prostate (adénome de la) l.m.
prostatic adenoma
Tumeur bénigne extrêmement fréquente, se développant dans le parenchyme prostatique de l’homme de la soixantaine, hypertrophiant la glande et cause de troubles mictionnels de chronologie, d’intensité et de gravité très variables.
C’est un adénofibromyome, développé à la fois par hyperplasie de l’épithélium des acinus prostatiques et du stroma conjonctif. La cause en est la modification de l’équilibre hormonal local, et principalement les troubles de l’utilisation de la DHT au sein du parenchyme prostatique à partir de 50 ans. La tumeur se développe dans la région centrale périuréthrale et perturbe l’équilibre mictionnel. Le processus est lent et longtemps asymptomatique. Il donne ensuite des troubles irritatifs (pollakiurie) et obstructifs (dysurie). Les complications sont la rétention aigüe ou chronique, l’hématurie, l’infection urinaire, le retentissement sur le haut appareil. Le diagnostic en est clinique et échographique, parfois endoscopique. Il n’y a pas de traitement médicamenteux spécifique connu, seulement des médications symptomatiques (phytothérapie, α-bloquants, finastéride). Le traitement en est l’exérèse chirurgicale ou endoscopique. D’autres thérapeutiques "alternatives" sont en voie de développement: laser, thermothérapie, endoprothèses.
Syn. adénofibromyome prostatique, hyperplasie bénigne de la prostate (HBP), hypertrophie bénigne de la prostate (HBP)
Ranvier (adénome de) l.m.
Ranvier's adenoma
Végétation intragalactophorique du sein, épithéliale et conjonctive, bénigne, source d'hémorragie ou d'écoulement mamelonnaire unipore.
Localisé par galactographie, il est traité par exérèse chirurgicale enlevant la « pyramide » de l’arbre galactophorique atteint.
L. A. Ranvier, histologiste et anatomopathologiste français, membre de l'Académie de médecine (1866)
syringo-fibro-adénome eccrine de Mascaró l.m.
eccrine syringofibroadenoma
Tumeur bénigne rare de l'adulte, siégeant le plus souvent sur un membre, se présentant comme une plage hyperkératosique solitaire et caractérisée histologiquement par l'association d'une composante mésenchymateuse et d'une prolifération épithéliale constituée de fines travées cellulaires simulant l'image de la tumeur fibroépithéliale ou fibroépithéliome de Pinkus, mais creusées de conduits sudorifères eccrines.
L'acrosyringeal naevus, tumeur bénigne congénitale, a une structure histologique très voisine.
J. M. Mascaró, dermatologiste espagnol (1963) ; H. Pinkus, dermatologue américain (1953)
Étym. gr. syrigx : tube, conduit ; lat. fibra : fibre ; gr. aden : glande ; ôma : tumeur ; ek : hors de ; krinein : sécréter