Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1829 résultats 

organes génitaux féminins internes l.m.p.

organa genitalia feminina interna  (TA)

female internal genitalia

Ensemble des organes qui siègent dans le petit bassin : les ovaires, la trompe utérine, l’utérus et le vagin ; l’époophoron et le paroophoron leur sont annexés.
Ils concourent à la fécondation et au développement de l’œuf. Ils participent, avec les organes génitaux féminins externes, à la constitution de l’appareil génital de la femme.

Étym. gr. organon : instrument de travail, organe

Édit. 2017

orifice pelvien supérieur l.m.

apertura pelvis superior (TA)

pelvic inlet

Circonférence osseuse qui divise la cavité pelvienne en deux parties, le grand bassin et le petit bassin.
Elle est délimitée par le promontoire, le bord antérieur de l’aile du sacrum, la ligne arquée de l’ilion, le pecten du pubis, le bord supérieur du corps du pubis et le bord supérieur de la symphyse pubienne.

Syn. anc. détroit supérieur

Édit. 2017

OSMED acronyme pour Oto-Spondylo-Mega-Epiphyseal Dysplasia

Chondrodysplasie caractérisée par une petite taille par platyspondylie, un élargissement des épiphyses, une surdité neurosensorielle et des anomalies faciales.
Le nez est petit, retroussé, déprimé à sa racine avec hypoplasie de l’étage moyen de la face, division vélopalatine et micrognathie. Les os du carpe peuvent être en synostose. L’affection est liée à une mutation du gène COL11A2 en 6p21.3 codant pour le collagène 11a1 (qui contribue normalement à la cohésion du cartilage) ; la transmission est dominante ou récessive. Il existe une forme homozygote et une forme hétérozygote (très proche du syndrome de Stickler de type III, ancien syndrome de Weissenbacher-Zweymüller).

→ Stickler (syndrome de)

Édit. 2017

os sésamoïde l.m.

os sesamoideum  (TA)

sesamoid bone

Petit os de la forme d’un grain de sésame situé soit dans l’épaisseur de certains tendons, soit au voisinage de certaines articulations de la main et du pied.

Étym. gr. sêsamon : sésame (graine de) ; eidos : forme

Édit. 2017

osteogenèse imparfaite avec sclères bleues (de type 1) l.f.

osteogenesis imperfecta with blue sclerae (type 1)

Fragilité majeure des os qui se fracturent au moindre choc chez des sujets dits "hommes de verre" qui sont porteurs de sclères bleues et présentent d’autres anomalies liées à des modifications géniques du collagène I.
Le tableau clinique comporte un nanisme, un retard de fermeture de la fontanelle, un faciès petit, une dentinogénèse imparfaite avec des dents mal implantées, parfois colorées, un amincissement des os plats, des vertèbres anormales, aplaties avec scoliose, un pectus carinatum, des déformations des membres, en particulier des tibias et des fémurs, une surdité et une thrombopénie. Une hyperlaxité articulaire, des hernies inguinales et ombilicale, les sclérotiques bleutées, un prolapsus mitral sont les conséquences possibles de l’anomalie du collagène 1. Deux variétés ont été isolées : le type 1A avec dents opalescentes et le type 1B avec dents normales, moins sévère.
La fragilité osseuse nécessite un traitement préventif : protection par appareillage ou traitement chirurgical par enclouage centromédullaire par clou télescopique d’épiphyse à épiphyse permettant son extension au cours de croissance ; la correction concomitante des incurvations osseuses est souvent nécessaire.
L’affection est autosomique dominante : plusieurs gènes sont responsables de la maladie avec au moins deux mutations sur les gènes codant pour les chaînes α du collagène I (locus en 17q21.31-q22.05 et en 7q22,1).

J. Lobstein, anatomopathologiste  et chirurgien français (1829), J. van der Hoeve et A. de Kleyn, ophtalmologistes néerlandais (1918) , C. A. Adair-Dighton, otologiste britannique (1912)

Syn. maladie de Lobstein, ostéopsathyrose, maladie des hommes de verre, syndrome des sclérotiques bleues, ostéogénèse imparfaite tardive

→ ostéogénèse imparfaite, Lobstein-Van der Hoeve (syndrome de)

[A4,O6,Q2]

Édit. 2017

ostéogenèse imparfaite type 1 l.f.

osteogenesis imperfecta type 1

Forme légère d'ostéogenèse imparfaite à transmission autosomique dominante, de prévalence inconnue, caractérisée par une fragilité majeure des os (faible masse osseuse) qui se fracturent au moindre choc chez des sujets dits "hommes de verre" qui sont porteurs de sclères bleues et présentent d’autres anomalies liées à des modifications géniques du collagène I.
Le tableau clinique comporte une taille normale ou un peu diminuée, un retard de fermeture de la fontanelle, un faciès petit, inconstamment une dentinogénèse imparfaite avec des dents mal implantées, parfois colorées, un amincissement des os plats, des vertèbres anormales, aplaties avec scoliose, un pectus carinatum, inconstamment des déformations des membres, en particulier des tibias et des fémurs, une surdité et une thrombopénie. Une hyperlaxité articulaire, des hernies inguinales et ombilicales, les sclérotiques bleutées, un prolapsus mitral sont les conséquences possibles de l’anomalie du collagène 1. Deux variétés ont été isolées : le type 1A avec dents opalescentes et le type 1B avec dents normales, moins sévère.
La fragilité osseuse nécessite un traitement préventif : protection par appareillage ou traitement chirurgical par enclouage centromédullaire par clou télescopique d’épiphyse à épiphyse permettant son extension au cours de croissance ; la correction concomitante des incurvations osseuses est souvent nécessaire.

J. Lobstein, anatomopathologiste allemand (1829), J. van der Hoeve et A. de Kleyn, ophtalmologistes néerlandais (1918), C. Adair-Dighton, otologiste anglais (1912)

Syn. maladie de Lobstein, ostéopsathyrose, maladie des os de verre, syndrome des sclérotiques bleues, ostéogenèse imparfaite avec sclères bleues, ostéogénèse imparfaite tardive, ostéogenèse imparfaite légère, ostéogenèse imparfaite sans déformation, syndrome d

→ ostéogénèse imparfaite

[A4,O6,Q2]

Édit. 2017

ostéonécrose n.f.

osteonecrosis

Mortification de l’os par insuffisance ou suppression de la vascularisation par traumatisme, infection, lésion vasculaire ou trophique.
Elle peut être d’origine :
-traumatique : fragment isolé et dépériosté  d’une fracture diaphysaire multifragmentaire ou d’un petit os de carpe ou du tarse ; fracture tassement épiphysaire, fracture articulaire ostéochondrale ;
-infectieuse au cours d’une ostéite ou ostéomyélite par thrombose ou destruction vasculaire ;
-vasculaire : oblitération des vaisseaux au cours d’une drépanocytose ou ostéonécrose barotraumatique par embolie gazeuse (plongeurs, maladie des caissons) ;
-radionécrose avec destruction des cellules intra-osseuses.
Une réparation spontanée est possible par revascularisation à partir de la périphérie, en particulier dans les ostéonécroses épiphysaires et métaphysaires. La résorption peut se voir dans la nécrose de petits fragments. L’absence de réparation conduit à la constitution de séquestre osseux isolé, d’aspect condensé en imagerie médicale, anhiste à l’examen  histologique

Étym. gr. osteon : os ; nekrops : mort

→ barotraumatisme, caissons (maladie des), drépanocytose, ostéochondrite disséquante, ostéoradionécrose, plongée (accident de), séquestre

Édit. 2017

ouverture supérieure du pelvis l.f.

apertura pelvis superior (TA)

pelvic inlet

Circonférence osseuse qui divise la cavité pelvienne en deux parties : le grand bassin et le petit bassin.
Elle est formée par le promontoire sacré, le bord intérieur de l’aileron sacré, la ligne arquée de l’ilium, le pecten du pubis, la lèvre postérieure du bord supérieur de l’angle du pubis et le bord supérieur de la symphyse pubienne.

Syn. anc. détroit supérieur

Édit. 2017

ovalocyte n.m.

ovalocyte

Globule rouge de forme allongée, présent en petit nombre dans le sang normal, mais qu’on peut trouver en quantité plus élevée chez certains sujets.

Syn. elliptocyte

→ elliptocytose

Édit. 2017

oxycéphalie n.f.

oxycephaly

Craniosténose par fermeture prématurée de plusieurs sutures crâniennes (coronale, lambdoïde et parfois sagittale) entraînant une déformation du crâne qui est petit, étroit, développé en hauteur et pointu « en pain de sucre ».
La compression cérébrale et l’hypertension intracrânienne dont témoignent les impressions digitales visibles sur les radiographies de la voûte, et les déformations de la base du crâne qui l’accompagnent, sont responsables de troubles sensoriels, en particulier auditifs et oculaires : outre l’exorbitisme, le strabisme, le ptosis et des opacités cornéennes, l’examen oculaire décèle un œdème papillaire et une atrophie optique liée à la compression du nerf. Le retentissement intellectuel s’aggrave avec l’âge.
L’oxycéphalie est souvent associée à d’autres anomalies, en particulier des extrémités, telles que des syndactylies et des polydactylies, réalisant des syndromes malformatifs complexes. Dans les formes graves, une cranioplastie précoce, dès les premiers mois, peut diminuer les risques ou ralentir l’évolution des complications nerveuses, sensorielles et intellectuelles.
L’hérédité est indéterminée (MIM 123100) ; dans les formes syndromiques elle est dominante ou récessive selon leur type.

Étym. gr. oxus : pointu ; kephalê : tête

→ acrocéphalie, craniosténose, craniosynostose, acrocéphalosyndactylie, acrocéphalopoysyndactylie

Édit. 2017

oxymétrie n.f.

oxymetry

Mesure de la quantité d’oxygène contenue dans un gaz ou dans un liquide, en particulier le sang, faite sur un échantillon de sang veineux ou artériel à l’aide d’un oxymètre.
En clinique, la mesure dans le sang se fait avec un petit photomètre qui, originellement (Millikan), était placé sur le lobe de l’oreille rubéfiée pour artérialiser le sang capillaire. Cette méthode assez peu fidèle a été remplacée par l’oxymètre de pouls qui ne nécessite pas de préparation.
En biologie, sur prélèvement de sang artériel (prélèvement transporté à l’abri de l’air) on utilise des appareils automatiques permettant de mesurer les « gaz du sang » à partir d’électrodes : la saturation est soit calculée par l’appareil, soit mesurée directement par photométrie. Elle est un indice important de la qualité de la fonction respiratoire et circulatoire et joue à ce titre un rôle très important dans la détection et l’évaluation des malformations et des maladies du cœur et des poumons.

G. A. Millikan, physiologiste américain (1942)

→ oxymètre, oxymétrie de pouls, oxygène (saturation du sang en)

Édit. 2017

Pallister-Hall (syndrome de) l.m.

Pallister-Hall’s syndrome

Syndrome malformatif rare (prévalence : 1/1 000 000), pléiotrope, néonatal, létal, autosomique dominant caractérisé par un hamartoblastome hypothalamique, un dysfonctionnement hypophysaire avec hypopituitarisme.
Il existe un petit nez, une microglossie, une luette bifide, des freins buccaux, une rotation anormale d'un lobe pulmonaire, une dysplasie unguéale avec 4ème métacarpien trop court, une polydactylie post-axiale des quatre membres et parfois des syndactylies, des malformations cardiaques, une hypoplasie des surrénales, une agénésie rénale, une imperforation anale et un microphallus. Aux yeux on peut trouver un colobome, et plus rarement une microphtalmie. Le locus est situé en 7p13, gène GLI3 codant pour un facteur de transcription activé par la voie de signalisation de Sonic hedgehog ; les mutations sont entre le domaine à doigts de zinc et le site de clivage protéolytique (MIM 146510).

Judith G. Hall, médecin généticienne américaine et P. D. Pallister pédiatre et généticien américain (1980)

Syn. hamartoblastome hypothalamique, hypopituitarisme, imperforation anale et polydactylie postaxiale, syndrome d’hamartoblastome hypothalamique-polydactylie

Réf. Orphanet, L. Biesecker (2013)

→ pléiotropie, hamartome hypothalamique, hamartoblastome hypothalamique, domaine à doigts de zinc, voie de signalisation Sonic Hedgehog

[A4,O6,Q2]

pancréas (cancer du) l.m.

pancreatic cancer

Cancer développé à partir du pancréas exocrine, il s’agit histologiquement d’un adénocarcinome dans 90 % des cas.
Le cancer du pancréas a connu ces dernières années une augmentation significative de son incidence, deuxième cancer digestif après le cancer colorectal. Il est la cinquième cause de décès par cancer. Il survient le plus souvent entre 70 et 80 ans, avec une incidence discrètement plus élevée chez l’homme que chez la femme.
Les facteurs de risque sont dominés par le tabac. Une susceptibilité génétique peut être en cause dans 5 à 10 % des cas.
Le diagnostic est le plus souvent porté à un stade avancé du fait d’une expression tardive de la maladie. Le plus souvent le cancer est localisé à la tête du pancréas et se manifeste par un ictère de type cholestatique, ictère dit « nu » car sans fièvre et souvent sans douleur avec un prurit progressivement croissant. Lorsque le cancer est corporéo-caudal, la découverte est encore plus tardive car se manifestant lorsque la tumeur atteint un volume important responsable de douleurs ou d’un amaigrissement ou au stade métastatique.  Il n’y a pas de marqueur tumoral à visée diagnostique. L’Ag CA 19-9 est non spécifique et augmenté en cas d’ictère.
L’imagerie comporte l’échographie, examen de première intention qui, lorsque le cancer est situé au niveau de la tête montre les signes indirects que sont une dilatation de la voie biliaire principale et/ ou du canal de Wirsung et peut visualiser la tumeur d’aspect hypoéchogène le plus souvent ; elle contribue au bilan d’extension. L’examen tomodensitométrique thoraco-abdomino-pelvien visualise la tumeur hypodense dans la majorité des cas, permet de détecter les métastases et l’envahissement artériel, veineux, ganglionnaire.
L’exérèse chirurgicale reste la seule chance de guérison mais seuls 20 % des patients ont une tumeur localisée, non métastasée et résécable. Après intervention, le taux de survie à 5 ans a augmenté significativement ces dernières années étant actuellement de l’ordre de 30 %. Cette amélioration est due à une baisse de la mortalité opératoire divisée par 3, à une meilleure sélection des patients et à l’utilisation de la chimiothérapie adjuvante post-opératoire. La résection ne doit pas être réalisée en cas de maladie métastatique ou d’envahissement de l’artère mésentérique ou du tronc cœliaque. L’atteinte veineuse même complexe n’est pas une limite à la résection. En cas de tumeur résécable, la biopsie est inutile, le diagnostic histologique sera obtenu par l’examen anatomopathologique de la pièce d’exérèse mais la biopsie est impérative si un traitement chirurgical n’est pas envisagé. Une chimiothérapie adjuvante de 6 mois est un standard après l’intervention chirurgicale.
Les malades ayant un cancer localement avancé sont traités par chimiothérapie ou radio-chimiothérapie. Un petit nombre d’entre eux, qui est très faible, peut secondairement être opéré, mais globalement leur survie reste médiocre.
Les malades en situation métastatique sont traités par chimiothérapie.
En cas d’ictère, le « déjaunissement » est obtenu le plus souvent par pose endoscopique d’une prothèse.
Différents protocoles de chimiothérapie sont proposés. La Gemcitabine  garde sa place chez les patients âgés de plus de 75 ans, dont le score OMS est supérieur à 1. Pour les patients en excellent état général (OMS 0-1) avec une bilirubine normale, le FOLFIRINOX est le standard,
 association médicamenteuse (FOL-F-IRIN-OX : acide folinique, 5 fluoro-uracile, irinotécan, oxalipalatine).
Une faible proportion d’adénocarcinomes du pancréas survient dans un contexte d’agrégation familiale évoquant une prédisposition génétique. Dans ces cas il faut distinguer les formes syndromiques et les formes familiales non syndromiques. Les formes syndromiques son très rares. Il s’agit des pancréatites chroniques héréditaires, du syndrome de Peutz-Jeghers, des formes héréditaires de mélanome cutané associées aux mutations du gène CDKN2A/p16INK4a, des formes héréditaires de cancers du sein et de l’ovaire associées aux mutations des gènes BRCA 1 et 2. Le risque cumulé de cancer du pancréas au cours de l’existence chez les sujets porteurs de la mutation du gène BRCA 2 est le l’ordre de 5 % et plus important en cas d’antécédent familial de cancer du pancréas.
Les formes familiales non syndromiques concernent des familles parmi lesquelles plusieurs membres sont atteints d’un adénocarcinome (au moins 2 apparentés au premier degré ou au moins 3 apparentés quel que soit le degré). Le déterminisme génétique n’est pas encore bien identifié. Les sujets à risque élevé doivent bénéficier d’un dépistage. 

→ CDKN2A/p16INK4a, BRCA gene 1 et 2, Peutz-Jeghers (syndrome de)

[F2, L1]

Édit. 2020

pandysautonomie aigüe l.f.

pure acute pandysautonomia

Neuropathie dysautonomique primitive.
Cette affection s'intègre dans le cadre des neuropathies dysautonomiques primitives ou idiopathiques, dont on distingue trois formes. Les deux autres sont des dysautonomies avec atteinte cholinergique et des dysautonomies avec troubles sensitifs.
Typiquement, la pandysautonomie pure aigüe de Young et Adams s'installe en quelques jours ou quelques semaines et associe des troubles du système nerveux autonome sans atteinte sensitivomotrice. Les réflexes ostéotendineux sont normaux. L'évolution est régressive en quelques semaines.
On rapproche habituellement ce type de neuropathie du syndrome de Guillain-Barré.
Les cas avec atteinte cholinergique prédominante ou troubles sensitifs associés sont plus rares.
Il est difficile d'affirmer que ce concept de dysautonomie aigüe forme un groupe homogène de mécanismes identiques, du fait du petit nombre de cas rapportés

R. R. Young et R. D. Adams, neurologues américains (1969)

→ pandysautonomie aigüe réversible

panniculite au froid l.f.

cold panniculitis

Forme de panniculite due à l'effet direct d'une basse température sur le tissu adipeux, atteignant surtout le nouveau-né, du fait de la richesse en acides gras saturés se solidifiant plus rapidement, et caractérisée par l'apparition, le plus souvent en hiver, sur les segments du corps les plus exposés, de nodules violacés bien délimités et douloureux qui disparaissent spontanément en plusieurs semaines.
Il s'agit d'une panniculite lobulaire sans vasculite, avec, histologiquement, existence d'une nécrose des adipocytes et d'un infiltrat mixte fait de neutrophiles, de lymphocytes et d'histiocytes. La panniculite au froid peut aussi, mais plus rarement, atteindre l'adulte après une exposition prolongée au froid avec port de vêtements légers trop serrés (« panniculite des cavalières du petit matin »).

papille du conduit parotidien l.f.

papilla ductus parotidei  (TA)

papilla of parotid duct

Petit relief de la muqueuse jugale situé en regard du collet de la première ou de la deuxième dent molaire supérieure et dont le sommet est occupé par l’orifice du conduit parotidien.

Syn.  papille parotidienne

papille gingivale l.f.

papilla gingivalis, papilla interdentalis  (TA)

gingival papilla, interdental papilla

Petit soulèvement de la muqueuse gingivale situé dans l’espace délimité par les collets de deux dents voisines.

Syn. papille interdentaire

paramyxovirose n.f.

paramyxovirosis

Virose causée par un virus à ARN de la famille des Paramyxoviridae.
Les paramyxoviroses sont notamment représentées par les infections dues aux virus para-influenza (genres Paramyxovirus et Rubulavirus), au virus respiratoire syncytial (genre Pneumovirus), au virus de la rougeole (genre Morbillivirus), au virus des oreillons (genre Rubulavirus) et aux virus Nipah et Hendra (genre Henipavirus).
1) Les virus para-influenza ne subissent pas de variations antigéniques comme les Myxovirus. Les infections qu'ils entraînent sont au deuxième rang des infections respiratoires. Le plus redoutable des virus para-influenza au cours du premier âge est celui de type 3 car il entraîne pneumonie et bronchiolite. Chez l'adulte, l'infection est limitée aux voies aériennes supérieures.
2) Les paramyxovirus du genre Pneumovirus sont, eux aussi, sans variations antigéniques. L'infection à virus respiratoire syncytial, espèce la plus fréquente des Pneumovirus, évolue par épidémies survenant souvent à l'automne ou au printemps. Son incidence est élevée entre l'âge de un et six mois où elle représente les 3/4 des bronchiolites à cet âge. Chez les nourrissons, après une incubation de deux à quatre jours, le début se fait par une rhinopharyngite qui s'étend aux oreilles, aux sinus, à la trachée et aux bronches. Chez le tout petit, un tableau de détresse respiratoire peut s'observer. La mortalité est de 0,5%, surtout chez les nourrissons débilités pour lesquels il faut prescrire de la ribavirine.
3) Les Henipavirus sont responsables d'encéphalites en Asie tropicale (virus Nipah) et de pneumonies en Australie (virus Hendra).

→ Pneumovirus, virus respiratoire syncytial (infection à), Henipavirus, Nipah (virus), Hendra (virus), Paramyxoviridae, rougeole, oreillons

parapharmacie n.f.

Ensemble de produits, articles, objets, appareils considérés comme bénéfiques pour la santé, disponibles à la vente en officine pharmaceutique (produits cosmétiques, petit appareillage, etc.) indépendamment des médicaments et autres produits visés par le monopole pharmaceutique.

Parkinson (maladie de) l.f.

Parkinson disease, paralysis agitans

Affection neurodégénérative liée à une perte neuronale affectant principalement les neurones dopaminergiques du mésencéphale, et essentiellement mais non exclusivement la pars compacta de la substantia nigra.
Bien que non pathognomoniques, des inclusions appelées corps de Lewy sont observées dans les neurones dopaminergiques restants et constituent un stigmate histopathologique de la maladie.
Plus fréquente chez l'homme que chez la femme, débutant en moyenne vers l'âge de 55 ans, son incidence initiale, de l'ordre de 1p.1000, atteint 1% après 60 ans. L'étiologie est inconnue. Les cas familiaux sont peu fréquents (environ 10%). Dans certaines populations, en particulier juifs et arabes – la mutation du gène LRRK2 (leucine rich repeat kinase 2), responsable d'une mutatation de la parko,est présente chez quasiment 40 % des maladies de Parkinson. Une seule mutation explique l'importance de la transmission. Il s'agit de la mutation G2019S localisée dans l’exon 41 du gène LRRK2, dont la taille est de 144 kb avec 51 exons codants. Cette mutation initialement associée à 6-7 % des formes familiales de la maladie de Parkinson d’origine européenne et à 2 % des cas apparemment isolés. Depuis, de nombreuses études montrent que la fréquence de la mutation G2019S varie considérablement selon l’origine géographique et ethnique des populations
Dans les formes complètes, établies au fil des années, elle comporte classiquement une triade majeure : akinésie avec amimie et perte du balancement automatique des bras ; hypertonie à type de rigidité plastique ; tremblement de repos sous forme d'émiettement. En résultent principalement, et de façon variable : des modifications posturales avec attitude générale en flexion ; une démarche caractéristique, à petits pas, les bras semblant collés au corps, parfois hâtive (dite festinante), le patient paraissant courir après son centre de gravité ; des kinésies paradoxales. Sont associés des troubles végétatifs (problèmes génito-vésico-sphinctériens, constipation, sécheresse buccale fréquente), des douleurs et paresthésies diverses dans un contexte de contrariété, d'hyperémotivité, de fatigue, par raideur musculaire, déformations vertébrales et/ou attitudes vicieuses, ainsi que des difficultés croissantes à communiquer (troubles de la voix, gêne pour l'écriture avec micrographie).
Le rythme du malade se ralentit avec les années. Ses difficultés de relation s'accroissent. Contrôle émotionnel instable, insomnie, fatigabilité et amaigrissement sont habituels. Des troubles psychiques, notamment dépressifs, se développeraient dans près de la moitié des cas.
La physiopathologie de la maladie est encore incomplètement connue. Néanmoins deux orientations sont étudiées.
La maladie de parkinson se caractérise par la dégénérescence des neurones dopaminergiques de la susbtance noire, provoquée par l'agrégation d'une protéine l'alpha-synucléine signe cardinal de la maladie. Cette protéine a des propriétés d'aggrégation mais aussi de propagation proche des maladies à prions.  On connait depuis longtemps la connexion bidirectionnelle entre l'intestin et le cerveau. Or, l'alpha-synucléine est présente dans le système nerveux entérique, avant son apparition dans le cerveau suggérant une propagation intestin cerveau et confortant l'hypothèse d'une maladie à prions. 
Un autre axe est la constatation d'une accumulation anormale de fer labile au niveau de la sustance noire, qui entraine une production importante de radicaux libres et, à terme, la mort des neurones dopaminergiques. La mort cellulaire non apoptotique , dépendante du fer appelé ferroptose, prédominante dans la maladie de Parkinson ouvre des perspectives thérapeutiques par les chélateurs du fer.
Le traitement de base, qui doit être retardé jusqu'à l'apparition d'une gène motrice significative est constitué par la L-Dopa,  précurseur de la dopamine qui passe la barrière hémato encéphalique.  L'apparition progressive de signes  secondaires tels que les dyskinésies indiquent des traitements adjuvants tels des agonistes dopaminergiques ou des inhibiteurs de COMT. 
La stimulation électrique cérébrale profonde, mise au point en France par L.A. Benabid  à Grenoble, est une alternative séduisante, dont la complexité fait qu'ele ne peut s'appliquer qu' à un très petit nombre de patient.
En une dizaine d'années environ, malgré l'amélioration apportée notamment par les substances dopaminergiques, à une période de "lune de miel" relative succèdent inexorablement la maladie installée avec sa gène et sa restriction d'activité, puis la période de déclin d'efficacité du traitement avec des mouvements anormaux induits par celui-ci, des troubles majeurs de la marche, des chutes, une existence grabataire et des complications de décubitus.

J. Parkinson, médecin britannique (1817)

→ dopamine, Lewy (corps de), akinésie, amimie, rigidité, alpha-synucléine, prions (maladies à), apoptose, ferroptose, parkine, LRRK2 gene, L dopa, dyskinésie,
agoniste dopaminergique, inhibiteurs de la COMT

[H1, Q2]

Édit. 2019

partie alaire du muscle nasal l.f.

pars alaris musculi nasalis (TA)

alar part of nasalis

Muscle peaucier, petit, aplati, très court et mince, triangulaire, occupant l’aile du nez.
Il s’insère sur la face profonde de la peau du sillon naso-génien et se  termine sur la face profonde des téguments qui recouvrent toute l’étendue du bord inférieur de la narine. Il dilate la narine. Il est innervé par un rameau de la branche temporo-faciale du nerf facial

G. Santorini, anatomiste et médecin italien (1681- 1737) ; J. Cruveilhier, médecin, anatomiste et anatomo-pathologiste français, membre de l'Académie de médecine (1791-1874)

Syn. anc. muscle dilatateur de la narine ; muscle dilatateur propre de Santorini ; muscle pinnal transverse de Cruveilhier

[A1]

Édit. 2017

partie basilaire de l'os occipital l.f.

pars basilaris ossis occipitalis  (TA)

basilar part of occipital bone

Portion de l’occipital située en avant du foramen magnum.
Quadrilatère, on lui décrit deux faces et quatre bords. La face exocrânienne est marquée par la présence du tubercule pharyngien avec en avant de lui la fossette naviculaire creusée de la fossette pharyngienne ; de chaque côté du tubercule existent deux crêtes, une crête antérieure, dite crête synostosique, et une crête postérieure, dite crête musculaire. Entre les deux crêtes s’insère le muscle petit droit postérieur de la tête. En avant de la crête synostosique s’insère le muscle long de la tête. Les bords latéraux sont unis par du fibro-cartilage à la partie pétreuse de l’os temporal ; le bord antérieur est soudé au corps de l’os sphénoïde ; le bord postérieur limite en avant le foramen magnum et se continue latéralement avec les parties latérales de l’os occipital.

Syn. anc.  apophyse basilaire de l’occipital, corps de l’occipital

→ tubercule pharyngien, fosse naviculaire, fossette pharyngienne, crête synostosique de Poirier, crête musculaire de la partie basilaire de l'os occipital

partie intralaminaire du nerf optique l.f.

pars intralaminaris nervi optici (TA)

intralaminar part of optic nerve

Petit segment de la partie intraoculaire du nerf optique qui correspond à la traversée de la lame criblée de la sclère.

partie postlaminaire du nerf optique l.f.

pars postlaminaris nervi optici (TA)

postlaminar part of optic nerve

Petit segment de la partie intraoculaire du nerf optique situé en arrière de la lame criblée de la sclère.

partie prélaminaire du nerf optique l.f.

pars prelaminaris nervi optici (TA)

prelaminar part of optic nerve

Petit segment de la partie intraoculaire du nerf optique situé en avant de la lame criblée de la sclère.

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