Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

79 résultats 

herpès et troubles neuropsychiques l.m.

herpes and neuropsychical disorders

encéphalite herpétique, neuropathies herpétiques, herpès

[D3,H3]

homocystinurie par troubles de la reméthylation et déficit en 5,10-méthylène-tétrahydrofolate-réductase l. f.

vitamin B12 metabolic defect with methymalonic-acidemia and homocystinuria

acidurie méthylmalonique avec homocystinurie

[R1,Q2]

identité (troubles de l') l.m.p.

ego identity disorders

Ex. trouble de l’identité sexuelle ou trans-sexualisme

dépersonnalisation

instrumentaux (troubles) chez l'enfant et l'adolescent l.m.p.

instrumental learning disorders in childhood and adolescence

D'après la classification française des troubles mentaux de l'enfant et de l'adolescent, les troubles instrumentaux comprennent, isolés ou associés à une autre pathologie : retard du langage ; troubles isolés de l'articulation ; troubles complexes du langage oral ; troubles lexicographiques ; dyscalculie ; troubles du raisonnement ; bégaiement ; achoppement ; mutisme électif ; hyperkinésie, instabilité psychomotrice ; hyperkinésie associée à des mouvements stéréotypés ; retard psychomoteur ; autres troubles psychomoteurs ; tics isolés ; maladie de Gilles de la Tourette ; intrication de troubles psychomoteurs et du langage, etc.

G. Gilles de la Tourette, neurologue français (1885)

jugement (troubles du) l.m.p.

troubles of judgement

Altérations de la capacité de peser l'importance relative de faits ou d'idées abstraites et d'en évaluer les conséquences.
Ces troubles peuvent être :
- quantitatifs, dans les arriérations intellectuelles (sottise, niaiserie) et dans l'involution et les démences ; encore que puissent s'observer des pseudodébilités ("sottise névrotique", p. ex.) ou des pseudodémences (certains états dépressifs du sujet âgé) ;
- qualitatifs, en particulier la fausseté du jugement dans les personnalités paranoïaques, le rationalisme morbide des schizophrènes et les postulats pathologiques de délirants chroniques, surtout paranoïaques ;
- temporaires, par atteinte de la vigilance, p. ex. confusionnels.

intelligence

myasthénie (troubles digestifs de la) l.m.p.

digestive disorder of  the myasthenia

Dysphagie ou troubles de la déglutition individualisés par le contexte des troubles de la motricité et essentiellement par la manométrie œsophagienne : troubles du péristaltisme, atteinte du muscle strié avec diminution des contractions pharyngées et de la pression de repos du sphincter supérieur de l’œsophage.

névrotiques (troubles) de l'enfant l.m.

neurotic disorders in childhood

Ils posent des problèmes différents de ceux concernant l'adulte, la souffrance intrapsychique faisant partie du développement normal de l'enfant.
Il convient de différencier :
- la névrose infantile : organisation habituelle du fonctionnement psychique, nécessaire au développement de l'enfant, variable chez chacun. Telles sont les manifestations phobiques, obsessionnelles, corporelles, "hystéroïdes", qui sont transitoires et disparaissent lorsque l'enfant a dépassé la situation conflictuelle dans laquelle il se trouvait ;
- la névrose de l'enfant : pathologie avérée, non transitoire, qui n'apparait pas avant l'âge de trois à quatre ans et découle de la non-résolution des conflits dus au développement de l'enfant. Tels sont les troubles névrotiques à dominante anxieuse, phobique, obsessionnelle ou avec prépondérance des inhibitions ;
- la dépression névrotique ;
- les pathologies névrotiques de la personnalité ;
- les troubles névrotiques avec perturbations prédominantes des fonctions instrumentales.
L'évolution des troubles névrotiques de l'enfant est très variable et dépend pour une grande part des réactions parentales.

Parkinson (maladie de) et troubles mentaux l.f.

Parkinson disease and mental disorders

Manifestations fréquentes caractérisées par la prévalence importante des troubles de l’humeur (3 à 8% de syndromes dépressifs survenant dans 15 à 25% des cas avant les troubles moteurs) et du risque suicidaire qui doit être prévenu mais aussi de syndromes anxieux en particulier dans les formes précoces et plus rarement de manifestations psychotiques de type confuso-délirantes ou oniro-hallucinatoires en particulier lors des adaptations thérapeutiques, d’un épisode infectieux fébrile intercurrent ou d’une intervention chirurgicale.
Les modifications neurochimiques spécifiques de la maladie sont à l’origine des troubles cognitifs spécifiques mais aussi d’un ralentissement psychomoteur qui doit faire rechercher un syndrome dépressif infraclinique et plus rarement une évolution démentielle.
Les antidépresseurs corrigent les manifestations thymiques grâce à leurs effets sérotoninergiques et noradrénergiques mais aussi partiellement les manifestations motrices grâce à leurs effets dopaminergiques. Les électro-convulsivothérapies peuvent, dans les cas sévères, avoir des effets thérapeutiques remarquables à la fois sur la dimension thymique et sur le syndrome extra pyramidal.

J. Parkinson, médecin britannique (1817)

Syn. Parkinson (maladie de) et troubles psychiques

personnalité (troubles de la) l.m.p.

personality disorders

Perturbations sévères d'ordre caractérologique et comportemental concernant habituellement plusieurs secteurs de la personnalité et accompagnées en général de difficultés personnelles et sociales considérables.
Elles apparaissent le plus souvent dans l'enfance ou l'adolescence et persistent à l'âge adulte (d'après la CIM-10, 1992).
Ces troubles profondément enracinés peuvent comporter notamment : une déviation quantitative pas toujours évidente par rapport à la personnalité dite normale, associée à des traits de "personnalité pathologique" ; un manque de souplesse et une dysharmonie dans les processus d'adaptation devant les situations rencontrées, avec tendance répétitive aux mêmes attitudes et aux mêmes conflits ; une souffrance, exprimée ou non, pour l'individu et/ou pour la société; des échecs relationnels et socioprofessionnels, ainsi qu'une vulnérabilité aux épreuves vécues. Des chevauchements sont possibles.
Certaines de ces organisations prédisposent à une affection évolutive, névrotique ou psychotique. Il peut en être ainsi de : personnalité obsessionnelle-compulsive et névrose obsessionnelle ; personnalité schizoïde ou schizotypique et schizophrénie ; personnalité limite et état dépressif majeur ; personnalité paranoïaque ou sensitive et délire paranoïaque ou délire de relation des sensitifs. Parfois inconstants dans les cas cités, ces liens peuvent être encore plus imprécis, par exemple entre personnalité évitante et phobie sociale.

K. Schneider, psychiatre allemand (1923)

caractère (névrose de)

sommeil de l'enfant d'âge scolaire (troubles du) l.m.p.

sleep disorders among school age children

À cette période, les troubles du sommeil sont riches et variés. On peut distinguer :
- les troubles des conduites liés à l'endormissement : opposition au coucher, rituels du coucher consistant en manifestations obsessionnelles discrètes, phobie du coucher, insomnie vraie, phénomènes hypnagogiques ;
- les conduites pathologiques au cours du sommeil, qui comportent : d'une part, des angoisses se traduisant par des terreurs nocturnes, des rêves d'angoisse et des réveils anxieux et, d'autre part, des automatismes moteurs, avec des rythmies du sommeil ou tics de Salaam, qui consistent en des roulements de la tête de droite à gauche, des balancements d'un jambe et d'un genou plié et de grandes oscillations antéropostérieures en position génupectorale ;
- l'hypersomnie, qui est rare chez l'enfant ; néanmoins, l'étude rétrospective des antécédents d'adultes atteints de la maladie de Gélineau montre que les premiers signes apparaissent parfois dès l'âge de 10 ans.

J-B Gélineau, neurologue français (1880)

Gélineau (maladie de), tics de sala(a)m

sommeil du petit enfant (troubles du) l.m.p.

sleep disorders in infancy

Troubles relevant de causes multiples, le plus souvent bénins, plus fréquents au cours du premier semestre et de la deuxième année, mais dont le nombre croissant est lié pour une part aux nouveaux modes de vie et d'éducation.
Au premier semestre, alors que les besoins en sommeil sont les plus considérables bien que variables, il s'agit d'insomnies, dont une étiologie organique doit être éliminée. De loin les plus fréquentes, les insomnies fonctionnelles communes perturbent parfois la vie familiale. Interviennent le plus souvent des conditions éducatives maladroites : excès de stimulations, horaires alimentaires défectueux, voire distorsion des relations mère-enfant. L'insomnie calme du bébé qui reste la nuit entière les yeux ouverts, sans bruit, peut être un signe précoce de troubles graves de la personnalité.
Pendant la seconde année, ces manifestations résultent de l'intrication de facteurs psychologiques ou de conflits affectifs et des aléas de la croissance motrice et du développement du langage. À cet égard, on retiendra les troubles suivants : hyperactivité motrice, comportement d'un enfant "opposant", anxiété de séparation et excitation psychique.

balancement

statique pelvienne féminine (troubles de la) l.m.p.

female pelvic disorders

Perturbation chez la femme de la position respective des organes, muscles et aponévroses du bassin, susceptible de se traduire par l'extériorisation d'un ou plusieurs organes pelviens et de provoquer une incontinence urinaire.
Elle est favorisée par l'hypotonie musculaire et par le relâchement ligamentaire de la grossesse ou de la ménopause.

traumatisé cranioencéphalique (troubles caractériels chez un) l.m.

character disorders after head trauma

Apparition, après le traumatisme et indépendamment de sa gravité, d'une tolérance caractérielle faible face à l'ensemble des stimulus extérieurs, p. ex. aux contacts avec autrui ou au bruit. Le sujet impute souvent au traumatisme sa propre agressivité.
Un cercle vicieux peut s'établir avec un entourage inquiet, volontiers dépassé, déséquilibré, voire hyperprotecteur, assumant mal une victimisation, une apathie ou de soudaines colères.
La fréquence des investigations complémentaires normales et, a contrario, de l'échec des soins, le glissement vers une relation médicolégale souvent conflictuelle, touchant en particulier à l'évaluation de l'état psychique antérieur, peuvent contribuer à induire des réactions paranoïaques, notamment une sinistrose.
Prolongée sur des mois, l'évolution reste assez imprécise.

troubles caractériels chez un traumatisé cranioencéphalique l.m.

character disorders after head trauma

Apparition, après le traumatisme et indépendamment de sa gravité, d'une tolérance caractérielle faible face à l'ensemble des stimulus extérieurs, p. ex. aux contacts avec autrui ou au bruit. Le sujet impute souvent au traumatisme sa propre agressivité.
Un cercle vicieux peut s'établir avec un entourage inquiet, volontiers dépassé, déséquilibré, voire hyperprotecteur, assumant mal une victimisation, une apathie ou de soudaines colères.
La fréquence des investigations complémentaires normales et, a contrario, de l'échec des soins, le glissement vers une relation médicolégale souvent conflictuelle, touchant en particulier à l'évaluation de l'état psychique antérieur, peuvent contribuer à induire des réactions paranoïaques, notamment une sinistrose.
Prolongée sur des mois, l'évolution reste assez imprécise.

troubles cognitifs légers l.m.p.

mild cognitive impairment (MCI)

Le concept de troubles cognitifs léger permet  une meilleure caractérisation de la phase initiale de la Maladie d’Alzheimer en reconnaissant, en l’absence d’altération des activités de la vie quotidienne et de démence, l’existence d’une plainte mnésique corroborée par l’entourage, correspondant à une altération objective de la mémoire, associée à un fonctionnement cognitif global normal.
Ces troubles cognitifs légers se présentent sous deux aspects cliniques :
- une forme mnésique pure avec unique altération de la mémoire,
- une forme comportant au moins deux atteintes cognitives distinctes (mémoire, langage, compréhension ou jugement).
Cet état pré-démentiel est fort instable : le taux de conversion de la phase symptomatique pré-démentielle en maladie d’Alzheimer se situe entre 8 % et 15% par an, mais cet état est aussi à un moindre degré, potentiellement réversible.

A. Alzheimer, neuro-psychiatre allemand (1906)

Alzheimer (maladie de)

[H1]

Édit. 2018

troubles de la coordination l.m.p.

ataxie, coordination

[H1]

troubles de l'orientation l.m.

orientation disorders

Perturbations de la reconnaissance par le sujet des indices qui, dans le monde où il vit, caractérisent l'actualité et correspondent à la désorientation.
La désorientation touche constamment le temps, habituellement l'espace, voire les personnes (fausses reconnaissances possibles), enfin, au niveau le plus profond, la conscience de soi.
Elle est rencontrée classiquement dans la confusion mentale, les états démentiels et les syndromes amnésiques globaux (ictus amnésique, syndrome de Korsakoff). On peut aussi citer le temps disloqué ou figé du schizophrène et les perturbations du temps vécu dans les états thymiques (lent et pesant chez le mélancolique, ample, bondissant et pressé chez le maniaque).
Diverses formes d'agnosie spatiale sont observées en pathologie cérébrale organique.

S.S. Korsakoff, neuropsychiatre russe (1887)

troubles du caractère chez l'adolescent l.m.

adolescent with character disorders

Troubles observés chez les adolescents instables, agressifs, hyperémotifs, anxieux, renfermés ou excités, opposants ou versatiles, coléreux, dont le trait le plus marquant est l’incapacité à se contrôler.
Cette incapacité porte sur: l’acceptation d’une frustration, d’un reproche, d’une simple remarque, ou la prévision des conséquences d’un acte et l’évitement d’un geste impulsif, ou encore la réflexion sur soi. L’adolescent caractériel vit dans le présent et agit dans l’immédiat.

[H4]

troubles du caractère chez l'enfant l.m.

child with character disorders

Ensemble des manifestations pathologiques qui distinguent l’enfant difficile ou inadapté.
Pendant longtemps, la clinique de l’enfant caractériel se fonda sur les thèses constitutionnalistes empruntées aux types classiques de E. Dupré: émotifs, anxieux, paranoïaques, cyclothymiques, etc. Admettre cette terminologie implique un déterminisme rigide qui conduirait de façon linéaire du trouble de l’enfant à celui de l’adulte (cf. le criminel-né de C. Lombroso).
Dans leur grande majorité, les psychiatres d’enfants n’acceptent pas ces théories et accordent aux facteurs affectifs, aux conditions éducatives, une importance au moins égale à celle des facteurs héréditaires.

E. Dupré, psychologue et psychiatre français, membre de l’Académie de médecine (1862-1921)

[H4]

troubles du rythme cardiaque l.m.p.

cardiac rhythm diseases

Anomalies pathologiques des battements cardiaques.
Leur étude électrophysiologique permet d’opposer les troubles de la formation de l’influx (automatismes anormaux et activités déclenchées) et les troubles de la contraction de l’influx.
En fait, cette distinction est trop schématique car les deux mécanismes sont souvent intriqués, les troubles de la conduction pouvant en particulier déclencher des troubles de la génération de l’influx.

rythme cardiaque (troubles)

troubles du schéma corporel l.m.p.

body image disorders

apraxoagnosique de l'hémisphère mineur (syndrome), asomatognosie

troubles du spectre de l'autisme l.m.p.

Dénomination actuelle de la DSM 5 (diagnostic and statistical manual or mental disorders) regroupant l’ensemble du syndrome d’autisme.

autisme, autisme (modèles physiopathologiques)

troubles endocriniens, épilepsie et déficience mentale l.m.p.

mental deficiency, epilepsy, endocrine disorder

M. Börjeson, H. Forssman, Orla Lehmann, médecins suédois (1962)

Börjeson-Forssman-Lehmann syndrome

[H1, H3, O4]

Édit. 2018

troubles envahissants du développement l.m.p.

Dénomination actuelle de la classification internationale des maladies (CIM 10) regroupant l’ensemble du syndrome d’autisme.

autisme, autisme (modèles physiopathologiques)

troubles intestinaux et surdité congénitale de perception l.m.p.

A. Gross, pédiatre allemand (1995)

Syn. albinisme oculocutané avec mèches noires, ABCD (syndrome)

ABCD (syndrome)

[Q2]

Édit. 2018

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