adénocarcinome de l'endomètre l.m.
adenocarcinoma of the endometrium
Type le plus fréquent des cancers de l'endomètre, survenant habituellement après la ménopause.
Il se voit surtout chez les femmes obèses, hypertendues ou traitées par les œstrogènes. Il est diagnostiqué par l'hystéroscopie et le curetage biopsique de l'endomètre. Il peut faire suite à une hyperplasie atypique de l'endomètre. S'il est limité à l'utérus, il se traite par hystérectomie avec prélèvement ganglionnaire iliaque externe, curiethérapie vaginale avec éventuellement une cobaltothérapie pelvienne. Les stades évolués se traitent par les agents physiques et la chimiothérapie. Son pronostic dépend de son degré de pénétration dans le myomètre, de l'extension vers l'endocol, de l'envahissement ganglionnaire et de la différenciation histologique. Il peut s'associer à une métaplasie malpighienne, un adéno-acanthome ou un carcinome épidermoïde, le carcinome adénosquameux.
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
[A3,F2,O3]
Édit. 2017
adénocarcinome de l'ovaire l.m.
adenocarcinoma of the ovary
Forme la plus habituelle des cancers de l'ovaire, le plus grave des cancers gynécologiques.
Il se traduit par des kystes séreux ou mucineux, avec très souvent, dès la découverte clinique, une ascite, une extension aux trompes et à l'utérus ou aux viscères pelviens.
Il se traite par la chirurgie, qui vise à réduire autant que possible le volume tumoral, par la chimiothérapie, notamment les dérivés du cisplatinum et du taxol. Sauf pour les formes débutantes, le taux de survie à 5 ans est inférieur à 50%.
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
[F2,O3]
Édit. 2017
adénocarcinome du col utérin l.m.
adenocarcinoma of the uterine cervix
Cancer développé aux dépens des cellules glandulaires de l'endocol utérin.
Dix fois plus rare que le cancer épidermoïde de l'exocol, il est diagnostiqué sur un frottis de dépistage ou à l’occasion de métrorragies de contact, suivis d’une biopsie. Il s’étend souvent vers l’endomètre. Il se traite, pour les stades précoces, par colpohystérectomie élargie avec lymphadénectomie iliaque, et une curiethérapie vaginale, avec éventuellement une cobaltothérapie pelvienne. Les stades avancés se traitent par les agents physiques et la chimiothérapie. Il existe des adénocarcinomes cervicaux à cellules claires, endométrioïdes, des cylindromes, des adéno-acanthomes couplés à une métaplasie malpighienne et des carcinomes adénosquameux associés à un carcinome épidermoïde.
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
[A3,F2,O3]
Édit. 2017
adénocarcinome eccrine l.m.
eccrine adenocarcinoma
→ carcinome sudoripare eccrine
[F2,J1]
Édit. 2017
adénocarcinome endométrioïde du col utérin l.m.
endometrioid adenocarcinoma of the uterine cervix
Cancer glandulaire de l'endocol utérin dont la structure histologique est celle d'un adénocarcinome de l'endomètre.
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
[A3,F2,O3]
Édit. 2017
adénocarcinome gastrique l.m.
gastric adenocarcinoma
L’adénocarcinome (ADK) de l’estomac est le type histologique le plus fréquent, représentant 90 % des cancers gastriques.
L’incidence de l’adénocarcinome hors jonction œsogastrique (JOG), en particulier antral, appelé aussi distal, diminue régulièrement, alors que l’adénocarcinome de la JOG augmente. L’ADK situé au-dessus du cardia est habituellement développé sur un endobrachyœsophage. L’ADK situé entre 1 cm au-dessus et 2 cm au- dessous du cardia est un ADK du cardia vrai et l’ADK situé entre 2 cm et 5 cm au-dessous du cardia appelé ADK proximal ou sous cardial. La diminution de l’incidence de l’ADK distal est liée à un meilleur contrôle des facteurs de risque, en particulier l’éradication d’Helicobacter Pylori . Les autres facteurs de risque de l’ADK sont la gastrite atrophique, l'hérédité et l’antécédent de gastrectomie partielle ancienne (plus de 10 ans) . Les deux principales formes héréditaires de cancers gastriques connues correspondent au syndrome de Lynch (type intestinal le plus souvent) et aux formes héréditaires des cancers gastriques associées aux mutations du gène CDH1 qui exprime une protéine E-cadhérine anormale. Le cancer gastrique fait également partie du spectre d’autres syndromes de prédisposition héréditaires aux cancers : polyposes adénomateuses colorectales ; polypose juvénile ; syndrome de Peutz-Jeghers ; maladie de Cowden ; syndrome de Li-Fraumeni.La recherche d’une infection à helicobacter pylori et son éradication est recommandée chez les patients et chez les apparentés au premier degré. Histologiquement, la classification des ADK (OMS 2010) distingue les ADK tubuleux, papillaire, mucineux (>50 % colloïde muqueux), à cellules indépendantes (>50 % de cellules en bague à chaton ou isolées).
Le traitement est fonction de la classification TNM. Les chimiothérapies tendent à inclure non seulement les patients avec cancer gastrique, mais aussi ceux avec adénocarcinome du tiers inférieur de l’œsophage et/ou de la JOG, le site tumoral primitif (œsophage, JOG, estomac) n’influe pas significativement sur la survie globale. En cas de cancer superficiel, le traitement endoscopique réalisé dans un centre expert est une alternative à la chirurgie. Dans les formes résécables, la chimiothérapie péri-opératoire est une référence. La chimiothérapie palliative varie selon la présence ou non d’une surexpression de HER2. (Human Epidermal Growth Factor Receptor-2).
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
→ syndrome de Lynch, gène CDH1, E-cadhérine, endobrachyoesophage, HER2, polypose adénomateuse colorectale, polypose juvénile, Peutz Jeghers, Maladie de Cowden, syndrome de Li-Fraumeni, Helicobacter Pylori, facteur de croissance épidermique
[F2, L1, L2]
Édit. 2020
adénocarcinome indifférencié l.m.
undifferentiated adenocarcinoma
Tumeur formée de cellules ayant perdu leurs capacités sécrétoires et leur structure glanduliforme.
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
[A3,F2]
Édit. 2017
adénocarcinome invasif l.m.
invasive adenocarcinoma
Envahissement des structures profondes (musculeuse, séreuse) par opposition aux adénocarcinomes superficiels gastriques et rectocoliques qui sont cantonnés à la muqueuse et, très peu, à la sous-muqueuse.
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
[A3,F2]
adénocarcinome mésonéphroïde l.m.
mesonephroid adenocarcinoma
→ adénocarcinome à cellules claires du col utérin
[F2,O3]
Édit. 2017
adénocarcinome mucineux des glandes sudorales l.m.
sweat gland mucinous adenocarcinoma
[F2,J1]
Édit. 2017
adénocarcinome œsophagien l.m.
adenocarcinoma of the oesophagus
Cancer qui résulte en général (peut-être toujours) de la transformation maligne d'une métaplasie intestinale de l'œsophage ayant constitué un endobrachyœsophage ou d'une plage limitée de muqueuse de Barrett.
L'adénocarcinomel est actuellement plus fréquent que le cancer épidermoïde dont l’incidence diminue. La symptomatologie est marquée par une dysphagie, une altération de l’état général, un hoquet, une dysphonie suggérant une atteinte récurrentielle, une adénopathie sus-claviculaire ou cervicale. Le cancer épidermoïde siège au niveau des tiers supérieur et moyen de l’œsophage, alors que l’adénocarcinome intéresse le tiers inférieur ou la jonction œsogastrique. Il est lié au reflux gastro-œsophagien et est fréquent chez les patients obèses ou en surpoids. La surveillance de l’endobrachyœsophage est recommandée tous les 2 à 5 ans selon sa hauteur, avec des biopsies étagées. Le type histologique est déterminé selon l'architecture (tubuleux, à prédominance papillaire, mucineux ou à cellules dissociées). Le grade tient compte du degré de différenciation : bien, moyennement ou peu différenciés.
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
→ endobrachyoesophage, métaplasie , Barrett (œsophage de)
[A3, F2, L1]
Édit. 2020
adénocarcinome pancréatique l.m.
pancreatic adenocarcinoma
Cancer développé à partir des petits canaux de la glande, beaucoup plus fréquent que les cancers ayant pour origine d'une part les acinus exocrines, d'autre part les cellules des ilots de Langerhans.
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
[A3,F2,L1,L2]
Édit. 2017
adénocarcinome papillaire de l'endomètre l.m.
papillary adenocarcinoma of the endometrium
Cancer glandulaire de l'endomètre avec des calcosphérites, très rare.
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
[F2,O3 ]
Édit. 2017
adénocarcinome rectocolique l.m.
rectocolic adenocarcinoma
Adénocarcinome lieberkühnien presque toujours développé à partir de la transformation d'un adénome.
Il existe cependant des adénocarcinomes se développant de novo, dont les premiers aspects sont ceux d'un adénome ou d'un adénocarcinome plan et de petite dimension.
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
[A3,F2,L1,L2]
Édit. 2017
adénocarcinome rénal l.m.
adenocarcinoma of the kidney, renal cell carcinoma
Tumeur maligne du parenchyme rénal.
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
Syn. carcinome à cellules claires du rein, hypernéphrome, tumeur à cellules claires du rein, tumeur de Grawitz
[F2, M2]
Édit. 2020
adénocarcinome sébacé l.m.
sebaceous adenocarcinoma
[F2,J1]
Édit. 2017
adénocarcinome sudoripare l.m.
sweat gland adenocarcinoma
[F2,J1]
Édit. 2017
Bartholin (adénocarcinome de la glande de) l.m.
Bartholin's gland adenocarcinoma
Adénocarcinome ou carcinome malpighien de la glande de Bartholin, habituellement bien différencié, qui se présente sous forme d’une végétation ou d’un kyste nécrosé de la grande lèvre.
Rare et tardivement diagnostiqué, il se traite par une vulvectomie.
C. Bartholin (ou Bartolinus) anatomiste danois (1655-1738)
Syn. Bartholin (cancer de la glande de )
Édit. 2017
prostate (adénocarcinome de la) l.m.
prostatic adenocarcinoma
Tumeur maligne épithéliale la plus commune de la glande prostatique, développée aux dépens des acinus.
L'adénocarcinome prostatique est en fréquence le deuxième cancer de l'homme, après celui du poumon. L'incidence en France est de 38 pour 100 000 habitants ; variable selon les pays, elle est la plus élevée chez les noirs des États-Unis. Sa mortalité en France est de 10% de l'ensemble des décès par cancer, et semble encore augmenter. Aucun facteur étiologique ou environnemental n'a été mis en évidence. Par contre des facteurs familiaux et génétiques sont prouvés, et certains gènes identifiés. Son développement est androgénodépendant, du moins au début de l'évolution.
Le cancer histologique est bien plus fréquent que le cancer clinique. Les stades de début sont totalement asymptomatiques. Le dépistage de masse n'est pas actuellement réalisable. Le diagnostic, souvent suspecté sur une élévation du taux de PSA, est fait par toucher rectal, échographie endorectale et ponction-biopsie prostatique. Il est parfois découvert dans les copeaux d'une résection endoscopique pour adénome. La coexistence des deux affections est fréquente. L'extension est locale (franchissement capsulaire, envahissement du plan séminal, des espaces cellulaires périprostatiques, du plancher vésical (avec retentissement sur le haut appareil), du rétropéritoine), régional (extension aux chaines lymphatiques ilio-obturatrices), métastatiques (squelette principalement, poumon, névraxe).
Le traitement des cancers localisés est curatif (prostatectomie totale associée à la lymphadénectomie pelvienne, ou radiothérapie (externe ou brachythérapie). Au-delà des limites prostatiques le traitement devient palliatif, associant de façon diverse chirurgie, radiothérapie et hormonothérapie. Le traitement des formes métastatiques est l'hormonothérapie, la suppression androgénique étant obtenue de diverses manières : pulpectomie testiculaire, agonistes de la LH-RH, antiandrogènes, œstrogénothérapie. Il n'y a pas de chimiothérapie spécifique. Le pronostic dépend du stade initial de la tumeur et de sa forme histologique, l'échappement hormonal annonçant souvent une évolution peu contrôlable.
prostate (adénocarcinome ductulaire de la) l.m.
periurethral prostatic duct carcinoma
Tumeur maligne rare de la glande prostatique, d'origine centrale et souvent volumineuse, infiltrant rapidement capsule et vésicules séminales.
Elle fixe le PSA comme un authentique adénocarcinome prostatique.
prostate (adénocarcinome endométrioïde de la) l.m.
Tumeur maligne exceptionnelle de la prostate, qui représenterait un aspect particulier d'adénocarci
Elle se développe près du veru montanum, envahit l'urèthre et est androgénodépendante.
Syn. tumeur endométrioïde de l'utricule prostatique
prostate (adénocarcinome très différencié de la) l.m.
prostatic "yellow cancer"
Tumeur maligne rarissime se développant dans la partie centrale de la prostate, molle et souvent volumineuse, de coloration jaune homogène.
Elle a une évolution longtemps locale. La coloration jaune caractéristique est liée à une très forte charge lipidique des cellules néoplasiques.