variable tronquée l.f.
censored data
Syn. variable censurée
[E1]
Édit. 2020
variable appariée l.f.
match variable
[E1]
Édit. 2020
variable quantitative l.f.
variable numérique
[E1]
Édit. 2020
variance n.f.
variance
En théorie des probabilités et en statistique, la variance est une mesure servant à caractériser la dispersion des valeurs d'une distribution ou d'un échantillon autour d’une moyenne.
C’est la moyenne des carrés des écarts par rapport à la moyenne, ou la différence entre la moyenne des carrés des valeurs de la variable et le carré de la moyenne (Théorème de König-Huygens). Sa racine carrée est l’écart-type.
R. Fisher, Sir, statisticien britannique (1918); JS König (ou Koenig), mathématicien allemand (1712-1757); Ch Huygens, mathématicien, astronome et physicien néerlandais (1629-1695)
[B1, E1]
Édit. 2020
variance environnementale l.f.
environmental variance
Au sein d’une population, partie de la variance phénotypique traduisant l'influence du milieu dans l'expression de la variabilité génétique observée.
La variance phénotypique se décompose en variance génétique, variance environnementale, et éventuellement en effets d'interactions entre génotypes et milieu.
→ variance, phénotype, génotype, variabilité génétique
[Q1, Q3]
Édit. 2020
variance génétique l.f.
genetic variance
Pour une population génétiquement diversifiée et pour un caractère quantitatif donné, somme des variances d'additivité, de dominance, d'épistasie et de leurs éventuelles interactions : VG = Vadd + VDo + Interactions.
Quand la population est formée de classes, la variance génétique est aussi la somme de la variance entre classes et de la variance à l'intérieur des classes.
variant n.m
variant
Polymorphisme du génome dont l’allèle mineur est présent, soit dans plus de 5% de la population (« single nucleotide polymorphism » ou SNP ou snip ), soit à très basse fréquence (« single nucleotide variant » ou SNV).
Les SNP sont en fait des SNV dont la fréquence dans la population est élevée.
Avec les SNV, ce sont des polymorphismes de l'ADN dans lequel deux chromosomes diffèrent sur un segment donné par une seule paire de bases. Ils représentent la forme la plus abondante de variations génétiques dans le génome humain et correspondent à plus de 90% de toutes les différences entre individus.
En moyenne, un SNP est observé tous les 100 à 1000 nucléotides aussi bien dans les régions codantes que non codantes. Ils ne modifient pas, en général, le phénotype. La fréquence d’un type donné dans la population doit dépasser 5% pour répondre à leur définition. Des associations de SNP sont caractéristiques de certaines ethnies. Les études pangénomiques comparées ou « genome wide association studies (GWAS) » de patients atteints de diverses maladies chroniques non transmissibles et de sujets sains témoins a montré que la fréquence de la maladie augmentait parfois dans des proportions modestes lorsqu’un ou plusieurs SNP donnés étaient présents ; mais ce type de prédisposition reste d’un intérêt prédictif limité.
Les SNP sont également utilisés dans l’identification des personnes et les études de filiation.
A la différence des SNP, les différents types de SNV sont peu fréquents dans la population, souvent inférieurs à 1%, mais leur variété est très élevée. Si le taux de mutation reste faible (environ 10-8 par nucléotide et par génération, soit 60 pour 6 109nucléotides), leur fréquence devient grande dans l’ensemble de la population lorsque celle-ci s’accroît rapidement, ce qui est le cas de la population humaine, surtout dans les périodes récentes. En effet, la sélection darwinienne n’a plus le temps d’agir et d’éliminer ces mutations.
Un nombre important de SNV est non synonyme. Ils altèrent la protéine codée par le gène et l’inactivent souvent. Ces mutations rares sont nombreuses dans la population, mais peu fréquentes chez chaque individu par rapport aux SNP. Elles pourraient rendre compte, en grande partie, de l’héritabilité manquante, c'est-à-dire des phénotypes héréditaires d’origine inconnue.
[Q1]
Édit. 2020
variant pathogène de l'ADN l.m.
pathogenic variant, disease-causing variant
Altération génétique responsable d’une maladie ou augmentant la susceptibilité ou la prédisposition de la développer.
Lorsqu'un variant pathogène est hérité, le développement des symptômes de la maladie est plus probable, voire certain, selon la nature du gène, du variant et de la maladie. Bien que le terme variant pathogène soit préféré on trouve souvent les appellations mutation délétère, mutation pathogène, mutation prédisposante.
→ mutation
[Q1]
Édit. 2020
variateur de courbure d'un cathéter l.m.
catheter deflector
En radiologie vasculaire, appareil mécanique permettant de faire varier à distance la courbure de l'extrémité distale d'un cathéter et de la faire tourner sur son axe, tout en injectant du contraste pendant ces manœuvres.
Il en existe plusieurs modèles.
[B2, B3]
Édit. 2020
variation n.f.
variation
En génétique, modification d'une caractéristique héréditaire.
Terme vieilli : préférer mutation.
→ mutation
[Q1]
Édit. 2020
variation bactérienne l.f.
bacterial variation
Modification progressive et non transmissible (adaptation au milieu) ou modification brusque et transmissible (mutation) qui peut concerner l'aspect des colonies, l'équipement enzymatique, la constitution antigénique, la sensibilité aux bactériophages ou aux antibiotiques, le pouvoir pathogène.
[Q1, D1, ]
Édit. 2020
variation du nombre de copies l.f.
copy number variant (CNV)
Variation génétique ou polymorphisme impliquant des segments du génome (relativement longs) dont le nombre de répétitions varie entre les individus de la même population.
Actuellement, par extension, toute différence du nombre de copies d’une région du génome, polymorphe ou pas, est appelée CNV (particulièrement, si l’on ne connaît pas le lien de causalité entre la variation génétique en question et un phénotype étudié).
Environ 5-10% du génome humain peuvent être classés comme des variations de nombre de copies. Elles jouent un rôle important dans l’évolution et sont responsables d’un nombre croissant de maladies humaines.
[Q1]
Édit. 2020
varice n.f.
varicose vein, venous varicosity
Dilatation pathologique acquise, sinueuse et permanente, d'un tronc veineux superficiel des membres inférieurs, extrêmement fréquente, en particulier chez la femme, le plus souvent primaire et favorisée par la grossesse, le mode de vie, l'âge ou une prédisposition familiale, mais parfois consécutive à une agénésie ou à une destruction valvulaire après thrombose.
Ce terme est le plus souvent utilisé au pluriel. Les varices peuvent relever d’une dystrophie progressive de la paroi des veines ou être secondaires à un obstacle veineux.
Des varices volumineuses et nombreuses sont responsables d'œdème et de signes fonctionnels variés et peuvent se compliquer de thrombophlébite superficielle, de rupture, d'eczématisation de la peau en regard, d'insuffisance veineuse chronique et d'ulcère variqueux.
Étym. lat. varix : varice
→ thrombophlébite, eczéma, ulcère variqueux de jambe, varices de la grossesse
[K4]
Édit. 2020
varicelle n.f.
varicella, chickenpox
Primo-infection par le virus de la varicelle et du zona (HVZ ou HVH 3), survenant habituellement chez l'enfant, bénigne, très contagieuse, qui, après une incubation de deux semaines, associe une éruption vésiculeuse généralisée, une fièvre modérée et un exanthème.
Histologiquement, les kératinocytes atteints subissent l’altération ballonnisante de Unna. La guérison survient spontanément en dix jours. Les complications à type de pneumopathie et encéphalopathie sont rares. Les formes de l'adulte sont souvent plus sévères et plus difficiles à diagnostiquer, en particulier chez la femme enceinte, d'où la valeur diagnostique de la juxtaposition de lésions prurigineuses d'âges différents liées à l’évolution par poussées successives, avec atteinte du cuir chevelu. Les immunodéprimés peuvent développer des formes mortelles par atteinte viscérale, ou hémorragiques. L'aciclovir administré précocement est réservé aux formes graves.
Cette virose est responsable, au 3e-4e mois de grossesse, de malformations fœtales : hypotrophie, microcéphalie, microphtalmie, cataracte, rétinopathie, atteinte du nerf auditif, pneumopathie, amputation de membres. Les enfants nés de mère atteinte de varicelle, avant de bénéficier des anticorps maternels, peuvent être contaminés et mourir de varicelle néonatale fulminante. La prévention est assurée par les immunoglobulines à la naissance.
Étym. diminutif de variole
Syn. petite vérole volante (obs.)
→ Unna (altération ballonnisante de), varicelle-zona (virus), vaccin varicelle-zona, zona
[D1, J1]
Édit. 2020
varicelle (complications neurologiques de la) l.f.p.
neurological complications of varicella
Complications diverses à type de méningoencéphalite, cérébellite, myélite ascendante ou transverse, polyneuropathie ou encéphalopathie du syndrome de Reye.
Le virus de la varicelle et du zona a un tropisme neurologique. A partir d’une vésicule cutanée, le virus, par un nerf sensitif, peut rejoindre un ganglion spinal dorsal et y demeurer latent, ou se réactiver des décennies plus tard pour donner un zona, notamment à l’occasion d’un fléchissement de l’immunité.
Il peut aussi, très rarement (un cas sur 2000 environ, être à l’origine de complications neurologiques par le biais d’une vascularite du système nerveux central. Il s’agit en général d’une méningo-encéphalite, exceptionnellement d’une cérébellite aiguë, d’une hémiparésie, ou hémiplégie, d’une myélite ascendante et transverse, d’une névrite périphérique, d’une paralysie faciale, d’atteintes oculaires…
La forme encéphalitique est souvent brutale, avec convulsions, troubles de la vigilance, inconstamment fièvre. Une pléiocytose du LCR est possible. La cérébellite est moins aigüe, comportant surtout ataxie, céphalées, vomissements et rarement troubles de la vigilance, signes méningés et élévation thermique.
Le pronostic est fonction, notamment, des autres localisations infectieuses, pneumoniques en particulier, mais il reste réservé dans la forme encéphalitique. Les médicaments antiviraux sont efficaces.
R. D. K. Reye, anatomopathologiste australien (1963)
Étym. diminutif de variole
→ varicelle, méningoencéphalite, myélite, polyneuropathie, Reye (syndrome de), vaccin varicelle, cérébellite
[D1, H1]
Édit. 2020
varicelle congénitale l.f.
congenital varicella syndrome
Forme congénitale exceptionnelle de varicelle à transmission transplacentaire.
Elle peut se manifester par une hypotrophie, une microcéphalie, des lésions cutanées cicatricielles, des cicatrices hyperpigmentées choriorétiniennes et une neuropathie périphérique.
Peuvent être également observées : une cataracte, une rétinopathie, une atteinte du nerf auditif, une amputation de membre, une agénésie rénale...
La prévention est assurée par les immunoglobulines à la naissance, mais la mort par varicelle néonatale fulminante est possible.
[A4, D1, H1, I2, J1, M2, P1, P2 ]
Édit. 2020
varicelle-zona (virus)
varicella-zoster virus
Virus à ADN, ubiquitaire, appartenant au genre Varicellovirus, de la famille des Herpesviridae.
Très fragile, ce virus mesure 200 nm.
Il est responsable de la varicelle, qui correspond à la primo-infection. A partir des vésicules cutanées, il peut, via les nerfs sensitifs, remonter jusqu’aux ganglions spinaux dorsaux et y demeurer, à l’état latent, des décennies.
Sa réactivation endogène provoque le zona.
Le virus peut être mis en évidence dans les lésions cutanées ou dans d’autres prélèvements, en cultures cellulaires ou par immunofluorescence directe.
Sigle VZV
→ varicelle, zona, vaccin varicelle-zona, Herpesviridae
[D1]
Édit. 2020
varicelleux adj.
Qui se rapporte à la varicelle.
[D1]
Édit. 2020
varicelliforme (éruption) l.f.
varicelliform eruption
Éruption dont les caractères ressemblent à ceux de la varicelle.
[D1, J1]
Édit. 2020
Varicellovirus
Varicellovirus
Genre de virus à ADN de la famille des Herpesviridae, sous-famille des Alphaherpesvirinae, comportant un seul type : le virus varicelle-zona (VZV), strictement humain.
→ Herpesviridae, varicelle, zona, varicelle-zona (virus)
[D1]
Édit. 2020
varices de l'hypertension portale l.f.p.
portal hypertension varices
Dilatation des veines servant de dérivation entre le système porte et le système cave.
Les varices digestives les plus fréquentes se développent dans l'œsophage, l'estomac, le rectum et au voisinage des stomies. Les causes de varices digestives sont l'hypertension portale, la thrombose de la veine splénique, le cavernome de la veine porte et certaines lésions médiastinales obstruant la veine cave supérieure.
La rupture des varices œsophagiennes est une cause grave d’hémorragie.
→ hypertension portale, varices œsophagiennes, cavernome portal
[K4, L1, L2]
Édit. 2020
varices de la grossesse l.f.p.
pregnancy varicose veins
Dilatations veineuses des membres inférieurs apparaissant pendant la grossesse.
Elles peuvent siéger sur le réseau saphène interne ou externe, rester isolées ou s'associer à d'autres localisations de la maladie variqueuse : vulve, région suspubienne.
→ varice
[K4, O3]
Édit. 2020
varices digestives (sclérothérapie des) l.f.p.
digestive varicous veins sclerotherapy
Procédé d'oblitération des varices digestives consistant à injecter dans la lumière des varices ou à leur proximité immédiate un agent induisant une thrombose, une inflammation ou une nécrose aboutissant à une destruction par sclérose de la varice.
Différents produits peuvent être utilisés : polidocanol, éthanolamine, alcool absolu, etc. On peut en rapprocher l'obturation des varices par colle acrylique polymérisant au contact des solutions hydriques, ou par colle biologique activant la coagulation sanguine. Ces colles sont injectées dans la lumière des varices. La méthode de sclérothérapie la plus utilisée est l'injection par voie digestive sous contrôle endoscopique. La sclérothérapie est utilisée pour arrêter un saignement actif par rupture de varice ou pour en prévenir la récidive.
[K4, L1, B4]
Édit. 2020
varices du cordon ombilical l.f.p.
umbilical cord varicose veins
Dilatations de la veine ombilicale, pouvant prendre l’aspect de faux nœuds du cordon.
[K4, O3]
Édit. 2020
varices vulvaires l.f.
vulvar varicose veins
Dilatations des veines de la vulve apparaissant surtout pendant la grossesse.
Indolores et dépressibles, elles disparaissent habituellement dans les suites de couches.
[K4, O3]
Édit. 2020