single shot (séquence IRM en) l. angl.
En IRM, séquences dans lesquelles tout le plan de Fourier est acquis en un seul passage, autrement dit avec un seul train d'échos suivant une unique impulsion de radiofréquence.
→ Fourier (plan de), écho de gradient ultrarapide, écho de spin rapide
[B2,B3]
Édit. 2018
TE ultracourt (séquence à …) en IRM l.f.
ultrashort TE sequence (UTE)
Nouvelles séquences IRM à temps d’écho (TE) extrêmement court avec lesquelles à certaines structures fibreuses ou calciques récupère un signal qu’elles n’avaient pas avec les séquences IRM classiques.
En IRM, certains tissus (corticale osseuse, tendons, ligaments…) ont un temps de relaxation transversale si court qu’avec les séquences IRM à temps d’écho (TE) classiques, ils n’ont pas ou très peu de signal et apparaissent uniformément noirs quelle que soit la pondération.
Avec ces nouvelles séquences à TE courts ou très courts (jusqu’à quelques fractions de millisecondes), ces tissus retrouvent un signal, ce qui ouvre la porte à une nouvelle sémiologie potentielle de l’os cortical, des enthèses, du périoste, du cartilage….
[B2,B3]
Édit. 2018
T1 FAST (séquence IRM)
sigle angl. pour FAST (Fourier Acquired Steady State) with T1 weightning
→ écho de gradient rapide avec spoiler (séquence IRM en)
[B2,B3]
Édit. 2018
TFE (séquence IRM) sigle angl. m. pour Turbo Field Echo
→ écho de gradient ultrarapide
[B2,B3]
Édit. 2018
TRICKS (séquence IRM) sigle angl pour Time Resolved In Contrats Kinetics
(Elliptic Centric)
Séquence IRM en écho de gradient rapide pondérée T1 avec une résolution temporelle très élevée.
La dénomination est propre à la compagnie General Electric MS, mais d’autres marques possèdent des séquences similaires : TWIST (Siemens), 4D-TRACK (Philips)….. Cette séquence dynamique, destinée à explorer le système vasculaire, implique une injection IV de produit de contraste gadoliné. Un masque fournit des images soustraites de type angiographique. Une dizaine de séries d’images MIP, produites automatiquement, simulent une angiographie (d’où le nom de ARM-DSA (digital substraction angiography). Cette séquence dynamique sert essentiellement à étudier la vascularisation cranio-encéphalique, celles des tumeurs….
[B2,B3]
Édit. 2018
TSE (séquence IRM) sigle angl. m. pour Turbo Spin Echo
Séquence en écho de spin rapide ayant, en pratique, détroné les séquences en écho de spin classique.
[B2,B3]
Édit. 2018
turbo FLASH (séquence IRM)
sigle angl. pour Fast Low Angle SHot
Version rapide de la séquence FLASH en IRM.
→ écho de gradient ultrarapide
[B2,B3]
Édit. 2018
VAT (séquence IRM) sigle angl. pour View Angle Tilting
Séquence IRM de réduction des artéfacts métalliques.
→ artefact métallique (en IRM)
[B2,B3]
Édit. 2020
amplification rapide d'extrémités d'ADNc l.f.
rapid amplification of DNA endsRACERACE (RACE)
Technique d’amplification par réaction en chaîne par polymérase permettant l’identification des extrémités d’une molécule d’ADN complémentaire.
Syn. RACE (non recommandé)
[Q1]
Édit. 2019
bruit de remplissage ventriculaire rapide l.m.
rapid ventricular filling sound
Traduction sonore de la brusque distension des ventricules au moment de leur phase de remplissage rapide protodiastolique et de la mise en tension de l’appareil volontaire mitral ou tricuspidien, connue comme le 3ème bruit du cœur (B3).
Parfois audible à l’auscultation soit chez un sujet sain (3èmebruit physiologique) soit surtout dans certaines cardiopathies (insuffisance mitrale, shunt gauche droit, défaillance cardiaque, péricardite constrictive), il est plus souvent inaudible et ne s’inscrit que sur le phonocardiogramme sous forme d’une oscillation faible et lente apparaissant 12 à 16/100ème de seconde après la fin du deuxième bruit.
Étym. déverbal de bruire, verbe formé au Moyen Age, du latin rugio, rugir, braire (bas latin) et du gaulois branno, bramer, braire,meugler (limousin), chanter (provençal).
→ B3
Édit. 2017
coxarthrose destructrice rapide l.f.
Variété de coxarthrose au cours de laquelle il existe un pincement de l'interligne coxofémoral supérieur à 5 mm par an.
[I1,I2]
décompression rapide en aéronautique l.f.
aeronautical fast decompression
En altitude, l'ouverture accidentelle sur l'extérieur d'une cabine pressurisée (explosion d'une verrière, ouverture d'une porte de l'aéronef, etc.) entraîne une décompression qui décroit avec le temps : si la pression cabine chute plus rapidement que la pression alvéolaire des passagers, la pression alvéolaire est plus élevée que la pression ambiante, ce qui peut entraîner une entrée d'air dans les veines pulmonaires et causer une embolie gazeuse, massive, parfois mortelle.
La chute de pression est fonction de la surface de l'ouverture sur l'extérieur, de la différence de pression entre la cabine et l'extérieur et fonction inverse du volume de la cabine.
→ fuite du poumon (coefficient de), décompression explosive, embolie gazeuse
épaule destructrice rapide l.f.
Arthropathie de l’épaule, aboutissant en quelques mois à ne destruction importante de la tête humérale associée à un pincement de l’interligne glémo-huméraL
Le rôle des cristaux d'hydroxyapatite dans cette affection est extrêmement probable.
M. Lequesne, médecin rhumatologue français (1982)
[I1]
Édit. 2020
imagerie rapide l.f.
fast imaging
En IRM, techniques permettant de réduire de façon importante le temps d'acquisition.
Les plus utilisées sont l'imagerie en demiplan de Fourier, les séquences d'écho de gradient et d'écho de gradient rapide (surtout employées pour réaliser des images pondérées en T1) et les séquences d'écho de spin rapide (pour réaliser rapidement des séquences pondérées en T2). Il faut y ajouter les séquences d'imagerie instantanée (écho de gradient ultrarapide, écho planar), qui permettent d'obtenir une image en moins d'une seconde. L'imagerie rapide, d'un meilleur confort pour le malade, a permis la mise au point de techniques telles que myélographie, urographie, cholécystographie et angiographie par IRM.
J. Fourier, mathématicien et physicien français, membre de l'Académie de médecine (1768-1830)
Étym. lat. imago : image, représentation
manœuvre de secouement rapide de la tête l.f.
head shaking test
Manœuvre de secouement rapide de la tête, dans les plans horizontal et vertical, ayant pour but d’explorer la symétrie des circuits vestibulo-oculaires.
Pour l’exploration dans le plan horizontal, le praticien fait effectuer à la tête du patient des mouvements rapides de rotation de droite à gauche durant 10 allers et retours environ. Les mouvements oculaires sont observés à l'arrêt de la tête en position médiane. Tout nystagmus déclenché dans de telles conditions est pathologique car il indique une asymétrie sur les circuits vestibulo-oculaires. Il bat vers le côté le plus puissant.
Pour l’exploration dans le plan horizontal, le mouvement de la tête est effectué de haut en bas mais le nystagmus observé n'a pas de valeur sémiologique univoque. En effet, un nystagmus vertical peut être observé chez des sujets indemnes de toute pathologie des récepteurs ou des voies vestibulaires.
La réalisation de ce test est améliorée par la vidéonystagmographie :
[P1]
prise rapide (raccord de) l.m.
quick connector
raccord de prise rapide l.m.
quick connector
Couple de raccords non filetés, spécifiques à un gaz anesthésique et qui peuvent être facilement enclenchés par simple action d'une ou de deux mains sans utilisation d'un outil.
Il se compose en général d'un about (ou fiche) et d'une tête de prise avec un clapet (embout). La prise, murale ou portée sur l'appareil d'anesthésie, constitue la partie femelle, la fiche monté sur le tube flexible constitue la partie mâle.
En France, un système de crans de sécurité, normalisé par l'arrêté interministériel du 2 janvier 1958 (Identification des prises et raccords rapides des gaz anesthésiques - norme AFNOR), assure la sécurité de la distribution des gaz anesthésiques en rendant impossible toute interversion des branchements.
Étym. fr. déverbal de raccorder, initialement remettre les cœurs (ensemble), réconcilier, par extension ajuster deux choses ensemble.
[B3, G1]
Édit. 2018
remplissage vasculaire rapide l.f.
volume loading, intravascular volume replacement
Perfusion d'un débit important, au moins 50 mL par minute, de solutions cristalloïdes, colloïdes ou de produits sanguins (albumine, plasma, concentrés érythrocytaires) pour le traitement d'une hypovolémie consécutive habituellement à une hémorragie aigüe importante (plaie par arme blanche ou à feu, plaie opératoire d'un gros vaisseau, etc.).
Le remplissage vasculaire rapide demande l'emploi de plusieurs voies veineuses ou l'accès à un gros tronc veineux. On utilise un accélérateur de perfusion et si possible un système de réchauffement.
test de diagnostic rapide des angines streptococciques l.m.
Test permettant de détecter la responsabilité d'un streptocoque β-hémolytique du groupe A à l’origine d’une angine.
Le test utilise une bandelette réactive, porteuse d’anticorps antistreptococcique, plongée dans une solution dans laquelle a été dilué un prélèvement par écouvillonnage amygdalien. Ce test mis à la disposition des médecins et des pharmaciens a pour objectif d’éviter un traitement antibiotique contre les angines d’autres origines. Sensibilité = 90 %, spécificité = 95 %.
transformation de Fourier rapide l.f.
Fourier acquired steady state
Algorythmes utilisés pour effectuer rapidement les transformations de Fourier.
J. Fourier, baron, mathématicien français, membre de l’Académie de médecine (1768-1830)
Sigle angl. FAST
→ Fourier (transformation de), filtres de traitement d'image, troncature (artéfact de).
[B2,B3]
Édit. 2018
test rapide d’orientation diagnostique l.m. (TROD)
rapid diagnosis orientation test
Technique comportant un prélèvement local (pharynx, nasopharynx) suivi d’un examen de laboratoire donnant des conclusions rapides afin de connaître le diagnostic et de décider du traitement.
L’exemple, habituellement cité, est celui de l’angine : sa nature bactérienne indique un traitement antibiotque lequel est inutile devant une infection virale. Récemment, un TROD a été proposé pour le diagnostic d’une infection par le COVID 19, consistant en la détection d’IgM et d’IgG dans le plasma spécifiques du virus.
[D1]
Édit. 2020
gradient n.m.
gradient
1) En langage scientifique, différence orientée dans l'espace entre deux points de la valeur prise par un scalaire (altitude, pression, température, potentiel électrique, champ magnétique, etc.).
Le gradient est exprimé par un vecteur porté sur la droite passant par ces deux points et sa longueur égale la différence de valeur du scalaire considéré : p. ex., le gradient d'altitude d'un point à l'autre d'une même ligne de niveau est nul, mais il est maximal si le parcours est perpendiculaire aux lignes de niveau (plus forte pente). Le gradient vectoriel est utilisé notamment en mécanique dans la composition des forces, en cardiologie dans la théorie de l'électrocardiographie, en IRM…
Le mot «gradient» est souvent employé improprement en physiologie pour désigner une simple différence non orientée : il est préférable de dire différence ou écart, p. ex. écart de température, différence de pression, etc.
Le gradient est dit linéaire si la variation qu’il représente dans une direction donnée de l’espace augmente d’une même valeur par unité de longueur dans cette direction.
En IRM, on utilise des gradients linéaires de champs magnétiques pour le codage spatial de l’image.
2) Dans le langage courant, synonyme d'écart ou différence de valeur d'une grandeur d'un point à un autre ou d'un moment à l'autre.
Ce sens trop vague est à éviter.
Étym. angl. gradient : montée, pente (du lat. gradus : pas, degré, grade)
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
gradient de pression l.m.
pressure gradient
Différence pathologique de pression entre deux points d’un circuit cardiovasculaire qui devraient normalement se trouver à la même pression.
Le gradient de pression confirme et mesure un obstacle circulatoire congénital ou acquis, dont il est un moyen objectif d’apprécier l’importance. Le cathétérisme cardiaque permet la mesure du gradient de pression transvalvulaire (gradient instantané maximal et moyen) dans le rétrécissement aortique, entre le ventricule gauche et l’aorte et le calcul de la surface aortique selon la formule de Gorlin. Les techniques actuelles d’exploration non sanglantes par écho-doppler dispensent de la pratique du franchissement par cathéter de l’orifice aortique rétréci.
R. Gorlin, médecin cardiologue américain (1951)
gradient de pression uréthrovésical l.m.
Différence de pression entre l'urèthre et la vessie.
Ce gradient est en faveur des pressions uréthrales pendant la phase de remplissage, et s'inverse durant la phase d'évacuation.
gradient descendant (théorie du) l.f.
decreasing gradient theory
Théorie selon laquelle la force contractile de l'utérus se propage du fond vers le segment inferieur pour produire la dilatation du col.
R. Caldeyro-Barcia, gynécologue uruguayen, membre de l’Académie de médecine (1953)