Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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tympanum n.m.

tympanum

→ caisse du tympan

Tyndall (effet) l.m.

Tyndall’s sign, flare

En ophtalmologie : trouble de l’humeur aqueuse lié à la présence de fines particules en suspension visibles à la lampe à fente.
Il est observé dans les uvéites antérieures, consécutif à la présence de grosses molécules protéiques. Au biomicroscope, la chambre antérieure n'est plus optiquement vide : la fente lumineuse a un aspect plus ou moins opalescent en raison de la diffraction de la lumière sur les molécules protéiques. C'est l'effet Tyndall et on dit qu'il y a un "tyndall" de la chambre antérieure.

J. Tyndall, ingénieur irlandais (1820-1893)

tyndallisation n.f.

tyndallization

Procédé utilisé pour stériliser des produits thermolabiles en les chauffant en dessous de 100°C pendant une heure, trois jours de suite.
Le premier chauffage est sensé détruire les cellules végétatives présentes, une incubation entre les périodes de chauffage permet aux spores de germer en donnant naissance à des cellules végétatives qui sont tuées par les chauffages suivants. La stérilité des produits tyndallisés doit être vérifiée.

typage de l'ADN l.m.

DNA typing

Identification d’un individus, réalisée à partir de la distribution de fragments d’ADN correspondant à des régions polymorphes du génome, préalablement séparés par électrophorèse sur gel d’agarose et révélés à l’aide de sondes nucléiques marquées.

→ sonde nucléique

[Q1]

Édit. 2018

typage tissulaire l.m.

tissue typing

Détermination du phénotype HLA.
Les produits des allèles de classe I (HLA-A et HLA-B) sont identifiés par un test de microlymphocytotoxicité en présence d’allo-antisérums ou d’anticorps monoclonaux de spécificité connue. Les allèles de classe II (HLA-DR et HLA-DQ) sont identifiés à l’aide de sondes nucléiques spécifiques (« oligotyping »).

type ampullaire du pelvis rénal l.m.

typus ampullaris pelvis renalis (TA)

ampullary type of renal pelvis

→ pelvis rénal

type dendritique du pelvis rénal l.m.

typus dendriticus pelvis renalis (TA)

branching type of renal pelvis

→ pelvis rénal

typhique (bacille) l.m.

typhoid bacillus

Bacille à Gram négatif, mobile, de la famille des Enterobacteriaceae, responsable de la fièvre typhoïde.

C. Eberth, bactériologiste allemand (1880)

Syn. Salmonella enterica typhi, bacille d’Eberth

typhlopexie n.f.

typhlopexy

Étym. gr.tuphlos : caecum, pêxis : fixation

Syn. cæcopexie, cæcofixation

→ cæcopexie

typhlostomie n.f.

typhlostomy

Étym. gr.tuphlos : caecum, stoma : bouche

→ cæcostomie

typhobacillose n.f.

typhobacillosis

Forme grave de primo-infection tuberculeuse, décrite par Landouzy et dont les signes cliniques, par leur gravité (fièvre élevée), évoquent ceux de la fièvre typhoïde.

L. Landouzy, médecin français, membre de l’Académie de médecine (1882)

typhoïde (fièvre) l.f.

typhoid fever

→ fièvres typhoïde et paratyphoïdes

typhoïdique adj.

typhoidic

Qui se rapporte à la fièvre typhoïde.

typhus n.m.

typhus

Maladie infectieuse endémo-épidémique, due à Rickettsia prowazeki, transmise par les déjections virulentes du pou.

Étym. gr. τυφος : stupeur

→ typhus exanthématique

typhus à poux l.m.

louse-borne typhus

Syn. typhus exanthématique

→ typhus exanthématique

typhus à puces de Californie l.m.

California flea-borne typhus, flea-borne spotted fever

Syn. pseudotyphus de Californie

→ Rickettsia felis

typhus à tiques de Tasmanie l.m.

Tasmania tick-typhus

Syn. fièvre boutonneuse des îles Flinders

→ fièvre boutonneuse des îles Flinders

typhus à tiques de Thaïlande l.m.

thai tick typhus

→ fièvre boutonneuse des îles Flinders

typhus à tiques du Queensland l.m.

Queensland tick typhus

→ fièvre à tiques du Queensland

typhus de Sao Paulo l.m.

San Paolo’s typhus

→ fièvre pourprée

typhus des broussailles l.m.

scrub typhus

Rickettsiose asiatique à Orientia tsutsugamushi, transmise à l'Homme par la piqûre de larves d’acariens du genre Leptotrombidium  (famille des Trombididae), le réservoir de germes étant constitué de divers rongeurs.
Après une incubation d'une dizaine de jours, la maladie se manifeste par un état fébrile, des céphalées, des myalgies, une escarre d'inoculation, puis apparaît une éruption cutanée maculeuse généralisée, une polyadénopathie, parfois des signes digestifs (diarrhée) et des troubles de la conscience. On note souvent une hépatosplénomégalie. Des complications cardiaques, rénales ou pulmonaires peuvent survenir. Le pronostic peut être grave en l’absence d'antibiothérapie (létalité pouvant atteindre 30% dans certains foyers). De nombreux sérotypes de la bactérie existent, dont la pathogénicité pour l'Homme est très variable. La fièvre fluviale du Japon s’observe par foyers en Asie du Sud-Est, du continent indien à l'Indonésie, en Chine, en Sibérie orientale, au Japon, en Nouvelle Guinée et dans le nord de l'Australie. L'incidence de la maladie est élevée dans certaines régions. Elle peut être saisonnière et sévir toute l'année suivant les climats locaux. Chez les Leptotrombidium vecteurs, la larve, seul stade hématophage, ne prend qu'un seul repas de sang ; la transmission verticale est donc la règle et le réservoir de germes est constitué par les acariens eux-mêmes. Les hôtes habituels de ces acariens sont des rongeurs ; l'Homme n'est qu'un hôte accidentel.

Syn. scrub typhus, fièvre fluviale du Japon, tsutsugamushi, typhus tropical

typhus endémique l. m. 

endemic typhus

Syn. typhus murin

→ typhus murin

typhus épidémique l.m.

epidemic typhus

Syn. typhus exanthématique

→ typhus exanthématique

typhus exanthématique l.m.

exanthematic typhus, epidemic typhus, louse-borne typhus, jail fever

Rickettsiose grave, potentiellement cosmopolite, due à Rickettsia prowazekii, spécifique de l'Homme, transmise par les déjections des poux de corps.
Succédant à une incubation silencieuse d'une semaine, la maladie a un début brutal, marqué par une fièvre élevée, un frisson solennel, des céphalées intenses et des myalgies. La phase d’état associe un syndrome infectieux sévère avec tuphos à un exanthème rosé, maculopapuleux, devenant purpurique et généralisé (sauf à la face, aux paumes et aux plantes), à une hypotension. Une atteinte méningée (délire, coma), une pneumopathie, sont fréquentes, de même que des complications cardiaques (myocardite), neurologiques (hémiplégie, myélite, névrite), rénales, etc. En l’absence de traitement, la mortalité est de l'ordre de 30% mais la guérison, lorsqu'elle survient, est totale. Sous antibiothérapie (doxycycline), l'évolution est habituellement favorable. Des résurgences tardives, beaucoup moins sévères, peuvent s'observer ; elles sont désignées sous le nom de maladie de Brill-Zinsser.
Responsable autrefois d'énormes épidémies apparaissant préférentiellement l'hiver, dans le sillage des guerres ou des grandes migrations de populations, le typhus exanthématique est toujours observé dans certains pays, notamment en Afrique, dans des populations en situation précaire (prisons, camps de réfugiés etc.). Ce sont les déjections des poux infectés qui sont contaminantes à la faveur des lésions de grattage ou par voie muqueuse ; ces déjections restent infectantes durant de très longues périodes dans les poussières, ce qui explique les contaminations par aérosol. Le réservoir est humain. La prévention repose sur la lutte contre les poux et l'hygiène corporelle. Il n'existe aujourd'hui aucun vaccin pour protéger les populations.

N. E. Brill, médecin interniste amércain (1910) ; H. Zinsser, bactériologiste américain (1934)

Syn. typhus épidémique, typhus à poux, typhus historique

→ rickettsiose, Rickettsia prowazekii, pou, tuphos, Brill-Zinsser (maladie de)

[D1]

Édit. 2019

typhus historique    l.m. 

epidemic typhus

Syn. typhus exanthématique

→ typhus exanthématique

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