Musset (classification de) l.f.
Musset's classification
Classification globale des malformations utérines congénitales.
Elle repose sur les constatations hystérographiques, cœlioscopiques et urographiques dont la confrontation permet seule d'affirmer le type de malformation. Cette classification comprend trois familles.
- les agénésies utérines unilatérales complètes, l'utérus unicorne vrai, unilatérales incomplètes, l'utérus pseudo-unicorne ;
- les hémimatrices : l'utérus bicorne bicervical, l'utérus bicorne unicervical avec cavité vaginale libre, l'utérus bicorne bicervical avec hémi-vagin borgne ;
- les utérus cloisonnés : l'utérus cloisonné total, l'utérus cloisonné subtotal, l'utérus cloisonné corporéal, l'utérus cloisonné cervical.
R. Musset, gynécologue français (1967)
neuropathie héréditaire sensitive (NHSA) l.f.
hereditary sensory neuropathy
Affection du système nerveux sensitif d'origine génétique (terminologie utilisée dans la classification de Dyck), associant à des degrés divers de troubles de la sensibilité tactile, thermique et algique et du système végétatif.
Elles sont dues à une atteinte des neurones du système nerveux sensitif périphérique et du système nerveux végétatif (troubles trophiques, cutanés et osseux).
Le classement actuel est fondé sur les éléments génétiques connus et les signes cliniques :
- les maladies à caractère neuropathique prédominant, à transmission autosomique :
--> soit dominante : neuropathie radiculaire sensitive de Denny-Brown, maladie de Thévenard (NHSA-I),
--> soit récessive : neuropathie sensitive récessive autosomique congénitale, non progressive ou progressive (NHSA-II), dysautonomie familiale ou syndrome de Riley-Day (NHSA III), neuropathie sensitive congénitale avec anhidrose, ou insensibilité congénitale à la douleur, Swanson (NHSA-IV), neuropathie sensitive héréditaire avec perte prédominante des petites fibres myélinisées, avec insensibilité congénitale à la douleur ayant une distribution neuropathique ( NHSA-V), soit enfin à transmission liée à l'X ; seules les formes III et IV présentent une atteinte ophtalmologique conséquence de l'anesthésie de la cornée ;
- les neuropathies héréditaires associées à une paraparésie spastique (de type Strumpell-Lorrain), à transmission autosomique soit dominante, soit récessive (syn. : neuropathie héréditaire sensitive et autonome, acropathie ulcéromutilante notamment) ;
- les neuropathies sensitives associées à une ataxie héréditaire, à transmission autosomique:
--> soit dominante (avec ataxie, ou bien ataxie cérébelleuse bénigne associée à une thermoanalgésie extensive, ou bien maladie de Parkinson de début tardif avec ataxie et neuropathie),
--> soit récessive (ataxie de Friedreich, autres maladies ataxiques : ataxie-télangiectasie, xeroderma pigmentosum, syndrome de Cockayne, syndrome de Behr, maladie de Chediak-Higashi).
Dans l'avenir, et comme pour les différentes formes de la maladie de Charcot-Marie-Tooth, il est très vraisemblable que la détermination des anomalies géniques conduira à une classification différente.
P. K. Thomas, neurologue britannique (1994) ; P. J. Dyck, neurologue américain (1975)
→ classification de Dyck, douleur neuropathique (critères diagnostiques), Denny-Brown (neuropathie de), maladie de Thévenard, neuropathie sensitive et autonomique de type 2, Riley-Day (syndrome de), insensibilité congénitale à la douleur, paraplégie spasmodique familiale de Strümpell-Lorrain, acropathie ulcéromutilante, maladie de Parkinson, ataxie de Friedreich, ataxie-télangiectasie, xeroderma pigmentosum, Cockayne (syndrome de), Behr (maladie de), maladie de Chediak-Higashi
[H1]
Édit. 2018
nomenclature des postes de préjudices corporels l.f.
Nomenclature des postes de préjudices à partir de laquelle peut être définie, calculée et/ou évaluée la réparation due à la victime directe d’un dommage corporel ou aux victimes par ricochet.
Cette réparation est un droit fondamental. L’intégralité des préjudices doit être réparée par une mesure financière. L’indemnisation doit porter sur tout le préjudice mais rien que sur le préjudice. Elle distingue l’indemnisation des préjudices économiques à caractère compensatoire, patrimonial, sur laquelle peut s’exercer le recours subrogatoire des tiers payeurs et l’indemnisation des préjudices non économiques à caractère satisfactoire, strictement personnel et extrapatrimonial inaliénable par un tiers.
Cette nomenclature tient également compte dans sa classification de l’espace-temps (classification de Wood, consolidation médico-légale).
Deux rapports ont récemment établi des propositions pour une telle nomenclature (Y. Lambert-Faivre et J.P. Dintilhac) qui, par leur grande similitude, attestent de la cohérence qui s’impose.
Nomenclature des postes de préjudices corporels (Rapport Y.Lambert Faivre Rapport J.P. Dintilhac)
Préjudices de la victime directe
Préjudices économiques temporaires
Dépenses de santé actuelles (DS) Frais médicaux et pharmaceutiques(FMP)
Frais divers (honoraires des conseils…) idem
Incidence professionnelle temporaire (IPT) Incapacité temporaire de travail (ITT)
Reclassement professionnel (RP) Frais de reclassement professionnel(FRP)
Préjudices économiques permanents
Frais futurs de santé (FF) Frais de santé futurs (FSF)
Frais de logement adapté (FLA) idem
Frais de véhicule adapté (FVA) idem
Tierce personne (TP) Frais d’assistance par une TP (FATP)
Incidence professionnelle définitive (IPD) IPD idem + Incapacité invalidante
professionnelle (dont allocation
spécifique versée aux fonctionnaires)
Préjudices non économiques temporaires
Préjudice fonctionnel temporaire (PFT) Déficit fonctionnel personnel temporaire
Souffrances endurées (physiques et psychiques) (SE) Idem
Préjudices non économiques permanents
Préjudice fonctionnel permanent (PFP) Déficit fonctionnel personnel définitif
Préjudice d’agrément spécifique (PAS) Préjudice d’agrément (PA)
Préjudice esthétique (PE) Idem
Préjudice sexuel (PS) Préjudice de nature sexuelle (PNS)
Préjudice d’établissement (PET) Idem + retentissement scolaire – préjudice
(obstacle à la réalisation de tout projet de vie) particulier (capacité à communiquer) -
préjudice récurrent non consolidable
(par ex. hépatite C)
Préjudices de la victime par ricochet
Economiques
Frais d’obsèques et de sépulture Idem
Autres frais (transport, hôtel…) Idem
Perte de revenus Idem
Non économiques
Préjudice d’accompagnement Idem
Préjudice d’affection Idem.
Norwood-Hamilton (classification de) l.f.
Norwood-Hamilton's classification
Classification des alopécies androgénogénétiques de Hamilton en huit stades évolutifs modifiée par Norwood en 1975 avec adjonction des stades III a, III vertex, IV a et V a.
Cette classification de Norwood-Hamilton est actuellement la plus utilisée et fait office de référence :
- stade 1 - alopécie masculine de type 1 : creusement symétrique en avant des globes temporaux frontaux ;
- stade 2 - alopécie masculine de type 2 : creusement des golfes temporaux - frontaux symétriques avec éclaircissement du toupet ;
- stade 3 - alopécie masculine de type 3 : creusement symétrique plus profond des golfes temporaux-frontaux s'étendant en arrière avec création d’un éclaircissement des cheveux au sommet du crâne appelé tonsure ;
- stade 4 - alopécie masculine de type 4 : creusement symétrique important, un toupet bien développé et une alopécie complète au niveau de la tonsure ;
- stade 5 - alopécie masculine de type 5 : type 4 avec les deux zones alopéciques antérieures et postérieures qui tendent à confluer ;
- stade 6 - alopécie masculine de type 6 : perte de cheveux qui s’étend derrière la tonsure appelée aussi tourbillon ;
- stade 7 - alopécie masculine de type 7 : alopécie hippocratique où il reste une couronne basse de cheveux sur les tempes et la nuque.
J. B. Hamilton, anatomiste américain (1951) ; O. T. Norwood, dermatologiste américain (1975)
Étym. gr. alôpêx : renard ; alopêkia : maladie qui fait tomber les poils du renard (le renard étant sujet à la pelade)
[J1]
Édit. 2017
paradiabète n.m.
paradiabetes
Intolérance au glucose, selon la classification du National Diabetes Study Group.
Terme ancien. Dans cette classification, l'épreuve d'hyperglycémie provoquée à 100 g sert de référence, étant soit normale, soit pathologique. L’état pathologique est défini par des glycémies à T0 > à 5,8 mMol/l à T60 > 10,6 mMol/l et à T120 > 9,2 mMol/l. Entre la normale et le pathologique, se trouve la zone d'intolérance au glucose.
péritonites (classification des) l.f.
classification of peritonitis
La classification des péritonites et des infections intra-abdominales est d'abord anatomique, on les classe en péritonites généralisées ou localisées et on les rapporte à un viscère donné.
La classification de Hambourg (1987)
distingue :
- les péritonites primaires spontanées, souvent à pneumocoques et à streptocoques, tuberculeuses ou survenant au cours des cirrhoses et, pour certains auteurs, consécutives à des dialyses péritonéales ambulatoires ;
- les péritonites secondaires : par perforation (gastro-intestinale, en particulier d'origine ulcéreuse ou colique appendiculaire, après endoscopie, etc.) et aussi les pelvipéritonites et péritonites par translocation bactérienne, postopératoires (désunion d'anastomose, lâchage de suture) et posttraumatiques (traumatisme viscéral, hématome souspéritonéal ou un traumatisme de la paroi) ;
- les péritonites tertiaires (Meakins et Rotstein) qui sont souvent en relation avec des collections sérohématiques limitées. Elles sont sans germe pathogène ou germes à faible pouvoir pathogène (essentiellement des entérobactéries et des anaérobies. Il y a des péritonites fungiques.
Le pronostic, toujours sérieux, est en relation avec le terrain (l'âge en particulier), la cause, la localisation et surtout l'existence d'autres complications septiques et viscérales (respiratoires, cardiovasculaires, nerveuses, hépatiques, rénales, etc.).
O. D. Rotstein, J. L. Meakins, chirurgiens canadiens (1990)
phase évolutive du cancer du sein l.f. (PEV)
inflammatory breast cancer
Paramètre servant à désigner le degré d'évolution du cancer du sein.
Il est utilisé en complément de la classification TNM pour définir succinctement le pronostic de la tumeur et guider la stratégie thérapeutique. La classification PEV comporte 4 stades de gravité croissante :
- PEV 0 : tumeur peu évolutive, sans manifestation inflammatoire,
- PEV 1 : tumeur ayant doublé de volume en moins de 6 mois,
- PEV 2 : présence de signes inflammatoires péri-tumoraux,
- PEV 3 : inflammation de l'ensemble du sein, réalisant le tableau de la mastite aigüe carcinomateuse.
phylogénie n.f.
phylogenomics
La phylogénomique, terme créé par
Elle constitue la version la plus récente d'une démarche scientifique initiée dès la fin du xviiie siècle. Les naturalistes sont passés progressivement de la classification des êtres vivants à la recherche des relations de filiation entre les groupes, proposant des schémas temporels de l'évolution des espèces. L'interprétation de la classification en termes d'évolution épissée (assemblée comme une épissure) aux données de la
E.
2 - Philippe H, Snell EA, Bapteste E, Lopez P, Holland PW, Casane D.: “ Phylogenomics of eukaryotes: impact of missing data on large alignments” Mol Biol Evol. 2004 Sep; 21(9):1740-52
3 - Jeffroy O, Brinkmann H, Delsuc F, Philippe H.: “Phylogenomics: the beginning of incongruence?” Trends Genet. 2006 Apr; 22(4):225-31
4 - Eisen JA, Fraser C M.: “Phylogenomics: intersection of evolution and genomics” Science. 2003 Jun 13; 300(5626):1706-7
5 - Eisen JA, Hanawalt PC.: “A phylogenomic study of DNA repair genes, proteins, and processes” Mutat Res. 1999 Dec 7; 435(3):171-213]
Étym. gr. phûlon : tribu ; genesis : origine; sanscrit ; ome : complétude, plénitude
Réf. 1 - Delsuc F, Brinkmann H, Philippe H.: “Phylogenomics and the reconstruction of the tree of life” Nat Rev Genet. 2005 6(5):361-75.
[La phylogénomique désigne la rencontre de deux champs de recherche : la]
programme de médicalisation des systèmes d'information (PMSI) l.m.
Disposition permettant d’obtenir des informations quantifiées et standardisée sur les activités des établissements de santé ayant pour objectif de réduire les inégalités de ressources en allouant des allocations budgétaires adaptées.
La loi du 31 juillet 1991 oblige les établissements de santé, publics et privés, à procéder à l'évaluation et à l'analyse de leur activité. L'arrêté du 20 septembre 1994 et la circulaire du 10 mai 1995 fixent l'obligation faite aux établissements hospitaliers sous compétence tarifaire de l'État (établissements publics, assimilés et privés à but non lucratifs) de transmettre leurs données sous la forme de résumés de sortie anonymes aux Agences régionales de santé. Cette obligation est étendue en 1997 aux établissements de santé privés à but lucratif qui doivent transmettre cette information aux Caisses nationales d’assurance maladie des travailleurs salariés.
Pour les séjours hospitaliers de médecine-chirurgie-obstétrique dits MCO, cette analyse est fondée sur le recueil systématique et le traitement automatisé d'une information médico-administrative minimale et standardisée, contenue dans le Résumé de sortie standardisé.
Depuis 2005, le PMSI est utilisé pour la mise en œuvre de la tarification à l'activité (T2A), nouveau système de rémunération des hôpitaux, basé sur leur activité.
Pour ce qui concerne le secteur des soins de suite et de réadaptation dits SSR, (ancien « moyen séjour »), le PMSI est obligatoire pour tous les établissements depuis 2003. Le recueil est différent, plus axé sur la notion de mode de prise en charge (convalescence, rééducation, etc.) et sur le degré de dépendance du patient. Par contre, la T2A n'est pas encore appliquée à ce secteur.
Dans le cas de l'hospitalisation à domicile, de même, existe un système spécifique de recueil d'information, qui a permis de mettre en place la T2A dans ce secteur en 2005 comme pour les disciplines MCO.
Les diagnostics sont codés d'après la CIM-10 (Classification internationale des maladies et recours aux services de santé no10) édité par l'OMS et faisant l'objet d'extensions régulières par le ministère de la santé français.
Il peut aussi contenir des actes techniques codés d'après la CCAM (Classification commune des actes médicaux).
En 2000, l'Agence technique de l'information sur l'hospitalisation est créée pour collecter des données du PMSI.
→ agence régionale de santé, caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés, classification internationale des maladies, classification commune des actes médicaux, agence technique de l'information sur l'hospitalisation
[E1]
Édit. 2018
Ridley et Jopling (classification de) l.f.
Ridley and Jopling classification
Classification des différentes formes de lèpre basée sur le principe que le grand polymorphisme clinique de la maladie est fonction des capacités de défense immunitaire de l'organisme vis-à-vis du bacille de Hansen.
Cette classification introduit la notion de lèpre comme une maladie à spectre ou éventail avec, à une extrémité, la forme tuberculoïde polaire, à forte immunité cellulaire vis-à-vis du bacille de Hansen et, à l'autre extrémité, la forme lépromateuse polaire à immunité cellulaire déficiente. Entre ces deux formes il existe des formes interpolaires dites borderline, à immunité cellulaire vis-à-vis du bacille de Hansen variable et instable, appelées borderline tuberculoïde, borderline borderline et borderline lépromateuse, auxquelles est venue s'ajouter plus tard la forme indéterminée. Chacune de ces formes a un aspect clinique, histologique, bactériologique et immunologique particulier.
D. S. Ridley, W. H. Jopling, médecins britanniques (1962 et 1966)
→ lèpre, bacille de Hansen, lèpre tuberculoïde polaire, lèpre lépromateuse polaire, lèpre borderline, lèpre indéterminée
[D1]
Édit. 2019
Robson (classification de) l.f.
Robson's staging system
Classification proposée pour préciser les degrés d'extension de l'adénocarcinome rénal.
Elle a été remplacée en Europe par la classification TNM, mais est encore utilisée aux USA.
C. J. Robson, chirurgien urologue canadien (1969)
Scarff-Bloom Richardson (grade histopronostique de) l.m
Classification histopronostique des cancers du sein en trois grades de malignité, basée sur le degré de différenciation de la tumeur, ses atypies nucléaires et son activité mitotique.
Cette classification décrite par Bloom et Richardson, reprise par Sacrff puis modifiée par Elston et Ellis est adoptée de façon générale. C’est un critère pronostique majeur du pronostic des cancers du sein. Elle comporte trois catégories le grade I qui correspond à cancers bien différenciés, le grade II à des cancers moyennement différenciés et le grade III à des cancers indifférenciés
H. J. Bloom, médecin radiothérapeute, W. W. Richardson, anatomopathologiste britanniques (1957), R. W. Scarff pathologiste britannique (1968), C. W. Elston, I. O. Ellis, anatompathologistes britanniques (1991)
Symb. grade SBR
strie graisseuse l.f.
fatty streak
Lésion précoce d'athérosclérose (type II de la classification des lésions d'athérosclérose) consistant en une accumulation focale de nombreuses cellules spumeuses dans l'intima : cellules musculaires lisses et monocytes macrophages.
Ces lésions sont visibles à l'œil nu, sous la forme d'élévations linéaires (stries) ou ponctuées (ponctuations graisseuses de couleur jaune chamois, qui prennent les colorants des graisses par soudanophilie). Elles sont quasi-universelles en divers sites du réseau artériel humain dès l'adolescence. Des discussions ont toujours cours sur la relation existant entre les stries et les plaques d'athérosclérose (types IV-V) : toutes les stries ne deviennent pas des plaques, mais, à l'inverse, il est difficile de concevoir qu'une plaque puisse se former sans passer par le stade de strie. La classification actuelle des lésions d'athérosclérose propose de distinguer les stries capables de progresser (type IIa) de celles qui n'en sont pas capables (type IIb). Cependant, cette distinction reste hypothétique car les critères qui l'autorisent n'ont pas été validés.
Syn. strie lipidique
Swanson-IFSSH (classification internationale de) l.f.
International Federation of Societies for Surgery of the Hand, classification of congenital anomalies of the hand and upper limb
Classification des anomalies congénitales de la main et du membre supérieur établie par Swanson en 1968, secondairement modifiée et adoptée par la Fédération internationale des sociétés de chirurgie de la main en 1983.
Elle subdivisait ces anomalies en 7 types, surtout basés sur des critères morphologiques. Une nouvelle classification, plus étiologique, dite OMT, destinée à être révisée tous les trois ans, l’a remplacée en 2014 à la suite des travaux de P.R. Manske, M.A.Tonkin et K.C. Oberg.
A. B. Swanson, chirurgien orthopédiste américain (1968), P. R. Manske, chirurgien orthopédiste américain, K. C. Oberg chirurgien plasticien américain (2009) : M. A. Tonkin chirurgien orthopédiste australien (2015)
Sigle angl. IFSSH
→ OMT (Classification of Congenital Anomalies of the Hand and Upper Limb)
[I2]
Édit. 2019
trouble obsessionnel-compulsif l.m.
obsessive-compulsive disorder
Terme adopté par la CIM (Classification Internationale des Maladies) et le DSM (Diagnostic and Statistical Manual of mental disorders) pour désigner et décrire la névrose obsessionnelle sans que soit retenu le concept de névrose comme principe de classification.
Il répond à une ambivalence conceptuelle qui tient compte à la fois de positions "athéoriques" de principe, a contrario du lien de ces troubles avec un déterminisme psychologique, et enfin de la possibilité offerte aux cliniciens d'identifier facilement des troubles névrotiques à partir de leur propre acceptation d'une telle qualification
→ classification internationale des maladies, diagnostic and statistical manual of mental disorders (DSM).
tumeurs à cellules B matures, T matures, NK, histiocytaires, et maladie de Hodgkin (classification OMS juin 2016) l.m.et f. p.
2016 WHO classification of mature lymphoid, histiocytic, and dendritic neoplasms
Tumeurs regroupées dans la même catégorie, en se basant sur les propriétés fonctionnelles de leur contrepartie normale (phagocytose et/ou modification et présentation de l’antigène), plutôt que leur origine cellulaire.
La plupart proviennent d’un précurseur myéloïde commun, quelques cas sont d’origine mésenchymateuse (ex : sarcome à cellules folliculaires dendritiques et tumeur à cellules réticulaires fibroblastiques).
Indépendamment de leur origine myéloïde ou mésenchymateuse une partie de ces tumeurs est précédée ou associée à un lymphome folliculaire, une leucémie lymphoïde chronique B, un lymphome lymphoblastique B ou T, ou un lymphome T périphérique. Ces cas présentent les mêmes réarrangements IgVH, TCR, ou anomalies chromosomiques que les tumeurs lymphoïdes associées (et une partie présente également une mutation de BRAF) suggérant un processus de trans- différenciation.
*Une astérisque à la suite de la catégorie signifie qu'elle a été soit modifiée soit ajoutée par rapport à la classification OMS 2008.
**Deux astérisques signifient qu’il s’agit d’une entité provisoire.
Hémopathies lymphoïdes à cellules B matures
S. H. Swerdlow, hématopathologiste américain (2016)
Usher (syndrome de) l.m.
Usher’s syndrome
Association autosomique récessive, liée au chromosome 4, d'une rétinite pigmentaire et d'une surdité.
Surdité associée à une rétinite pigmentaire typique.
Il en existe plusieurs types :
- selon la classification de H. Forsiu :
type I, surdité sévère congénitale, troubles vestibulaires et rétinite pigmentaire à la fin de la première décennie ;
type II avec surdité congénitale moins importante, pas de troubles vestibulaires et rétinite pigmentaire moins marquée au départ ;
- selon la classification de S.L.H. Davenport :
type III, correspond à une rétinite pigmentaire apparaissant à la puberté puis une surdité progressive ;
type IV peut être lié au sexe.
Pour le type I, le QI est normal ou subnormal, la surdité est congénitale, sévère et non évolutive, on peut trouver des lacunes crâniennes, parfois des troubles du comportement, une ataxie, et une incoordination.
De nombreux gènes sont localisés, locus en 14q32.1-32.3 pour USH1A (MIM 276900) ; locus en 11q13.5 pour USH1B (MIM 276903), locus en 11p15.1 pour USH1C (MIM 276904 ; 10q pour USH1D (MIM 601067) ; 21q21 pour USH1E ; 1q41 pour USH2A, chromosome 1 exclu pour USH2B (MIM 276905), 3q21-q25 pour USH3 (MIM 276902). L’affection est autosomique récessive.
Ch. Usher, ophtalmologiste britannique (1914) ; H. Forsius, ophtalmologiste finlandais (1971) ; Sandra L. H. Davenport, pédiatre américaine (1978)
Syn. rétinite pigmentaire et surdité congénitale
Whitmore-Jewett-Prout (classification de) l.f.
Classification des adénocarcinomes prostatiques selon leur extension, proposée par Whitmore en 1956, affinée par Prout en 1973 et Jewett en 1975.
Répartissant les adénocarcinomes en 4 stades (A-B-C-D) elle a été mondialement longtemps utilisée, avant d'être progressivement remplacée par une classification TNM admise par l'UICC (Union for International Cancer Control ou Union Internationale Contre le Cancer)
W. F. Whitmore Jr (1956), G. R. Prout Jr (1973), H. J. Jewett (1975) chirurgiens urologues américains
Willemze (classification de) l.f.
Classification des lymphomes T cutanés qui individualise quatre grands groupes : 1) mycosis fongoïde ou MF; 2) syndrome de Sézary; 3) proliférations lymphocytaires CD 30+ (papulose lymphomatoïde et lymphomes CD 30+); 4) lymphomes T cutanés non MF CD 30-.Elle a été récemment remplacée par la classification EORTC/WHO
R. Willemze, dermatologiste néerlandais (1997) for the Study Group of EORTC ; K. Lennert, anatomopathologiste allemand (1975)
→ lymphome, Kiel (classification de)
phylogénomique n.f.
Elle constitue la version la plus récente d'une démarche scientifique initiée dès la fin du xviiie siècle. Les naturalistes sont passés progressivement de la classification des êtres vivants à la recherche des relations de filiation entre les groupes, proposant des schémas temporels de l'évolution des espèces. L'interprétation de la classification en termes d'évolution épissée (assemblée comme une épissure) aux données de la paléontologie a donné naissance à une nouvelle discipline, la phylogénie. L'arbre phylogénique qu'Ernst Haeckel proposa en 1866 est une représentation qui a marqué notre culture biologique et, d'une certaine manière, a déterminé notre façon de penser l'évolution des espèces : un seul tronc, des branches et des feuilles. Depuis lors, l'intention n'a pas changé. Toutefois, les critères utilisés pour la construction de ces phylogénies ne sont plus seulement d'ordre morphologique, mais ils font désormais intervenir les programmes génétiques des organismes. Aujourd'hui, on ne parle plus d'arbre mais plutôt d'arborescence buissonnante.
E. Haeckel, naturaliste allemand (1834-1919); F. Delsuc, biochimiste canadien (2005), H. Philippe, biochimiste canadien (2004), O. Jeffroy, biochimiste canadien (2006) ; J. A. Eisen, généticien américain (1999 et 2003)
Étym. gr. phûlon : tribu ; genesis : origine; sanscrit ; ome : complétude, plénitude
Réf. 1 - Delsuc F, Brinkmann H, Philippe H.: “Phylogenomics and the reconstruction of the tree of life” Nat Rev Genet. 2005 6(5):361-75.
2 - Philippe H, Snell EA, Bapteste E, Lopez P, Holland PW, Casane D.: “ Phylogenomics of eukaryotes: impact of missing data on large alignments” Mol Biol Evol. 2004 Sep; 21(9):1740-523 - Jeffroy O, Brinkmann H, Delsuc F, Philippe H.: “Phylogenomics: the beginning of incongruence?” Trends in Genetics 2006 Apr; 22(4):225-314 - Eisen JA, Fraser C M.: “Phylogenomics: intersection of evolution and genomics” Science. 2003 Jun 13; 300(5626):1706-75 - Eisen JA, Hanawalt PC.: “A phylogenomic study of DNA repair genes, proteins, and processes” Mutat Res. 1999 Dec 7; 435(3):171-213
→ phylogénie, génomique, omiques (sciences)
[La phylogénomique,terme créé par Jonathan A. Eisen en 1997,vise à établir les filiations entre les différents groupes d'êtres vivants en s'appuyant sur les caractéristiques de leur patrimoine héréditaire respectif. Elle sert la prédiction des fonctions ]
Marshall (classification des lésions cérébrales post-traumatiques)
Classification par le scanner de l’importance des lésions cérébrales initiales après un traumatisme crânien permettant de porter un pronostic et d’orienter les indications opératoires.
Quatre degrés principaux sont décrits :
- I - pas de traduction radiologique ;
- II -hématome sous ou extradural de moins de 25ml avec un déplacement des structures médianes de moins de 5 mm ;
- III – hématome de plus de 25 ml, déplacement de 0 à 5 mm, compression des ventricules latéraux ;
- IV – hématome de plus de 25ml et déplacement des structures médianes de plus de 5mm.
Deux autres degrés sont notés selon que la lésion a été évacuée ou non. La mortalité est d’autant plus importante que le degrès est plus élevé et l’intervention est indiquée en cas de volume de l’hématome de plus de 25ml et de déplacement de plus de 5 mm des structures internes. Cette classification est intégrée dans le score de Glasgow.
L. F. Marshall et S. B. Marschall, neurologues américains (1992 et 2000 voir Juul)
→ échelle du coma de Glasgow, hématome sousdural, hématome extradural
[H2]
Édit. 2018
OMT (Classification of Congenital Anomalies of the Hand and Upper Limb) l.f.
La classification des anomalies congénitales de la main et du membre supérieur d’Oberg, Manske et Tonkin, différencie les malformations, les déformations et les dysplasies.
Le groupe principal concernant les malformations est lui-même divisé d’une part, selon l’atteinte globale du membre ou seulement de la main et d’autre part, selon l’atteinte initiale d’un seul ou des trois axes de développement du membre. Les diagnostics chirurgicaux fréquents tels que la duplication et l’hypoplasie du pouce sont dès lors placés au sein de l’ensemble.
OMT remplace la précédente classification de Swanson.
P. R. Manske, chirurgien orthopédiste américain, K. C. Oberg chirurgien plasticien américain (2009) : M. A. Tonkin chirurgien orthopédiste australien (2015)
[I2]
Édit. 2019
trouble obsessionnel-compulsif l.m.
obsessive-compulsive disorder
Terme adopté par la CIM (Classification Internationale des Maladies) et le DSM (Diagnostic and Statistical Manual of mental disorders) pour désigner et décrire la névrose obsessionnelle sans que soit retenu le concept de névrose comme principe de classification.
Il répond à une ambivalence conceptuelle qui tient compte à la fois de positions "athéoriques" de principe, a contrario du lien de ces troubles avec un déterminisme psychologique, et enfin de la possibilité offerte aux cliniciens d'identifier facilement des troubles névrotiques à partir de leur propre acceptation d'une telle qualification
→ classification internationale des maladies, diagnostic and statistical manual of mental disorders (DSM).
[H3]
cancer broncho-pulmonaire primitif l.m.
primary bronchopulmonary carcinoma, primary bronchopulmonary cancer
Affection maligne liée à une prolifération cellulaire épithéliale anormale développée au sein du tissu bronchique plus rarement au niveau des alvéoles pulmonaires.
Ce terme correspond à plusieurs maladies distinctes souvent regroupées sous le terme courant mais erroné de "cancer du poumon". Ce cancer doit être distingué d’une atteinte métastatique (dite encore secondaire) souvent d’origine digestive. Les cancers broncho-pulmonaires primitifs sont essentiellement de quatre types histologiques : épidermoïde, glandulaire ou adénocarcinome, indifférencié à grandes cellules (ces trois premiers types souvent réunis sous le terme de "cancers bronchiques non à petites cellules" (CBNPC) et représentent près de 85% des cas), et carcinome à petites cellules. Quelle que soit leur forme histologique, leur principal facteur étiologique est l'intoxication tabagique, mais d’autres facteurs peuvent en être en cause : amiante, cannabis, rayons X ou gamma...
Le cancer bronchique primitif est l'un des cancers les plus fréquents. En France, son incidence annuelle est de 46 000 cas (67% masculins). Si elle a tendance à diminuer chez l’homme, elle augmente régulièrement chez la femme en raison de son tabagisme. C’est la première cause de mortalité par cancer en France responsable de 33 000 décès annuels. Son évolution, très sévère, est marquée par un développement intra-thoracique et par des métastases (cérébrales, hépatiques, osseuses…).
Son diagnostic et le plus souvent fait devant une symptomatologie broncho-pulmonaire (toux, hémoptysie..) et repose à la suite de l’imagerie sur une biopsie réalisée lors d’une endoscopie.
Les indications thérapeutiques se fondent sur le type histologique précis, essentiellement distinction entre CBNPC et cancers à petites cellules. La classification de l’O.M.S. de 2015, est un guide du traitement et un élément pronostique. Dans les CBNPC, il est idéalement chirurgical complété ou non par la radiothérapie et/ou la chimiothérapie ; certaines caractéristiques moléculaires, en particulier certaines mutations, observées dans près de la moitié des cas, vont peser sur l’indication des thérapeutiques médicamenteuses, thérapies ciblées entre autres contre l’expression de facteurs de croissance et/ou immunothérapie. Les cancers à petites cellules relèvent surtout de la radiothérapie et de la chimiothérapie.
Le pronostic dépend en très grande partie de l'extension (précisée par la classification TNM), de l'état général et la fonction respiratoire. Il reste très réservé dans les formes non opérables, avec environ 5% de survivants à 5 ans, d’autant que le diagnostic se fait le plus souvent (70% des cas) à un stade évolué lorsque la tumeur n’est plus opérable. Cependant, les thérapies ciblées et/ou l’immunothérapie permettent des rémissions inattendues avant leur utilisation dans certains cas de CBNPC, même évolués. A côté des formes invasives, il existe dans les CBNPC, des formes in situ de bon pronostic.
Syn. cancer bronchique, cancer des bronches, cancer du poumon, carcinome bronchique, carcinome broncho-pumonaire, carcinome pulmonaire
→ adénocarcinome broncho-pulmonaire primitif, cancer bronchique adénosquameux, cancer bronchique à grandes cellules, cancer bronchique à petites cellules, cancer broncho-pulmonaire in situ, cancer épidermoïde bronchique primitif, classification TNM
[A2, A3, B2, F2, K1, K3]
Édit. 2020
acouphène n.m.
tinnitus
Perception sonore non liée à une vibration du monde extérieur, inaudible par l'entourage.
La classification de ses multiples causes reste discutée : lésions vasculaires ou fistules artérioveineuses céphaliques, fistule péri-lymphatique, en fait exceptionnelles ; bien plus fréquemment, hypertension artérielle, atteinte du conduit auditif externe (cerumen), de l'oreille moyenne (otite séreuse, otospongiose), de l'oreille interne (maladie de Ménière, presby-acousie), du nerf acoustique (neurinome, notamment), des voies auditives centrales, affection psychiatrique (dans le cadre des hallucinations auditives).
En dehors des traitements étiologiques éventuels, une approche psychologique en vue d'une habituation du patient est souvent indiquée. Une possible perte auditive associée doit être traitée.
Étym. gr. akouein : entendre ; phanein : paraître
[K2, K4, H1, P1]
Édit. 2020