aorte thoracique l.f.
pars thoracica aortae, aorta thoracica (TA)
thoracic aorta
Portion de l'aorte qui s'étend du flanc gauche de la 4ème vertèbre thoracique à la 12ème au niveau de l'hiatus aortique du diaphragme.
Elle descend un peu en dedans et en avant pour se rapprocher de la ligne médiane. Elle se termine au niveau de l'hiatus aortique. L'aorte est en rapport en avant avec le pédicule pulmonaire gauche. Elle est à gauche de l'œsophage en haut, elle se place peu à peu en arrière puis à droite. En arrière d'elle, on trouve la colonne vertébrale. De sa face postérieure naissent les artères intercostales postérieures de la 4ème à la 11ème et l’artère subcostale. L’aorte thoracique fournit les rameaux médiastinaux dont les rameaux bronchiques, oesophagiens et péricardiques ainsi que les artères phréniques supérieures.
Syn. partie thoracique de l’aorte
arc de l'aorte l.m.
arcus aortae (TA)
arch of aorta, aortic arch
Portion horizontale de la crosse aortique, entièrement extrapéricardique.
Elle est oblique en arrière et à gauche jusqu'à la face latérale gauche de la 4e vertèbre thoracique où elle se coude pour devenir l'aorte thoracique descendante. Dans ce trajet, elle se moule sur la face gauche de la trachée, mais surtout concave en bas, elle embrasse le pédicule pulmonaire gauche. Par sa face inférieure, elle répond d'avant en arrière à l'artère pulmonaire, à ses 2 branches, puis à la bronche principale gauche. Elle est reliée à l'artère pulmonaire gauche par le ligament artériel. Le nerf laryngé récurrent gauche passe sous l'arc aortique. La face supérieure donne naissance aux artères pour la tête, le cou et les deux membres supérieurs, soit d'avant en arrière au tronc artériel brachiocéphalique, aux artères carotide commune et sousclavière gauches.
Syn. arche aortique, crosse de l'aorte
bifurcation de l'aorte l.f.
bifurcatio aortae (TA)
aortic bifurcation
Bifurcation terminale de l’aorte abdominale au niveau de la quatrième vertèbre lombaire.
En réalité l’aorte elle-même se prolonge par une branche terminale, l’artère sacrée médiane. Les deux branches de bifurcation, les artères iliaques communes droite et gauche, sont donc en réalité des branches collatérales mais leur volume prépondérant fait qu’il s’agit d’une véritable bifurcation du tronc aortique.
Édit. 2017
bulbe de l'aorte l.m.
bulbus aortae (TA)
aortic bulb
Segment initial de la portion ascendante de l’arc de l’aorte, renflé par les sinus de Valsalva.
Il est développé directement à partir du bulbe du cœur. On l’appelle aussi racine de l’aorte.
Étym. lat. bulbus : bulbe
Édit. 2017
chevauchement de l'aorte l.f.
[A2,K2]
coarctation de l'aorte l.f.
coarctation of aorta
Rétrécissement congénital de l'isthme de l'aorte thoracique à l'union de l'aorte horizontale et de l'aorte descendante.
Elle a pour conséquence l'apparition précoce d'une hypertension artérielle localisée aux artères issues en amont de la sténose et d'une hypotension en aval (absence de pouls perceptible aux artères des membres inférieurs). L'augmentation de la post-charge provoque une surcharge systolique avec hypertrophie puis insuffisance ventriculaire gauche pouvant être gravissime. La correction chirurgicale par résection de la sténose et suture terminoterminale (opération de Crafoord) est l'intervention type, elle a transformé le pronostic : auparavant la survie moyenne se situait à 30 ans. D’autres types d’intervention ont été proposés comme l’opération de Clagett, ou l’élargissement plastique de la zone sténosée.
D’autres localisations de la sténose congénitale de l’aorte sont possibles mais exceptionnelles
O. T. Clagett, chirurgien thoracique américain (1957) ; C. Crafoord, chirurgien thoracique suédois, membre de l'Académie de médecine (1945)
Étym. lat. coarctatio : action de resserrer, déverbal de cumarto (cum : avec ; artare : ajuster, serrer fortement)
[K2,Q2,K3]
coarctation de l'aorte du nouveau-né l.m.
newborn coarctation of aorta
Sténose serrée de l'aorte, située en général juste au-dessus de l'abouchement du canal artériel, isolée ou associée à d'autres malformations (communication interventriculaire, etc.).
Elle se manifeste en général vers le 10e jour de la vie par une défaillance cardiaque (prise de poids insolite, détresse respiratoire, oligurie). La découverte d'un affaiblissement des pouls fémoraux fait évoquer le diagnostic, qui est confirmé par l'échographie. Une brusque inefficacité circulatoire doit faire rechercher un épanchement péricardique (échographie) à évacuer d'urgence. Un traitement digitalodiurétique, combiné si besoin à la ventilation mécanique pour stabiliser l'enfant et protéger son cerveau contre des à-coups hypertensifs, permet de faire un examen complet avant l'intervention chirurgicale réparatrice. Les suites opératoires peuvent être perturbées par des poussées d'hypertension artérielle.
[K2,O1,Q2]
crosse de l'aorte l.f.
[A1]
Édit. 2015
isthme de l'aorte l.m.
isthmus aortae (TA)
aortic isthmus
Segment court de l’aorte thoracique situé à l’union de la crosse aortique et de l’aorte descendante entre l’origine de l’artère sous-clavière gauche et l’implantation du ligament artériel.
Situé à la limite de la portion mobile de l’aorte et de sa portion fixée à la paroi thoracique postérieure par les artères intercostales postérieures, il constitue, du fait de son origine embryologique et de sa situation à l’union de deux secteurs aortiques de formation différente, une zone de fragilité relative siège d’élection des ruptures traumatiques de celle-ci. Pour des raisons embryologiques l’isthme de l’aorte est également le siège électif de certains rétrécissements congénitaux de l’aorte (coarctation).
J. H. Stahel, anatomiste suisse
Syn. isthme de Stahel
isthmoplastie de l'aorte l.f.
aortic isthmoplasty
Procédé opératoire destiné au traitement de la coarctation de l’aorte, qui consiste sans réséquer la zone rétrécie, à l’ouvrir longitudinalement et à l’élargir par une greffe ou une prothèse pour restituer un calibre aortique normal.
L’isthmoplastie est une opération difficile en raison de la configuration contournée de la zone sténotique, ce qui ne donne pas toujours un résultat morphologique et hémodynamique satisfaisant. C’est la raison pour laquelle on lui préfère en général la résection de la zone sténotique suivie de suture ou de greffe. L’isthmoplastie est réservée aux cas où la résection est difficile ou dangereuse.
lunules des valvules semi-lunaires de la valve de l'aorte l.f.p.
lunulae valvularum semilunarium valvae aortae (TA)
lunules of semilunar cusps of aortic valve
Segments extrêmement minces et translucides du bord libre des valvules semi-lunaires de la valve de l’aorte.
Ces lunules sont situées de part et d’autre du nodule de la valvule semi-lunaire.
maladie annuloectasiante de l'aorte l.f.
aortic annuloectasic disease
Maladie de la racine de l’aorte associant une distension progressive de l’anneau aortique, responsable d’une insuffisance valvulaire aortique croissante, à une dilatation en bulbe de la seule portion initiale de l’aorte ascendante.
Trois fois plus fréquente chez l'homme que chez la femme, elle s'observe surtout chez l'adulte. Dans un tiers des cas on note un syndrome de Marfan typique ou incomplet.
Son origine n’est pas entièrement élucidée. Elle tient à une fragilité anormale, probablement héréditaire, des tissus conjonctifs et élastiques qui constituent le squelette de la jonction ventriculoaortique. Son traitement est chirurgical et demande une intervention complexe (opération de Bentall) qui associe le remplacement de la valvule aortique et le remplacement de l’aorte ascendante par une prothèse sur laquelle doivent être réimplantés les ostiums coronaires.
La conservation de la valvule aortique est possible dans certaines formes selon la technique proposée par Yacoub et David.
H. Bentall et A. De Bono, chirurgiens thoraciques britanniques (1968) ; M. H. Yacoub, Sir, chirurgien thoracique britannique (1998) ; T. E. David, chirurgien cardiovasculaire canadien (1992)
Étym. Étym : lat. annulus : anneau ; gr. ektasis : dilatation
→ anévrysme de l'arc de l'aorte, insuffisance aortique, Marfan (maladie de), Bentall (opération de)
[K2, K3]
Édit. 2019
médianécrose kystique de l'aorte l.f.
aortic cystic medianecrosis
Processus dégénératif propre à certaines maladies et frappant électivement la tunique médiale de l’aorte : sa structure normale fait place à une nécrose des éléments constitutifs remplacés par des zones pseudokystiques.
Elle fragilise la média avec une possibilité de clivage longitudinal spontané ou provoqué par la rupture de l’intima, qui constitue la dissection aortique.
A. B. Marfan, pédiatre français, membre de l’Académie de médecine (1896)
Étym. lat. medialis : milieu ; gr. nekrosis : mortification ; kustis : cavité, kyste
méga-aorte n.f.
enlarged aorta, megaaorta
Dilatation diffuse, congénitale ou acquise de l’aorte, sans perte du parallélisme des bords, ce qui la distingue des anévrismes de l’aorte.
Elle peut représenter une dystrophie congénitale du tissu élastique de la paroi aortique ou être secondaire à un obstacle aortique.
Étym. gr. megas : grand
partie ascendante de l'aorte l.f.
pars ascendens aortae, aorta ascendes (TA)
ascending aorta
partie descendante de l'aorte l.f.
pars descendens aortae, aorta descendens (TA)
descending aorta
partie thoracique de l'aorte l.f.
pars thoracica aortae (TA)
thoracic aorta
portion descendante de l'aorte l.f.
rameaux artériels bronchiques de l'aorte thoracique l.m.p.
rami bronchiales (Aorta thoracica) (TA)
bronchial branches (thoracic aorta)
Vaisseaux artériels d'origine aortique destinés aux bronches.
Les artères bronchiques principales naissent de la face antérieure de l'aorte thoracique descendante et sont au nombre de deux ou trois. Elles s'accolent à la face postérieure des grosses bronches dans le tissu péribronchique et vascularisent les bronches jusqu'au sommet du lobule pulmonaire.
L'artère bronchique droite peut naitre avec la quatrième artère intercostale, formant le tronc artériel broncho-intercostal toujours rétro
L'artère bronchique gauche donne souvent un rameau prébronchique droit.
Des artères bronchiques accessoires naissent des artères phréniques inférieures, des artères péricardophréniques, de l'artère thoracique interne, des artères sousclavières, des artères œsophagiennes ou médiastinales.
Anc. dénom. artères bronchiques
rameaux artériels médiastinaux de l'aorte thoracique l.m.p.
rami mediastinales (Aorta thoracica) (TA)
mediastinal branches (thoracic aorta)
Fines artérioles en nombre variable se détachant de la face antérieure de l'aorte thoracique, destinées au médiastin postérieur.
Anc. dénom. artères médiastinales
rameaux artériels œsophagiens de l'aorte thoracique l.m.p.
rami œsophageales (Aorta thoracica) (TA)
oesophageal branches (thoracic aorta)
Artères d'origine aortique se détachant de l'aorte au-dessous de la bifurcation trachéale, destinées à l'œsophage thoracique.
Certaines sont courtes dont la plus importante est l'artère "du croisement aortique". Elle a un trajet très court et s'épanouit en 2 ou 3 branches.
Les artères œsophagiennes longues sont au nombre de 2, l'une naissant en regard du disque entre la 6e et la 7e vertèbre thoracique et l'autre au niveau du disque entre la 7e et la 8e.
Il existe un rameau œsophagotrachéal antérieur né de la face droite de la crosse aortique et parfois un rameau postérieur grêle.
Anc. dénom. artères œsophagiennes
rameaux bronchiques de la partie thoracique de l'aorte l.m.p.
rami bronchiales partis thoracicae aortae (TA)
bronchial branches of thoracic aorta
Rameaux bronchiques nés de l’aorte au niveau de son croisement postérieur du pédicule pulmonaire gauche.
rameaux médiastinaux de la partie thoracique de l'aorte l.m.p.
rami mediastinales partis thoracicae aortae (TA)
mediastinal branches of thoracic aorta
rameaux œsophagiens de la partie thoracique de l'aorte l.m.p.
rami oesophageales partis thoracicae aortae (TA)
oesophageal branches of thoracic aorta
Syn. anc. artère du croisement aortique
rameaux péricardiques de la partie thoracique de l'aorte l.m.p.
rami pericardici partis thoracicae aortae (TA)
pericardial branches of thoracic aorta