Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

95 résultats 

protection (facteur de) l.m.

protective factor

risque (facteur de)

protection (idée de) l.f.

protection delusional idea

Idée délirante d'influence que le patient reçoit avec complaisance.
Il s'agit de voix ou d'avertissements bienveillants, d'expressions d'une protection divine, spirite, surnaturelle, ou bien d'un patronage par l'Élu que vit l'érotomane.
Parfois le malade se situe comme en enjeu entre les forces du Bien et du Mal (manichéisme délirant).

protection maternelle et infantile l.f.

protection of maternal and child health

Institution créée par la loi du 2 novembre 1945 ayant pour mission d'assurer les mesures médicosociales de prévention nécessaires à la protection des femmes enceintes, des mères de famille, des nouveau-nés et des jeunes enfants jusqu’à l’âge de 6 ans.
Elle a également en charge la planification familiale. Ses moyens d'action sont les crèches, les pouponnières, les garderies et jardins d'enfants, les assistantes maternelles agréées, les dispensaires, les centres de planification familiale.

Sigle  : PMI

protection médullaire l.f.

spinal cord preservation

En circulation extracorporelle, et particulièrement au cours de la chirurgie de l'aorte descendante, ensemble des techniques et procédés permettant de prévenir la souffrance et les lésions de la moelle épinière.

protection myocardique l.f.

heart preservation

En circulation extracorporelle, ensemble des techniques physiques, des méthodes, et des moyens médicamenteux permettant de prévenir la souffrance et les lésions du cœur pendant le clampage aortique.

protection sociale l.f.

Tous les moyens utilisés par une société, un Etat, une entreprise, pour garantir ses membres ou certaines personnes choisies contre certains risques : la maladie, les accidents, le vieillissement, les dépenses liées à la maternité, etc.

protection solaire l.f.

sun protection

photoprotection

service central de protection contre les rayonnements ionisants l.m.

- du contrôle des installations nucléaires,

- de l’agrément des installations de radiologie médicale.
Ce service qui disposait de moyens de prélèvements et d’analyse pour le contrôle permanent de la radioactivité des eaux, des sols, de l’atmosphère, des produits de consommation courante, etc. Il surveillait et contrôlait le fonctionnement des sources de radio-activité et les installations de rayons X à usage médical, etc. Il a été remplacé par l’OPRI (offfice de protection contre les rayonnements ionisants) et depuis 2002 par l’IPSN (Institut de protection et de sûreté nucléaire).

Sigle SCPRI

tablier de protection l.m.

lead apron

Pièce de caoutchouc plombeux souple, en forme de tablier, servant à protéger le thorax et l’abdomen de l'opérateur des rayonnements ionisants.
Sa protection équivaut à une feuille de plomb de 0,25 ou 0,50 mm d’épaisseur. Son poids le rend difficile à porter en raison des bretelles et on lui préfère actuellement la chasuble

zone de protection l.f.

Selon le code des débits de boissons et des mesures contre l’alcoolisme, territoire dans lequel des débits de boisson à consommer sur place ne peuvent être établis sans autorisation préfectorale.
Le préfet fixe les distances destinées à protéger certains établissements et édifices : lieux de cultes, cimetières, établissements d’enseignement, de loisirs de la jeunesse, d’activités physiques et sportives, etc.

Syn. zone protégée

abus sexuel dans l'enfance l.m.

child sexual abuse

Il convient en réalité de considérer que ce sont des sévices sexuels exercés par un adulte sur un enfant, incapable de résister physiquement et psychologiquement, dans une recherche de satisfactions sexuelles, s'accompagnant de contrainte et parfois de violences physiques.

sévice sexuel dans l'enfance, enfant maltraité (aspects socio-éducatifs et pénaux), inceste

[E3,H4]

Édit. 2016

abus sexuel dans l'enfance (conséquences psychiques d'un) l.f.

psychic sequelae of child sexual abuse

Relation de cause à effet souvent bien difficile à établir entre une maltraitance dans l'enfance, ayant les caractères de sévices sexuels, et des troubles ultérieurs.

sévice sexuel dans l'enfance (conséquences psychiques d'un)

[E3,H4]

Édit. 2016

Alzheimer (apathie dans la maladie d') l.f.

apathy in the Alzheimer’s disease

L’apathie est l’un des symptômes non cognitifs les plus fréquents de cette maladie (16 à 76% des cas).
Elle survient dans plus de la moitié des cas sans être associée à une dépression.

A. Alzheimer, neuro-psychiatre allemand (1906)

Alzheimer (maladie d'), apathie

[H1]

Édit. 2017

anse lenticulaire dans le thalamus l.f.

ansa lenticularis in thalamo (TA)

ansa lenticularis in thalamus

Faisceau du subthalamus constitué de fibres nées du globus pallidus, et du putamen se terminant dans le thalamus.
Il se dirige vers la bordure de la région sous-thalamique, au-dessous de la zona incerta, et passe sous le noyau ventral antérieur du thalamus auquel il envoie une partie de ses fibres tandis que l’autre partie se rend dans la paroi hypothalamique. Il envoie aussi des fibres au noyau sous-thalamique et au noyau rouge.

[A1, H5]

Édit. 2020

anticorps antinucléaires dans la polyarthrite rhumatoïde l.m.p.

antinuclear antibodies in the rheumatoid arthritis

Anticorps antinucléaires présents dans le sérum de 15 à 40% des polyarthrites rhumatoïdes.
Les anticorps antinucléaires les plus fréquemment trouvés au cours de la polyarthrite rhumatoïde sont des anticorps anti-désoxyribonucléoprotéines insolubles donnant une fluorescence homogène en immunofluorescence indirecte.

anticorps antinucléaires dans les polymyosites l.m.p

antinuclear antibodies in polymyosites

Anticorps antinucléaires présents dans le sérum d’environ 25% des malades atteints de polymyosite ou de dermatopolymyosite.
Les anticorps antinucléaires rencontrés au cours des polymyosites et dermatopolymyosites forment un groupe hétérogène comprenant entre autres les anticorps anti-Mi1 et anti-Mi2, les anticorps anti-PM-1 rebaptisés récemment PM/Scl surtout fréquents dans les Syndromes de chevauchement polymyosite/sclérodermie, et les anticorps dirigés contre des ARN de transfert (anti-Jo-1 spécifique de l’aminoacyl transférase, anti-PL-7 spécifique de la thréonine transférase et anti-PL-12 spécifique de l’alanine-transférase).

anticorps antinucléaires dans la sclérodermie l.m.p.

antinuclear antibodies in the scleroderma

Anticorps antinucléaires présents dans le sérum de 60% ou plus des sérums de sclérodermie.
La spécificité des anticorps antinucléaires de la sclérodermie est variable. Suivant les cas il s’agit d’anticorps antinucléolaires, d’anticorps anti-centromères rencontrés surtout au cours du syndrome CREST, d’anticorps anti-topoisomérase I (anti-Topo I et anti-Scl 70) ou, d’anticorps anti-PM-Scl rencontrés dans les syndromes de chevauchement sclérodermie/polymyosite.

appel unique dans l'Union Européenne l.m.

only call in European Union

Numéro 112 d’appel téléphonique, institué pour toutes les urgences dans tous les pays de l’Union Européenne, selon la Directive européenne du 29 juillet 1991, appliquée depuis 2000.
Cette directive implique un bureau de réception unique chargé de répartir les appels aux différents services de secours (police, pompiers, médecine d’urgence). Ce relais entraîne un délai supplémentaire pour obtenir le service compétent, or, en médecine d’urgence, ce délai peut être très préjudiciable (par ex. arrêt cardiaque). En effet le téléphone permet au service d’aide médicale urgente de donner des conseils immédiats extrêmement efficaces pour les premiers gestes à faire dans toutes ces situations. En Russie, depuis l’institution du téléphone en 1900, un tri préalable des appels téléphoniques d’urgence a été mis en place (01 pour la police, 02 pour les pompiers, 03 pour les stations médicales). Ce système y a démontré son efficacité depuis un siècle. Il a été institué en France depuis 1979 (15, SAMU, 17, police, 18, pompiers). Outre son efficacité en médecine d’urgence (et son absence de coût), le tri préalable a l’avantage de respecter le secret médical et par conséquent d’éviter que certains hésitent à faire appel à l’aide médicale urgente par crainte du non respect de la confidentialité, d’où un retard de soins extrêmement dommageable.

carcinome dans un adénome pléomorphe l.m.

carcinoma in pleomorphic adenoma (malignant mixed tumor)

Tumeur faite de cellules plus ou moins atypiques, d’architecture invasive, à caractère destructeur.
Au sein de la tumeur on observe des plages de cellules appartenant à un adénome pléomorphe. Ce mode évolutif s’observe dans 3 à 4% des cas, d’autant plus que l’évolution est prolongée ou qu’il s’agit d’une récidive. On distingue les carcinomes non invasifs, limités au contenu de l’adénome pléiomorphe sans infiltration du tissu adjacent et les carcinomes invasifs de pronostic réservé si la tumeur dépasse de plus de 8 mm les limites de l’adénome pléiomorphe.

Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur

adénome pléiomorphe

[F2]

compression du nerf cubital dans le canal cubital l.f.

ulnar tunnel syndrome at the elbow

Syn. obsolète de compression du nerf ulnaire dans le canal ulnaire

canal ulnaire, syndrome de compression du nerf ulnaire

[H1,I]

compression du nerf cubital dans le canal cubital l.f.

ulnar tunnel syndrome at the elbow

compression du nerf ulnaire dans le canal ulnaire, canal ulnaire, syndrome de compression du nerf ulnaire

[H1,I]

compression du nerf ulnaire dans le canal ulnaire l.f.

ulnar tunnel syndrome at the elbow

instabilité du nerf ulnaire au coude, syndrome de compression du nerf ulnaire

[H1,I2]

Édit. 2019

drogue (détection dans l'urine) l.f.

drug detection in urine

La détection et le dosage des drogues dans l’urine se fait par méthode enzymatique, elle doit être contrôlée par chromatographie en phase gazeuse en cas de contestation.
L’élimination des drogues dans l’urine se poursuit pendant plusieurs jours sauf pour l’éthanol (alcool éthylique) qui s’élimine en 12 à 24 heures.
 

facteur d'ajustement dans les essais rétrospectifs l.m.

adjustment factor

Dans les travaux rétrospectifs tels qu’ils sont réalisés dans les études observationnelles, il faut contrôler les facteurs de risque étudiés, en particulier les facteurs de confusion, c’est le principe de l’ajustement.
A l’opposé, dans les essais thérapeutiques (études d’intervention), dans lesquels il y a un tirage au sort, (randomisation), il n’est pas nécessaire de faire appel aux facteurs d’ajustement, car le tirage au sort assure une équilibration des facteurs de risque.
Différentes techniques d’ajustement permettent de prendre en compte les facteurs de confusion : analyses stratifiées et régression multiple.

[E1]

Édit. 2018

fraction de dioxyde de carbone présente dans le gaz expiré l.f.

Cette fraction, variable, est d’environ 4% de dioxyde de carbone.

Sigle FE CO2

[K1]

Édit. 2018 

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