urétérostomie cutanée l.f.
cutaneous ureterostomy
Abouchement de l'uretère à la peau en vue d'une dérivation urinaire externe définitive.
Il s'agit de la plus simple et la plus ancienne des techniques. Elle peut être uni ou bilatérale. Elle nécessite un appareillage par poches collées étanches ; elle peut être conçue avec ou sans sonde en place permanente. Elle est maintenant presque abandonnée en raison de ses inconvénients : sténoses fréquentes de l'abouchement urétérocutané, infection urétérorénale, lithiase, difficulté de cathétérisme pour le remplacement périodique des sondes d'urétérostomie, qui aboutissent trop souvent à la destruction rénale.
→ dérivation urinaire, urétérostomie, urétérostomie cutanée latérale, urétérostomie cutanée transiléale, urétérostomie cutanée transintestinale
urétérostomie cutanée latérale l.f.
lateral loop ureterostomy
Variante technique de l'urétérostomie cutanée surtout utilisée dans la chirurgie du méga-uretère de l'enfant, qui n'interrompt pas la continuité de l'uretère extériorisé et permet donc un rétablissement ultérieur de la continuité.
→ dérivation urinaire, urétérostomie
urétérostomie cutanée transiléale l.f.
trans-ileal cutaneous ureterostomy, Bricker's procedure
Technique d'urétérostomie cutanée transintestinale non continente utilisant un segment iléal.
Syn. opération de Bricker
→ dérivation urinaire, urétérostomie
urétérostomie cutanée transintestinale l.f.
trans-intestinal cutaneous ureterostomy, Bricker's procedure
Mode de dérivation urinaire externe abouchant les uretères dans un segment intestinal (iléal ou colique) isolé, lui-même abouché à la peau.
L'interposition d'un segment intestinal, dans la majorité des cas iléal (opération de Bricker), parfois sigmoïdien, a pour but la réduction à un seul orifice de la stomie cutanée ainsi plus facilement appareillable et mieux supportée par le malade, une meilleure protection contre l'infection, l'inutilité de sondes urétérales à demeure et donc une meilleure préservation de la fonction rénale, tous éléments de progrès par rapport à l'urétérostomie cutanée simple. Cette dérivation donne lieu à un écoulement continu des urines vers l'extérieur sauf dans le cas où un système de continence est chirurgicalement confectionné.
E.M. Bricker, chirurgien américain (1950)
→ Bricker (opération de), conduit colique, dérivation urinaire, dérivation urinaire continente, urétérostomie cutanée, urétérostomie cutanée transiléale
urétérostomie in situ l.f.
temporary ureterostomy in situ
Mode de drainage externe temporaire des cavités rénales par une sonde urétérale sortant à travers la paroi urétérale ou vésicale.
Il en existe deux variétés techniques, selon le niveau de l'intervention sur l'arbre urinaire. La sonde urétérale, avant de traverser la paroi musculaire et la peau, transperce soit la paroi de l'uretère lombaire, soit la paroi vésicale, la sonde intubant alors la jonction (ou l'anastomose) urétérovésicale. Ce mode de drainage, employé surtout après la chirurgie réparatrice de la voie excrétrice supérieure, a l'avantage de ne pas blesser le parenchyme rénal et de permettre une mobilisation précoce de l'opéré.
→ dérivation urinaire, urétérostomie
urétérotomie n.f.
ureterotomy
Incision chirurgicale ou endoscopique de la paroi urétérale.
Elle est pratiquée pour enlever un calcul ou un corps étranger, mettre en place un drainage ou enlever une lésion (pariétale ou endoluminale). Elle est généralement longitudinale, mais peut être transversale. Elle est réparée par urétéroraphie. Elle peut être réalisée de dedans en dehors par voie endoscopique (p. ex. pour incision d'un rétrécissement).
→ endo-urétérotomie, urétérolithotomie, urétérotomie extramuqueuse, lithiase urinaire
urétérotomie extramuqueuse n.f.
extramucosal ureterotomy
Incision chirurgicale longitudinale des tuniques musculaires de l'uretère, respectant la muqueuse, dans la cure d'un rétrécissement.
L'indication de cette intervention est devenue très rare, la cure des rétrécissements urétéraux faisant plutôt appel à des techniques endoscopiques, des résections segmentaires ou des urétéroplasties.
uréthralgie n.f.
urethralgia
Douleur sur le trajet de l'urèthre périnéal ou pénien, apparaissant parfois comme une névralgie isolée, parfois dans le cadre d'une uréthrite chronique ou d'un syndrome uréthropérinéal.
Étym. gr. ourêthra : urèthre
→ uréthrite chronique, uréthropérinéal de l'homme (syndrome)
urèthre n.m.
urethra (TA)
urethra
Conduit excréteur de la vessie, livrant passage à l'urine lors de la miction.
L'urèthre masculin (urethra masculina) est un conduit urogénital, livrant également passage au sperme lors de l'éjaculation. De longueur moyenne de 16 cm, c'est un conduit très extensible (pouvant atteindre un diamètre de 9 mm) ; il présente dans son trajet deux courbures et traverse successivement la prostate (partie prostatique), le diaphragme urogénital (partie membranacée), le corps spongieux (partie spongieuse) et s'ouvre à l'extrémité du gland du pénis. La paroi de l’urèthre est constituée de deux tuniques : la tunique musculaire avec une couche de strates circulaires dont participe le muscle sphincter interne de l’urèthre et des strates longitudinales ; la tunique muqueuse.
L'urèthre féminin (urethra femina) est beaucoup plus court (35 mm) et rectiligne. Il adhère à la paroi vaginale antérieure et s'ouvre dans la vulve par le méat ou ostium externe de l'urèthre. La paroi de l’urèthre est constituée de trois tuniques : la tunique musculaire avec une couche de strates circulaires dont participe le muscle sphincter interne de l’urèthre et des strates longitudinales ; la tunique spongieuse ; la tunique muqueuse avec les glandes uréthrales et les lacunes uréthrales
Étym. gr. ourêthra : urèthre
→ prostate, diaphragme urogénital, corps spongieux du pénis
urèthre féminin l.m.
urethra femina (TA)
female urethra
→ urèthre
urèthre intrapelvien de la femme l.m.
→ partie intramurale de l'urèthre féminin
urèthre masculin l.m.
urethra masculina (TA)
male urethra
→ urèthre
urèthre membraneux l.m.
→ partie membraneuse de l'urèthre masculin
urèthre pelvien de la femme l.m.
→ partie intramurale de l'urèthre féminin
urèthre prostatique l.m.
pars prostatica urethrae (TA)
prostatic urethra
Partie proximale de l'urèthre située dans la prostate.
Sa cavité présente sur la face postérieure une saillie verticale, la crête uréthrale, renflée à sa partie moyenne par le veru montanum, et longée de chaque côté par les sinus prostatiques.
Étym. gr. ourêthra : urèthre
Syn. partie prostatique de l'urèthre
→ prostate
urèthre spongieux l.m.
pars spongiosa urethrae (TA)
spongy urethra
Partie distale de l'urèthre masculin, qui traverse le corps spongieux, du bulbe à l'extrémité du gland.
Étym. gr. ourêthra : urèthre
Syn. partie spongieuse de l'urèthre
urèthre supérieur de la femme l.m.
→ partie intramurale de l'urèthre féminin
uréthrectomie n.f.
urethrectomy
Exérèse chirurgicale partielle, segmentaire ou totale de l'urèthre.
L'uréthrectomie est dite partielle si elle ne porte que sur une partie de la circonférence du conduit (p. ex. l'excision des tissus cicatriciels ou infectés pour la "mise à plat" d'un rétrécissement uréthral). L'uréthrectomie segmentaire enlève une fraction circulaire complète du canal (pour l'exérèse de rétrécissements ou lésions limitées) ; elle suppose ensuite une reconstruction par uréthroraphie ou uréthroplastie. L'uréthrectomie totale enlève le canal de la vessie au méat uréthral ; dans les deux sexes elle est réalisée souvent en complément d'une cystectomie, pour traiter une pathologie tumorale ; elle suppose une dérivation urinaire définitive en amont.
Étym. gr. ourêthra : urèthre
→ uréthroraphie, uréthroplastie
uréthrite n.f.
urethritis
Atteinte inflammatoire ou dystrophique de l’urèthre d’évolution aigue ou chronique.
Étym. gr. ourêthra : urèthre
→ uréthrite aigüe, uréthrite chronique, uréthrite sénile
uréthrite aigüe l.f.
acute urethritis
Infection uréthrale aigüe habituellement due à l'inoculation du méat et de l'urèthre distal par des germes pathogènes au cours des rapports sexuels, marquée par l'apparition d'un écoulement uréthral plus ou moins abondant, d'aspect variable selon le germe en cause, purulent ou séreux, associé à des douleurs uréthrales et souvent une dysurie.
L'uréthrite gonococcique, d'incubation courte (un à cinq jours) était la plus commune et le reste dans certains pays. Les uréthrites non gonococciques sont très fréquentes, d'incubation plus longue (une à trois semaines) dues à chlamydiae, mycoplasmes, trichomonas ; on observe également des uréthrites virales moins bien identifiées, des uréthrites à pyogènes, d'infection descendante, et des infections iatrogènes (uréthrites sur sonde).
Un traitement antibiotique adapté est habituel
Étym. gr. ourêthra : urèthre
→ Chlamydia trachomatis, gonocoque, Mycoplasma, Trichomonas vaginalis
uréthrite chronique l.f.
chronic urethritis
Infection chronique de l'urèthre marquée par des écoulements uréthraux intermittents, avec douleurs et dysurie.
Elle peut succéder à une uréthrite aigüe mal traitée, ou prend d'emblée une allure subaigüe récidivante. L'uréthrite postgonococcique, souvent surinfectée à d'autres germes, était la plus fréquente,. Cette évolution doit faire rechercher des facteurs locaux responsables de l'entretien de l'infection : rétrécissement uréthral, infection des glandes uréthrales, prostatite associée, diverticules. L'uréthrographie doit toujours être accompagnée d'une protection antibiotique. La présence de germes authentifie l'uréthrite chronique par rapport à de simples uréthralgies ou un syndrome uréthropérinéal. L'évolution peut néanmoins être longue et avoir un retentissement psychique.
Étym. gr. ourêthra : urèthre
→ uréthrite aigüe, rétrécissement uréthral, prostatite, diverticule de la voie excrétrice urinaire, uréthrographie, uréthralgie, uréthropérinéal de l'homme (syndrome)
uréthrite sénile n.f.
senile urethritis
Évolution atrophique de l'urèthre de la femme après la ménopause, liée aux facteurs hormonaux locaux.
Étym. gr. ourêthra : urèthre
uréthrocèle n.f.
urethrocele
Hernie de l'urèthre féminin faisant saillie dans le vagin, et par extension dans les deux sexes, diverticules ou poches sous-uréthrales parfois postinfectieuses.
uréthrocervicoptose n.f.
vesico-urethral ptosis
Trouble de la statique urinaire par déplacement en bas et en arrière de l'urètre et du col de la vessie, provoqué par des efforts de poussée.
uréthroconjonctivosynovial (syndrome) l.m.
urethroconjonctivosynovial (syndrome)
N. Fiessinger, médecin interniste français, membre de l'Académie de médecine et É. Leroy, médecin français (1916) ; H. Reiter, bactériologiste allemand (1916)