crise épileptique frontale l.f.
frontal lobe epileptic fit, seizure
Crise épileptique partielle simple ou complexe, ou rapidement généralisée, prenant son origine dans les différentes structures du lobe frontal. Habituellement de brève durée, elle s'accompagne rarement d'une confusion post-critique.
Selon le départ de la décharge, plusieurs types de crises ont été individualisés :
- crise de l'aire motrice supplémentaire : élévation tonique d'un membre supérieur en abduction, suivie d'une déviation tonique de la tête et des yeux du même côté, vocalisation et arrêt de la parole ;
- crises cingulaires : activités motrices simples s'organisant en automatismes gestuels plus ou moins élaborés, signes végétatifs, modifications de l'humeur et de l'affectivité ;
- cortex frontal mésial : vocalisation, rire incoercible, difficultés respiratoires, mouvements des mains et des pieds, mouvements axiaux variables ;
- cortex frontopolaire antérieur : pensée forcée ou rupture de contact initiale, mouvements adversifs de la tête et des yeux, évolution possible vers des mouvements contraversifs, secousses cloniques axiales, chute et signes végétatifs, avec généralisation secondaire fréquente ;
- cortex orbitofrontal : crises partielles complexes avec automatismes gestuels initiaux, hallucinations et illusions olfactives, signes végétatifs ;
- région operculaire : crises oropharyngées comportant hypersalivation, arrêt de la parole, hallucinations gustatives, mouvements de dégustation et de mastication, parfois un malaise épigastrique, une peur, des signes végétatifs, des clonies de l'hémiface. Plus rarement et plus tardivement, un engourdissement des mains peut être noté. Crises fréquemment rencontrées dans l'épilepsie à paroxysmes rolandiques ;
- cortex moteur : crises partielles somatomotrices, dont la topographie dépend du siège initial et du côté de la décharge. Certaines de ces crises peuvent avoir une marche jacksonienne. Elles sont observées dans le syndrome de Kojewnikow.
Les crises frontales se rencontrent dans les épilepsies partielles cryptogénétiques ou symptomatiques et dans l'épilepsie frontale bénigne de l'enfance.
A.Y. Kojewnikow, neuropsychiatre russe (1895)
→ épilepsie, crise épileptique partielle
[H1]
échancrure frontale interne l.f.
[A1]
Édit. 2018
éminence frontale l.f.
eminentia frontalis, tuber frontale (TA)
frontal eminence, frontal tuber
Chacune des deux éminences arrondies et lisses situées sur la face exocrânienne de la partie verticale de l’os frontal, au-dessus de l’arcade sourcilière.
Syn. anc. bosse frontale latérale
[A1]
Édit. 2019
épilepsie frontale nocturne familiale autosomique dominante l.f.
autosomal dominant nocturnal frontal lobe epilepsy
Forme familiale de certaines épilepsies frontales débutant dans l'enfance.
Le polymorphisme de leur symptomatologie rend leur diagnostic difficile, car ces crises nocturnes sont souvent confondues avec des troubles psychiques, des parasomnies, des mouvements anormaux.
Le caractère génétique de cette affection est son hétérogénéité.
Étym. gr. epilambanein : saisir brusquement, surprendre
[H1, Q2]
Édit. 2020
face externe de l'écaille frontale l.f.
facies externa squamae frontalis (TA)
external surface of squamous part of frontal bone
Elle est marquée par les reliefs suivants: l’éminence frontale, l’arcade sourcilière, la glabelle, la suture frontale persistante, le bord supra-orbitaire.
[A1]
Édit. 2017
épilepsie frontale bénigne de l'enfance l.f.
childhood benign frontal epilepsy
Forme rare d'épilepsie de l'enfant s'exprimant par des crises comportant une altération de la conscience (obnubilation), des manifestations végétatives, en particulier une rougeur de la face et une déviation forcée de la tête et des yeux pouvant entraîner un mouvement giratoire.
Les crises disparaissent entre les âges de huit et douze ans.
Syn. épilepsie partielle idiopathique à paroxysmes frontaux, à paroxysmes rolandiques
[H1, O1]
Édit. 2019
hyperostose frontale interne l.f.
hyperostosis frontalis interna
Affection pouvant être asymptomatique, de découverte fortuite, ou s’inscrire dans le cadre d’un syndrome caractérisé par la triade : hyperostose frontale interne (hyperostose de la table interne de la portion verticale de l'os frontal, respectant la suture médiofrontale), virilisme et adiposité abdominopelvienne, survenant essentiellement chez la femme âgée.
À cette triade peuvent s’ajouter des manifestations hypophysaires (polyphagie, polydypsie, troubles visuels, asthénie), neurologiques (céphalées, crises comitiales), psychiatriques (diminution de l'efficience intellectuelle, troubles de l'humeur) ainsi qu’une hypertension artérielle et un diabète. A l’examen ophtalmologique on peut observer une cataracte et une compression du nerf optique dans son canal. La découverte est souvent fortuite par un examen radiographique.
L’étiologie de cette affection génétique autosomique dominante localisée (MIM 144800) n’est à ce jour pas clairement établie.
G. Morgagni, anatomiste italien (1761) ; R. M. Stewart, neurologue britannique (1928) ; F. Morel, psychiatre suisse (1930)
Syn. syndrome de Morgagni-Stewart-Morel, syndrome de Morgagni-Morel
[Q2]
incisure frontale l.f.
incisura frontalis ; foramen frontale (TA)
frontal notch ; frontal foramen
Échancrure étroite et peu profonde du bord supra-orbitaire de l’os frontal située un peu en dedans de l’incisure supra-orbitaire.
Elle est parfois transformée en un fin orifice circulaire, le foramen frontal, par un pont osseux. Elle livre passage aux vaisseaux frontaux internes.
Syn. anc. échancrure frontale interne ; trou frontal interne
puissance frontale arrière l.f.
back vertex power
Inverse de la distance frontale arrière, distance qui sépare le sommet postérieur de chaque zone du foyer postérieur de la lentille, exprimée en mètres, de la ou des zones optiques de la lentille, mesurée dans l'air ou calculée du sommet postérieur de chaque zone.
Symb. F'v
puissance frontale avant (Fv) l.f.
front vertex power
Pour un télescope, inverse de la distance frontale avant, distance qui sépare le sommet antérieur de chaque zone du foyer antérieur de la lentille, exprimée en mètres, de la ou des zones optiques de la lentille, mesurée dans l'air ou calculée à partir du sommet antérieur de chaque zone.
Symb. Fv
région frontale l.f.
regio frontalis (TA)
frontal region
Région médiane de la partie antérieure de la calvaria limitée en avant par la racine du nez et les bords supra-orbitaires, et en arrière par les bosses pariétales.
Elle correspond essentiellement à l’écaille de l’os frontal.
région occipito-frontale l.f.
Ensemble formé par les régions frontale, pariétales et occipitales.
Elle occupe la partie supérieure du crâne.
scissure sous-frontale l.f.
tomographie frontale oblique l.f.
transversal tomography
Technique obsolète réalisant, en tomographie grâce à une position adaptée du sujet, des coupes frontales obliques en vue d'une exploration trachéo
Abandonnée à l'apparition de la scanographie.
Syn. technique de Frain
tubérosité frontale l.f.
veine diploétique frontale l.f.
vena diploica frontalis (TA)
frontal diploic vein
Tronc veineux qui draine les veines diploétiques de la région frontale de la voûte du crâne.
Il se déverse dans la veine sus-orbitaire.
[A1 ]
Édit. 2020
veine frontale l.f.
Syn. veines supratrochléaires
[A1, K4]
Édit. 2020
veine frontale interne l.f.
Une des veines frontale de la face interne de l’hémisphère qui décrit sur la face médiale de l’hémisphère cérébral une courbe à concavité postérieure.
Elle rejoint le sinus sagittal supérieur avec les veines frontales externes les plus postérieures.
[A1, K4, H5]
Édit. 2020
veine naso-frontale l.f.
vena nasofrontalis (TA)
nasofrontal vein
Tronc veineux qui collecte le sang des veines satellites de l’artère nasale et de l’artère préfrontale.
Il se termine dans la veine ophtalmique supérieure.
→ veine ophtalmique supérieure
[A1, K4, P1, P2]
Édit. 2020
Emmett (suture d') l.f.
Emmett suture
Méthode de réparation des déchirures récentes du périnée par suture en un seul plan des muscles et de la peau, avec des crins de Florence.
Ne pas confondre avec l'opération d'Emmett.
T.A. Emmett, gynécologue américain (1828-1919)
[O3]
Édit. 2019
suture n.f.
1) En anatomie
2) Réunion chirurgicale de deux tissus qui ont été séparés par un traumatisme accidentel ou par un acte chirurgical.
Les procédés de suture sont innombrables ; ils varient selon la texture, l'épaisseur, la souplesse, la rigidité des tissus à rapprocher, selon le matériel de suture (fil naturel ou artificiel, agrafes métalliques, ou autres), selon la continuité de la suture ou l'espacement des points et selon le nombre et la géométrie des lambeaux tissulaires à réunir, etc.
suture antéropostérieure l.f.
longitudinal suture
suture à surfaces engrenées l.f.
suture à surfaces planes l.f.
suture basilaire l.f.