Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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uréthrocystofibroscope n.m.

urethrocystofibroscope

Endoscope souple destiné à l'exploration du canal uréthral et de la cavité vésicale.
L'extrémité de l'appareil est orientable, permettant de passer sans difficulté le coude de l'urèthre bulbomembraneux et d'explorer la totalité de la vessie et en particulier la région rétrocervicale, la rétrovision étant possible.

uréthrocystogramme n.m.

urethrocystogram

Image radiologique de la vessie et de l'urèthre obtenue par urographie intraveineuse ou par opacification rétrograde.

→ urographie intraveineuse, cystographie

uréthrocystographie mictionnelle l.f.

mictional urethrocystography

→ uréthrographie

uréthrocystographie permictionnelle l.f.

permictional urethrocystography

→ uréthrographie

uréthrocystographie rétrograde l.f.

retrograde urethrocystography

→ cystographie

uréthrocystographie rétrograde et mictionnelle l.f.

retrograde and voiding urethrocystography

Examen radiologique comprenant l'opacification de l'urèthre et de la vessie, d'abord par voie rétrograde en injectant le produit de contraste par le méat uréthral, puis antérograde permictionnelle.
Il donne une étude complète de la morphologie et de la dynamique de l'urèthre, de la région vésicoprostatique et de la vessie, permet la recherche d'un reflux vésico-urétéral et l'étude de l'évacuation vésicale. Il a les inconvénients d'une exploration rétrograde.

Sigle UCRM

→   cystographie rétrograde, uréthrographie rétrograde, uréthrographie

uréthrocystoscopie n.f.

urethrocystoscopy

Examen endoscopique couplant l'étude de la lumière du canal uréthral à celle de la cavité vésicale.
C'est l'examen endoscopique le plus courant en urologie.

uréthrocytogramme n.m.

urethrocytogram

Etude cytohormonale des cellules de l'urètre antérieur de la femme.

uréthrocytogramme n.m.

urethrocytogram

Etude cytohormonale des cellules de l'urètre antérieur de la femme.

uréthrogramme n.m.

urethrogram

Image radiologique de l'urèthre obtenue par le cliché permictionnel de l'urographie intraveineuse ou par opacification rétrograde.

→ urographie intraveineuse, cystographie

uréthrographie n.f.

urethrography

Examen radiographique de l'urèthre dont la lumière est opacifiée par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
Souvent couplée à celle de la vessie, elle nécessite une opacification qui peut être antérograde ou rétrograde. L'opacification peut être réalisée à la fin d'une urographie intraveineuse en faisant vider la vessie (urétrocystographie permictionnelle). De meilleures images sont obtenues par injection rétrograde du produit de contraste (urétrocystographie rétrograde) : des clichés sont pris pendant l'injection et lors de la miction.
Une autre technique consiste à réaliser en particulier chez l'enfant l'opacification de la vessie par cathétérisme sus-pubien, évitant ainsi les complications possibles de la voie rétrograde. Les clichés permictionnels permettent à la fois une étude fonctionnelle et morphologique de l'urètre et de la vessie.

→ uréthrographie mictionnelle, uréthrographie rétrograde, uréthrocystographie rétrograde et mictionnelle

uréthrographie mictionnelle l.f.

anterograde urethrography, voiding urethrography

Opacification uréthrale obtenue par le cliché permictionnel en fin d'urographie intraveineuse ou après cystographie (rétrograde ou de sécrétion).

→ urographie intraveineuse, cystographie

uréthrographie rétrograde l.f.

retrograde urethrography

Opacification de l'urèthre obtenue en injectant le produit de contraste radiologique par le méat uréthral.
Cet examen peut être techniquement délicat (mise en bonne place de l'extrémité de la sonde à bout olivaire dans le méat uréthral, difficulté due au spasme du sphincter strié). Il l'est particulièrement chez la femme et exige une technique spéciale (appareil de Truchot). Comme toute exploration urinaire rétrograde il comporte un risque infectieux. Il est contrindiqué en cas d'infection.

E. Chartier-Kastler, chirurgien urologue français (1992)

→ Truchot (appareil de)

uréthromanométrie n.f.

urethromanometry

Examen urodynamique enregistrant la pression intra-uréthrale du col vésical au méat uréthral.
Elle permet l'étude du tonus de l'urèthre et de la transmission abdomino-urétrale par sphinctérométrie statique au repos (étude de la pression de clôture) et sphinctérométrie dynamique lors des efforts de toux.
La mesure de la pression dans l'urèthre peut être faite à l'aide d'un microcapteur placé sur une sonde de petit calibre ou selon la méthode perfusionnelle qui consiste à mesurer la résistance à un écoulement à débit constant (méthode de Brown et Wickham). L'urèthre n'étant pas une cavité mais un canal à lumière virtuelle, la pression n'est pas la même sur toute sa longueur ; les valeurs s'inscrivent sur une courbe : le profil de pression uréthrale. La valeur la plus significative de la qualité de l'appareil sphinctérien est la pression uréthrale maximum, qui devient la pression de clôture quand on soustrait la pression vésicale (normalement 80 ± 30 cm d'eau). La réalisation de l'examen pendant un effort de toux enregistre des pics de pression simultanés dans l'urèthre et dans la vessie, dont le rapport d'amplitude exprime le "coefficient de transmission uréthrale" (normalement 90% à 100% chez la femme continente). La compliance uréthrale peut être évaluée en réalisant des profils de pression uréthrale avec des sondes de calibre croissant : un urèthre compliant doit supporter des sondes 20 Ch sans augmentation significative de la pression uréthrale maximum.
L'enregistrement continu de la pression uréthrale maximum et de la pression uréthrale permet le dépistage des instabilités uréthrales.

M. Brown, médecin et physicien et J. E. Wickham, chirurgien urologue britanniques (1969)

→ sphinctérométrie, profil de pression uréthrale, pression de clôture uréthrale

uréthropérinéal de l'homme (syndrome) l.m.

urethroperinéal syndrome of the man

→ syndrome uréthropérinéal de l'homme

uréthropexie n.f.

Syn. colpocervicopexie

→ colpocervicopexie

[M2]

Édit. 2018

uréthroplastie n.f.

urethroplasty

Intervention chirurgicale visant à réparer ou reconstituer l'urèthre.
Les techniques en sont très nombreuses et différentes selon la nature des lésions et le but poursuivi. L'on distingue les uréthroplasties destinées à la cure des rétrécissements uréthraux et celles qui sont spécifiques de la cure de l'hypospadias. Les techniques d'uréthroplastie peuvent faire appel à divers tissus de remplacement : muqueuse vésicale, parois vasculaires ; le plus utilisé est la peau. Elles peuvent nécessiter un ou plusieurs temps opératoires. Elles peuvent réclamer dans divers cas une dérivation urinaire transitoire d'amont. Chez la femme des uréthroplasties de remplacement partiel ou total sont possibles en utilisant soit un lambeau vaginal tubulé (voie basse) soit un lambeau vésical tubulé (opération de Tanagho).

E. A. Tanagho, chirurgien urologue américain (1969)

→ Tanagho (opération de), uréthroplastie cutanée, uréthroplastie pour hypospadias, rétrécissement uréthral, dérivation urinaire, uréthroplastie cutanée en deux temps, uréthroplastie cutanée en un temps

uréthroplastie cutanée l.f.

cutaneous urethroplasty

Technique d'uréthroplastie utilisant la peau pour réparer l'urèthre.
Les procédés d'uréthroplastie cutanée sont adaptés à la cure des rétrécissements uréthraux, à la restauration des pertes de substance uréthrale et à la reconstitution du segment uréthral manquant d'un hypospadias. Ils peuvent réclamer un ou plusieurs temps opératoires.

→ uréthroplastie cutanée en un temps, uréthroplastie cutanée en deux temps, uréthroplastie pour hypospadias, rétrécissement uréthral

uréthroplastie cutanée en deux temps l.f.

two-step cutaneous urethroplasty

Technique d'uréthroplastie cutanée effectuée en deux temps opératoires successifs, séparés de quelques semaines à quelques mois.
Destinées à la cure des rétrécissements uréthraux, ces techniques sont nombreuses mais s'inspirent en majorité de celle de Bengt-Johansson.
Le premier temps est la "mise à plat" de l'urèthre dans son segment rétréci. L'uréthrotomie longitudinale ouvre le plancher uréthral, et les berges du tissu uréthral réduit à une bandelette sont suturées à la peau du périnée, du scrotum ou du pénis, selon le niveau du rétrécissement. Ainsi sont créés deux orifices d'uréthrostomie, d'amont (par lequel se font les mictions) et d'aval.
Le second temps intervient quelques semaines ou mois plus tard, lorsque la cicatrisation est parfaite et souple, les orifices uréthraux vérifiés bien perméables. C'est le temps de réparation proprement dit.
L’uréthroplastie peut être effectuée :
- soit en confectionnant un tube cutané avec le plan des berges de la suture antérieure, tube recouvert par un deuxième plan cutané (procédé de Duplay) ;
- soit en constituant directement un plan cutané recouvrant la bandelette, comptant sur la régénération progressive de l'urèthre (procédé de Denis Browne); ce procédé, produisant un urèthre de moins bonne qualité, est quasi abandonné à l'heure actuelle ;
- soit, en arrière, par un lambeau scrotal (Gil-Vernet, Turner-Warwick).
Ces uréthroplasties cutanées en deux temps comportent moins de risques de désunion que les techniques en un temps et s'adaptent aux cas les plus graves, infectés ou étendus.

S. Duplay, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1880); B. Johanssen, chirurgien urologue suédois (1952) ; D. Browne, Sir, chirurgien britannique (1949) ; A. Gil-Vernet, chirurgien urologue espagnol (1995) ; R. Turner-Warwick, chirurgien urologue britannique (1988)

→ uréthroplastie pour hypospadias, Duplay (opération de), rétrécissement uréthral

uréthroplastie cutanée en un temps l.f.

one-step cutaneous urethroplasty

Technique de réparation uréthrale utilisant la peau et menée en un seul temps opératoire.
Des techniques, nombreuses et très diverses, sont destinées à la cure des rétrécissements uréthraux et de l'hypospadias. Dans la cure des rétrécissements uréthraux elles utilisent soit une greffe libre de peau totale, soit un lambeau cutané pédiculé vascularisé pris sur le prépuce, le fourreau cutané pénien ou le scrotum.

→ uréthroplastie pour hypospadias, rétrécissement uréthral

uréthroplastie distale l.f.

distale urethroplasty

→ uréthroplastie pour hypospadias

uréthroplastie pour hypospadias l.f.

hypospadias repair urethroplasty

Intervention chirurgicale visant à normaliser l'urèthre incomplet d'un hypospadias, dans la plupart des cas par uréthroplastie cutanée.
Les techniques d'uréthroplastie de réparation d'un urèthre hypospade sont multiples, et leur variété même rend compte des difficultés de cette chirurgie restauratrice et de ses résultats toujours un peu aléatoires.
Nous citons les principales techniques en fonction du siège du méat hypospade (elles ont toutes de nombreuses variantes) :
• uréthroplasties distales, technique d'Ombredanne : variété très particulière d'uréthroplastie distale utilisant le prépuce, abandonnée car de résultat trop inesthétique ;
• hypospadias antérieurs (péniens), techniques de :
- Mathieu : lambeau cutané pénien de retournement (très utilisée),
- Duckett : lambeau préputial pédiculisé,
- Barcat : tranchée balanique (peu utilisée),
- Chocholka-Marion : greffon cutané libre ou pédiculisé glissé dans un tunnel balanique ;
• hypospadias pénoscrotaux ou périnéaux :
- Duplay "d'avancement" reportant le méat dans la région pénienne,
- Leveuf : uréthroplastie cutanée en deux temps avec enfouissement de la verge dans le scrotum (le deuxième temps est le désenfouissement).

L. Ombrédanne, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1911) ; P. Mathieu, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1932) ; J. W. Duckett, chirurgien urologue américain (1981) ; J. Barcat, chirurgien pédiatrique français (1969) ; E. F. Chocholka, chirurgien tchèque (1923) ; G. Marion, chirurgien urologue français, membre de l’Académie de médecine (1921) S. Duplay, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1874), J. Leveuf, chirurgien pédiatrique français (1946)

→ hypospadias, Mathieu (opération de), Leveuf (opération de), Duplay (opération de)

uréthroraphie n.f.

urethrorraphy

Suture chirurgicale des parois de l'urèthre.
Il peut s'agir d'une simple suture longitudinale pour refermer une uréthrostomie, réparer une plaie uréthrale, ou après la cure d'une fistule. Plus souvent il s'agit d'une uréthroraphie terminoterminale, qui rétablit la continuité après une uréthrectomie segmentaire.

uréthrorragie n.f.

urethral discharge

Écoulement liquide par l'urèthre en dehors de la miction.
L'usage courant réserve ce terme aux écoulements sanguins. Ce symptôme caractérise alors un saignement d'origine uréthrale de siège sous-sphinctérien.

→ uréthrorrhée

uréthrorrhée n.f.

urethrorrhea

Écoulement liquide non sanguin par l'urèthre en dehors de la miction.
Le liquide est plus ou moins épais, filant, visqueux et peut représenter du pus, des sécrétions des glandes uréthrales ou de la prostate, une sécrétion anormale de la muqueuse uréthrale, s'accompagnant ou non de douleurs uréthrales. C'est un signe d'uréthrite, aigüe ou chronique, vénérienne ou non.

→ uréthrite aigüe, uréthrite chronique, prostate

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