hypoplasie du muscle quadriceps l.f.
quadriceps hypoplasia
Absence congénitale d’une partie du muscle antérieur de la cuisse (m. quadriceps femoris), associée le plus souvent à des malformations locales portant sur le fémur, la patella, le squelette sous-jacent et à des malpositions du genou et du pied.
La malformation peut être unilatérale ou bilatérale, portant sur l’un des chefs ou très rarement sur la totalité du muscle.
[I4]
immunomarqueurs en dermatopathologie l.m.p.
immunological stains in dermatopathology
Anticorps utilisés pour l’immunomarquage, servant à reconnaître l’immunophénotype de certaines cellules et donc à apprécier le type de différenciation de processus tumoraux.
Surtout utiles pour identifier les tumeurs peu différenciées, ceux qui sont actuellement le plus utilisés appartiennent à plusieurs groupes.
Parmi ceux qui marquent la différenciation épithéliale les principaux sont ceux qui reconnaissent la cytokératine, composant structural du cytosquelette des cellules épithéliales, tels les anticorps CK7 et CK20, l’antigène épithélial de membrane (EMA) qui marque les éléments glandulaires eccrines, apocrines et sébacés, et l’antigène carcino-embryonnaire (CEA) qui identifie les tumeurs eccrines et la maladie de Paget extra-mammaire.
La mise en évidence d’une différenciation mésenchymateuse a recours à différents anticorps : aux CD31 et CD34 pour les tumeurs d’origine endothéliale ; à la desmine pour le tissu musculaire, aussi bien squelettique que lisse et cardiaque, à l’actine, plus sensible, qui marque aussi les cellules myoépithéliales et les myofibroblastes et dont une variété (HHF35) est spécifique du muscle tandis que l’autre (7GFA1) l’est du seul muscle lisse ; au CD34 qui est également utilisé pour identifier les lipomes à cellules fusiformes, certains sarcomes des tissus mous et le dermatofibrosarcome de Darier-Ferrand, ce qui permet de le différencier du dermatofibrome qui, lui, est CD34 négatif mais, en revanche réagit avec le facteur XIIIa.
Les marqueurs neuro-ectodermiques sont la Protéine S-100 qui reconnaît les tumeurs mélanocytaires et nerveuses, les cellules de Langerhans et les glandes eccrines et apocrines, ainsi que l’anticorps monoclonal HMB-45 utilisé pour identifier les mélanomes et certains types de naevus, de même que le MelaA et le MART-1 pour les mélanocytes.
L’identification des éléments du système hématopoïétique fait appel à plusieurs marqueurs : au CD3 ou antigène leucocytaire commun (ALC), au CD20 ou Pan-leucocyaire B, au CD43 (Leu-22) ou Pan-leucocyaire T, au CD30 (Ki-1) qui est utile pour identifier des lésions de maladie de Hodgkin, des lymphomes anaplasiques et la papulose lymphomatoïde, ainsi qu’au CD68 (Kp-1) qui reconnaît les macrophages et histiocytes mais peut-être aussi les mélanocytes tumoraux.
J. Darier, membre de l’Académie de Médecine et M. Ferrand, dermatologues français (1924) ; T. Hodgkin, anatomopathologiste britannique (1932)
Étym. lat. immunis : exempt de
isométrique adj.
isometric
Qualifie la contraction d’un muscle dont on ne permet pas le raccourcissement.
Une contraction musculaire isométrique ne s’accompagne pas de modification de la longueur du muscle. Un exercice isométrique s'exerce contre résistance et ne modifie pas la position des segments de membres, sans mobilisation articulaire.
Étym. gr. isos : égal ; metron : mesure, longueur
Killian (bouche de) l.f.
Zone anatomique constituant la jonction pharyngo-œsophagienne, son élément principal étant la portion transverse du muscle constricteur inférieur du pharynx ou muscle cricopharyngé.
Cette sangle musculaire puissante à insertion antérieure cricoïdienne, se comporte comme un véritable sphincter et constitue le point de démarcation entre pharynx et œsophage et un repère pour la localisation des lésions œsophagiennes supérieures. Son aspect endoscopique est celui d'une lèvre postérieure, délimitant une fente luminale transversale.
G. Killian, otorhinolaryngologiste allemand (1860-1921)
Krogius (opération de) l.f.
Krogius’ procedure
Ténomyoplastie par transfert d’une bandelette de la terminaison du muscle vastus medialis de dedans en dehors en passant devant la patella pour permettre la correction active d’une subluxation récidivante de la patella.
Dans la technique originale la bandelette formait une sangle en gardant les attaches médiales du muscle. Une technique simplifiée sectionne la bandelette et la fixe sur la berge latérale du ligament patellaire et le tibia adjacent.
F. A. Krogius, chirurgien finlandais (1901)
kyste cervical latéral l.m.
Kyste ectoblastique développé sur un reliquat du sinus cervical
Il siège le plus souvent dans la région sous-angulomandibulaire, au bord ventral du muscle sternohyoïdien. On peut en retrouver sur toute la hauteur du bord ventral de ce muscle.
lacune musculaire rétro-inguinale l.f.
lacuna musculorum retroinguinalis (TA)
retroinguinal muscular space
Espace traversé par le muscle ilio-psoas dans son cheminement de l’abdomen vers la partie haute de la cuisse.
Cet espace est limité par le ligament inguinal en avant et en dedans, l’arc ilio-pectiné en dedans et le rebord de l’os coxal compris entre l’épine iliaque antérieure et supérieure et l’éminence ilio-pubienne. Il livre passage au muscle ilio-psoas et aux nerfs cutané latéral de la cuisse et fémoral
lame antérieure de la gaine des muscles droits de l'abdomen l.f.
lamina anterior vaginae musculi recti abdominis (TA)
anterior layer of rectus sheath
Feuillet antérieur de la gaine du muscle grand droit qui s’unit sur la ligne médiane avec le feuillet postérieur et les deux feuillets du muscle opposé pour former la ligne blanche.
Ces feuillets, antérieurs et postérieurs, sont formés par les aponévroses terminales antérieures des muscles larges de l’abdomen.
lame antérieure du fascia thoraco-lombal l.f.
lamina anterior fasciae thoracolumbalis ; lamina profunda fasciae thoracolumbalis ; fascia musculi quadrati lumborum (TA)
anterior layer of thoracolumbar fascia ; quadratus lumborum fascia
Fascia de revêtement antérieur du muscle carré des lombes.
C’est l’élément le plus profond du fascia thoraco-lombal. Il est uni en dedans aux apophyses transverses des vertèbres lombaires et en dehors à l’aponévrose d’insertion du muscle transverse de l’abdomen. Il est renforcé à sa partie supérieure par le ligament arqué latéral du diaphragme.
Syn. anc. aponévrose du carré des lombes
lame latérale du processus ptérygoïde de l'os sphénoïde l.f.
lamina lateralis processi pterygoideus ossis sphenoidalis (TA)
lateral plate of pterygoid process of sphenoidal bone
Large lame osseuse déjetée en dehors et en arrière par laquelle se continue en bas la racine latérale du processus ptérygoïde.
Elle présente : 1) un bord antérieur, uni en haut à celui de la lame médiale, séparé de lui en bas par l’incisure ptérygoïde ; ce bord contribue à limiter la fente ptérygo-maxillaire et l’arrière fond de la fosse ptérygo-maxillaire en arrière – 2) un bord postérieur libre marqué à sa partie moyenne par la saillie aigüe du processus ptérygo-épineux sur lequel s’insère le ligament ptérygo-épineux – 3) une face latérale qui appartient à la fosse infra-temporale et donne insertion au muscle ptérygoïdien latéral – 4) une face médiale qui forme la paroi latérale de la fosse ptérygoïde et donne insertion au muscle ptérygoïdien médial.
Syn. anc. aile externe de l’apophyse ptérygoïde
lame médiale du processus ptérygoïde de l'os sphénoïde l.f.
lamina medialis processi pterygoideus ossis sphenoidalis (TA)
medial plate of pterygoid process of sphenoidal bone
Lame osseuse par laquelle se continue en bas la racine médiale du processus ptérygoïde.
Plus étroite que la lame latérale, elle est sagittale. Son bord antérieur, uni en haut à celui de la lame latérale, en est séparé en bas par l’incisure ptérygoïde ; ce bord, qui contribue à limiter en arrière l’arrière fond de la fosse ptérygo-maxillaire, s’articule avec la lame verticale de l’os palatin. Son bord postérieur, libre, rhinopharyngien, présente en haut une incisure qui répond au passage du tube auditif ; il se prolonge en bas par un crochet, l’hamulus ptérygoïde dont le bord supérieur concave, sillon de l’hamulus ptérygoïde, sert de poulie de réflexion au tendon du muscle tenseur du voile du palais. Sa face médiale, nasale et rhinopharyngienne, est recouverte en avant par le palatin ; de sa base se détache en dedans le processus vaginal. Sa face latérale forme la paroi médiale de la fosse ptérygoïde ; elle présente à sa partie supérieure la fosse scaphoïde dans laquelle s’insère le muscle tenseur du voile du palais qui glisse ensuite sur la paroi médiale de la fosse ptérygoïde.
Syn. anc. aile interne de l’apophyse ptérygoïde
lame postérieure de la gaine des muscles droits de l'abdomen l.f.
lamina posterior vaginae musculi recti abdominis (TA)
posterior layer of rectus sheath
Feuillet postérieur de la gaine du muscle grand droit qui s’unit sur la ligne médiane avec le feuillet antérieur et les deux feuillets du muscle opposé pour former la ligne blanche.
Ces feuillets, antérieurs et postérieurs, sont formés par les aponévroses terminales antérieures des muscles larges de l’abdomen.
lame profonde du fascia temporal l.f.
lamina profunda fasciae temporalis (TA)
deep layer of temporal fascia
Lame de dédoublement profond du fascia temporal.
Ce dédoublement se produit à la partie basse du muscle temporal. Le fascia temporal, épais et résistant, uni au muscle par sa face profonde à la partie supérieure de celui-ci, en est séparé en bas par une nappe de tissu adipeux de glissement. C’est à ce niveau que le fascia temporal se dédouble en une lame profonde et une lame superficielle qui s’insèrent sur les deux lèvres du bord supérieur de l’arcade zygomatique.
Syn. anc. lame profonde de l’aponévrose temporale
lame superficielle du fascia temporal l.f.
lamina superficialis fasciae temporalis
superficial layer of temporal fascia
Lame de dédoublement superficiel du fascia temporal.
Ce dédoublement se produit à la partie basse du muscle temporal. Le fascia temporal, épais et résistant, uni au muscle par sa face profonde à la partie supérieure de celui-ci, en est séparé en bas par une nappe de tissu adipeux de glissement. C’est à ce niveau que le fascia temporal se dédouble en une lame superficielle et une lame profonde qui s’insèrent sur les deux lèvres du bord supérieur de l’arcade zygomatique.
Syn. anc. lame superficielle de l’aponévrose temporale
lèvres de la bouche l.f.p.
labia oris (TA)
lips
Replis musculo-membraneux situés à la partie antérieure de la bouche où ils limitent en avant le vestibule de la bouche.
Les lèvres de la bouche sont au nombre de deux, la lèvre supérieure et la lèvre inférieure. Chacune d’elles présente une face antérieure ou cutanée, une face postérieure ou muqueuse, un bord adhérent et un bord libre, épais et plus ou moins saillant, qui limite transversalement l’orifice buccal en s’unissant à ses extrémités avec le bord libre de la lèvre opposée au niveau des angles droit et gauche de la bouche. Les lèvres dérivent embryologiquement du feuillet antérieur de clivage du mur plongeant. Ce sont des formations spéciales aux mammifères, probablement en rapport avec le mode de nutrition, en particulier l’allaitement, comme le prouve l’importance prise, parmi les quatre couches qui les constituent (peau, couche musculeuse, couche sous-muqueuse, couche muqueuse), par les muscles, en particulier le muscle orbiculaire de la bouche et le muscle cutané muqueux, dans la succion chez le nourrisson. Les lèvres jouent également un rôle dans la phonation (en particulier dans la prononciation des voyelles) chez l’homme.
ligament collatéral fibulaire l.m.
ligamentum collaterale fibulare (TA)
fibular collateral ligament
Ligament long, cylindrique et résistant, situé à distance de la capsule de l’articulation du genou (ligament extracapsulaire).
Il naît d’un tubercule du condyle latéral du fémur. Il surcroise le tendon d’origine du muscle poplité. Il se termine sur la tête de la fibula où il s’insère en avant du tendon du muscle biceps fémoral qui le surcroise dans son tiers inférieur.
Syn. anc. ligament latéral externe du genou
ligament lacunaire l.m.
ligamentum lacunare (TA)
lacunar ligament
Lame fibreuse triangulaire représentant l’insertion pelvienne réfléchie du muscle oblique externe de l’abdomen.
Elle se détache par son bord antérieur de la portion médiale du ligament inguinal et se termine par son bord postérieur sur le pecten du pubis. Son bord latéral, libre, forme la berge médiale de l’anneau fémoral. Sa face supérieure contribue à former, avec la faux inguinale et le ligament réfléchi, le plancher du canal inguinal. Sa face inférieure est adhérente au fascia du muscle pectiné.
A. de Gimbernat, chirurgien et anatomiste espagnol (1734-1816)
Syn. anc. ligament de Gimbernat
ligament périnéal transverse l.m.
ligamentum transversum perinei (TA)
transverse perineal ligament
Feuillet inférieur de l’aponévrose moyenne du périnée, élément essentiel de cette structure, véritable appareil de suspension du bulbe et de l’urèthre chez l’homme.
La formation aponévrotique dite aponévrose périnéale moyenne est complexe. Elle est annexée au plan musculaire moyen du périnée (muscle transverse profond du périnée et muscle sphincter externe de l’urèthre. Elle occupe seulement le triangle antérieur, urogénital, du périnée. Selon les différentes conceptions anatomiques proposées, elle est constituée d’un ou de deux feuillets : pour Leblanc et Ribet, qui se basent sur l’anatomie comparée, et pour Hovelacque, qui se base sur l’embryologie, seul le feuillet inférieur (ligament périnéal transverse) mérite d’être décrit.
Le feuillet supérieur de l’aponévrose périnéale moyenne, sus-jacent aux muscles transverses profonds du périnée n’est qu’un simple périmysium. La théorie classique de Denonvillier et Testut, modifiée par Charpy et Farabeuf, et par Delbet puis reprise et développée par Grégoire et Monnier, affirme la dualité des feuillets, mais quelle que soit la conception, le feuillet inférieur de l’aponévrose périnéale moyenne (ligament périnéal transverse) reste l’élément essentiel.
Syn. anc. feuillet ischio-vulvaire de Farabeuf (chez la femme) ; feuillet ischio-bulbaire de Jarjavay (chez l’homme) ; feuillet superficiel de l’aponévrose périnéale moyenne ; ligament périnéal de Carcassonne ; ligament triangulaire de l’urèthre de Colles
ligament poplité oblique l.m.
ligamentum popliteum obliquum (TA)
oblique popliteal ligament
Eventail fibreux faisant partie du plan fibreux postérieur du genou.
Il est constitué par les fibres du tendon récurrent du muscle semi-membraneux qui se détachent du bord latéral du tendon direct de ce muscle et se fixent sur la partie latérale de la face postérieure de la capsule de l’articulation du genou, sur la fabella et sur la région sus-condylienne latérale du fémur.
ligament réfléchi du muscle oblique externe de l'abdomen l.m.
ligamentum reflexum musculi obliqui externi abdominis (TA)
reflected ligament of external oblique
Faisceau tendineux du muscle oblique externe de l’abdomen qui descend en arrière du pilier médial du muscle oblique externe de l’abdomen.
Il s’insère sur le bord supérieur du pubis, le tubercule pubien et l’extrémité médiale du pecten du pubis du côté opposé. Il participe à la constitution de la paroi postérieure du canal inguinal contro-latéral.
A. Colles, chirurgien irlandais (1773-1843)
Syn. anc. ligament de Colles ; pilier postérieur du canal inguinal ; pilier postérieur du muscle grand oblique
ligament suspenseur de l'aisselle l.m.
ligamentum suspensorium axillae (TA)
suspensory ligament of axilla
Membrane triangulaire formée par les deux feuillets aponévrotiques qui s’étendent du muscle petit pectoral jusqu’à la base de l’aisselle.
Par son sommet elle s’insère sur le processus coracoïde et par sa base elle se fixe à la face profonde du derme de l’aisselle qu’elle soutient. Son bord externe est fusionné avec le fascia de revêtement des muscles biceps brachial et coraco-brachial. Son bord supéro-médial est en continuité avec les deux feuillets qui engainent le muscle petit pectoral.
P. Gerdy, anatomiste et chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1797-1856)
Syn. anc. aponévrose pectoro-axillaire ; ligament de Gerdy
ligne d'action l.f.
action line
Ligne virtuelle qui réunit le milieu de l'origine orbitaire et de l'insertion oculaire du muscle oculomoteur.
Pour le muscle grand oblique, l'insertion orbitaire physiologique est la trochlée.
loge fémorale antérieure l.f.
compartimentum femoris anterius, compartimentum femoris extensorum (TA)
anterior compartment of thigh, extensor compartment of thigh
Loge musculaire de la région fémorale antérieure.
Elle est limitée en surface par l’aponévrose superficielle fémorale intimement unie à la lame du muscle tenseur du fascia lata. L’aponévrose superficielle détache en profondeur des septums intermusculaires latéral et médial. Ceux-ci ferment la loge en arrière : de dedans en dehors on trouve, en avant des muscles adducteurs, le septum intermusculaire médial qui se fixe sur la lèvre médiale de la ligne âpre, le fémur et, en arrière du muscle vaste latéral, le septum intermusculaire latéral qui se fixe sur la lèvre latérale de la ligne âpre.
Syn. anc. loge antérieure de la cuisse
malléole médiale l.f.
malleolus medialis (TA)
medial malleolus
Processus osseux volumineux, aplati transversalement, qui prolonge vers le bas la face médiale de l’extrémité distale du tibia.
Sa face médiale est sous-cutanée. Sa face latérale s’articule avec le talus. Son bord postérieur est creusé d’une gouttière où glissent les tendons du muscle tibial postérieur et du muscle fléchisseur commun des orteils.
Syn. anc. malléole interne
membrane intercostale antérieure l.f.
Plan fibreux discontinu qui prolonge en avant le muscle intercostal externe à partir de l’articulation chondro-costale.
Elle double en dehors le muscle intercostal moyen.