Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

352 résultats 

péritonites (classification des) l.f.

classification of peritonitis

La classification des péritonites et des infections intra-abdominales est d'abord anatomique, on les classe en péritonites généralisées ou localisées et on les rapporte à un viscère donné.
La classification de Hambourg (1987)
distingue :
- les péritonites primaires spontanées, souvent à pneumocoques et à streptocoques, tuberculeuses ou survenant au cours des cirrhoses et, pour certains auteurs, consécutives à des dialyses péritonéales ambulatoires ;
- les péritonites secondaires : par perforation (gastro-intestinale, en particulier d'origine ulcéreuse ou colique appendiculaire, après endoscopie, etc.) et aussi les pelvipéritonites et péritonites par translocation bactérienne, postopératoires (désunion d'anastomose, lâchage de suture) et posttraumatiques (traumatisme viscéral, hématome souspéritonéal ou un traumatisme de la paroi) ;
- les péritonites tertiaires (Meakins et Rotstein) qui sont souvent en relation avec des collections sérohématiques limitées. Elles sont sans germe pathogène ou germes à faible pouvoir pathogène (essentiellement des entérobactéries et des anaérobies. Il y a des péritonites fungiques.
Le pronostic, toujours sérieux, est en relation avec le terrain (l'âge en particulier), la cause, la localisation et surtout l'existence d'autres complications septiques et viscérales (respiratoires, cardiovasculaires, nerveuses, hépatiques, rénales, etc.).

O. D. Rotstein, J. L. Meakins, chirurgiens canadiens (1990)

phase évolutive du cancer du sein l.f. (PEV)

inflammatory breast cancer

Paramètre servant à désigner le degré d'évolution du cancer du sein.
Il est utilisé en complément de la classification TNM pour définir succinctement le pronostic de la tumeur et guider la stratégie thérapeutique. La classification PEV comporte 4 stades de gravité croissante :
- PEV 0 : tumeur peu évolutive, sans manifestation inflammatoire,
- PEV 1 : tumeur ayant doublé de volume en moins de 6 mois,
- PEV 2 : présence de signes inflammatoires péri-tumoraux,
- PEV 3 : inflammation de l'ensemble du sein, réalisant le tableau de la mastite aigüe carcinomateuse.

phylogénie n.f.

phylogenomics

La phylogénomique, terme créé par
Elle constitue la version la plus récente d'une démarche scientifique initiée dès la fin du xviiie siècle. Les naturalistes sont passés progressivement de la classification des êtres vivants à la recherche des relations de filiation entre les groupes, proposant des schémas temporels de l'évolution des espèces. L'interprétation de la classification en termes d'évolution épissée (assemblée comme une épissure) aux données de la 
E. 
2 - Philippe H, Snell EA, Bapteste E, Lopez P, Holland PW, Casane D.: “ Phylogenomics of eukaryotes: impact of missing data on large alignments” Mol Biol Evol. 2004 Sep; 21(9):1740-52
3 - Jeffroy O, Brinkmann H, Delsuc F, Philippe H.: “Phylogenomics: the beginning of incongruence?” Trends Genet. 2006 Apr; 22(4):225-31
4 - Eisen JA, Fraser C M.: “Phylogenomics: intersection of evolution and genomics” Science. 2003 Jun 13; 300(5626):1706-7
5 - Eisen JA, Hanawalt PC.: “A phylogenomic study of DNA repair genes, proteins, and processes” Mutat Res. 1999 Dec 7; 435(3):171-213]

Étym. gr. phûlon : tribu ; genesis : origine; sanscrit ; ome : complétude, plénitude

Réf. 1 - Delsuc F, Brinkmann H, Philippe H.: “Phylogenomics and the reconstruction of the tree of life” Nat Rev Genet. 2005 6(5):361-75.

[La phylogénomique désigne la rencontre de deux champs de recherche : la]

programme de médicalisation des systèmes d'information (PMSI) l.m.

Disposition permettant d’obtenir des informations quantifiées et standardisée sur les activités des établissements de santé ayant pour objectif de réduire les inégalités de ressources en allouant des allocations budgétaires adaptées.
La loi du 31 juillet 1991 oblige les établissements de santé, publics et privés, à procéder à l'évaluation et à l'analyse de leur activité. L'arrêté du 20 septembre 1994 et la circulaire du 10 mai 1995 fixent l'obligation faite aux établissements hospitaliers sous compétence tarifaire de l'État (établissements publics, assimilés et privés à but non lucratifs) de transmettre leurs données sous la forme de résumés de sortie anonymes aux Agences régionales de santé. Cette obligation est étendue en 1997 aux établissements de santé privés à but lucratif qui doivent transmettre cette information aux Caisses nationales d’assurance maladie des travailleurs salariés.
Pour les séjours hospitaliers de médecine-chirurgie-obstétrique dits MCO, cette analyse est fondée sur le recueil systématique et le traitement automatisé d'une information médico-administrative minimale et standardisée, contenue dans le Résumé de sortie standardisé.
Depuis 2005, le PMSI est utilisé pour la mise en œuvre de la tarification à l'activité (T2A), nouveau système de rémunération des hôpitaux, basé sur leur activité.
Pour ce qui concerne le secteur des soins de suite et de réadaptation dits SSR, (ancien « moyen séjour »), le PMSI est obligatoire pour tous les établissements depuis 2003. Le recueil est différent, plus axé sur la notion de mode de prise en charge (convalescence, rééducation, etc.) et sur le degré de dépendance du patient. Par contre, la T2A n'est pas encore appliquée à ce secteur.
Dans le cas de l'hospitalisation à domicile, de même, existe un système spécifique de recueil d'information, qui a permis de mettre en place la T2A dans ce secteur en 2005 comme pour les disciplines MCO.
Les diagnostics sont codés d'après la CIM-10 (Classification internationale des maladies et recours aux services de santé no10) édité par l'OMS et faisant l'objet d'extensions régulières par le ministère de la santé français.
Il peut aussi contenir des actes techniques codés d'après la CCAM (Classification commune des actes médicaux).
En 2000, l'Agence technique de l'information sur l'hospitalisation est créée pour collecter des données du PMSI.

agence régionale de santé, caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés, classification internationale des maladies, classification commune des actes médicaux, agence technique de l'information sur l'hospitalisation

[E1]

Édit. 2018

Ridley et Jopling (classification de) l.f.

Ridley and Jopling classification

Classification des différentes formes de lèpre basée sur le principe que le grand polymorphisme clinique de la maladie est fonction des capacités de défense immunitaire de l'organisme vis-à-vis du bacille de Hansen.
Cette classification introduit la notion de lèpre comme une maladie à spectre ou éventail avec, à une extrémité, la forme tuberculoïde polaire, à forte immunité cellulaire vis-à-vis du bacille de Hansen et, à l'autre extrémité, la forme lépromateuse polaire à immunité cellulaire déficiente. Entre ces deux formes il existe des formes interpolaires dites borderline, à immunité cellulaire vis-à-vis du bacille de Hansen variable et instable, appelées borderline tuberculoïde, borderline borderline et borderline lépromateuse, auxquelles est venue s'ajouter plus tard la forme indéterminée. Chacune de ces formes a un aspect clinique, histologique, bactériologique et immunologique particulier.

D. S. Ridley, W. H. Jopling, médecins britanniques (1962 et 1966)

lèpre, bacille de Hansen, lèpre tuberculoïde polaire, lèpre lépromateuse polaire, lèpre borderline, lèpre indéterminée

[D1]

Édit. 2019

Robson (classification de) l.f.

Robson's staging system

Classification proposée pour préciser les degrés d'extension de l'adénocarcinome rénal.
Elle a été remplacée en Europe par la classification TNM, mais est encore utilisée aux USA.

C. J. Robson, chirurgien urologue canadien (1969)

Scarff-Bloom Richardson (grade histopronostique de) l.m

Classification histopronostique des cancers du sein en trois grades de malignité, basée sur le degré de différenciation de la tumeur, ses atypies nucléaires et son activité mitotique.
Cette classification décrite par Bloom et Richardson, reprise par Sacrff puis modifiée par Elston et Ellis est adoptée de façon générale. C’est un critère pronostique majeur du pronostic des cancers du sein. Elle comporte trois catégories le grade I qui correspond à cancers bien différenciés, le grade II à des cancers moyennement différenciés et le grade III à des cancers indifférenciés

H. J. Bloom, médecin radiothérapeute, W. W. Richardson, anatomopathologiste britanniques (1957), R. W. Scarff pathologiste britannique (1968), C. W. Elston, I. O. Ellis, anatompathologistes britanniques (1991)

Symb. grade SBR

cancer du sein

strie graisseuse l.f.

fatty streak

Lésion précoce d'athérosclérose (type II de la classification des lésions d'athérosclérose) consistant en une accumulation focale de nombreuses cellules spumeuses dans l'intima : cellules musculaires lisses et monocytes macrophages.
Ces lésions sont visibles à l'œil nu, sous la forme d'élévations linéaires (stries) ou ponctuées (ponctuations graisseuses de couleur jaune chamois, qui prennent les colorants des graisses par soudanophilie). Elles sont quasi-universelles en divers sites du réseau artériel humain dès l'adolescence. Des discussions ont toujours cours sur la relation existant entre les stries et les plaques d'athérosclérose (types IV-V) : toutes les stries ne deviennent pas des plaques, mais, à l'inverse, il est difficile de concevoir qu'une plaque puisse se former sans passer par le stade de strie. La classification actuelle des lésions d'athérosclérose propose de distinguer les stries capables de progresser (type IIa) de celles qui n'en sont pas capables (type IIb). Cependant, cette distinction reste hypothétique car les critères qui l'autorisent n'ont pas été validés.

Syn. strie lipidique

point graisseux

Swanson-IFSSH (classification internationale de) l.f.

International Federation of Societies for Surgery of the Hand, classification of congenital anomalies of the hand and upper limb

Classification des anomalies congénitales de la main et du membre supérieur établie par Swanson en 1968, secondairement modifiée et adoptée par la Fédération internationale des sociétés de chirurgie de la main en 1983.
Elle subdivisait ces anomalies en 7 types, surtout basés sur des critères morphologiques. Une nouvelle classification, plus étiologique, dite OMT, destinée à être révisée tous les trois ans, l’a remplacée en 2014 à la suite des travaux de P.R. Manske, M.A.Tonkin et K.C. Oberg.

A. B. Swanson, chirurgien orthopédiste américain (1968), P. R. Manske, chirurgien orthopédiste américain, K. C. Oberg chirurgien plasticien américain (2009) : M. A. Tonkin chirurgien orthopédiste australien (2015)

Sigle angl. IFSSH

OMT (Classification of Congenital Anomalies of the Hand and Upper Limb)

[I2]

Édit. 2019

trouble obsessionnel-compulsif l.m.

obsessive-compulsive disorder

Terme adopté par la CIM (Classification Internationale des Maladies) et le DSM (Diagnostic and Statistical Manual of mental disorders) pour désigner et décrire la névrose obsessionnelle sans que soit retenu le concept de névrose comme principe de classification.
Il répond à une ambivalence conceptuelle qui tient compte à la fois de positions "athéoriques" de principe, a contrario du lien de ces troubles avec un déterminisme psychologique, et enfin de la possibilité offerte aux cliniciens d'identifier facilement des troubles névrotiques à partir de leur propre acceptation d'une telle qualification

classification internationale des maladies, diagnostic  and statistical manual of mental disorders (DSM).

tumeurs à cellules B matures, T matures, NK, histiocytaires, et maladie de Hodgkin (classification OMS juin 2016) l.m.et f. p.

2016 WHO classification of mature lymphoid, histiocytic, and dendritic neoplasms

Tumeurs regroupées dans la même catégorie, en se basant sur les propriétés fonctionnelles de leur contrepartie normale (phagocytose et/ou modification et présentation de l’antigène), plutôt que leur origine cellulaire.
La plupart proviennent d’un précurseur myéloïde commun, quelques cas sont d’origine mésenchymateuse (ex : sarcome à cellules folliculaires dendritiques et tumeur à cellules réticulaires fibroblastiques).
Indépendamment de leur origine myéloïde ou mésenchymateuse une partie de ces tumeurs est précédée ou associée à un lymphome folliculaire, une leucémie lymphoïde chronique B, un lymphome lymphoblastique B ou T, ou un lymphome T périphérique. Ces cas présentent les mêmes réarrangements IgVH, TCR, ou anomalies chromosomiques que les tumeurs lymphoïdes associées (et une partie présente également une mutation de BRAF) suggérant un processus de trans- différenciation. 
*Une astérisque à la suite de la catégorie signifie qu'elle a été soit modifiée soit ajoutée par rapport à la classification OMS 2008.
**Deux astérisques signifient qu’il s’agit d’une entité provisoire.
Hémopathies lymphoïdes à cellules B matures


IgG / A*
- sans autre spécificité (NOS)
- de type centro germinatif B *
- de type B activé *
Hémopathies lymphoïdes à cellules T matures et NK
- Papulose lymphomatoïde
- Lymphome à grandes cellules anaplasique cutané primitif
Lymphome de Hodgkin
- Lymphome de Hodgkin classique avec sclérose nodulaire
- Lymphome de Hodgkin classique à prédominance lymphocytaire
- Lymphome de Hodgkin classique de cellularité mixte
- Lymphome de Hodgkin classique à déplétion lymphocytaire
Maladies lympho-prolifératives post transplantation d’organes (PTLD)
Tumeurs à cellules histiocytaires et dendritiques
S. H. Swerdlow. The 2016 revision of the World Health Organization classification of lymphoid neoplasms. Blood 2016 May; 127: 2375-2390.
WHO classification of tumors of haematopoietic and lymphoid tissues, IARC press, 2008.Cette traduction française émane du Laboratoire d’Hématologie du CHU d’Angers (Professeur Marc Zandecki)


S. H. Swerdlow, hématopathologiste américain (2016)

Usher (syndrome de) l.m.

Usher’s syndrome

Association autosomique récessive, liée au chromosome 4, d'une rétinite pigmentaire et d'une surdité.
Surdité associée à une rétinite pigmentaire typique.
Il en existe plusieurs types :
- selon la classification de H. Forsiu :
 type I, surdité sévère congénitale, troubles vestibulaires et rétinite pigmentaire à la fin de la première décennie ;
type II avec surdité congénitale moins importante, pas de troubles vestibulaires et rétinite pigmentaire moins marquée au départ ;
- selon la classification de S.L.H. Davenport :
 type III, correspond à une rétinite pigmentaire apparaissant à la puberté puis une surdité progressive ;
 type IV peut être lié au sexe.
 Pour le type I, le QI est normal ou subnormal, la surdité est congénitale, sévère et non évolutive, on peut trouver des lacunes crâniennes, parfois des troubles du comportement, une ataxie, et une incoordination.
De nombreux gènes sont localisés, locus en 14q32.1-32.3 pour USH1A (MIM 276900) ; locus en 11q13.5 pour USH1B (MIM 276903), locus en 11p15.1 pour USH1C (MIM 276904 ; 10q pour USH1D (MIM 601067) ; 21q21 pour USH1E ; 1q41 pour USH2A, chromosome 1 exclu pour USH2B (MIM 276905), 3q21-q25 pour USH3 (MIM 276902). L’affection est autosomique récessive.

Ch. Usher, ophtalmologiste britannique (1914) ; H. Forsius, ophtalmologiste finlandais (1971) ; Sandra L. H. Davenport, pédiatre américaine (1978)

Syn. rétinite pigmentaire et surdité congénitale

Whitmore-Jewett-Prout (classification de) l.f.

Classification des adénocarcinomes prostatiques selon leur extension, proposée par Whitmore en 1956, affinée par Prout en 1973 et Jewett en 1975.
Répartissant les adénocarcinomes en 4 stades (A-B-C-D) elle a été mondialement longtemps utilisée, avant d'être progressivement remplacée par une classification TNM admise par l'UICC (Union for International Cancer Control ou Union Internationale Contre le Cancer)

W. F. Whitmore Jr (1956), G. R. Prout Jr (1973), H. J. Jewett (1975) chirurgiens urologues américains

classification TNM

Willemze (classification de) l.f.

Classification des lymphomes T cutanés qui individualise quatre grands groupes : 1) mycosis fongoïde ou MF; 2) syndrome de Sézary; 3) proliférations lymphocytaires CD 30+ (papulose lymphomatoïde et lymphomes CD 30+); 4) lymphomes T cutanés non MF CD 30-.Elle a été récemment remplacée par la classification EORTC/WHO

R. Willemze, dermatologiste néerlandais (1997) for the Study Group of EORTC ; K. Lennert, anatomopathologiste allemand (1975)

lymphome, Kiel (classification de)

phylogénomique n.f.

Elle constitue la version la plus récente d'une démarche scientifique initiée dès la fin du xviiie siècle. Les naturalistes sont passés progressivement de la classification des êtres vivants à la recherche des relations de filiation entre les groupes, proposant des schémas temporels de l'évolution des espèces. L'interprétation de la classification en termes d'évolution épissée (assemblée comme une épissure) aux données de la paléontologie a donné naissance à une nouvelle discipline, la phylogénie. L'arbre phylogénique qu'Ernst Haeckel proposa en 1866 est une représentation qui a marqué notre culture biologique et, d'une certaine manière, a déterminé notre façon de penser l'évolution des espèces : un seul tronc, des branches et des feuilles. Depuis lors, l'intention n'a pas changé. Toutefois, les critères utilisés pour la construction de ces phylogénies ne sont plus seulement d'ordre morphologique, mais ils font désormais intervenir les programmes génétiques des organismes. Aujourd'hui, on ne parle plus d'arbre mais plutôt d'arborescence buissonnante. 

E. Haeckel, naturaliste allemand (1834-1919); F. Delsuc, biochimiste canadien (2005), H. Philippe, biochimiste canadien (2004), O. Jeffroy, biochimiste canadien (2006) ; J. A. Eisen, généticien américain (1999 et 2003)

Étym. gr. phûlon : tribu ; genesis : origine; sanscrit ; ome : complétude, plénitude

Réf. 1 - Delsuc F, Brinkmann H, Philippe H.: “Phylogenomics and the reconstruction of the tree of life” Nat Rev Genet. 2005 6(5):361-75.
2 - Philippe H, Snell EA, Bapteste E, Lopez P, Holland PW, Casane D.: “ Phylogenomics of eukaryotes: impact of missing data on large alignments” Mol Biol Evol. 2004 Sep; 21(9):1740-523 - Jeffroy O, Brinkmann H, Delsuc F, Philippe H.: “Phylogenomics: the beginning of incongruence?” Trends in Genetics 2006 Apr; 22(4):225-314 - Eisen JA, Fraser C M.: “Phylogenomics: intersection of evolution and genomics” Science. 2003 Jun 13; 300(5626):1706-75 - Eisen JA, Hanawalt PC.: “A phylogenomic study of DNA repair genes, proteins, and processes” Mutat Res. 1999 Dec 7; 435(3):171-213

phylogénie, génomique, omiques (sciences)

[La phylogénomique,terme créé par Jonathan A. Eisen en 1997,vise à établir les filiations entre les différents groupes d'êtres vivants en s'appuyant sur les caractéristiques de leur patrimoine héréditaire respectif. Elle sert la prédiction des fonctions ]

Marshall (classification des lésions cérébrales post-traumatiques)

Classification par le scanner de l’importance des lésions  cérébrales initiales après un traumatisme crânien permettant de porter un pronostic et d’orienter les indications opératoires.
Quatre degrés principaux sont décrits :
- I -  pas de traduction radiologique ;
- II -hématome sous ou extradural de moins de 25ml avec un déplacement des structures médianes de  moins de 5 mm ;
- III – hématome de plus de 25 ml, déplacement de 0 à 5 mm, compression des ventricules latéraux ;
- IV – hématome de plus de 25ml et déplacement des structures médianes de plus de 5mm.
Deux autres degrés sont notés selon que la lésion a été évacuée ou non. La mortalité est d’autant plus importante que le degrès est plus élevé et l’intervention est indiquée en cas de  volume de l’hématome de plus de 25ml et de déplacement de plus de 5 mm des structures internes. Cette classification est intégrée dans le score de Glasgow.

L. F. Marshall et S. B. Marschall, neurologues américains (1992 et 2000 voir Juul)

échelle du coma de Glasgow, hématome sousdural, hématome extradural

[H2]

Édit. 2018

OMT (Classification of Congenital Anomalies of the Hand and Upper Limb) l.f.

La classification des anomalies congénitales de la main et du membre supérieur d’Oberg, Manske et Tonkin, différencie les malformations, les déformations et les dysplasies.
Le groupe principal concernant les malformations est lui-même divisé d’une part, selon l’atteinte globale du membre ou seulement de la main et d’autre part, selon l’atteinte initiale d’un seul ou des trois axes de développement du membre. Les diagnostics chirurgicaux fréquents tels que la duplication et l’hypoplasie du pouce sont dès lors placés au sein de l’ensemble.
OMT remplace la précédente classification de Swanson.

P. R. Manske, chirurgien orthopédiste américain, K. C. Oberg chirurgien plasticien américain (2009) : M. A. Tonkin chirurgien orthopédiste australien (2015)

classification de Swanson

[I2]

Édit. 2019

trouble obsessionnel-compulsif l.m.

obsessive-compulsive disorder

Terme adopté par la CIM (Classification Internationale des Maladies) et le DSM (Diagnostic and Statistical Manual of mental disorders) pour désigner et décrire la névrose obsessionnelle sans que soit retenu le concept de névrose comme principe de classification.
Il répond à une ambivalence conceptuelle qui tient compte à la fois de positions "athéoriques" de principe, a contrario du lien de ces troubles avec un déterminisme psychologique, et enfin de la possibilité offerte aux cliniciens d'identifier facilement des troubles névrotiques à partir de leur propre acceptation d'une telle qualification

classification internationale des maladies, diagnostic and statistical manual of mental disorders (DSM).

[H3]

cancer broncho-pulmonaire primitif l.m.

primary bronchopulmonary carcinoma, primary bronchopulmonary cancer

Affection maligne liée à une prolifération cellulaire épithéliale anormale développée au sein du tissu bronchique plus rarement au niveau des alvéoles pulmonaires. 
Ce terme correspond à plusieurs maladies distinctes souvent regroupées sous le terme courant mais erroné de "cancer du poumon".  Ce cancer doit être distingué d’une atteinte métastatique (dite encore secondaire) souvent d’origine digestive. Les cancers broncho-pulmonaires primitifs sont essentiellement de quatre types histologiques : épidermoïde, glandulaire ou adénocarcinome, indifférencié à grandes cellules (ces trois premiers types souvent réunis sous le terme de "cancers bronchiques non à petites cellules" (CBNPC) et représentent près de 85% des cas), et carcinome à petites cellules. Quelle que soit leur forme histologique, leur principal facteur étiologique est l'intoxication tabagique, mais d’autres facteurs peuvent en être en cause : amiante, cannabis, rayons X ou gamma...
Le cancer bronchique primitif est l'un des cancers les plus fréquents.  En France, son incidence annuelle est de 46 000 cas  (67% masculins). Si elle a tendance à diminuer chez l’homme, elle augmente régulièrement chez la femme en raison de son tabagisme. C’est la première cause de mortalité par cancer en France responsable de 33 000 décès annuels. Son évolution, très sévère, est marquée par un développement intra-thoracique et par des métastases (cérébrales, hépatiques, osseuses…).
Son diagnostic et le plus souvent fait devant une symptomatologie broncho-pulmonaire (toux, hémoptysie..)  et repose à la suite de l’imagerie sur une biopsie réalisée lors d’une endoscopie.
Les indications thérapeutiques se fondent sur le type histologique précis, essentiellement distinction entre CBNPC et cancers à petites cellules. La classification de l’O.M.S. de 2015, est un guide du traitement et un élément pronostique. Dans les CBNPC, il est idéalement chirurgical complété ou non par la radiothérapie et/ou la chimiothérapie ; certaines caractéristiques moléculaires, en particulier certaines mutations, observées dans près de la moitié des cas, vont peser sur l’indication des thérapeutiques médicamenteuses, thérapies ciblées entre autres contre l’expression de facteurs de croissance et/ou immunothérapie. Les cancers à petites cellules relèvent surtout de la radiothérapie et de la chimiothérapie.
Le pronostic dépend en très grande partie de l'extension (précisée par la classification TNM), de l'état général et la fonction respiratoire. Il reste très réservé dans les formes non opérables, avec environ 5% de survivants à 5 ans, d’autant que le diagnostic se fait le plus souvent (70% des cas) à un stade évolué lorsque la tumeur n’est plus opérable. Cependant, les thérapies ciblées et/ou l’immunothérapie permettent des rémissions inattendues avant leur utilisation dans certains cas de CBNPC, même évolués. A côté des formes invasives, il existe dans les CBNPC, des formes in situ de bon pronostic.

Syn. cancer bronchique, cancer des bronches, cancer du poumon, carcinome bronchique, carcinome broncho-pumonaire, carcinome pulmonaire

adénocarcinome broncho-pulmonaire primitif, cancer bronchique adénosquameux, cancer bronchique à grandes cellules, cancer bronchique à petites cellules, cancer broncho-pulmonaire in situ, cancer épidermoïde bronchique primitif, classification TNM

[A2, A3, B2, F2, K1, K3]

Édit. 2020

acouphène n.m.

tinnitus

Perception sonore non liée à une vibration du monde extérieur, inaudible par l'entourage.
La classification de ses multiples causes reste discutée : lésions vasculaires ou fistules artérioveineuses céphaliques, fistule péri-lymphatique, en fait exceptionnelles ; bien plus fréquemment, hypertension artérielle, atteinte du conduit auditif externe (cerumen), de l'oreille moyenne (otite séreuse, otospongiose), de l'oreille interne (maladie de Ménière, presby-acousie), du nerf acoustique (neurinome, notamment), des voies auditives centrales, affection psychiatrique (dans le cadre des hallucinations auditives).
En dehors des traitements étiologiques éventuels, une approche psychologique en vue d'une habituation du patient est souvent indiquée. Une possible perte auditive associée doit être traitée.

Étym. gr. akouein : entendre ; phanein : paraître

[K2, K4, H1, P1]

Édit. 2020

affectivité n.f.

affectivity

En clinique, aspect fondamental de la vie psychique, qui recouvre l'ensemble du vécu éprouvé par l'individu sur le plan de l'humeur (thymie), des émotions, des sentiments et des motivations.
Depuis la peur, l'anxiété, l'envie, la haine et la douleur jusqu'à l'indifférence, l'ataraxie, la sympathie et le plaisir, ces éléments se trouvent le plus souvent intriqués dans une infinité de nuances.
Parmi les ambigüités de ce terme, sera seulement relevée celle, essentiellement anglo- saxonne, qui tend à réduire l'affectivité à l'humeur. Il est vrai que dans les plus récentes éditions de la classification internationale des maladies (CIM) et du manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders - DSM) concernant les états maniaques et dépressifs, la qualification de troubles de l'humeur ("mood disorders") est soit associée, soit substituée à celle de troubles affectifs ("affective disorders").

[H3, H4]

Édit. 2020

affirmation de soi l.f.

assertiveness

Ensemble des comportements affirmés d'un individu placé en situation sociale.
Les comportements affirmés se distinguent à la fois des comportements agressifs (expression inadaptée d'hostilité, imposition de ses points de vue sans respect de l'interlocuteur) et des comportements passifs (pas d'expression de ses opinions ni de ses souhaits, soumission à ceux de l'interlocuteur).
L'affirmation de soi, outre sa dimension essentiellement comportementale, s'accompagne en général d'un faible niveau d'anxiété sociale pour l'individu. La classification, somme toute assez simpliste, des comportements en trois grandes catégories (affirmés, passifs et agressifs) est parfois contestée au profit du concept plus global de compétence sociale ou d'habileté sociale.

Syn. assertivité

entraînement à l'affirmation de soi

[H3]

Édit. 2020

agénésie du rayon ulnaire l.f

ulnar agenesia

Absence de développement du rayon ulnaire de l’avant-bras, associé à une hypoplasie plus ou moins importante des rayons correspondants de la main et une main bote ulnaire.
Le radius est incurvé en varus, la tête radiale est luxée, le poignet et la main, solidaire du radius, sont assez stables mais orientés du côté ulnaire. Une forme particulière est l’absence d’ulna avec synostose huméroradiale, classée dans le groupe 3 de la classification de Swanson (1984).

aplasie du rayon ulnaire, ectromélie, classification de Swanson

[A4,O6,Q2,Q3]

Édit. 2017

Aitken (classification des aplasies proximales du fémur d') l.f.

Aitken’s classification of proximal femoral focal deficiency

Classification des aplasies de la partie proximale du fémur en quatre classes dans un but thérapeutique.
La classe A est la moins sévère : le fémur est raccourci avec une coxa vara, mais un cotyle, une tête et un col présents, et la classe D la plus grave : l’acétabulum et le fémur proximal sont absents.

G. T. Aitken, chirurgien orthopédiste américain (1969)

[I2,Q2]

Édit. 2017

alcalinoterreux adj.

alcalinoterreux

Qualifie un groupe d'éléments chimiques bivalents constitutifs de la deuxième colonne de la classification périodique des éléments (tableau de Mendeleiev), dont la structure présente deux électrons dans la couche superficielle, dont les hydroxydes ont des propriétés analogues aux hydroxydes alcalins et autrefois classés parmi les "terres".
Les éléments alcalinoterreux sont le béryllium, le magnésium, le calcium, le strontium, le baryum et le radium.

Étym. arabe al kali : cendre pour lessive, puis alcalinité

[C1]

Édit. 2017 

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