Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

108 résultats 

ballon intra-gastrique l. m.

intra-gastric balloon

Méthode thérapeutique des obésités morbides consistant à réduire le volume du bol alimentaire par la mise en place d’un ballon dans l’estomac.
Il existe des ballons à eau et d’autres à air. Le ballon intragastrique a de nombreuses contrindications et de nombreux effets secondaires. Son résultat qui n’est pas supérieur à la prise en charge standard de l’obésité, est inférieur à la prise en charge chirurgicale. Il doit être retiré au bout de six mois. Il est quasiment abandonné dans la prise en charge de l’obésité.

obésité, chirurgie bariatrique

Édit. 2017

Borst-Jadassohn (épithélioma intra-épidermique de) l.m.

Borst-Jadassohn’s intraepidermal epithelioma

M. Borst, anatomopathologiste allemand (1904) ; J. Jadassohn, dermatopathologiste allemand (1926)

Édit. 2017

bulle intra-épidermique l.f.

intra-epidermal bulla ou blister

Cavité liquidienne, siégeant au sein de l'épiderme, dont la formation, secondaire à la perte de cohésion des kératinocytes entre eux, peut être due à différents phénomènes pathologiques : soit un œdème intracellulaire pouvant aboutir à une destruction cellulaire ou nécrose, comme dans une infection virale, soit un œdème intercellulaire ou spongiose comme dans l'eczéma, soit une disparition des ponts intercellulaires ou acantholyse, comme dans le pemphigus.

Étym. lat. bulla : bulle

Édit. 2017

cancer biliaire intra-hépatique l.m.

intrahepatic biliary carcinoma

Tumeur maligne développée à partir de l'épithélium des voies biliaires intra-hépatiques. Atteignant les canaux hépatiques ou la convergence, elle représente 10% des cancers des voies biliaires la majorité de ces tumeurs (90%) étant extra-hépatiques.
Encore appelé cholangio-carcinome intra-hépatique, on lui reconnaît certains facteurs de risque, notamment des tumeurs bénignes (adénomes, papillomes) ou une cholangite sclérosante primitive. Le plus souvent « périphérique », elle peut aussi se développer à partir de la confluence des canaux hépatiques dans 30% des cas (tumeur de Klastkin). L'immunohistochimie peut aider à la différencier du carcinome hépato-cellulaire ou des métastases d'adénocarcinome colorectal. Le traitement chirurgical, lorsqu'il est possible, peut seul permettre des survies prolongées.
On distingue trois types de tumeurs : les cholangiocarcinomes (ou carcinomes cholangiocellulaires) intrahépatiques, les cystadénocarcinomes biliaires et les carcinomes développés à partir d'un papillome biliaire.

G. Klatskin, anatomopathologiste hépatologue américain (1965)

Syn. carcinome biliaire intra-hépatique

[F2,L1]

cancer intra-épithélial l.m.

intraepithelial neoplasia

cancer in situ

[F2]

cancer intra-épithélial du col utérin l.m.

intra-epithelial carcinoma of the cervix

cancer in situ du col utérin

[F2,O3]

capteur intra-oral l.m.

intraoral sensor

Système miniaturisé destiné à être placé en bouche afin de réaliser une radiovisiographie.

[B2,B3]

carcinome intra-épidermique l.m.

intraepidermal carcinoma

Terme actuellement recommandé dans certaines nomenclatures pour désigner la maladie de Bowen.

J. T. Bowen, dermatologue américain (1912)

Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur

épithélioma intraépidermique, Bowen (maladie de)

[F2,J1]

carcinome intra-épithélial de la vulve l.m.

intraepithelial carcinoma of the vulva

Cancer épidermoïde de la vulve qui n’effondre pas la couche basale de l’épithélium, n’envahit pas le stroma conjonctif et ne dissémine pas vers les ganglions inguinaux.
Il succède à une dysplasie sévère ou néoplasie intra-épithéliale vulvaire de type 3, dont le sigle anglais consacré est VIN 3, à une maladie de Bowen, une maladie de Paget ou un lichen sclérovulvaire. Il se traite par la vulvectomie partielle ou par la vulvectomie totale car il est volontiers multifocal.

J. T. Bowen dermatologue américain (1912), J. Paget, Sir, chirurgien britannique, membre de l'Académie de médecine (1874)

Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur

Syn. cancer in situ de la vulve

cancer de la vulve, Bowen (maladie de), maladie de Paget (maladie extra-mammaire de), lichen scléro-atrophique de la vulve

[F2,O3]

chirurgie intra-utérine l.f.

intrauterine surgery

1) Acte chirurgical portant sur le fœtus, après incision utérine ou par voie endoscopique transutérine.
Les rares indications ont été la pose in utero, d’un cathéter vésical dans la cure d’uropathie obstructive par valve de l’urètre postérieur, ou d’un cathéter intraventriculaire de dérivation en cas d'hydrocéphalie, quelques tentatives enfin de réparation d’une hernie diaphragmatique.
2) Chirurgie portant sur le contenu de la cavité utérine pratiquée par endoscopie, p. ex. une endométrectomie ou une résection de cloison utérine.

[O3,O6]

corps étranger intra-oculaire (repérage d'un - par déplacement du regard) l.m.

intraocular foreign body (physiological method of localisation by eye moving projection)

Technique radiologique de repérage d’un corps étranger intraoculaire radio-opaque. Des clichés sont réalisés en incidence d’orbite dans les quatre directions cardinales du regard, qui permettent de différencier un corps étranger situé dans le segment antérieur de l’œil (déplacement du corps étranger dans le même sens que les mouvements oculaires) par rapport à un corps étranger situé dans le segment postérieur de l’œil (déplacement du corps étranger dans le sens contraire des mouvements oculaires).
Cette technique est devenue désuète avec la facilité d’obtention d’une tomodensitométrie en coupes millimétriques selon le plan neuro-oculaire.

[P2]

défaut de croissance fœtale intra-utérine l.m.

intrauterine growth retardation

Anomalie de la croissance du fœtus qui se traduit par un poids de naissance inférieur à ce qu'il devrait être pour l'âge gestationnel.
Il peut être dû à une diminution du débit utéroplacentaire au cours d'un syndrome vasculorénal, à une lésion placentaire vasculaire ou tumorale, un chorio-angiome, à une anomalie funiculaire, une insertion vélamenteuse du cordon, une artère ombilicale unique, ou à un déséquilibre circulatoire entre deux jumeaux, à un état de malnutrition ou à une cardiopathie cyanogène maternelle. Il est alors dysharmonieux, affectant le tronc et les membres, respectant la tête. Il peut aussi être secondaire à une embryofœtopathie virale (la rubéole, l’herpès, le cytomégalovirus, le parvovirus) ou parasitaire (la toxoplasmose), ou toxique (l’alcool ou le tabac) ou tératogène ou enfin malformative, chromosomique ou génétique. Il est alors harmonieux, affectant en même temps le tronc, les membres et la tête. Le diagnostic est suspecté par la mesure de la hauteur utérine et confirmé par des mesures biométriques échographiques. La gravité de la souffrance fœtale chronique est attestée par l'augmentation de la résistance vasculaire ombilicale mesurée en vélocimétrie Doppler, et les ralentissements tardifs à l'enregistrement du rythme cardiaque fœtal. En l'absence de traitement médical efficace, il nécessite souvent une interruption prématurée de la grossesse.

Étym. lat. de : préfixe intensif, fallo : tromper, manquer à ce qu'on aurait dû faire

Syn. hypotrophie fœtale, malnutrition fœtale intra-utérine, souffrance fœtale chronique, retard de croissance intra-utérin

dispositif intra-utérin l.m.

intrauterine contraceptive device

Corps étranger placé dans la cavité utérine dans un but contraceptif.
Il comporte une partie en plastique et une en cuivre dont certaines libèrent également de la progestérone. L'index de Pearl, nombre de grossesse pour 100 femmes/an, est de 1,5 à 3. Les effets secondaires sont une augmentation du risque de salpingite-péritonite, de grossesse extra-utérine, de perforation utérine et de ménorragies. Il est contre-indiqué chez la nullipare et la diabétique. Il doit être changé tous les 3 ans.

Syn. stérilet

contraception

épithélioma intra-épidermique l.m.

intraepidermal epithelioma

Tumeur cutanée rare qui se présente cliniquement sous la forme d'une plaque bien circonscrite, ovalaire ou polycyclique, légèrement surélevée, à surface plus ou moins squameuse et de teinte rosée ou brunâtre, caractérisée histologiquement par un remaniement épidermique limité au corps muqueux et dû à la présence dans celui-ci d'amas ou tourbillons cellulaires.
Cet aspect histologique est en réalité très diversement interprété, et l'existence même de l'épithélioma intra-épidermique, auquel ont été accolés les noms de Borst et de Jadassohn est même controversée. En effet, l'appellation épithélioma intra-épidermique de Borst-Jadassohn, ne devrait pas être conservée puisqu'elle réunit deux faits différents : d'une part, le phénomène de Borst, ou envahissement de l'épiderme par un carcinome spinocellulaire qui, ailleurs, pénètre le derme et, d'autre part, le phénomène de Jadassohn, c'est-à-dire l'origine intra-épidermique multicentrique d'un carcinome basocellulaire. Si certains pensent que, bien que rare, l'entité épithélioma intra-épidermique existe réellement en tant qu'état pré-épithéliomateux donc de carcinome in situ, pour les autres, il s'agit d'une lésion bénigne qui correspond soit à une prolifération épidermique telle que la verrue séborrhéique ou l'acanthome intra-épidermique de Haber, soit à une tumeur annexielle intra-épidermique telle que l'hidroacanthome de Smith et Coburn.

M. Borst, anatomopathologiste (1904) et J. Jadassohn (1926) dermatologue allemands ; H. Haber, dermatologue britannique d’origine tchèque (1953) ; J. G. Coburn et J. L. Smith, anatomopathologistes britanniques (1986)

Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon

Syn. acanthome intra-épidermique, hidroacanthoma simplex

[F5,A3,J1]

Édit. 2018

espace intra-adventitiel l.m.

espace lymphatique intra-adventitiel 

[A1]

Édit. 2018 

glandes intra-épithéliales de l'urèthre l.f.p.

Formations glandulaires, parfois unicellulaires, insérées dans l’épithélium de l’urèthre masculin, au fond des plis de la muqueuse.
parfois unicellulaires, insérées dans l’épithélium de l’urèthre masculin, au fond des plis de la muqueuse.

A.von  Lichtenberg, chirurgien urologue allemand (1880-1949)

Syn. anc.  glandes de Lichtenberg

glandes uréthrales

glandes intra-muqueuses de l'urèthre l.f.p.

Glandes tubulo-acineuses analogues aux glandes sous-muqueuses de l’urèthre mais moins nombreuses, situées dans la partie de l’urèthre de l’homme comprise entre le bord inférieur du sphincter lisse et la limite postérieure de la fossette naviculaire de l’urèthre.

glandes urèthrales

grossesse sur dispositif intra-utérin l.f.

pregnancy with IUD

Grossesse évoluant chez une femme porteuse d’un dispositif intra-utérin.
Du fait des complications possibles de fin de grossesse, prématurité et infection, il est préférable de réaliser l’ablation du dispositif au début de la grossesse, sous contrôle échographique si les fils extérieurs ne sont pas visibles.

dispositif intra-utérin

hématomes filiformes intra-unguéaux l.m.p.

splinter hemorrhages

Très petits hématomes linéaires de deux à trois mm de long, disposés selon le grand axe de l’ongle, situés le plus souvent en son tiers distal et s’éliminant avec la pousse de l’ongle.
Les hématomes filiformes, généralement polydactyliques, pourraient être occasionnés par des emboles septiques ou non et, plus fréquemment, par des traumatismes divers. Des causes très variées peuvent les induire : sténose mitrale, endocardites bactériennes subaiguës, glomérulonéphrites chroniques, vasculites, cirrhose, maladies auto-immunes, psoriasis, certains médicaments (tétracyclines, psoralènes, etc.) ; ils peuvent aussi être idiopathiques et sont alors transitoires et monodactyliques.

Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur

Syn. hémorragies en flammèches sous-unguéales

hématome

[J1]

hématome intra-cérébral spontané (HIS) l.m.

spontaneous intracerebral hematoma, hemorrhage

Hémorragie intracérébrale non liée à une anomalie vasculaire (anévrisme artériel, malformation artérioveineuse, etc.), parenchymateuse (traumatique, tumorale, etc.), ni à une coagulopathie pouvant expliquer le saignement.
Avec un maximum masculin entre 60 et 80 ans, les HIS, malgré leur décroissance lors des dernières décennies, constituent de 9 à 14% des cas d'accidents vasculaires cérébraux.
Ils ne sont pas uniquement liés à une hypertension artérielle (bien qu'elle multiplie par 2,5 leur risque de survenue), mais d'autres facteurs seulement favorisants peuvent intervenir, notamment : alcool, anticoagulants, anti-agrégants plaquettaires, certaines drogues (amphétamines, phénylpropanolamine, cocaïne, etc.). Dans certains cas, chez des sujets âgés, on peut évoquer une neuropathie amyloïde.
Parmi les nombreuses formes anatomocliniques, seront rappelées les plus communes :
- lenticulaires, avec hémidéficit sensitivomoteur et en cas d'extension, coma d'emblée ;
- thalamiques, classiques ou dissociées ;
- pontiques, depuis un tableau gravissime avec tétraplégie et coma jusqu'à des atteintes plus partielles ;
- mésencéphaliques, à dominante oculomotrice, parfois sévères, lobaires.
Effectué en urgence, le scanner cérébral permet le diagnostic de certitude : hyperdensité spontanée intraparenchymenteuse homogène et bien limitée. L'IRM est utile au diagnostic différentiel.
L'évolution précoce est surtout fonction du volume de l'hématome, des troubles initiaux de la vigilance et de l'extension ventriculaire. Majeure dans les premiers jours, la mortalité varie du quart à près de la moitié. L'âge est un facteur pronostique important.
Les traitements sont essentiellement symptomatiques. Visant plutôt à une décompression du parenchyme et une diminution de la pression œdémateuse intracrânienne qu'à l'évacuation de l'hématome, le geste chirurgical n'est pas encore bien codifié.

Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur

[H1]

hématome intra-pulmonaire l.m.

intrapulmonary haematoma

Collection circonscrite de sang dans le tissu pulmonaire liée à la rupture de petits vaisseaux.
Radiologiquement, c'est une opacité assez bien limitée, qu'une hémoptysie retardée révèle fréquemment. En règle l'hématome se résorbe lentement en plusieurs semaines.

Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur

[K1]

ichtyose fœtale intra-utérine

intra-uterine foetal ichthyosis

ichtyose congénitale lamelleuse

infiltration intra-articulaire l.f.

intra-articular infiltration

Injection à l’intérieur d’une articulation périphérique ou rachidienne d’un corticoïde ou d’un anesthésique local.
Il s’agit là d’une des modalités de traitement des arthroses. Dans le cas particulier de la gonarthrose des produits de visco-supplémentation peuvent être utilisés. Certaines injections demandent à être effectuées sous contrôle d’une échographie doppler ou d’un examen radiologique.

doppler

injection intra-amniotique l.f.

intraamniotic injection

Ancienne méthode d’avortement par injection dans la cavité ovulaire d’une solution hypertonique d’urée ou de sérum salé ou d’une solution de prostaglandines PGF 2 α après soustraction d’un volume identique de liquide amniotique, soit environ 100 mL.

E. Aburel, gynécologue roumain, membre de l’Académie de Médecine (1934) ; E. A. Boero, gynécologue argentin (1935)

Aburel (technique de), Boero (méthode de)

injection intra-utérine l.f.

intrauterine injection

Méthode de traitement abandonnée des endométrites puerpérales par injection de liquide antiseptique dans la cavité utérine.

| page précédente | /5 | page suivante