myélocyte n.m.
myelocyte
Cellule de la lignée granulocytaire, de 12 à 18 microns de diamètre, avec granulations neutrophiles, éosinophiles ou basophiles qui, après le stade métamyélocyte, aboutit au polynucléaire.
Étym. gr. muelos : moelle ; cutos : cellule
myéloprolifératif (syndrome) l.m.
myeloproliferative syndromme
Maladie hématologique clonale le plus souvent d’origine médullaire osseuse, l'anomalie d'une cellule souche multipotente entraînant la prolifération de cellules appartenant à plusieurs lignées, cette prolifération anormale s'accompagnant de différenciation jusqu'aux stades les plus matures.
Les principaux syndromes myéloprolifératifs sont la leucémie myéloïde chronique, la polyglobulie primitive ou maladie de Vaquez, la thrombocytémie essentielle, la splénomégalie myéloïde. Ces syndromes peuvent tous, à des degrés divers, évoluer vers une leucémie aigüe.
Les hémorragies cérébrales sont des complications souvent sévères des leucémies quel qu'en soit le type et des polyglobulies. Les accidents ischémiques cérébraux compliquent tous les syndromes myéloprolifératifs.
W. Dameshek, hématologue américain (1951)
Étym. gr. muelos : moelle
Syn. désordre myéloprolifératif
myocyte n.m.
myocyte
Cellule musculaire, quel qu'en soit le type.
Étym. gr. mus : souris, muscle : kutos : cellule
myofibrille n.f.
myofibril, myofibrilla
Filament mince, long et contractile représentant les deux tiers du cytoplasme des longues cellules multinucléées que sont les fibres musculaires striées squelettiques (entre quelques millimètres et quelques centimètres).
Dans le muscle strié, les myofibrilles sont formées d’unités contractiles ou sarcomères situées entre deux stries Z (qui délimitent le sarcomère). Leurs éléments constitutifs, les filaments fins, formés surtout d’actine attachés à la strie Z et de filaments épais de myosine occupant la partie centrale du sarcomère, glissent les uns par rapport aux autres, avec chevauchement possible, entraînant la contraction de la cellule musculaire (théorie du « glissement filamentaire » de H. Huxley et J. Hanson).
J. Hanson et H. E Huxley, biochimistes britanniques (1953 et 1954)
J. Hanson (1953) et H. E Huxley (1954), biochimistes britanniques
Étym. gr. mus, souris, muscle : lat. fibrilla (diminutif de fibra) : petite fibre
myofibroblaste n.m.
myofibroblast
Cellule dérivée du fibroblaste et s’en distinguant par l’expression d’alpha-actine du muscle lisse lui conférant d’importantes capacités contractiles.
La différenciation des fibroblastes en myofibroblastes est due à l’action du Transforming Growth Factor bêta (TGF-bêta). Les myofibroblastes secrètent de fortes quantités de collagène et sont impliqués dans les fibroses et dans la contraction des plaies au cours de la cicatrisation.
Étym. gr. mus, muscle ; lat. fibra : fibre : gr. blastein : former, bourgeonner
Édit. 2017
→ fibroblaste, transforming growth factot-bêta, fibrose, cicatrisation
[A2]
myofilament n.m.
myofilament
Elément constitutif des myofibrilles, composé d’actine et de myosine, et induisant la contraction de la cellule musculaire.
Étym. gr. mys : muscle ; filamentum : lat.bas latin à partir de filum : fil
myotonie de Becker l.f.
Becker's myotonia
Myotonie congénitale de transmission autosomique récessive.
De révélation plus tardive que la maladie de Thomsen, elle porte tout d'abord sur les membres inférieurs, entraînant des difficultés à la course et à la marche. Puis elle intéresse la face et les membres supérieurs. La myotonie est très sévère, avec des épisodes de rigidité. Une hypertrophie musculaire importante s'observe. On peut noter dans 50% des cas une faiblesse musculaire proximale, parfois plus gênante que la myotonie. L'électrodétection met en évidence des averses myotoniques, par hyperexcitabilité de la membrane musculaire, et des éléments myogènes dans les muscles parfois atrophiés. L'évolution se fait vers une aggravation autour de 20 à 30 ans.
Les aspects physiopathologiques, génétiques et thérapeutiques sont superposables à ceux de la maladie de Thomsen. Elle est, en effet, liée à une mutation du gène CLC 1 (locus en 7q35) intervenant dans la fonction du canal chlore du muscle strié (qui normalement facilite la repolarisation de la cellule musculaire). Elle n’inactive que l’une des deux sous unités de ce canal alors que, dans la maladie de Thomsen, de transmission autosomique dominante, les deux sous unités sont inactivées.
P. E. Becker, neurologue et généticien allemand (1966) ; A. J. Thomsen, médecin danois (1876)
Étym. gr. mus : muscle ; tonos : tension
→ myotonie congénitale, Thomsen (maladie de)
nævus congénital mélanocytaire géant l.m.
Lésion dermatologique pigmentée présente chez le nouveau-né dès la naissance, mesurant plus de 10 cm de diamètre, composée d’une très grande quantité de mélanocytes, cellules pigmentaires qui ont migré depuis la crête neurale.
La fréquence des nævi congénitaux est estimée en moyenne à 1 sur 500 000 naissances, mais les données épidémiologiques sont limitées. La cause exacte du développement de ces nævi congénitaux n’est pas encore complètement définie mais il s'agirait probablement d'une mutation acquise au niveau d’une cellule mélanocytaire à partir de la fin du premier mois de grossesse ou plus tard. Parmi les gènes impliqués on retrouve le gène NRAS, et le gène BRAF. La mutation étant somatique, la transmission familiale est exceptionnelle. Le risque d’évolution vers un mélanome malin est encore assez mal déterminé mais se situerait entre 1 et 5%.
→ NRAS gène, BRAFgene, mélanome
nanosphère n.f.
nanosphere
Nanoparticule de taille comprise entre 1 et 100 nanomètres qui permet de délivrer une molécule active à un tissu vivant, à une cellule malade, à en contrôler la délivrance.
Les nanosphères ont l’intérêt d’accroître l’efficacité thérapeutique et de réduire les effets indésirables. Elles semblent intéressantes dans le traitement de certains cancers.
Dans le domaine de l’imagerie, les nanoparticules semblent pouvoir être utilisées comme marqueurs spécifiques.
Nernst (loi de) l.f.
Nernst law
Entre les deux faces d'une membrane séparant deux solutions, la différence de concentration d'un ion entraîne une différence de potentiel électrique proportionnelle au logarithme népérien du rapport des concentrations de cet ion.
Si C1 et C2 sont les concentrations de l'ion considéré de valence z, la différence de potentiel ∆V est donnée par la relation :
avec F, le Faraday (F = 96 500 Coulombs), R, la constante des gaz parfaits (= 8,31 J par K et par mole) et T, la température absolue (en K).
Cette relation montre que les différences de concentrations ioniques à travers les membranes cellulaires engendrent un potentiel de repos et que, s'il y a des entrées d'ions par les canaux des membranes, elles font varier les concentrations dans la cellule, entraînant un courant d'action.
W. H. Nernst, chimiste allemand, prix Nobel de chimie en 1920 (1864-1941)
→ action, K, logarithme
[B1]
Édit. 2019
neuroblaste n.m.
neuroblast
Cellule embryonnaire provenant du tube neural et susceptible de se différencier en neurones et d’être à l’origine de neuroblastomes.
Étym. gr. neuron : nerf ; blastos : germe
Syn. neuroectoblaste
[A4,O6]
neurocrine adj.
neurocrine
Qualifie une sécrétion par une cellule nerveuse.
Étym. gr. neuro : du système nerveux ; krinein : sécréter
neurohormonal adj.
neurohormonal
Relatif aux neurohormones, c’est-à-dire un système endocrinien provenant d’une cellule nerveuse telle que les transmetteurs hypothalamiques et post-hypophysaires.
neuromédiateur n.m.
neuromediator
Substance sécrétée par les extrémités des axones, capable de franchir la fente synaptique et d’agir sur un récepteur de la cellule postsynaptique pour transmettre le message nerveux.
Le récepteur peut être un canal ionique, comme dans le cas de l'acétylcholine, ou un récepteur de type hormonal comme celui de la noradrénaline, provoquant la synthèse d'un second messager.
Il est difficile de dénombrer les neuromédiateurs (plus de 40 actuellement connus), d'autant que leurs critères d'inclusion sont devenus moins stricts et que leur nombre s'accroît sans cesse. Seront seulement cités :
- parmi les amines, outre l'acétylcholine et la noradrénaline : la dopamine, la sérotonine, l’histamine ;
- parmi les acides aminés : l’acide glutamique (glutamate) et l’acide aspartique (aspartate), excitateurs ; l’acide γ-aminobutyrique (GABA), inhibiteur ;
- parmi les neuropeptides : les tachykinines (substance P, neurokinines), les peptides opiacés (bêta-endorphine, leucine-encéphaline, dynorphine), les peptides de l'axe hypothalamo-hypophysaire (ocytocine, vasopressine, libérines, somatostatine).
J. Axelrod, biochimiste américain d'origine polonaise, prix Nobel de médecine en 1970 (1964) ; P. Greengard, neurobiologiste amércain, prix Nobel de médecine en 2000
Syn. neurotransmetteur
[C1, H1]
Édit. 2020
neuroparacrine adj.
Relatif à une sécrétion d’un neurone agissant sur une cellule voisine sans passer par la voie sanguine.
Syn. neuroparacrinien
neuropathie périphérique l.f.
peripheral neuropathy
Atteinte du système nerveux périphérique à quelque niveau que ce soit.
Celle-ci peut être diffuse et symétrique : polyneuropathie (ancienne polynévrite), ou limitée à un seul tronc : mononeuropathie. Une mononeuropathie multiple correspond à l'atteinte successive ou simultanée de plusieurs troncs nerveux, racines ou plexus. Une polyradiculoneuropathie est une atteinte bilatérale, symétrique, diffuse, du système nerveux périphérique à l'exclusion des corps neuronaux. Lorsqu'il s'agit d'une atteinte inflammatoire de type Guillain-Barré, on parle de polyradiculonévrite.
De telles définitions n'ont pas qu'un intérêt sémantique, mais correspondent à des mécanismes physiopathologiques différents et complexes. Schématiquement, la souffrance de la fibre nerveuse peut relever de trois niveaux : atteinte du corps neuronal ou neuronopathie, de l'axone ou axonopathie, de la cellule de Schwann ou schwannopathie.
Les atteintes périphériques peuvent se développer de façon aigüe, subaigüe, chronique ou à rechutes, affecter différents types de fibres, être distales le plus souvent, ou proximales et diffuses. Selon la prédominance des troubles moteurs ou sensitifs, on parlera de neuropathie motrice ou de neuropathie sensitive. Dans ce dernier cas, l'atteinte peut concerner plus particulièrement les petites fibres myéliniques et les fibres amyéliniques ou les grosses fibres myélinisées. Le plus souvent, il s'agira d'une polynévrite sensitivomotrice. L'atteinte associée du système nerveux autonome, souvent seulement latente, doit être recherchée systématiquement.
Il existe un grand nombre de causes de polyneuropathies périphériques, ce qui indique la difficulté du diagnostic étiologique. On peut distinguer schématiquement les formes génétiquement déterminées de celles acquises (métaboliques, nutritionnelles, toxiques, infectieuses, immunologiques, paranéoplasiques, vasculaires, etc.). Les termes de polynévrite, mononévrite et multinévrite sont désormais à remplacer par ceux de polyneuropathie symétrique, mononeuropathie et mononeuropathie multiple.
→ corne antérieure (syndrome de la)
neuropeptide n.m.
neuropeptide
Peptide synthétisé par une cellule nerveuse pouvant jouer un rôle de neurotransmetteur ou de facteur hormonal.
On en connaît plusieurs centaines parmi lesquelles on range les libérines de l'hypothalamus, les hormones post- ou antéhypophysaires, les endorphines, les hormones digestives. Sécrétés par les cellules nerveuses, les neuropeptides induisent des réponses dans les cellules cibles en se fixant sur des récepteurs spécifiques situés à leur surface, qui sont généralement des protéines intégrales à 7 domaines transmembranaires et couplées à des protéines G.
noyau n.m.
nucleus
En cytologie, partie de la cellule située à l'intérieur de la membrane nucléaire qui la sépare du cytoplasme et contenant la chromatine et le ou les nucléoles.
Étym. lat. nucleus : noyau
nucléaire adj.
nuclear
Relatif au noyau de l’atome, de la cellule (Par ex. ADN nucléaire) ou des noyaux du système nerveux central.
nucléocytoplasmique adj.
nucleocytoplasmic, nuclear-cytoplasmic
Se dit du rapport entre le volume du noyau et celui de la cellule.
nucléoplasmatique adj.
nucleocytoplasmic, nuclear-cytoplasmic
Se dit du rapport entre le volume du noyau et celui de la cellule.
nucléotide n.m.
nucleotide
Ester phosphorique d'un nucléoside.
Les nucléosides constitutifs des chaînes d’ADN et d’ARN, sont des constituants importants de toute cellule vivante : on les rencontre soit libres, soit surtout combinés sous forme de polynucléotides (acides nucléiques) ou de nucléotides conjugués (nucléotide-di (ou tri)phosphates, pyronucléotides).
Selon la nature du pentose constituant le nucléotide, on distingue les ribonucléotides (ARN) et les désoxyribonucléotides (ADN). Selon la nature de la base, on les classe en nucléotides puriques (adénosine-monophosphate, guanosine-monophosphate, etc.) et pyrimidiques (uridine-monophosphate, cytidine-monophosphate, etc.). Selon la position de l'acide phosphorique sur le ribose, on distingue Par ex. les nucléotides-3', -5' et -3',5' cycliques. Les plus abondants sont les nucléotides-5' ou nucléoside-5'-phosphates (acide adénylique, acide guanylique, acide inosinique, acide orotidylique, etc.). Dans les acides nucléiques, les nucléotides sont liés par des ponts phosphodiester -3',5' d'un ribose à un autre ribose.
nutriment n.m.
nutriment
Composant alimentaire simple, qui ne nécessite pas de transformation chimique préalable pour être assimilé par l'organisme considéré, tels que les oses pour les glucides, les acides gras pour les lipides, les acides aminés pour les protides, les substances minérales, les vitamines.
Par ex. le glucose est un nutriment pour une cellule ; un glucide plus complexe peut être un aliment pour l'animal lorsque celui-ci est capable de l'hydrolyser dans son appareil digestif en oses, qui sont des nutriments assimilables par les cellules.
La plupart des nutriments sont absorbés à travers la muqueuse des villosités intestinales au cours d’un transport trans-épithélial grâce à des mécanismes de transport actif dépendants de l’énergie produite par le métabolisme cellulaire.
→ aliment
Oct4 gene. sigle.angl. pour Octamer-binding protein 4
Gène, situé sur le chromosome 6p21.31, encodant un facteur de transcription contenant un homéodomaine POU (Pct-Oct-Unc) qui joue un rôle clé dans le développement embryonnaire et celui de la cellule souche pluripotente.
Une expression aberrante de ce gène dans des tissus adultes est associée à la tumorigenèse. Ce gène peut participer dans une translocation avec le gène du sarcome d’Ewing sur le chromosome 21 qui conduit également à un développement tumoral.
→ homéodomaine, sarcome d'Ewing, cellule souche pluripotente
Édit. 2017
odontoblaste n.m.
odontoblast
Cellule cylindrique haute d’origine mésodermique, située à la partie apicale de la papille dentaire, sous la couche des améloblastes.
Elle fabrique une matrice odontoblastique devant constituer l’ivoire, de composition biochimique identique à celle de l’os et calcifiée qui, en se retirant laisse, enfermé dans l’ivoire, un long prolongement cytoplasmique répondant aux canalicules de l’ivoire.
Étym. gr. odous : dent ; blastos : germe
Édit. 2017