tamponnement interne l.m.
intraocular tamponade
Injection dans le vitré ou en remplacement du vitré d'un produit destiné à réappliquer une rétine décollée.
Un tamponnement interne peut être un moyen de contention temporaire au cours de la chirurgie vitréorétinienne (échange sérum-air, tamponnement par un perfluorocarbone liquide) ou une méthode de rétinopexie postopératoire dont la durée varie selon le produit utilisé (gaz, huile de silicone).
tatouage n.m.
tattoo, tattooing
Terme désignant une marque sur la peau le plus souvent définitive due à une inclusion intracutanée volontaire ou accidentelle de particules insolubles noires ou colorées.
Un tatouage peut être effectué pour masquer une modification spontanée ou provoquée de la peau devenue indésirable.
Siégeant sur n’importe quelle partie du corps et pouvant atteindre des surfaces très étendues il peut aussi correspondre à un marqueur identitaire ou à un témoin d’appartenance à une ethnie ou à un groupe social. Leur pratique, de plus en plus courante et ceci dans tous les milieux sociaux, risque d’avoir pour conséquence la survenue d’accidents locaux et à distance dont la fréquence et la gravité croissantes sont en rapport avec les sites intéressés, avec les fautes inhérentes aux techniques et à la façon dont celles-ci sont mises en œuvre. Parmi les complications observées, les plus nombreuses sont de nature infectieuse, bactérienne ou virale, locales ou diffuses, certaines sont graves : gangrène, endocardite ; des cas de contagion tuberculeuse ont été rapportés, voire d’hépatite virale. Des manifestations allergiques ne sont pas rares, avec le risque qu’une sensibilisation ainsi acquise puisse avoir des conséquences retardées néfastes. L’allergie aux tatouages permanents dont sont responsables des pigments métalliques (chrome, cobalt...) reste rare mais peut survenir quelle que soit la taille du tatouage.
L’engouement actuel pour les « tatouages » temporaires utilisant du henné « noir » additionné de paraphénylène-diamine (PPD) ou l’un de ses dérivés est responsable de la multiplication des cas d’allergie à cette substance qui est fortement allergisante, y compris chez l’enfant, même si la surface tatouée est peu importante.
Des essais de réglementation, ou tout au moins d’encadrement avaient déjà été faits dans plusieurs pays. Le 19 février 2008, le Ministère français de la Santé a publié un décret reprenant une partie des recommandations précisées dans un rapport présenté en décembre 2007 par l’Académie nationale de médecine, rapport qui portait sur les conditions dans lesquelles devraient être pratiqués les tatouages, y compris sur la nécessité d’une autorisation parentale pour les mineurs.
En radiologie, le tatouage est une méthode qui a été utilisée pour des repérages topographiques.
Syn. dermopigmentation
taux de survie l.m.
Le taux de survie est égal au pourcentage de sujets survivant.
Il est en général estimé à l'aide de la méthode de Kaplan-Meyer qui permet de prendre en compte le phénomène de censure souvent présent dans les études de mortalité.
→ Kaplan-Meier (méthode), variable tronquée, variable censurée
technique Delphes l.f.
Delphi technique
Méthode visant à organiser une consultation d’experts sur un sujet précis reposant sur une série ordonnée de discussion planifiée entre les participants.
Étym. du nom de la ville grecque où siégeait l’oracle d’Apollon
technique Delphes l.f.
Delphi technical
Méthode visant à organiser une consultation d’experts sur un sujet précis.
Elle repose sur une série ordonnée de discussions planifiées entre les participants.
Étym. Delphes ville grecque où siégeait l’oracle d’Apollon
technique 2DFT en IRM l.f. sigle angl. pour 2 Dimensional Fourier Transform
2DFT image acquisition
En IRM, méthode la plus utilisée pour reconstruire l'image d'un plan préalablement sélectionné par un gradient de sélection Gs.
Elle utilise un codage par la phase et un codage par la fréquence, appliqués suivant deux directions perpendiculaires entre elles, perpendiculaires à la direction de Gs.
Si par exemple, on réalise des coupes axiales, le gradient de sélection des plans de coupes sera appliqué selon l'axe z'z, en même temps que l'impulsion d'excitation des protons (π/2 en écho de spin). Le codage par la phase est fait en utilisant un gradient dirigé suivant y'y après un temps égal à TE/2, TE étant le temps d'écho (en même temps que l'impulsion de π en écho de spin). Le codage par la fréquence est fait grâce à un gradient dirigé suivant x'x au moment de la lecture du signal (d'où son nom de gradient de lecture). Le décodage est fait par une double transformation de Fourier.
J. Fourier, baron, mathématicien français (1768-1830)
Syn. procédure 2DFT en IRM
→ gradient, gradient de codage de phase, gradient de codage en fréquence, gradient de sélection de coupe (vecteur Gs), plan de Fourier
[B2, B3]
Édit. 2019
techniques d'amplification génique l.f.p.
nucleic acid amplification technique
Méthodes qui ont pour but d'augmenter le nombre de copies d'un segment cible d'acides nucléiques (ADN ou ARN) de manière à permettre sa détection.
- La réaction de la polymérisation en chaîne (PCR) fut la première méthode mise au point en 1983. Le nombre de cycles nécessaires pour obtenir 106 copies va de 20 à 40.
- La réaction de ligature en chaîne (LCR) permet d'obtenir 106 copies d'ADN après 20 à 40 cycles d'amplification.
- L'amplification utilisant la transcription inverse de l'ARN (TMA) permet d'obtenir un facteur d'amplification de 106 après 4 cycles d'amplification, en théorie.
- L'amplification par déplacement d'un brin d'ADN (SDA) permet d'obtenir une amplification de 107 en 2 heures.
Les cibles sont communes aux espèces du "complexe tuberculosis". Elles ne permettent pas la distinction entre chacune des mycobactéries de ce complexe M. tuberculosis, M. bovis et M. africanum, le plus souvent.
Ces techniques ne remplacent pas la culture. En cas de prélèvement à examen positif elles permettent d'affirmer ou d'infirmer qu'il s'agisse de mycobactéries du "complexe tuberculosis" en particulier chez les patients positifs au VIH et chez les patients porteurs d'affections respiratoires chroniques.
Si les prélèvements sont négatifs à l'examen microscopique, ces tests ne sont pas recommandés actuellement.
Sigle TAG
témoin n.m.
control
En épidémiologie, se dit d’un groupe de sujets utilisé comme référence pour mesurer l’effet de l’exposition à un risque, d’un phénomène suspecté de constituer un risque, d’une méthode diagnostique ou thérapeutique.
Les témoins ne sont pas soumis aux conditions des sujets étudiés, mais ils doivent leur être par ailleurs strictement identiques.
Chaque fois que la situation le permet, par exemple au regard de l’éthique, les sujets témoins et non témoins seront choisis par tirage au sort.
Celui-ci est rarement possible dans les enquêtes épidémiologiques et on a souvent alors recours à des témoins historiques, hospitaliers, de voisinage ou appariés c’est-à-dire sélectionnés pour être identiques pour certaines caractéristiques au sujets étudiés.
test à la cellophane adhésive l.m.
Graham’s test
Méthode utilisée pour le diagnostic de l’oxyurose par mise en évidence des œufs du parasite sur la marge anale.
Syn. Graham (test de), scotch-test
→ oxyurose
[D1]
test de lyse l.m.
dye-test
Test qui a longtemps constitué la méthode de référence pour le sérodiagnostic de la toxoplasmose.
Dans la technique originale, l’action des anticorps spécifiques sur des toxoplasmes vivants était appréciée par la perte d’affinité tinctoriale pour le bleu de méthylène (d’où le nom de dye test ou test de coloration). Par la suite, ce test a été simplifié par l’examen en microscopie à contraste de phase, montrant, en cas de réaction positive, des toxoplasmes lysés (d’ou le nom actuel de test de lyse).
A. B. Sabin, virologiste américain et H. A. Feldman, microbiologiste américain (1948)
Syn. dye test, test de Sabin et Feldman
test des bulles l.m.
Clement’s foam test
Méthode d'appréciation rapide de la maturité pulmonaire du nouveau-né fondée sur la propriété qu'a le surfactant pulmonaire de former un film de surface stable en forme de mousse, en présence d'alcool éthylique.
R. Clément, pédiatre français, membre de l’Académie de médecine (1891-1970)
Étym. lat. bulla : bulle
Syn. test de Clement
test d'incontinence urinaire l.m.
incontinence test
Méthode clinique d'appréciation de l'importance d'une incontinence, mesurant le volume des fuites urinaires en des circonstances définies de temps et de diurèse.
Le volume des urines "perdues" est appréciée par recueil par étui pénien, ou par pesée du linge ou matériel de protection.
testing musculaire l.m.
manual muscle testing
Méthode d'appréciation de la force d'un muscle ou d'un groupe de muscles.
On classe d'une manière internationale la force musculaire en 6 degrés, de 0 à 5 :
0: aucune contraction,
1: la contraction est seulement perceptible au toucher du tendon, sans efficacité,
2: le mouvement est possible mais en supprimant la gravité,
3: le mouvement est possible contre la gravité,
4: le mouvement est possible contre résistance,
5: la force est normale.
Le degré 4 est souvent divisé en 3 sous-groupes: 4, 4+ et 4-.
Syn. bilan musculaire
thérapie de groupe l.f.
group therapy
Méthode psychothérapique utilisant des séances où le sujet est intégré dans un groupe de patients atteints ou non d’affections de même type que lui.
Le thérapeute est le meneur du groupe, il stimule les réactions des malades par ses questions ou celles qu’ils se posent.
thérapie de remplacement mitochondrial l.f
mitochondrial replacement therapy
Transfert de l’ADN nucléaire de l’ovocyte d’une femme porteuse d’anomalies génétiques mitochondriales, capables de transmettre des maladies graves à sa descendance, dans l’ovocyte d’une autre femme indemne, préalablement énucléé, lequel est ensuite fertilisé par les spermatozoïdes du père.
Les mitochondries possèdent leur propre ADN codant pour des protéines impliquées dans la production d’énergie dans les cellules. Les mutations de cet ADN sont responsables de maladies sévères transmises par la mère (les mitochondries des spermatozoïdes sont éliminées au cours de la fertilisation). La sévérité de la maladie dépend en partie de la proportion de mitochondries affectées dans l’ovocyte. Le principal danger de la méthode est que l’ADN nucléaire lors de son transfert puisse être accompagné par des mitochondries résiduelles entraînant l’échec de la substitution, ce qui est appelé « réversion mitochondriale » (« mitochondrial reversion »). La technique est autorisée au Royaume-Uni. Elle soulève cependant à côté de ces problèmes scientifiques des questions éthiques, entre autres la triple filiation (bébé à 3 ADN).
→ mitochondrie, ADN mitochondrial
thérapie occupationnelle l.f.
occupational therapy
Méthode de traitement et de réadaptation des malades mentaux chroniques, comportant des activités de groupe (ateliers, clubs, etc) et l'ergothérapie.
thérapie systémique l.f.
systemic therapy
Méthode de traitement utilisant le modèle systémique, qui considère de façon dynamique les systèmes vivants dans leur totalité et leurs interrelations avec les autres objets.
En psychiatrie, G. Bateson a été le premier à examiner la famille avec des principes d'origine cybernétique.
L'analyse systémique, en particulier des familles de schizophrènes, met en lumière des erreurs ou des déviations des communications verbales et non verbales, des alliances ou des scissions temporaires entre les différents partenaires, révélant leurs difficultés à accepter les changements et l'intolérance vis-à-vis de l'autonomie. Ces thérapies systémiques sont des techniques actives, consistant à modifier le présent ("ici et maintenant") en s'appuyant sur les propriétés du système familial.
G. Bateson, anthropologiste, linguiste, cybernéticien britannique (1904-1980)
→ double lien, familiale (homéostasie)
thermo-ablation prostatique par ultrasons focalisés l.f.
high intensity focused ultrasounds (HIFU)
Méthode initialement extracorporelle de focalisation d'ultrasons de haute intensité permettant d'obtenir au point focal une élévation thermique de tissus pathologiques de 80 à 200°C, et obtenir ainsi leur destruction.
La thermo-ablation très précise obtenue est utilisée pour la destruction de tumeurs accessibles aux ultrasons. Des essais sont menés, avec une source intrarectale des ultrasons, pour le traitement de l'adénome prostatique et des adénocarcinomes prostatiques localisés.
thermodilution n.f.
thermodilution
Dilution d’un indicateur constitué par un embole de soluté isotonique, salé ou glucosé, à température ambiante, injecté par voie veineuse et dont on suit la circulation (et la recirculation) en détectant sa concentration en un point choisi au moyen d’une thermistance montée à l’extrémité d’un cathéter.
Cette méthode est d’usage courant pour les mesures du débit cardiaque (ou coronaire), en particulier dans les états de choc.
thermoluminescence l.f.
thermoluminescence
Emission de lumière lors du chauffage de certaines substances cristallines préalablement exposées à des radiations ionisantes.
L'irradiation a porté des électrons à un état excité (passage à une énergie supérieure) métastable (transformation lente et progressive). Lorsque la substance est chauffée à une température de l'ordre de 100°C, l'agitation thermique provoque le retour des électrons à leur état fondamental. Les transitions (sauts) des électrons vers des niveaux inférieurs libèrent de l'énergie qui est émise sous forme de photons lumineux. La quantité de lumière produite est proportionnelle à la dose de radiation reçue et sa mesure (avec un photomultiplicateur) permet de calculer la dose.
La méthode est utilisée en dosimétrie courante.
thermothérapie transpupillaire l.f.
transpupillary thermotherapy
Méthode de traitement des néovaisseaux choroïdiens occultes sous-foveaux consistant à créer à leur niveau une hyperthermie pour entraîner leur occlusion, sans atteinte rétinienne ou épithéliale secondaire.
On utilise un laser diode de longueur d'onde 810 nm.
thrombus atrial l.m.
atrial thrombus
Caillot situé dans l'oreillette ou atrium gauche, constituant une cause directe d'accident embolique artériel cérébral.
L'échocardiographie cardiaque par voie œsophagienne est la méthode de choix de détection des thrombus auriculaires gauches, précisant leur taille et leur morphologie. Un thrombus est présent dans 10 à 15% des fibrillations atriales. Il complique aussi les valvulopathies et prothèses valvulaires. L'échographie transthoracique en permet le diagnostic.
Les thrombus intracavitaires (atrium et ventricule) compliquent également les cardiomyopathies. Ces thrombus justifient l'emploi des anticoagulants.
Syn. anc. thrombus auriculaire
→ thrombus ventriculaire, anticoagulant
tomodensitométrie n.f.
axial computerized tomography , CT-scan
Technique de radiologie numérique en coupes axiales permettant également des reconstructions bi et tridimensionnelles.
Méthode d’exploration radiologique, fondée sur la rotation simultanée autour de l’organe cible de plusieurs caméras d’enregistrement.
Syn. scanographie, tomodensimétrie
tomographie en cohérence optique l.f.
optical coherent tomography (OCT)
Technique permettant, grâce à l'interférométrie laser, d'obtenir des coupes in vivo de la rétine et de mesurer l'épaisseur du tissu rétinien avec ses différentes couches.
L'OCT représente une méthode non agressive et de haute résolution pouvant fournir p. ex. une vue bidimensionnelle en coupe des structures rétiniennes. Son fonctionnement actuel est basé sur l'émission d'un faisceau laser infra-rouge dit de "basse cohérence" combiné à un interféromètre dans lequel une lame séparatrice permet d'obtenir deux faisceaux, l'un dirigé vers un miroir de référence, l'autre vers les structures oculaires à examiner. La réflexion du second faisceau par les éléments rétiniens est combinée au retour du faisceau de référence pour créer des interférences. Le décodage de ces interférences permet de déterminer la nature des obstacles rencontrés. En déplaçant le faisceau selon une ligne droite, on procède à une reconstruction point par point le long de la ligne explorée. L'image finale correspond à la juxtaposition de toutes les mesures ponctuelles effectuées et fournit sur écran l'équivalent d'une coupe histologique de la rétine, à la définition près qui est pour l'instant de l'ordre de 15 mm. Cependant, des améliorations sont encore théoriquement possibles et peuvent amener à des performances supérieures dans l'avenir, permettant d'envisager la possibilité de visualiser individuellement les composantes de certaines couches cellulaires.
→ ophtalmoscope laser à balayage
tomoscintigraphie n.f.
tomoscintigraphy
Utilisation de la méthode de reconstruction informatique en médecine nucléaire.
Scintigraphie avec dispositif à balayage, qui ne s'est réellement développée qu'avec les progrès de l'informatique, permettant la densitométrie. On distingue selon le type de radioélément utilisé : la tomographie avec émetteur γ (dite à photon unique ou plus couramment, monophotonique TEMP) qui utilise en général une gammacaméra tournante à une ou plusieurs têtes, et la tomographie avec émetteur de positons (TEP) qui repose sur la technologie de détection en coïncidence.
Kuhl (1960)
Étym. gr. tomê : section ; lat. scintilla : étincelle ; gr. graphein : écrire