pianome n.m.
frambœsioma
Lésion cutanée du pian secondaire, se différenciant des pianides par leur caractère humide et végétant.
Syn. framboesia
pieds brûlants l.m.p.
burning feet
Symptôme assez fréquent, rencontré dans le cadre des neuropathies dites hyperalgiques, où le patient perçoit des brûlures des pieds qui peuvent remonter plus ou moins haut vers les genoux.
Ces impressions pénibles pourraient être aggravées lors de la marche et s'il y a un réchauffement des pieds. Elles seraient améliorées par les refroidissements. Une hypo ou hyperesthésie cutanée peut être constatée lors de la recherche de troubles sensitifs objectifs.
Le mécanisme de ce trouble est mal connu et il peut relever de causes variées. Il est décrit au cours de certaines neuropathies diabétiques, alcooliques, toxiques et dans les formes dites ataxiques de neuropathies tropicales. Il pourrait traduire une lésion des ganglions rachidiens postérieurs.
pigmentation des chaufferettes l.f.
Forme rare de pigmentation cutanée induite par une exposition chronique à une source calorique.
Située habituellement soit sur la face interne des jambes et des cuisses, soit sur l'abdomen, avec comme responsables cheminée, brasero, chaufferette, bouillotte ou cataplasme électrique, elle réalise une pigmentation brune réticulée qui reproduit le dessin du réseau vasculaire anastomotique de la peau.
Syn. pigmentation a calore des chaufferettes
→ dermite des chaufferettes, érythème a calore
pigmentation maculeuse éruptive idiopathique l.f.
Affection d'autonomie discutée, représentée par une éruption profuse de macules ovalaires brun ardoisé de 0,5 à 2 cm de diamètre, disséminées sur le dos des mains, mais souvent à tendance plus diffuse, sans autre modification cutanée ni association morbide, correspondant à une simple surcharge de la basale épidermique en pigment mélanique avec présence de mélanophages dans le derme papillaire.
Son caractère idiopathique ne pourrait être envisagé qu'après avoir éliminé d'autres causes de dyschromie, notamment un lichen plan pigmentogène ou une toxidermie à type d'érythème pigmenté fixe.
A. Sakae, dermatologiste japonais, (1941) ; H. A. Gottron, dermatologiste allemand (1941) ; A. Bazex et A. Dupré, dermatologistes français (1961) ; R. Degos, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1964); P. de Graciansky, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1972) ; E. Grosshans et A. Basset, dermatologistes français (1972)
Syn. pigmentatio maculosa acquisita (A. Sakae), melanosis lenticularis generalisata (H. Gottron), pigmentatio maculosa multiplex idiopathica (A. Bazex et A. Dupré), pigmentation en taches éruptives (R. Degos), mélanodermie en taches
→ macule, mélanine, mélanogénèse, dyschromie, lichen plan, érythème pigmenté fixe
[J1]
Édit. 2019
pilomatricome mélanocytaire l.m.
melanocytic matricoma
Tumeur cutanée pigmentée bénigne développée aux dépens des deux éléments prenant part à la constitution de la racine du follicule pileux : les cellules épithéliales matricielles et les mélanocytes.
Le diagnostic différentiel peut se poser avec une tumeur nævique ou un carcinome basocellulaire pigmenté.
Syn. pilomatricome (ou matricome) pigmenté
pintide n.f.
Lésion cutanée de la phase secondaire de la pinta survenant quelques mois ou années après les placards primaires sous forme de taches érythémateuses, achromiques ou pigmentées souvent squameuses, disséminées sur le corps et asymétriques.
→ pinta
pityriasis alba l.m.
pityriasis alba
Lésion cutanée banale chez l'enfant, siégeant surtout au visage, représentée par une tache hypo- ou achromique à délimitation floue faisant suite, éventuellement après une exposition solaire, à une macule érythémateuse finement squameuse, surtout visible sur peau hâlée ou pigmentée.
Elle peut être due à de nombreuses causes telles que eczéma subaigu, eczématides, psoriasis, dermatophytie, dermite orthoergique, voire impétigo. L'examen histologique montre de la spongiose avec exosérose et exocytose et fuite du pigment. Ce type de dyschromie ne doit pas être confondu avec d'autres hypochromies : vitiligo, pityriasis versicolor achromiant, lèpre, etc.
Étym. gr. pituron : son ; lat. albus : blanc
Syn. eczématide achromiante, dartre achromiante (fam.)
pityriasis rotunda l.m.
pityriasis rotunda
Maladie cutanée relativement fréquente en Extrême-Orient, caractérisée par des lésions ichtyosiformes, rondes, de quelques centimètres de diamètre et bien délimitées, apparaissant habituellement entre 25 et 45 ans puis persistant inchangées le reste de la vie.
Son étiologie et son traitement restent inconnus.
pityriasis versicolor l.m.
pityriasis versicolor, tinea versicolor, tinea flava
Mycose cutanée opportuniste, bénigne mais inesthétique, due à une levure lipophile, Malassezia furfur.
La mycose réalise des taches cutanées de taille variable, dues à la coalescence de petites macules folliculaires, finement desquamatives après grattage. La couleur des lésions est variable : chamois ou café au lait sur peau claire, rose sur peau brune. Ces taches deviennent ensuite achromiques (pityriasis achromiant, surtout sur peau halée par le soleil). Il existe des formes localisées, diffuses et récidivantes (recrudescences saisonnières en début d’été).
Essentiellement clinique, le diagnostic peut être facilité par la recherche du « signe du copeau » (squames fines et molles se détachant facilement). En cas de nécessité, il peut être confirmé par application sur les lésions d’un ruban adhésif permettant de de visualiser au microscope les levures groupées en « grappes de raisin » ainsi que les filaments mycéliens (scotch-test),
Le diagnostic est fait par application sur les lésions d’un ruban adhésif transparent qui permet de visualiser au microscope optique les levures groupées en “grappes de raisin” et leur forme filamenteuse parasitaire retrouvée dans 100% des cas de pityriasis versicolore.
Le traitement par un antifongique actif est le plus souvent local, les formes récidivantes nécessitant toutefois un traitement systémique.
→ Malassezia furfur, malassezioses, scotch test
[Le champignon Malassezia furfur (autrefois dénommé Pityrosporum orbiculare ou P. ovale) appartenant à la flore saprophyte cutanée,est présent dans l’infundibulum des follicules pilosébacés. Ses spores sont capables de parasiter le stratum corneum lorsque]
pityrosporose n.f.
Maladie cutanée provoquée par la prolifération sur la peau de Malassezia furfur (autrefois dénommé Pityrosporum ovale), se manifestant par des plaques rouges, mal délimitées, recouvertes de squames grasses et peu prurigineuses, touchant surtout le visage, le cuir chevelu et l'espace médiothoracique, sous forme d'une dermite séborrhéique, et parfois le dos, réalisant alors une folliculite pityrosporique, ou les zones pileuses génitales.
Syn. malasseziose, pityriasis versicolor, dermite séborrhéique, eczéma séborrhéique
Pityrosporum orbiculare l.m.
Pityrosporum orbiculare
Ancienne dénomination de l’agent du pityriasis versicolor, remplacée par celle de Malassezia furfur.
Cette levure lipophile, de forme sphérique, appartenant à la flore cutanée normale, est présente notamment sur le cuir chevelu et la partie supérieure du tronc ainsi que dans les grands plis. Ses rapports avec la variété ovale ont été longtemps discutés.
→ Malassezia furfur, pityriasis versicolor, malassezioses
plaie n.f.
wound
Solution de continuité au niveau du tégument cutané ou d'un épithélium de recouvrement, avec ou sans perte de substance, causée par un agent mécanique : plaie cutanée, buccale, vaginale, œsophagienne, etc. comportant un risque de souillure et d’infection.
La plaie d'un organe peut s'observer lors d'un traumatisme profond. Ce mot est étendu à tort à toute perte de substance liée à une cause inflammatoire ; les mots ulcère, ulcération, sont plus adaptés dans ces cas.
Étym. gr. plagê : lat. plaga : coup, blessure
plaque de radium l.f.
radium plate
Plaque en métal Monel contenant, entre deux parois, un sel de radium pour plésiocuriethérapie cutanée.
N'est plus utilisée.
plasmocytome cutané l.m.
cutaneous plasmocytoma
Lésion rare correspondant à une ou plusieurs localisations cutanées de la maladie de Kahler.
On distingue, d'une part, une forme cutanée solitaire ou plasmocytome localisé unique, qui est exceptionnelle, ne s'accompagne pas de lésions osseuses, mais peut donner des métastases régionales ou même généralisées et, d'autre part, une forme à lésions multiples, qui apparaît au cours d'une maladie de Kahler, soit par dissémination du processus, soit par extension de l'affection à partir d'un foyer osseux; elle siège souvent au visage ou aux membres inférieurs et se manifeste sous forme d'infiltrats cutanés ou de nodules. Dans les deux formes, les lésions consistent histologiquement en infiltrats constitués en grande partie de cellules lymphoplasmocytaires de grande taille à noyau irrégulier, entre lesquelles se trouvent des plasmocytes normaux.
plastie préputiale l.f.
preputial plasty
Opération de plastie cutanée chirurgicale visant à élargir l'anneau préputial.
C'est le traitement du phimosis lorsque l'on désire conserver le prépuce. Cette intervention a été réalisée durant la guerre de 1940-1944 par Bernard Duhamel (1917-1996). Elle consiste en une incision longitudinale des téguments de la face dorsale de la verge à cheval sur l’anneau de sténose, suivie d’ une suture transversale réalisant une plastie d’élargissement. Elle évite la circoncision. Elle est encore indiquée pour la cure des paraphimosis compliqués lorsque la réduction manuelle s’avère impossible.
plésioradiographie n.f.
contact roentgenography
Procédé obsolète de radiographie consistant à mettre le tube radiogène au voisinage de la peau, le film radiographique étant du côté opposé, au contact de la partie à visualiser.
Technique abandonnée, car elle entraînait une irradiation cutanée non négligeable.
Étym. gr. plêsios : voisin, proche
Syn. radiographie de contact.
plésiothérapie n.f.
plesiotherapy
Modalité de radiothérapie dans laquelle la source de rayonnement est située au contact ou à faible distance de la région visée (lésions cutanée ou endocavitaire).
La source peut être un tube à rayons X (contactthérapie) ou une source de curiethérapie telle que l'iridium 192 ou le césium 137 (plésiocuriethérapie).
Syn. curiethérapie endocavitaire
pneumonies atypiques primitives l.f.p.
Groupe hétérogène de pneumonies aigües de type interstitiel, touchant, par petites épidémies, les enfants et les adultes jeunes.
Leur début est progressif. Elles associent un état fébrile modéré, une toux sèche et parfois des myalgies, une conjonctivite bilatérale, des adénopathies cervicales, une éruption cutanée. La radiographie met en évidence des lésions pulmonaires interstitielles à prédominance basale. Les agents infectieux responsables sont nombreux :
- bactériens (Mycoplasma pneumoniae, Chlamydiae, Coxiella burnetii),
- viraux (virus grippaux, virus respiratoire syncytial, adénovirus, autres virus respiratoires),
- fongiques et parasitaires (Pneumocystis jiroveci, Toxoplasma gondii) chez les immunodéprimés.
poïkilodermie n.f.
poikiloderma
Atteinte cutanée associant une atrophie épidermique, des télangiectasies, une pigmentation brune ou une dépigmentation.
Une sclérose atrophique peut parfois compléter le tableau. Cet aspect se rencontre au cours des polymyosites chroniques.
poïkilodermie de Kindler l.f.
Kindler poikiloderma
Poïkilodermie congénitale transmise sur le mode autosomique récessif, se traduisant par des bulles diffuses dès la naissance et par l'apparition progressive d'une atrophie cutanée généralisée avec télangiectasies, troubles pigmentaires et photosensibilité, associées constamment à une
leucokératose buccale, une pseudosynéchie des doigts, une kératodermie ponctuée des plantes, une sténose anale, œsophagienne ou urétrale.
Ces critères cliniques la différencient de la poïkilodermie avec bulles de Weary, transmise sur le mode autosomique dominant, sans signes muqueux et avec papules kératosiques des mains et des pieds. Un marqueur ultra-structural est représenté par un clivage aux trois niveaux de la zone de jonction dermo-épidermique.
Theresa Kindler, dermatologue britannique (1954)
[J1, O1]
Édit. 2018
poïkilodermique (état) l.m.
poikiloderma
État cutané associant une atrophie cutanée, une dyschromie, achromie ou pigmentation, et des télangiectasies, l'ensemble prenant un aspect réticulé.
On distingue habituellement les états poïkilodermiques congénitaux et les poïkilodermies acquises. Le fait que plusieurs étiologies puissent être impliquées rend l'appellation état poïkilodermique préférable à celle de poïkilodermie.
polyéthylène glycol n.m.
polyéthylène glycol
Polymère d’éthylène glycol largement utilisé comme épaississant ou gélifiant dans l’industrie cosmétique et aussi comme additif alimentaire ou pour modifier chimiquement certains agents thérapeutiques.
Associé à l’interféron alpha-2b (interféron alpha-2b pégylé), il prolonge la demi-vie de celui-ci. L’interféron alpha-2b pégylé est utilisé dans le traitement de l’hépatite C chronique (une seule injection sous-cutanée par semaine), le plus souvent en association avec la ribavirine.
Abrév. Abr . PEG
→ pégylation, hépatite C, ribavirine
polype annexiel de la peau du nouveau-né l.m.
adnexal polyp of neonatal skin
Petite tumeur cutanée du nouveau-né, ressemblant à un molluscum pendulum de l'aréole mammaire, constituée histologiquement de formations annexielles surtout sudoripares eccrines, et qui tombe spontanément une dizaine de jours après la naissance.
A. Hidano et T. Kobayashi, dermatologues japonais (1975)
porome eccrine de Pinkus l.m.
eccrine poroma
Tumeur cutanée bénigne peu fréquente, dérivant de la portion intraépidermique du canal excréteur des glandes sudoripares eccrines, ou acrosyringium, siégeant le plus souvent à la plante des pieds et se présentant comme une lésion saillante, rouge, bien délimitée, souvent pédiculée et légèrement verruqueuse.
Histologiquement elle se compose d'une prolifération nettement délimitée, réticulée faite de boyaux denses de petites cellules cuboïdales munies de ponts d'union, à noyau régulier et riches en glycogène, avec des ébauches canaliculaires, mais sans tendance à la kératinisation. L'évolution est chronique et le traitement chirurgical.
H. Pinkus, J. R. Rogin et P. Goldman, dermatologues américains (1956)
porome eccrine intraépidermique de Holubar l.m.
intraepidermal eccrine poroma
Tumeur cutanée bénigne, dont l'aspect histologique rappelle celui de l'épithélioma intra-épidermique de Jadassohn, mais dont les cellules présentent les caractères histochimiques et enzymatiques des cellules excrétosudorales.
Tout comme l'hidroacanthoma simplex, le porome eccrine intraépidermique est une variété purement intra-épidermique du porome eccrine.
K. Holubar et K. Wolff, dermatologues autrichiens (1969)
[J1,F5]