdème, cataracte, ulcération, fistule, télangiectasies, néphrite, désunion de sutures, plexite, myélopathie, etc.); chez l'enfant, troubles de croissance du squelette et retard intellectuel
- plus tardivement, cancers ou leucémies apparus après des explosions atomiques (ex. Hiroshima, Nagasaki) ou après des catastrophes nucléaires (ex. Kysthym, Tchernobyl, Fukushima)
- atteintes diverses chez des malades ou chez des professionnels exposés à des excès de doses de radiations; d'où la nécessité de respecter les règles de radioprotection.

Syn. radiolésion

radio-isotope n.m.

radioisotope

Syn. isotope radioactif, radioélément, radionucléide

isotope, radioactivité

tronc radio-circonflexe l.m.

faisceau postérieur du plexus brachial

syndrome lacrymo-auriculo-radio-dental l.m.

Le syndrome lacrymo-auriculodentodigital (LADD) associe des anomalies congénitales multiples caractérisée par une hypoplasie, une aplasie ou une atrésie du système lacrymal ; des anomalies des oreilles et une surdité ; une hypoplasie, une aplasie ou une atrésie des glandes salivaires ; des anomalies dentaires et des malformations digitales.
L'existence d'une aplasie unilatérale radiale et d'une synostose radio-cubitale au cours du LADD caractérise le syndrome
lacrymo-auriculo-radio-dental.

D. W. Hollister, pédiatre et généticien américain (1973) ; W. J. Levy, ophthalmologiste américain (1967)

Syn. syndrome lacrymo-auriculodentodigital, syndrome de Levy-Hollister

Sigle LARD

syndrome lacrymo-auriculodentodigital

[L1, M1, M2, O1, P1, P2, P3, Q2]

Édit. 2019

agénésie du rayon ulnaire l.f

ulnar agenesia

Absence de développement du rayon ulnaire de l’avant-bras, associé à une hypoplasie plus ou moins importante des rayons correspondants de la main et une main bote ulnaire.
Le radius est incurvé en varus, la tête radiale est luxée, le poignet et la main, solidaire du radius, sont assez stables mais orientés du côté ulnaire. Une forme particulière est l’absence d’ulna avec synostose huméroradiale, classée dans le groupe 3 de la classification de Swanson (1984).

aplasie du rayon ulnaire, ectromélie, classification de Swanson

[A4,O6,Q2,Q3]

Édit. 2017

anévrysme ulnaire l.m.

ulnar aneurysm

Dilatation pathologique de l'artère ulnaire, forme particulière d’anévrysme artériel qui a pour origine les traumatismes répétés de la paume.
Il s'agit habituellement d'une maladie professionnelle reconnue (tableau 69) liée à des microtraumatismes répétés de la région hypothénar (plaquistes, ouvriers du bâtiment, métallurgie, chaudronnerie), qui fragilisent l'artère ulnaire et induisent un anévrysme ou une thrombose. Le siège spécifique est situé au niveau de la terminaison de l'artère ulnaire, juste en aval du crochet de l'os crochu, et juste avant l'origine de l'arcade palmaire superficielle. La maladie se révèle sous forme d'un acrosyndrome vasculaire avec phénomène de Raynaud et manifestations ischémiques des doigts.

Syn. anévrysme cubital (obsolète), maladie du marteau hypothénar

anévrysme, Raynaud (phénomène de)

[E2,K4]

Édit. 2017

artère collatérale ulnaire inférieure (artère brachiale) l.f.

arteria collateralis ulnaris inferior (arteria brachialis ) (TA)

inferior ulnar collateral artery (brachial artery)

Branche collatérale de l’artère brachiale vascularisant les muscles du bras et l’articulation du coude.

Syn. anc.  artère collatérale cubitale inférieure, artère collatérale interne inférieure

artère collatérale ulnaire proximale l.f.

artère collatérale ulnaire supérieure

artère collatérale ulnaire supérieure (artère brachiale) l.f.

arteria collateralis ulnaris superior (arteria brachialis ) (TA)

superior ulnar collateral artery (brachial artery)

Branche collatérale de l’artère brachiale vascularisant l’articulation du coude.

Syn. anc.  artère collatérale ulnaire proximale, artère collatérale interne supérieure, artère collatérale cubitale supérieure

artère récurrente ulnaire l.f.

arteria recurrens ulnaris (TA)

ulnar recurrent artery

Artère très courte qui naît de la partie proximale de l’artère ulnaire.
Elle se divise en deux branches terminales : le rameau récurrent antérieur de l’artère récurrente ulnaire qui s’élève dans la gouttière médiale du pli du coude et s’anastomose avec l’artère collatérale ulnaire inférieure ; le rameau récurrent postérieur de l’artère récurrente ulnaire qui longe le nerf ulnaire dans la gouttière épicondylo-olécranienne médiale, derrière l’épicondyle médial et s’anastomose avec le rameau postérieur de l’artère collatérale ulnaire supérieure. Par ses branches terminales l’artère récurrente ulnaire  se distribue à l’articulation du coude, aux muscles inserrés sur l’épicondyle médial, au muscle brachial, au muscle fléchisseur superficiel des doigts, au chef médial du muscle triceps brachial et aux téguments de la partie postérieure du coude.

Syn. anc.  artère récurrente cubitale, artère des épitrochléens

artère ulnaire l.f.

arteria ulnaris (TA)

ulnar artery

Branche terminale médiale de l’artère brachiale.
Dans le tiers supérieur de l’avant-bras elle s’engage obliquement en bas et en dedans, sous la masse des muscles nés de l’épicondyle médial. Dans les deux tiers distaux, elle descend verticalement en avant du muscle fléchisseur profond des doigts puis du muscle carré pronateur. Au poignet elle s’engage en dehors de l’os pisiforme, dans l’épaisseur du rétinaculum des fléchisseurs. A la paume de la main elle s’incline en bas et latéralement pour se continuer par l’arcade palmaire superficielle. Ses branches collatérales sont les artères récurrente cubitale, nourricière de l’ulna, interosseuse commune, les rameaux carpien dorsal, carpien palmaire et palmaire profond. Elle se distribue à l’ulna, aux muscles et aux téguments de la région antéro-médiale de l’avant-bras ; elle s’anastomose avec l’artère brachiale (réseau  péri-articulaire du coude) et avec l’artère radiale pour former l’arcade palmaire superficielle qui donne les artères digitales palmaires communes.
 Syn. anc.  artère cubitale

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