petite veine mésentérique l.f.
→ veine mésentérique inférieure
pince mésentérique (syndrome de la) l.m.
→ mésentérique supérieure (artère)
plexus ganglionné mésentérique inférieur l.m.
→ ganglion mésentérique inférieur
plexus ganglionné mésentérique supérieur l.m.
→ ganglion mésentérique supérieur
plexus nerveux mésentérique inférieur l.m.
plexus nervosus mesentiricus inferior (TA)
inferior mesenteric plexus
Eléments du plexus nerveux aortique abdominal satellites de l’artère mésentérique inférieure dont ils suivent la distribution.
plexus nerveux mésentérique supérieur l.m.
plexus nervosus mesentiricus superior (TA)
superior mesenteric plexus
Eléments du plexus nerveux aortique abdominal satellites de l’artère mésentérique supérieure dont ils suivent la distribution.
veine mésentérique inférieure l.f.
vena mesenterica inferior (TA)
inferior mesenteric vein
Veine qui collecte le sang veineux de la moitié gauche du côlon et de la majeure partie du rectum.
Elle a son origine dans le bassin à la face postérieure du rectum où elle fait suite à la veine rectale supérieure. Elle monte dans le mésocôlon sigmoïde et se dirige vers l’angle duodéno-jéjunale. A ce niveau, elle s’infléchit à droite et passe à la face postérieure du pancréas pour se terminer au bord inférieur de la veine liénale avec laquelle elle forme le tronc liéno-mésaraïque. Elle reçoit les veines sigmoïdiennes et la veine colique gauche. Elle participe à la constitution de l’arc vasculaire de Treitz.
W. Treitz, anatomopathologiste tchèque (1819-1872)
Syn. anc. petite veine mésentérique, petite veine mésaraïque
[A1, K4, L1]
Édit. 2020
veine mésentérique supérieure l.f.
vena mesenterica superior (TA)
superior mesenteric vein
Veine qui collecte le sang veineux de la portion mobile de l’intestin grêle, du mésentère, d’une partie du duodénum et de la moitié droite du côlon.
Elle prend son origine dans le mésentère, à cinquante centimètres environ en amont de la valvule iléo-caecale. Elle monte dans le mésentère à droite et un peu en avant de l’artère, longe la racine du mésentère à sa partie haute, croise la face antérieure de la partie horizontale du duodénum et du processus uncinatus du pancréas, s’insinue derrière la tête du pancréas et se termine en s’unissant au tronc liéno-mésaraïque en formant la veine porte. Elle reçoit les veines jéjunales, les veines iléales, la veine gastro-omentale droite, les veines pancréatiques, les veines pancréatico-duodénales, la veine iléo-colique avec la veine appendiculaire, la veine colique droite et la veine colique moyenne.
Syn. anc. grande veine mésentérique, grande veine mésaraïque
[A1, K4, L1]
Édit. 2020
angor mésentérique l.m
mesenteric ischemia, "intestinal angor"
L’angor mésentérique, pathologie relativement rare, se manifeste par des douleurs abdominales post-prandiales précoces, qui réalisent une claudication abdominale, (constituant une épreuve d’effort pour l’intestin) et un amaigrissement souvent important.
Elle est secondaire à une artérite oblitérante, entraînant une diminution du calibre artériel de plus de 50 %, touchant deux ou plus des 3 axes vasculaires digestifs du mésentère. Elle est de nature variable : athéromateuse, secondaire à une cardiopathie emboligène, lié à une artérite inflammatoire, une dysplasie fibromusculaire ou encore d’origine radique. L’âge médian est d’environ 70 ans. Les facteurs de risque cardio-vasculaire sont l’HTA, le tabagisme, la dyslipidémie, le diabète. Une cardiopathie ischémique ou une artériopathie oblitérante des membres inférieurs peuvent être associées et retrouvées dans un tiers des cas.
Lorsque la douleur devient nocturne, il faut craindre une évolution péjorative. L’ischémie mésentérique chronique peut conduire à l’ischémie mésentérique aigue entraînant une nécrose digestive responsable d’un infarctus du mésentère. Plus atypique, l’ischémie mésentérique peut se manifester par une diarrhée chronique avec syndrome de malabsorption. Le diagnostic repose sur l’angioscanner, qui doit être réalisé en première intention, et l’échodoppler vasculaire dans les formes chroniques, mais souvent les examens endoscopiques ont précédé l’angioscanner lorsque la symptomatologie est trompeuse. Il peut exister des lésions ulcéreuses digestives. Son traitement fait appel aux interventions endovasculaires : revascularisation du tronc cœliaque, de l’artère mésentérique supérieure ou inférieure par voie radiologique le plus souvent ou chirurgicale.
Syn. ischémie mésentérique chronique, angor abdominal, angor intestinal
→ infarctus mésentérique, ischémie mésentérique aigue
[L1, L2]
Édit. 2020
ischémie mésentérique aigue l.f.
acute mesenteric ischemia
L’ischémie mésentérique aigue est la conséquence d’une interruption du flux sanguin dans le territoire mésentérique.
Le territoire mésentérique dépend de trois artères principales le tronc cœliaque, l’artère mésentérique supérieure et l’artère mésentérique inférieure. L’évolution a lieu par étapes de la douleur abdominale aigue jusqu’à la nécrose intestinale étendue à la défaillance multi-organe et en l’absence de traitement au décès.
L’expression clinique associe des douleurs abdominales intenses et brutales avec vomissements. La plupart des ischémies sont d’origine artérielle entraînant au maximum un infarctus mésentérique, d’expression clinique intense et de mauvais pronostic. Les infarctus d’origine veineuse, plus rares, sont plus progressifs, ont un pronostic un peu moins sombre.
L’ischémie mésentérique est due à une diminution du débit sanguin dans le territoire vasculaire mésentérique entraînant des lésions cellulaires touchant initialement la muqueuse puis les couches plus profondes de la paroi digestive et des conséquences métaboliques marquées par une acidose métabolique.
Les causes aboutissant à une ischémie mésentérique incluent, l’embolie artérielle, la thrombose artérielle, les causes non occlusives dans un contexte de bas débit, d’états de choc, de traitements hypovolémiants, de vasoconstricteurs, de cocaïne, ergot de seigle, digoxine etc.
Les examens d’imagerie diagnostique reposent sur l’angioscanner en première intention, et l’ angiographie et l’écho doppler.
La stratégie thérapeutique repose sur trois objectifs : 1) la prévention des défaillances d’organe; 2) la préservation de l’intestin viable par une revascularisation, qui comprend une thrombolyse intra-artérielle, une embolectomie chirurgicale, une perfusion de papavérine, une reconstruction artérielle; 3) la résection des zones intestinales nécrotiques non viables.
En raison de la nécessité de nombreuses équipes spécialisées, certains proposent que ces malades soient pris en charge dans des centres spécialisés sur le modèle des stroke center.
[L1]
Édit. 2020
ischémie mésentérique chronique l.f.
Syn. angor mésentérique
[L1, L2]
Édit. 2020