rêve éveillé l.m.
waking dream
Utilisation de la production de l'imaginaire dans un but thérapeutique, tout particulièrement dans les états névrotiques.
À partir de 1925, le suisse M. Guilleray avait entrevu les propriétés créatrices du rêve, intensifiées et dirigées ("rêve vécu"). R. Desoille développa le rêve éveillé dirigé (RED) qui associe la suggestion de type hypnotique, la relaxation et l'interprétation symbolique des rêves. Le thérapeute induit et dirige la rêverie du patient en suggérant des thèmes, des images déclenchant un scénario fantasmatique qu'il interprète secondairement. Cette méthode est davantage d'inspiration pavlovienne qu'analytique.
Le rêve éveillé en psychanalyse, ou rêve éveillé psychanalytique (REA) comporte, lors du processus analytique, un ou des temps où il est demandé au sujet de "partir" d'une image qui lui vient à l'esprit. Il dit en quelques mots sa rencontre avec sa production imagée, sans avoir à développer des souvenirs ni des réflexions. Se découvrent alors des éléments de l'inconscient. La relation et le processus analytiques peuvent s'en trouver modifiés.
R. Frétigny et A. Virel ont proposé le terme d'onirothérapie pour englober toutes les techniques utilisant l'imagerie mentale, analytiques ou non.
M. Guilleray, psychiatre suisse (1925) ; R. Desoille, psychothérapeute français (1938 et 1945) ; R. Frétigny et A. Virel, psychiatres français (1968) ; Elisabeth Mercier, psychologue canadienne (2001)
Revman acr. angl. pour review manager
Diminutif de, logiciel développé par la Cochrona collaboration pour aider les chercheurs à réaliser une revue systématique ou une méta-analyse selon une méthode standardisée.
Il peut être chargé gratuitement sur « www.cc-ims.net/RevMan/download.htm. »
rhéocardiographie n.f.
Étude de la fonction du cœur et des gros vaisseaux utilisant les principes de la rhéologie (étude de l’écoulement de la matière et de la déformation des corps sous l’influence des forces qui s’exercent sur eux).
La rhéocardiographie enregistre les modifications de conductibilité électrique du thorax traversées par des courants de haute fréquence, en fonction des modifications rythmiques du volume cardiaque et de la masse sanguine. La courbe obtenue est un rhéocardiogramme.
Cette méthode est tombée en désuétude.
rhinométrie acoustique l.f.
Méthode objective évaluant l’obstruction nasale grâce à la mesure de la réverbération d’une onde sonore à l’intérieur de la cavité nasale.
Rickettsia
Rickettsia
Genre de petites bactéries (0,8 à 2 µm) du groupe des alphaprotéobactéries, intracellulaires à Gram négatif (Ordre des Rickettsiales, famille des Rickettsiaceae), transmises à l’homme par la piqûre, la morsure ou les déjections de poux, de puces, de tiques ou d'autres acariens.
Ce genre regroupe quelque 25 espèces et le recours aux techniques de phylogénie moléculaire, en particulier l'étude des séquences du gène codant pour l'ARN 16S, permet aujourd'hui de distinguer deux principaux groupes d'espèces : le groupe des typhus et le groupe boutonneux-pourpré. Elles peuvent être cultivées sur cultures de cellules. Le réservoir de ces bactéries est souvent constitué par des mammifères, notamment des rongeurs, mais peut aussi être strictement humain. Elles sont responsables des différentes rickettsioses humaines, au nombre d'une quinzaine. Leur mise en évidence est obtenue à partir du sang ou de biopsies (cultures cellulaires, PCR, immunofluorescence directe) mais, en pratique, la sérologie est la méthode de diagnostic la plus utilisée. Les Rickettsia sont sensibles à différents antibiotiques, notamment aux cyclines et aux fluoroquinolones.
De nombreuses espèces de Rickettsia ont été isolées d'Arthropodes, notamment de tiques, et de mammifères mais leur pathogénicité pour l'Homme est inconnue. Un certain nombre de germes autrefois englobés parmi les Rickettsia sont aujourd'hui classés dans d'autres genres (Bartonella, Ehrlichia, Orientia, etc.)
Etym.: du nom de H.T. Ricketts, épidémiologiste américain mort du typhus en 1910.
→ rickettsiose, Rickettsiaceae
Risser-Ferguson (méthode de) l.f.
Risser-Ferguson’s method
Méthode de mesure de l'angulation d'une courbure scoliotique sur la radiographie.
L'angle de la courbure est mesuré par deux lignes tracées à partir du centre de la vertèbre au sommet de la courbure vers le centre des vertèbres supérieure et inférieure, les plus inclinées sur l'horizontale.
J. C. Risser et A. B. Ferguson Jr, chirurgiens orthopédistes américains (1936)
RIST sigle angl. m. pour Radio Immuno Sorbent Test
Méthode utilisée pour mesurer une protéine antigénique dans le sérum : celle-ci est mélangée avec une quantité déterminée de la même protéine marquée d'un isotope et le mélange est alors mis en présence de particules de latex recouvertes d'anticorps.
Après incubation et lavage, la radioactivité liée aux billes de latex est mesurée. La technique est utilisée pour la mesure des IgE. L'IgE sérique entre en compétition avec l'IgE marquée.
Ritchie (méthode de) l.f.
Ritchie’s technique
Méthode diphasique de concentration utilisée en coprologie parasitaire.
L. S Ritchie, parasitologue américain (1952)
rythme cardiaque fœtal l.m.
fetal heart rate
Activité cardiaque fœtale et, par extension, mesure de cette activité.
Il est le témoin de la vitalité fœtale. Son enregistrement par cardiotocographie à capteur Doppler, constitue la méthode la plus utilisée d'appréciation du bien-être fœtal. Pendant la grossesse, les paramètres analysés sont la variabilité instantanée jugée sur l'amplitude des oscillations de battement à battement, les ralentissements et les accélérations du rythme.
Pendant le travail, les anomalies les plus sérieuses sont les décélérations ou ralentissements que l'on classe en précoces ou simultanés, variables et tardifs ou résiduels. Ils témoignent d'une souffrance fœtale aigüe.
Sağiroğlu (méthode de) l.f.
Sağiroğlu's method, polychrome staining
Méthode de coloration à base de colorant TMK 101 utilisée dans la préparation de frottis cervicovaginaux frais, sans fixation préalable, pour le dépistage du cancer du col de l'utérus.
N. Sağiroğlu, biologiste turc en activités aux États-Unis (1960)
[F2, O3]
Édit. 2018
Saidman (test de) l.m.
Saidman’s test
Méthode d'exploration photobiologique permettant de mesurer la photosensibilité d'un sujet par la recherche de la dose érythémogène minimale (D.E.M.) et sa photoprotection naturelle par la recherche des doses pigmentogènes immédiates et retardées.
Le test de Saidman (1927) consiste à administrer des doses croissantes d'un rayonnement en lumière totale (UV, visible, infrarouges), ou en UVA seul, sur la peau du dos selon une progression arithmétique ou géométrique grâce à un sensitomètre à obturateur. La lecture se fait : pour la photosensibilité, à la 24ème heure pour l'érythème en lumière totale, entre 4 et 6 heures pour l'érythème aux UVA ; pour la photoprotection immédiate, 2 heures ou juste après l'irradiation ; pour la photoprotection retardée, à la 96ème heure.
J. Saidman, médecin français (1897-1949)
Saling (méthode de) l.f.
Saling's method
Mesure du pH par microprélèvement sur le cuir chevelu fœtal.
Après rupture des membranes amniotique et choriale au cours du travail d'accouchement, la dilatation cervicale étant au minimum de 3 cm, sous amnioscopie, après scarification du cuir chevelu fœtal, du sang fœtal est prélevé par capillarité. Saling considère le fœtus en état de préacidose si le pH est entre 7,25 à 7,20 et une acidose grave en dessous de 7,20. Cette méthode permet d'affiner les indications d'extraction en cas d'anomalie du rythme cardiaque.
E. Saling, gynécologue allemand (1963)
Schirmer (test de) l.m.
Schirmer test
Méthode d’évaluation de la sécrétion lacrymale.
Le test est réalisé en insérant une bandelette de papier buvard de 35mm de long dans le cul-de-sac conjonctival inférieur et en mesurant au bout de cinq minutes la longueur de la bandelette imprégnée par les larmes. Lorsque cette longueur est inférieure à 15 mm, on considère qu’il y a une diminution de la sécrétion lacrymale.
Dans la kératoconjonctivite sèche (syndrome de Gougerot-Sjögren) cette longueur est égale ou inférieure à 5,5mm.
.
O. Schirmer, ophtalmologiste allemand (1903)
→ Gougerot-Sjögren (syndrome de), syndrome sec, xérophtalmie, kératoconjonctivite sèche
[P2]
Édit. 2019
Schutz-Dale (réaction de) l.f.
Schutz-Dale’s reaction
Méthode biologique qui consiste à ajouter un antigène à un milieu contenant l'utérus ou l'iléon d'un cobaye préalablement sensibilisé à cet antigène, ce qui provoque une contraction de l'organe.
Ce phénomène est dû à l'action de l'histamine et d'autres substances qui sont relâchées quand l'antigène se combine avec les anticorps fixés sur les cellules.
W. H. Schutz, physiologiste britannique (1910), H. Dale, Sir, physiologiste et pharmacologue britannique (1913), prix Nobel de médecine en 1936
scintigraphie n.f.
scintigraphy
Méthode d'imagerie médicale utilisant le rayonnement d'un composé radioactif introduit dans l'organisme, puis détecté par voie externe, pour en suivre le cheminement et la fixation dans un but d'étude morphologique et/ou dynamique.
L'enregistrement des radiations émises était autre fois réalisé à l'aide d'un scintigraphe à balayage qui fournissait un document en vraie grandeur, mais en un temps long (une heure ou plus). On utilise actuellement une caméra à scintillations placée en regard de la région à explorer qui permet d'obtenir une image en quelques minutes. L'image obtenue sous une incidence donnée est une projection 2D (parallèle ou conique selon le type de collimateur utilisé) dite scintigraphie planaire ou scintigramme, dont le champ peut être restreint ou, à l'opposé, étendu au corps entier. L'obtention d'une série de projections sous des angles différents conduit, après reconstruction informatique, à une tomoscintigraphie. L'enregistrement, sous une même incidence, d'une série d'images successives et brèves constitue une scintigraphie dynamique.
La scintigraphie est très utilisée pour explorer différents organes : cerveau, thyroïde, poumon, cœur, foie, rein, rate, surrénales et squelette.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
Syn. scintillographie
scintigraphie myocardique l.f.
cardiac scintigraphy
Méthode d’exploration de la vitalité du myocarde étudiant la fixation par celui-ci d’un isotope radioactif à l’aide d’une gamma caméra à scintillation.
Le traceur utilisé est un émetteur de rayonnement gamma ayant un tropisme particulier pour le myocarde ; plusieurs sont utilisés, le plus fréquent étant le 201thallium. Les images sont enregistrées dans un seul plan (scintigraphie planaire) ou par un procédé de coupes tomographiques (tomoscintigraphie), soit au repos, soit après un effort. Le but de la scintigraphie myocardique est de déceler et de délimiter les zones mal ou non irriguées par suite d’un infarctus du myocarde.
L'examen est le plus souvent réalisé à l'occasion d'une épreuve d'effort (ou d'un test pharmacologique) afin de démasquer une éventuelle ischémie et d'apprécier sa réversibilité. Il peut être utilisé dans un but de dépistage d'une insuffisance coronarienne ou, plus souvent, pour apprécier son retentissement et guider la stratégie thérapeutique, mais également en cancérologie pour recherche de tumeur cardiaque.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
Syn. scintigraphie cardiaque
→ scintigraphie, scintigraphie des cavités cardiaques
[B2, B3, K1]
Édit. 2020
sclérectomie profonde l.f.
deep sclerectomy
Méthode proche de la trabéculectomie, mais dans laquelle la résection sclérale n’intéresse que le mur externe du trabéculum.
Syn. sclérectomie non perforante
SDA sigle angl. pour Strand Displacement Amplification
Méthode d'amplification par déplacement d'un brin d'ADN.
→ techniques d'amplification génique
sélection préconceptionnelle du sexe fœtal l.f.
preconceptional embryo sexing
Séparation, par cytométrie de flux, des spermatozoïdes selon leur chromosome sexuel, X ou Y, afin de ne féconder les ovocytes, in vivo ou in vitro, qu'avec les spermatozoïdes choisis, tous X ou tous Y et obtenir ainsi des embryons de sexe préétabli.
Imaginée pour éviter la transmission de maladies génétiques liées au sexe, cette méthode se heurte en fait à l'imperfection du tri des spermatozoïdes. Elle pose des problèmes d’éthique.
séroprophylaxie n.f.
seroprophylaxis
Injection à titre préventif d’un sérum immun ou d’immunoglobulines spécifiques à des sujets réceptifs menacés d’être contaminés, afin de les protéger contre la survenue d’une maladie infectieuse.
Cette méthode est encore utilisée dans la prévention de la diphtérie et du tétanos.
sérotypie n.f.
serotyping
Méthode permettant d'identifier diverses souches à l'intérieur d'une espèce de micro-organisme, fondée sur leurs différences de propriétés antigéniques.
Chaque souche est confrontée à une série d'anticorps spécifiques, et l'observation des résultats (agglutination, précipitation, etc.) permet de déterminer les antigènes de la souche (somatiques, flagellaires, de surface).
Sheldon (classification de) l.f.
Classification des types de personnalité ayant comme point de départ un système morphologique à trois dimensions qui correspondent au degré de développement des tissus dérivés des trois feuillets embryonnaires : ectoderme, mésoderme et endoderme.
La doctrine constitutionnelle de Sheldon se sépare nettement de toutes les autres en ce sens que son auteur nie l’existence des types. Chaque individu participe, mais dans des proportions inégales, aux trois tendances décelables dans l’espèce humaine : l’ectomorphie qui, à la limite, serait représentée par le longiligne extrême ou l’asthénique des autres morphologistes ; la mésomorphie dont le caractère visible est représenté par des masses musculaires puissantes ; l’endomorphie qui, dans ses manifestations excessives peut être illustrée par le bréviligne, le pycnique ou le digestif de diverses classifications. Cependant, d’après Sheldon, aucune de ces tendances ne peut se manifester exclusivement chez un individu. Il cherche donc à estimer, par une méthode de notation conventionnelle complétée par quelques mesures prises sur des photographies, chacune des trois composantes ; chaque somatotype individuel est représenté par trois notes. Par un procédé semblable il détermine chez chaque sujet androgyne le niveau de féminité et de masculinité. Finalement il estime les trois tendances mentales corrélatives de chaque composante : la cérébrotonie liée à l’ectomorphie, la somatotonie liée à la mésomorphie et la viscérotonie liée à l’endomorphie.
W. H. Sheldon, médecin et psychologue américain (1942)
→ ectoderme, mésoderme, endoderme
[H4,Q1]
Shirodkar (technique de) l.f.
Shirodkar’s technique
Première méthode de cerclage chirurgical du col utérin proposée pour traiter la béance cervico-isthmique.
Par voie vaginale, après colpotomie, la vessie était refoulée vers le haut, puis une bandelette d’aponévrose est enroulée autour du col et nouée en avant.
Elle est maintenant remplacée par des techniques de simple faufilage d’un fil non résorbable dont le nœud, extravaginal, est coupé juste avant l’accouchement.
V. N. Shirodkar, gynécologue indien (1955)
Simonin (épreuve de) l.f.
ABO blood group typing
Méthode de détermination du groupe sanguin dans le système ABO qui consiste à provoquer l'agglutination d'hématies de groupes connus par le sérum inconnu.
C. Simonin, médecin français (1929)
Singh (index de) l.m.
Singh’s index
Résultat obtenu par analyse radiologique des travées osseuses du col du fémur pour évaluer l’ostéoporose d’un sujet.
La mesure de la perte osseuse consiste à dénombrer les systèmes trabéculaires du col fémoral qui disparaîtraient dans un ordre déterminé avec la progression de la perte osseuse. L’indice comprend une échelle de 5 niveaux répondant à la disparition progressive des diverses travées osseuses.
Cette méthode, peu reproductible, a perdu de son intérêt dans la mesure de la perte osseuse et est remplacée par l’ostéodensitométrie ; toutefois, elle permet une approche de l’architecture osseuse.
M. Singh, chirurgien orthopédiste indien (1972)
Syn. index trabéculaire du col fémoral