post-menstruel adj.
post-menstrual
Concerne la période qui suit la fin des règles.
post-mortem adj.
post-mortem
Qui suit la mort, par ex. une césarienne qui autrefois se pratiquait immédiatement après le décès de la mère.
post-natal, ale adj.
post-natal
Qui suit la naissance, par ex. examen postnatal.
post-partum n.m.
post-partum
Syn. suites de couches, puerpéralité
post-partum blues l.m. angl.
État subdépressif considéré comme physiologique, survenant principalement entre le 2e et le 5e jour après l'accouchement, caractérisé par : tristesse, découragement, irritabilité, hyperémotivité ou labilité émotionnelle, phobies d'impulsions agressives contre l'enfant, anxiété, insomnie. Il concernerait de 20 à 80% des accouchées.
Des antécédents de syndrome prémenstruel, une surcharge pondérale, des désordres du métabolisme calcique le favoriseraient. Une chute de la teneur en progestérone circulant dans le sang qui suit immédiatement l'accouchement interviendrait. Le deuil de la grossesse, la rencontre avec l'enfant réel, différent de l'enfant imaginaire et idéal, ont aussi été invoqués.
L'évolution est favorable en deux à trois jours. Tout au plus sont indiqués un traitement symptomatique, un soutien rassurant, déculpabilisant et une surveillance médicale qui permette de déceler un rare passage vers une dépression, voire une psychose du post-partum.
Syn. "baby blues", "maternity blues"
[H3, O3]
Édit. 2018
post-partum (dépression du) l.f.
post-partum depression
Syndrome dépressif qui apparaît le plus souvent dans les quatre à huit semaines après l'accouchement avec une intensité variée, notamment : bénigne, "névrotique" ou de niveau psychotique (mélancolique).
Son début est possible par un tableau de "post-partum blues" qui dure. Surtout dans les formes majeures, des troubles de la relation mère-enfant, parfois majeurs, constituent un risque.
Généralement associée à des antécédents de traits pathologiques de la personnalité (instabilité, hyperémotivité, quête affective, etc.), à un contexte conjugal conflictuel, à une insécurité relationnelle et à un nombre élevé d'éléments de vie négatifs dans l'année précédente, cette dépression doit être d'autant moins banalisée par l'entourage qu'au bout d'un an, près d'un tiers de ces patientes gardent des signes résiduels.
Elle nécessite une approche relationnelle, un traitement antidépresseur et des explorations thyroïdiennes à la recherche d'une insuffisance sécrétoire (thyroïdite du post-partum).
post-partum (psychose du) l.
post-partum psychose
Affection rare, débutant le plus souvent au premier mois après l'accouchement (parfois retardée : psychose de la lactation), chez des primipares de 25 à 35 ans avec, pour un tiers d'entre elles, environ des antécédents psychiatriques, en particulier maniacodépressifs, et ayant fréquemment subi une césarienne ou le décès d'un enfant en période prénatale.
Environ 55% des cas de psychose de la grossesse se déclarent pendant la quinzaine qui suit l’accouchement et 30% plus tard. 15% surviennent pendant la grossesse proprement dite.
Quatre tableaux cliniques principaux sont décrits : psychose délirante aigüe à forte charge anxieuse (non-reconnaissance de l'enfant, négation de son existence), accès maniaque, accès mélancolique, psychose d'allure schizophrénique. Un tiers environ de l'ensemble comporte également un niveau confusionnel incitant à la recherche d'une organicité. Une hospitalisation est souvent nécessaire, avec essai de maintien du lien mère-enfant, prévention d'un risque médicolégal (hétéro-agressivité possible), traitement psychotrope et au besoin sismothérapie.
Fluctuante, l'évolution de ces psychoses est en règle favorable, sous réserve de rechutes possibles à très court terme, surtout de type thymique, d'un mode d'entrée schizophrénique, d'un risque de récidive 100 fois plus élevé lors d'une autre grossesse qu'en l'absence de cet antécédent, et de l'ordre de 30% en dehors de la puerpéralité.
S'agissant de la prévention des formes thymiques, dans les seules études ouvertes publiées, le lithium, prescrit après l'accouchement, paraît utile malgré son délai d'action de plusieurs jours. Classiquement, il nécessite l'interruption de la montée laiteuse par d'autres traitements que la bromocriptine, agoniste dopaminergique considéré parfois comme inducteur d'états maniaques.
Syn. psychose puerpérale
post-poliomyélitique (syndrome) l.m.
post-poliomyelitic syndrome
Ensemble de signes de souffrance du motoneurone (recrudescence focale d'amyotrophie et syndrome de type sclérose latérale amyotrophique) après une période d'une trentaine d'années de stabilisation chez un patient atteint d'une poliomyélite antérieure aigüe dans l'enfance.
Une reviviscence virale n'a jamais été prouvée.
Ces formes sont à séparer des complications musculosquelettiques mécaniques, fréquentes chez d'anciens poliomyélitiques.
post-réductionnel adj.
post reductional
Qui survient après la réduction d'une lésion ostéo-articulaire.
Par ex. épiphysite ou ostéochondrite post-réductionnelle.
post-streptococciques (syndromes) l.m.p.
post-streptococcic syndromes
Complications tardives, non suppurées, de type inflammatoire, d’une infection à streptocoque bêta-hémolytique du groupe A : rhumatisme articulaire aigu, glomérulonéphrite aigüe poststreptococcique, chorée de Sydenham, érythème noueux poststreptococcique.
post-traductionnel adj.
post-traductional
Désigne les évènements de la biosynthèse des protéines qui surviennent après la terminaison de la traduction proprement dite.
En général, on ne parle de modifications posttraductionnelles que jusqu'au terme des évènements (adressage, sécrétion, transport, activation, etc) qui conduisent à la protéine mature, c'est-à-dire arrivée à son emplacement définitif et ayant acquis toute son activité.
post-transcriptionnel adj.
post-transcriptional
Désigne les évènements de l'expression des gènes qui surviennent après la terminaison de la transcription proprement dite et qui précèdent l'initiation de la traduction.
Les étapes de la maturation des ARN sont post-transcriptionnelles.
post-traumatique adj.
posttraumatic
Qui survient après un traumatisme.
Par ex. syndrome commotionnel post-traumatique.
post-zostériennes (douleurs) l.f.p.
herpes zoster pains
Douleurs, souvent intenses, survenant surtout chez les personnes âgées et, plus fréquemment, lors des zonas des nerfs crâniens tels que le zona ophtalmique.
Elles persistent au-delà d’un mois après la survenue du zona, disparaissent habituellement dans un délai de six mois mais peuvent être beaucoup plus prolongées. Elles nécessitent souvent le recours à des antalgiques majeurs.
Syn. algies post-zostériennes
réaction post-transfusionnelle du greffon contre l'hôte l.f.
post transfusion graft versus host disease
La réaction du greffon contre l’hôte post-transfusionnelle est une complication potentiellement mortelle pouvant survenir chez des personnes immunodéprimées, à la suite de la transfusion de concentré de cellules sanguines : concentrés de globules rouges, de plaquettes ou de granulocytes.
sillon post-rolandique l.m.
sténose trachéobronchique post-traumatique l.f.
post-traumatic tracheobronchial stenosis
Réduction du calibre de la trachée ou des grosses bronches par un granulome ou par un effondrement localisé de la paroi en regard, soit d'un orifice de trachéotomie, soit d'un ballonnet de sonde trachéobronchique ou parfois d'une fracture trachéobronchique méconnue.
Elle se manifeste au niveau de la trachée par un tirage inspiratoire avec sifflements allant progressivement en s'aggravant. Si on méconnaît la sténose, elle est temporairement améliorée par les corticoïdes. La trachéobronchoscopie est l'examen de base pour faire le diagnostic et préciser le siège : laryngotrachéal, trachéal, carénaire, bronchique. La longueur de la sténose est appréciée par des tomographies frontales de Frain ou une tomodensitométrie spiralée avec reconstruction.
Seules les sténoses purement granulo-inflammatoires peuvent être traitées par le laser YAG. Dans les autres formes, la désobstruction laser libère les voies aériennes et permet, dans les jours suivants et à moindre risque, une intervention sous anesthésie générale.
Une rupture d'une bronche principale ou lobaire isolée méconnue peut se révéler au stade de sténose, soit par une atélectasie si elle est totale, soit par une suppuration pulmonaire récidivante si elle est partielle. Si la suppuration a détruit le territoire pulmonaire sousjacent, le traitement ne peut être que l'exérèse de celui-ci.
Ch. Frain, médecin électroradiologiste français (1957)
Étym. gr. : stenos : étroit
stress post-traumatique (état de) l.m.
posttraumatic stress disorder
Dans les classifications actuelles (DSM-IV, CIM-10), séquelles d'un traumatisme psychique, dont la fréquence chez les vétérans du Viêtnam a suscité une réactualisation du syndrome de répétition de la névrose traumatique.
Cet état répond à un événement traumatique « hors du commun » (CIM-10), impliquant que le sujet « est ou a été menacé de mort ou de blessure grave, ou d'une atteinte à l'intégrité physique pour lui-même ou pour les autres » (DSM-IV). L'événement est constamment revécu dans des souvenirs envahissants, des rêves répétitifs ou lors de « flashbacks », qui sont des retours brutaux avec intense charge émotionnelle. S'y ajoutent un évitement des stimulus associés au traumatisme, un émoussement de la réactivité générale et des symptômes de vigilance accrue.
Une telle description a eu le mérite de relancer l'intérêt sur ce type de manifestations. Toutefois, sa référence au concept de stress semble réductrice dans la mesure où traumatisme psychique et stress ne sont pas de même nature. Le terme de « troubles » ou « désordres psychotraumatiques » serait plus adéquat.
syndrome post-commissurotomie l.m.
postcommissurotumy syndrome
Syndrome inflammatoire non spécifique compliquant la convalescence des patients ayant bénéficié d’une commissurotomie.
De la fièvre et des douleurs thoraciques surviennent dans les 15 jours qui suivent l'intervention chirurgicale, quelquefois accompagnées d'une péricardite et d'une pleurésie surtout gauche. La nature de ce syndrome est discuté : il s'accompagne d'un syndrome biologique inflammatoire, sans augmentation des antistreptolysines et sans que les hémocultures ne poussent. Le traitement repose sur l'aspirine, l'évolution peut durer quelques semaines, elle aboutit toujours à la guérison sans séquelles.
[K3]
syndrome post-streptococcique l.m.
poststreptococcal syndrome
→ post streptococcique (syndrome)
trouble de stress post traumatique (TSPT) l.m.
posttraumatic stress disorder (PTSD)
Réaction psychologique survenant de quelques jours à quelques mois après une agression physique ou psychologique très violente (guerre, attentat, catastrophe naturelle).
La réaction immédiate est une peur intense, un sentiment d'impuissance, d'horreur. Le TSPT retardé se traduit par des réminiscences, souvent sous forme de cauchemars, des conduites d'évitement, une hyperstimulation. Ces symptômes durent au moins un mois, et provoquent un handicap social, occupationnel, relationnel.
Le traitement est psychologique et / ou médicamenteux.
veinule post-capillaire l.f.
post-capillary venule
Partie de la veinule possédant un endothélium cubique à travers lequel les lymphocytes migrent vers les lymphonoeuds (nœuds lymphatiques), les sites inflammatoires et les tissus lymphoïdes associés aux muqueuses.
Elles ne possédent pas de paroi musculaire lisse. Leur paroi est inférieure à 30 microm. Les veinules post-capillaires se développent rapidement au cours des réactions d’hypersensibilité retardée et sont présentes au sein de granulomes.
→ hypersensibilité retardée, granulome
[A1, K4]
Édit. 2020
contrôleur post-traitement du VIH l.m.
post-treatment controller
Patient porteur du virus de l’immunodéficience humaine chez qui, après traitement antiviral, la charge virale demeure extrêmement faible même longtemps après un traitement antiviral .
→ VIH
[D1]
Édit. 2018
Marshall (classification des lésions cérébrales post-traumatiques)
Classification par le scanner de l’importance des lésions cérébrales initiales après un traumatisme crânien permettant de porter un pronostic et d’orienter les indications opératoires.
Quatre degrés principaux sont décrits :
- I - pas de traduction radiologique ;
- II -hématome sous ou extradural de moins de 25ml avec un déplacement des structures médianes de moins de 5 mm ;
- III – hématome de plus de 25 ml, déplacement de 0 à 5 mm, compression des ventricules latéraux ;
- IV – hématome de plus de 25ml et déplacement des structures médianes de plus de 5mm.
Deux autres degrés sont notés selon que la lésion a été évacuée ou non. La mortalité est d’autant plus importante que le degrès est plus élevé et l’intervention est indiquée en cas de volume de l’hématome de plus de 25ml et de déplacement de plus de 5 mm des structures internes. Cette classification est intégrée dans le score de Glasgow.
L. F. Marshall et S. B. Marschall, neurologues américains (1992 et 2000 voir Juul)
→ échelle du coma de Glasgow, hématome sousdural, hématome extradural
[H2]
Édit. 2018
nodules post-kala-azar
l.m.p.
→ leishmaniose viscérale, kala azar
[D1]
Édit. 2019