capsule fibreuse périvasculaire du foie l.f.
capsula fibrosa perivascularis hepatis (TA)
perivascular fibrous capsule of liver
Portion de la gaine fibreuse propre du foie qui occupe le hile et se trouve entraînée à l’intérieur de l’organe par les ramifications des éléments vasculaires-biliaires et nerveux du pédicule hépatique auxquels elle forme une gaine périvasculo-biliaire.
Sa description, faite par Walæus, a été complétée par Couinaud qui a décrit un certain nombre d’épaississements de la gaine vasculo-biliaire à la face inférieure du foie: la plaque hilaire, la plaque vésiculaire, la plaque ombilicale et la plaque arantienne. Ces différents épaississements sont en continuité les uns avec les autres ainsi qu’avec l’enveloppe fibreuse du foie. Leur connaissance est à l’origine d’une meilleure approche chirurgicale des éléments du pédicule hépatique dans le hile et à l’intérieur du foie. Ces travaux ont permis une meilleure connaissance de la segmentation hépatique et le développement de la chirurgie du foie.
F. Glisson, médecin et anatomiste britannique (1597-1677) ; Walæus (Jean de Wale), anatomiste néerlandais (1641) ; C. Couinaud, chirurgien et anatomiste français (1954)
Syn. anc. capsule de Glisson réfléchie
[A1,L1]
Édit. 2015
capsule latérale de la tunique vasculaire du cristallin l.f.
lateral capsule of tunica vasculosa lentis
Syn. tunica vasculosa lentis
[A1,P2]
Édit. 2015
capsule proligère l.f.
Syn. vésicule proligère
[A1]
capsule prostatique l.f.
capsula prostatica (TA)
capsule of prostate
Eléments fibro-élastiques très lâches dans lesquels cheminent les éléments vasculo-nerveux destinés à la prostate.
Cette capsule sépare la coque prostatique des parois de la loge prostatique. Elle est surtout épaisse latéralement et en arrière.
A. A. Retzius, anatomiste suédois (1845)
Syn. anc. gaine celluleuse de la prostate ; zone de Retzius
[A1,M3]
Édit. 2015
capsule splénique l.f.
capsula splénica ; tunica fibrosa lienis (TA)
fibrous capsule of spleen
Capsule fibro-élastique qui enveloppe la pulpe splénique et lui adhère fortement par des travées conjonctives émanées de sa face profonde.
Ces travées forment dans l’organe un fin réseau de soutien qui sépare les lobes et les lobules. Au niveau du hile, la capsule se réfléchit sur les vaisseaux et prend le nom de capsule de Malpighi. A la surface de la rate la capsule est intimement unie au péritoine splénique. Les deux membranes sont presque confondues, sauf au niveau du hile. La capsule fibreuse comporte quelques fibres musculaires lisses, clairsemées, chez l’homme.
M. Malpighi, médecin et anatomiste italien (1628-1694)
Syn. anc. tunique fibreuse de la rate
[A1]
Édit. 2015
capsule surrénale l.f.
[A1,O4]
Édit. 2015
capsule tonsillaire l.f.
capsula tonsillaris ; capsula tonsilae (TA)
tonsillar capsule
Couche la plus externe de la tonsille, constituée par une membrane conjonctive fibreuse, épaisse et résistante qui entoure le tissu lymphoïde qu’elle sépare de la tunique fibreuse du pharynx.
La capsule tonsillaire est séparée des éléments de la paroi pharyngée par un espace celluleux aisément clivable, traversé par quelques tractus conjonctifs, les fibres du muscle amygdalo-glosse et les vaisseaux et nerfs destinés à la tonsille.
Syn. anc. capsule amygdalienne, coque amygdalienne
[A1,P1]
Édit. 2015
capsule vidéoscopique l.m.
wireless capsule endoscopy
Moyen d’examen endoscopique de l’intestin grêle par une capsule, à usage unique, mesurant 27x11 mm, équipée d’une caméra, qui est absorbée par la bouche et qui, au cours de son trajet, émet 2 à 8 photographies par secondes, enregistrées par un appareil extérieur.
La lecture des images se fait à partir d’un poste de travail informatique qui traite les données, avec possibilité d’aides à la lecture. 50.000 images peuvent être visionnées, dans un temps de lecture 30 à 45 mn.
Elle est utilisée essentiellement pour l’exploration de l’intestin grêle après avoir fait une endoscopie haute et une coloscopie qui n’ont pas apporté un diagnostic. Les indications principales sont la présence d’une anémie ferriprive ou d’un saignement chronique inexpliqué par les examens endoscopiques usuels. L’autre indication est la maladie de Crohn en l’absence de sténose à éliminer impérativement avant de faire ingérer la capsule par un examen scanographique ou une IRM. La localisation de la sténose peut éventuellement être repérée par la capsule patency biodégradable.
D’autres indications émergeantes apparaissent au niveau de l’intestin grêle : maladie caeliaque, complications grêliques des anti-inflammatoires non- stéroïdiens, tumeurs du grêle, polypose adénomateuse familiale.
D’autres organes que le grêle peuvent être explorés par une capsule vidéoscopique : le colon en cas de refus de la coloscopie par le patient, d’un échec de celle-ci ou d’une contre-indication. L’œsophage peut également être exploré à la recherche de varices oesophagiennes. Ces indications sont actuellement marginales.
La capsule vidéoscopique est un examen non invasif, bien toléré, indolore, réalisable en ambulatoire et sans anesthésie. Il faut cependant connaître le risque de blocage de la capsule en cas de sténose méconnue.
→ coloscopie radiologique par imagerie volumique ??
[L1,B2,B3]
Édit. 2015
couche fibreuse de la capsule articulaire l.f.
stratum fibrosum capsulae articularis (TA)
fibrous layer of articular capsule
→ membrane fibreuse de la capsule articulaire
[A1]
couche synoviale de la capsule articulaire l.f.
stratum synoviale capsulae articularis (TA)
synovial membrane of joint capsule, synovial layer of joint capsule
→ membrane synoviale de la capsule articulaire
[A1,I]
Gerota (capsule de) l.f.
D. Gerota, anatomiste roumain (1867-1939)
Glisson (capsule hépatique de) l.f.
Glisson’s liver capsule
F. Glisson, médecin et anatomiste britannique (1597-1677)
Glisson (capsule de réfléchie) l.f.
F. Glisson, médecin et anatomiste britannique (1597-1677)
→ capsule de Glisson réfléchie
[A1,L1]
Édit. 2015
Malpighi (capsule de) l.f.
M. Malpighi, anatomiste italien (1628-1694)
[A1]
Édit. 2015
membrane fibreuse de la capsule articulaire l.f.
La terminologie habituelle réserve à cette membrane le nom de capsule articulaire, c’est à dire de capsule articulaire fibreuse proprement dite telle que décrite ci-dessus. La nouvelle terminologie anatomique (TA) groupe sous le terme de capsula ar
fibrous layer of joint capsule ; fibrous layer of articular capsule; fibrous membrane of joint capsule; fibrous membrane of articular capsule
Manchon fibreux qui maintient en contact les surfaces articulaires d’une diarthrose.
Il s’insère à proximité des cartilages articulaires des pièces osseuses en contact. Il présente des épaississements qui constituent les ligaments capsulaires de l’articulation. Il peut présenter des solutions de continuité qui permettent la communication de la cavité synoviale avec une bourse séreuse périarticulaire ou le passage d’un tendon d’insertion intracapsulaire. Il est doublé à sa face profonde par la membrane synoviale.
membrane synoviale de la capsule articulaire l.f.
membrana synovialis capsulae articularis ; stratum synovialae capsulae articularis (TA)
synovial layer of joint capsule ; synovial layer of articular capsule; synovial membrane of joint capsule; synovial membrane of articular capsule
Membrane mince, en forme de manchon, qui tapisse la face profonde de la membrane fibreuse de la capsule articulaire d’une diarthrose.
Elle s’insère à la périphérie des cartilages articulaires. Elle présente parfois des prolongements en cul de sac qui s’insinuent dans la membrane fibreuse (cryptes synoviales ou follicules synovipares) et peut être hérissée sur sa face interne de bourgeons chargés de graisse ou portant des anses vasculaires (replis adipeux ou franges vasculaires). La membrane synoviale porte en outre des saillies plus ou moins volumineuses, filiformes, lamelleuses ou cylindriques, les villosités et les franges synoviales. Sa structure et sa composition chimique la rapprochent du tissu cartilagineux.
Syn. anc. synoviale articulaire
Tenon (capsule de) l.f.
Tenon's capsule
vagina bulbi
J. Tenon, chirurgien et anatomiste français, membre de l'Académie de médecine (1803)
abaissement des bras en obstétrique l.m.
descent of arms
Manœuvre obstétricale permettant, en cas de dystocie, de faire franchir le détroit supérieur au bras du fœtus.
Dans la dystocie des épaules, l’engagement du diamètre bi-acromial ne peut s’obtenir qu’en introduisant la main, la droite si le dos du fœtus est à droite ou inversement, dans l’utérus, le long de l’humérus du fœtus en lui imprimant une pression qui le fait pivoter en « mouchant » le tronc puis la face. Le bras s’abaisse en engageant l’épaule, le bras antérieur dans la manœuvre de Couder, le postérieur dans la manœuvre de Jacquemier.
Dans la présentation du siège, le relèvement des bras se traite par l’abaissement du bras antérieur selon la manœuvre de Pajot, ou par la double rotation axiale de Lövset.
L. Couder, obstétricien français ; J. M. Jacquemier gynécologue accoucheur français, membre de l’Académie de médecine (1846) ; Ch. Pajot, gynécologue obstétricien français (1865) ; J. Løvset gynécologue obstétricien norvégien (1937)
→ manœuvre de Couder, manœuvre de Jacquemier, manœuvre de Pajot
[O3]
Édit. 2020
abaissement du bras postérieur (en obstétrique) l.m.
descent of the posterior arm
Dans la présentation du siège, manœuvre obstétricale permettant le dégagement du bras postérieur en cas de relèvement des bras.
La main de l’opérateur remonte dans l’utérus le long de la concavité sacrée jusqu’au pli du coude du fœtus. Le pouce dans le creux de l’aisselle, l’index imprime à l’humérus une pression qui le fait pivoter vers le bas en « mouchant » la face puis le tronc du fœtus.
Syn. manœuvre de Jacquemier
[O3]
Édit. 2020
artère circonflexe antérieure du bras l.f.
→ artère circonflexe antérieure de l'humérus
artère circonflexe postérieure du bras l.f.
→ artère circonflexe postérieure de l'humérus
artère collatérale externe du bras l.f.
artère médiane de l'avant-bras l.f.
→ artère satellite du nerf médian
artère profonde du bras l.f.
arteria profunda brachii (TA)
profunda brachii artery ; deep artery of arm
Branche collatérale la plus importante de l’artère brachiale.
Née près de l’origine de l’artère brachiale, elle se dirige obliquement en bas latéralement et en arrière, pour s’engager dans le sillon du nerf radial dont elle est satellite à la face postérieure de la diaphyse humérale. Au-dessus de l’épicondyle latéral de l’humérus elle se divise en ses deux branches terminales, antérieure et postérieure. Elle donne un rameau au muscle deltoïde, de nombreuses collatérales au muscle triceps brachial, notamment l’artère profonde du chef médial de ce muscle et les artères collatérales moyenne et radiale. Elle participe au réseau péri-articulaire du coude
Syn. anc. artère humérale profonde ; artère collatérale externe du bras
avant-bras n.m.
antebrachium (TA)
forearm
Segment du membre supérieur compris entre le coude et le poignet.
Il comporte deux régions dites antébrachiale antérieure et antébrachiale postérieure.
Segment à deux os : radius et ulna, il permet la fonction de pronosupination.