Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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déficit en chaînes alpha du récepteur de l'interféron γ l.m.

interferon gamma receptor alpha chain deficiency

Déficit immunitaire caractérisé par des infections sévères par le BCG (BCGite) et les mycobactéries atypiques.

FCR alpha

CD 89

[C3,F3]

Édit. 2018 

glucosidase (alpha-bêta) n.f.

glucosidase

Enzyme catalysant l'hydrolyse d'une liaison dans laquelle est engagée la fonction réductrice d'une molécule de glucose.
Selon la forme anomère α ou β du glucoside, on distingue des α- et β-glucosidases.
Parmi les α-glucosidases intestinales qui jouent un rôle dans la digestion, on reconnaît l'existence de 2 maltases agissant sur le maltose mais non sur le saccharose ou l'isomaltose, ainsi que d'une saccharase et d'une isomaltase de spécificité moins étroite agissant également sur le maltose. D'autres glucosidases hydrolysent des polyosides : les amylo-1,6-glucosidases du foie qui permettent l'hydrolyse des chaînes ramifiées du glycogène et dont la déficience entraîne la dextrinose limite (ou maladie de Forbes et Cori) ; la maltase acide ou α-1,4-glucosidase lysosomique, qui détache une à une les molécules de glucose d'une chaîne de glycogène et dont la déficience entraîne une glycogénose généralisée (ou maladie de Pompe). Parmi les β-glucosidases, on connaît l'émulsine des amandes, la cellulase, etc.
L'α1-4 glucosidase est retrouvée en quantité abondante dans le sperme. Elle est d'origine épididymaire. Un taux d'α-glucosidases abaissé doit faire évoquer un obstacle de la voie séminale située en aval de l'épididyme.

J. Pompe, médecin néerlandais (1932)

Pompe (maladie de)

hélice alpha n.f.  t

helix

Structure spatiale hélicoïdale, généralement droite, des chaînes peptidiques dans les molécules de protéines.
Chaque spire comporte 3,66 résidus d'acides aminés, c'est à dire 11 atomes (-CO-N-C-CO-N-C-CO-N-C-CO-N-), formant un pas de 0,54 nm; les atomes d'azote sont unis par des liaisons H aux atomes d'oxygène carboxylique de l'acide aminé de la spire inférieure, c'est-à-dire celui qui le précède trois acides aminés en amont. Ce nom d'hélice α a été proposé par analogie avec la structure de la kératine par opposition avec les feuillets plissés  de la kératine β.

[C1]

Édit. 2015

hyper-alpha-globulinémie n.f.

hyperalphaglobulinemia

Teneur plasmatique élevée en α-globulines.
Elle correspond le plus souvent à une élévation de la concentration en glycoprotéines caractéristiques des syndromes infectieux ou inflammatoires aigus ou subaigus. On l'observe aussi dans les cancers et dans les syndromes néphrotiques.

inhibiteurs des alpha-glucosidases l.m.p.

Inhibiteurs de l’action des α-glucosidases intestinales de la bordure en brosse des entérocytes qui hydrolysent les saccharydes absorbables.

[R1,G5]

interféron alpha-2b pégylé l.m.

pegyle interferon

Interféron dont la demi-vie est prolongée grâce à la pégylation.
Il est utilisé dans le traitement de l’hépatite C chronique (une seule injection sous-cutanée par
semaine), le plus souvent en association avec la ribavirine.

pégylation, hépatite C, ribavirine, interféron, interféron (traitement par l')

maladie des chaînes alpha l.f.

alpha heavy chain disease

Gammopathie monoclonale rare, décrite chez les sujets jeunes, qui touche avec prédilection les populations d'origine méditerranéenne et en particulier les jeunes Israélites Séphardim.
Il existe une infiltration de l'intestin grêle par une prolifération monoclonale lympho-plasmocytaire, associée à une malabsorption intestinale grave. Cette gammopathie est composée de chaînes lourdes monoclonales α et dépourvue de chaînes légères. Cliniquement, chez un sujet jeune, elle provoque une atteinte sévère de l'état général avec diarrhée, présence dans le sang, les urines et le liquide intestinal de protéines pathologiques, faites de fragments de chaînes lourdes α tronquées et dépourvues de chaînes légères. Des atteintes des voies respiratoires sont rarement rencontrées.

M. Seligmann, hématologiste français (1968)

Syn. Seligmann (maladie de)

chaînes alpha

MIP-1-alpha sigle angl. pour macrophage inflammatory protein 1 α

Syn. CCL3

CCL3

motoneurone alpha l.m.

α motoneuron, α motoneurone

 Motoneurone parvenant à la plaque motrice (ou jonction neuromusculaire) et représentant la voie unique par laquelle les commandes toniques et motrices parviennent aux muscles.
On distingue : les neurones alphatoniques, qui donnent des réponses lentes, soutenues, à finalité posturale et les neurones alphaphasiques, qui transmettent des réponses brèves.   

Étym. fr. moto- préfixe dérivé de moteur ; gr. neuron : nerf

particule alpha l.f.

α particle

Particule constituée d'un noyau d'hélium (2 protons et 2 neutrons) émise lors de la désintégration radioactive de certains atomes lourds.
Par ex. le 226Ra, le 222Rn se désintègrent par émission α

radioactivité α

pectine-alpha-polygalacturonosidase n.f.

pectin-polygalacturonase

Enzyme de la catégorie des osidases qui catalyse l'hydrolyse des liaisons osidiques dans lesquelles sont engagées les fonctions réductrices des acides galacturoniques α (1→ 4) dans les pectines et les acides pectiques.Il est présent dans les végétaux (citrons, oranges) et les microorganismes (Aspergillus).

Syn. pectinase (désuet), pectolase (désuet)

peptidylglycine alpha -amidating monooxygénase l.f.

peptidylglycine α-amidating monooxygenase

Enzyme bifonctionnel catalysant l'amidation de peptides sur le carboxyle terminal.
La réaction, qui porte sur une glycine COOH-terminale, s'effectue en deux temps : une hydroxylation du C α de la glycine par une molécule de dioxygène en présence d'acide ascorbique, catalysée par la fonction peptidylglycine " α -hydoxylating" monooxygénase de l'enzyme (PHM), puis un clivage en glyoxylate et peptide amidé, catalysé par la fonction peptidyl α -hydroxyglycine " α -amidating" lyase (PAL). Parmi les nombreux peptides biologiquement actifs ainsi amidés, on peut citer le TRF, la calcitonine, la cholécystokinine, la gastrine, la sécrétine, la pancréastatine, l' α -MSH, l'Arg-vasopressine, etc.

Sigle PAM

pré-alpha-lipoprotéine n.f.

prealphalipoprotein

alpha 2-lipoprotéine

prostaglandine F2 alpha l.f.

prostaglandin F2α

Prostaglandine naturelle dérivée de l’acide arachidonique et douée de propriétés ocytociques, vasoconstrictrices et lutéolytiques.
Par voie orale ou intraveineuse, en instillation intra-cervicale, extra-amniotique ou en injection intra-amniotique, elle était utilisée pour déclencher le travail de l’accouchement et provoquer les avortements médicaux du deuxième trimestre. On lui préfère maintenant les analogues de la prostaglandine E1.

Syn. dinoprost

protéine d'activation des fibroblastes alpha l.f.

fibroblast activation protein alpha (FAPA)

La protéine d’activation des fibroblastes alpha (FAPA) est une protéase à sérine, intégrée à la membrane cellulaire, qui forme des complexes avec d'autres composants membranaires et exerce son activité protéolytique à la surface cellulaire.
FAPA est exprimée dans les cellules stromales des cancers épithéliaux et dans plusieurs autres types de tumeurs malignes. Elle facilite l’invasion tumorale et la formation des métastases.

Abrév. FAPA

stroma tumoral, sérine-protéase

[C1]

Édit. 2017

radioactivité alpha l.f.

α radioactivity

Désintégration d'un atome radioactif accompagnée de l'émission d'une particule α (noyau d'hélium).
Sans intérêt en imagerie en raison du faible parcours de la particule émise, l'émission α est caractérisée par une action radiobiologique élevée, ce qui explique son importance en matière de radiotoxicité concernant des éléments tels que plutonium, radium, radon et thorium. Récemment, on a essayé de l'utiliser en radiothérapie métabolique.

particule α

rayons alpha l.m.p.

α rays

particule α

récepteurs alpha et bêta des catécholamines l.m.p.

α and β catecholamine receptors

Récepteurs membranaires sensibles à l'action de l'adrénaline et de la noradrénaline, présents à la surface de nombreuses cellules de l'organisme, réagissant à l'adrénaline hormonale circulante ou au système nerveux sympathique.
Ce sont des protéines à 7 domaines transmembranaires, associées à des protéines G et à des enzymes (adénylate-cyclase ou phospholipase C).
Selon les tissus, on trouve différents types de récepteurs de catécholamines : les récepteurs bêta (bêta1, surtout dans le cœur, bêta 2 surtout dans le poumon, bêta 3 surtout dans le tissu adipeux) qui sont des activateurs d'adénylate-cyclases par l'intermédiaire de protéines GS, induisant la glycogénolyse et la lipolyse dans les adipocytes, hépatocytes, myocytes, etc. ; les récepteurs alpha2 (alpha2A, alpha2B, alpha2C) qui ont un effet inhibiteur sur l'adénylate-cyclase par l'intermédiaire de protéines GI ; et les récepteurs alpha1 (alpha1A, alpha1B, alpha1C) qui agissent en ouvrant des canaux calciques ou en activant les phospholipases C pour former des messagers secondaires tels que l'inositol-triphosphate et le diaglycérol. Les récepteurs β2 sont plus spécialement actifs sur le poumon, comme bronchodilatateurs et comme inhibiteurs de la contraction des myocytes.

Syn. récepteurs alpha et bêta du sympathique

rythme alpha l.m.

α rythm

En électroencéphalographie, rythme formé d'oscillations de 8 à 12 cycles/sec, d'une amplitude de 50 à 100 microvolts (ondes α).
C'est le rythme normal de l'adulte éveillé, au repos et yeux fermés. Il prédomine sur la partie postérieure du crâne et cesse dès l'ouverture des yeux (réaction d'arrêt).

Syn. rythme de Berger

sous-unité alpha de la phosphodiestérase du GMPc des photorécepteurs bâtonnets rétiniens l.f.

retinal rod photoreceptor cGMP phosphodiesterase, alpha subunit

Partie de la phosphodiestérase du GMP (guanosine-monophosphate) cyclique, qui est un enzyme clef de la phototransduction des bâtonnets rétiniens.
La phosphodiestérase du GMPc est une protéine hétérotétramérique avec une sous-unité α, une β et deux γ (MIM 180071). Le gène de la sous-unité α de la phosphodiestérase du GMPc est localisé en 5q31.2-34 : c'est un gène candidat à la rétinite pigmentaire (MIM 180071).

S. J. Pittler, biologiste américain (1990)

transduction visuelle, GMP, GMP cyclique

stéroïde-5 alpha-réductase n.f.

steroid-5α-reductase

Enzyme microsomique du foie catalysant l'hydrogénation par le NADPH (nicotinamide-adénine-dinucléotide-phosphate hydrogéné) de la double liaison en 4-5 de plusieurs stéroïdes hormonaux (testostérone, androstènedione, épitestostérone, progestérone, 17α-hydroxyprogestérone) et plaçant l'hydrogène en position α sur le C5.
La 5α-dihydrotestostérone ayant une activité hormonale importante, l'absence congénitale de cette 5α-réductase se manifeste par une absence de développement d'organes génitaux externes chez le mâle dont l'apparence est alors femelle. La stéroïde-5α-réductase, qui catalyse une hydrogénation similaire en plaçant l'hydrogène en position α, donne des stéroïdes ayant perdu toute activité hormonale en faisant basculer le cycle A perpendiculairement par rapport au reste de la molécule.

NADPH

syndrome d'alpha-thalassémie-déficience intellectuelle associée au chromosome 16 (syndrome ATR-16) l.m.

alpha-thalassemia-retardation 16 (ATR16)

alpha-thalassémie-déficience intellectuelle associée au chromosome 16

TGF alpha sigle angl. pour

transforming growth factor alpha

[A2,C3]

Édit. 2017/2

transforming growth factor alpha l. angl.

Facteur de croissance polypeptidique activant la prolifération et la différenciation cellulaires.

Étym. initialement caractérisé dans des milieux de culture de cellules transformées par des oncogènes

Syn. epidermal growth gactor

Sigle TGF alpha

epidermal growth factor

[A2,C3]

Édit. 2017/2

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