tumeur nécrosée l.f.
tumeur ovarienne à stroma fonctionnel l.f.
endocrine stromal tumor of the ovary
Tumeur de Brenner, tumeur de Krukenberg, ou kyste mucoïde dont le stroma sécrète des œstrogènes ou des androgènes.
F. Brenner, anatomopathologiste allemand (1907) ; F. E. Krukenberg, anatomopathologiste allemand (1896)
Étym. lat. tumor : gonflement
tumeur papillaire l.f.
tumeur papillaire de vessie l.f.
papillary bladder tumor
Localisation la plus fréquente des tumeurs urothéliales. Souvent multiples elles peuvent revêtir tous les degrés de gravité, allant des tumeurs les plus bénignes, dites superficielles, au cancer infiltrant.
De multiples classifications histologiques ont été proposées. Les facteurs carcinogènes les mieux identifiés sont certains colorants à base d'amilène et le tabac. Véritable maladie de l'ensemble de la paroi vésicale, l'évolution est spontanément multifocale et récidivante ; un quart des tumeurs initialement superficielles évolueront vers l'infiltration.
Le traitement des tumeurs superficielles est endoscopique (résection, électrocoagulation), ou a recours à la BCG-thérapie ou la chimiothérapie endovésicales. Le traitement des tumeurs infiltrantes est celui des cancers de vessie.
A. C. Broders Sr, anatomopathologiste américain (1922), V. F. Marshall, chirurgien urologue américain (1952), H. J. Jewett, chirurgien urologue américain (1952), J. Chomé, anatomopathologiste français (1957), J. N. Eble, anatomopathologiste américain (2004) pour la WHO/ISUP classification of tumors of urinary tract.
Étym. lat. tumor : gonflement
Syn. papillome vésical, , polype de vessie
tumeur para-pharyngée l.f.
tumor of parapharyngeal space
Tumeur développée en dehors des muscles pharyngés.
Elle est visible dans le pharynx lorsqu’elle en refoule la paroi. Elle peut intéresser trois espaces : l’espace pré-stylien, l’espace rétro-stylien et l’espace rétro-pharyngé. La tomodensitométrie éventuellement complétée par l’IRM, l’angiographie, objectivent la tumeur en précisent la topographie et les rapports avec les organes de voisinage. Le traitement de ces tumeurs est chirurgical par un abord cervical parfois associé à un abord pharyngé.
Étym. lat. tumor : gonflement
tumeur perlée de Cruveilhier l.f.
Forme limitée de cholestéatome de l’oreille.
J. Cruveilhier, anatomopathologiste français, membre de l’Académie nationale de médecine (1791-1874)
[P1]
tumeur phyllode du sein l.f.
phyllod tumor of the breast
Tumeur rare du tissu conjonctif périductal mammaire, proche du fibroadénome, le plus souvent bénignes (60 à70%).
Les formes malignes (sarcomes phyllodes) sont considérées comme des sarcomes primitifs du sein.
La tumeur phyllode est caractérisée par son développement épithélial foliaire, intra-canaliculaire rapide et récidivant qui impose un traitement chirurgical complet, souvent étendu.
Elle est plus fréquente chez la femme en activité génitale et au cours de la grossesse que chez la femme ménopausée.
En fonction de la combinaison de 6 caractères histopathologiques (limitation de la tumeur, cellularité, atypies cellulaires, nombre de mitoses, prédominance de la composante conjonctive, présence d’une composante hétérologue maligne), les tumeurs phyllodes sont classés en trois catégories : bénignes, « borderline » et malignes.
Étym. grec. phyllos : feuille ; lat. tumor : gonflement
[F2,F5]
Édit. 2018
tumeur praevia l.f.
tumor praevia
Formation solide ou liquide à développement pelvien qui, au cours de la grossesse, se projette au contact ou en regard du pôle inférieur du fœtus, p. ex. une tumeur de l'ovaire ou un fibrome prævia.
Une tumeur prævia est une indication à la césarienne car elle empêche l'engagement du fœtus dans le petit bassin et l'accouchement.
tumeur pseudo-papillaire et solide du pancréas (TPPS) l.f.
pseudo-papillary tumor and solid of pancreas
Tumeur très rare, potentiellement maligne, qui se voit chez la femme jeune entre 20 et 30 ans et peut aussi s’observer chez l’enfant.
C’est une tumeur souvent volumineuse, plus de 5 cm, pouvant atteindre 25 cm de diamètre, siégeant préférentiellement sur le corps et la queue du pancréas. La TPPS se manifeste habituellement par l’apparition progressive d’une masse de l’hypocondre gauche, avec ou sans douleurs abdominales. C’est une masse solide associant à des degrés divers des calcifications, des zones d’hémorragie et de nécrose qui expliquent l’aspect pseudokystique des TPPS. Au scanner, c’est une tumeur arrondie, bien limitée, avec une capsule contenant des calcifications dans 30 % des cas. Après injection de produit de contraste, il existe un rehaussement de la lésion qui délimite mieux les zones kystiques. La TPPS est une tumeur d’évolution lente à malignité atténuée. La biopsie de cette tumeur ne doit pas être réalisée, en raison du risque d’essaimage sur le trajet de ponction. Une exérèse pancréatique réglée est nécessaire du fait du caractère potentiellement malin.
Étym. lat. tumor : gonflement
Syn. tumeur de Frantz
tumeur royale l.f.
Appellation attribuée à la plus volumineuse des tumeurs cutanées, à condition qu'elle soit très importante, d'un sujet atteint de neurofibromatose de vonRecklinghausen
F.von Recklinghausen anatomopathologiste allemand (1882)
Étym. lat. tumor : gonflement
→ neurofibromatose de Reckinghauseun
tumeur sableuse de Virchow l.f.
R. L. Virchow anatomopathologiste allemand (1863)
Syn. endothéliome méningé
[F5, H1, H2]
Édit. 2020
tumeur sacrococcygienne l.f.
sacro-coccygian tumor
Tumeur à tissus embryonnaires multiples extériorisée au niveau du périnée postérieur et de la fesse du nouveau-né.
Son volume est très variable, parfois très important avec un prolongement abdominal. En principe bénigne, elle peut dégénérer sur un mode grave. Le traitement repose sur une exérèse complète après la naissance ; il peut être difficile lorsque le volume est important. Le diagnostic peut être fait par échographie prénatale.
Étym. lat. tumor : gonflement
Syn. dysembryome
tumeur secondaire l.f.
tumeur stromale l.f.
stromal tumor
Tumeur bénigne, maligne ou à la limite de la malignité, développée aux dépens du tissu conjonctif ou mésenchyme.
Dans la pratique, on réserve plutôt ce terme aux tumeurs prenant naissance à partir des éléments conjonctifs plus ou moins différenciés formant la trame ou le support de certains parenchymes ou de certains organes. C'est ainsi que l'on reconnaît des tumeurs stromales gastriques, intestinales, mammaires, endométriales, ovariennes, testiculaires. Certaines d'entre elles peuvent posséder des caractères soit histologiques permettant de les identifier comme léiomyome, neurofibrome, schwannome, soit fonctionnels, endocrines, particulièrement responsables de manifestations cliniques en relation avec l'origine histogénétique de la prolifération cellulaire (tumeur du stroma gonadique des ovaires et des testicules).
L’emploi de ce terme est plutôt déconseillé
tumeur stromale gastro-intestinale l.f.
Tumeur mésenchymateuse responsable d’hémorragies digestives souvent occultes, caractérisée par une prolifération de cellules fusiformes ou plus rarement épithélioïdes pouvant se développer à partir de tous les segments du tube digestif, surtout de l’estomac et de l’intestin grêle, exceptionnellement du mésentère et du péritoine.
Cette tumeur mésenchymateuse dérive des cellules de Cajal (responsables de la motricité intestinale) ou d’un précurseur, typiquement de phénotypes KIT+ et DOG+, présentant très fréquemment une mutation activatrice des gènes codant pour les récepteurs tyrosine-kinase KIT ou PDGFRA. Avec une incidence voisine de quinze cas pour 1000000 habitants, par an, cette affection qui est la plus fréquente des tumeurs mésenchymateuses digestives, représente moins de 1% de l’ensemble des sarcomes. L’âge médian de la survenue des GIST varie entre 55 et 65 ans et rarement avant 40 ans ; le sexe ratio est de 1/1. Leur traitement, lorsqu’elles sont localisées, est essentiellement chirurgical, mais elles ont grandement bénéficié du traitement par les inhibiteurs de tyrosine kinase qui ont transformé leur pronostic autrefois redoutable. L’efficacité de cette thérapeutique est conditionnée en partie par la nature des mutations.
S. Ramón y Cajal, anatomopathologiste espagnol, membre de l'Académie de médecne, prix Nobel de médecine de 1906 (1852 - 1934 ) ; J. B. Bachet, onco-épidémiologiste français (2013)
Étym. lat. tumor : gonflement
Sigle GIST
→ Cajal (cellule de), imatinib, KIT, PDGFRA gene, BRAF gene, tyrosine kinase, tyrosine kinases (inhibiteurs des)
[ F2, L1, Q1,]
Édit. 2019
tumeur sucre l.f.
tumeur superficielle de vessie l.f.
superficial bladder tumor
Se dit d'une tumeur papillaire de vessie dont l'extension pariétale ne dépasse pas le chorion de la muqueuse.
Bien que pouvant montrer une tendance invasive, une telle tumeur est considérée en France comme non infiltrante et donc à classer dans la zone bénigne.
A.C. Broders Sr, anatomopathologiste américain (1922), V. F. Marshall, cirurgien urologue américain (1952), H. J. Jewett, chirurgien urologue américain (1952), J. Chomé, anatomopathologiste français (1957), J. N. Eble, anatomopathologiste américain (2004) pour la WHO/ISUP classification of tumors of urinary tract.
Étym. lat. tumor : gonflement
tumeur thymique l.f.
thymic tumor
Tumeur développée à partir des structures thymiques regroupant les thymomes lymphoépithéliaux, les carcinomes thymiques, les carcinoïdes thymiques, les thymolipomes, les kystes thymiques.
Étym. lat. tumor : gonflement
→ thymomes lymphoépithéliaux, cancer du thymus les carcinoïde thymique, thymolipome, kyste thymique
tumeur thyroïdienne à cellules de Hürthle l.m.
Hürthle’s cells tumor
Expression abandonnée dans la littérature médicale francophone au profit de tumeurs à cellules oncocytaires ou oxyphiles, mais reste très usité dans le littérature anglosaxonne.
K. Hürthle, histologiste allemand (1894)
tumeur thyroïdienne médiastinale l.f.
mediastinal thyroid tumor
Tumeur issue deoncocytaire la glande thyroïde siégeant dans le médiastin supérieur, bénigne dans plus de 90% des cas.
On distingue les goitres cervicomédiastinaux, dits plongeants, d'origine cervicale, et les goitres autonomes rarissimes. Les goitres thoraciques peuvent être asymptomatiques ou révélés par des signes cliniques à type de compression plus souvent trachéale qu'œsophagienne. La radiographie standard, la tomodensitométrie thoracique et la scintigraphie thyroïdienne permettent de confirmer la présence d'une masse thyroïdienne médiastinale.
Étym. lat. tumor : gonflement
→ goitre endothoracique vrai, goitre plongeant
tumeur trichogénique annexielle l.f.
trichogenic adnexal tumor
Tumeur bénigne peu fréquente dérivée de la matrice pilaire, survenant chez l'adulte, siégeant principalement sur la face et le cuir chevelu, se présentant comme un nodule souscutané jaunâtre qui augmente lentement de volume, et située dans le derme profond et l'hypoderme. Elle est composée de travées épithéliales réticulaires ou cribriformes présentant des ébauches de différenciation pilaire, associées à un tissu conjonctif fibreux plus ou moins dense. La tumeur est subdivisée en trichoblastome, dans lequel la composante épithéliale prédomine, et en fibrome trichoblastique lorsque la prolifération est mixte, épithélioconjonctive. La lésion est bénigne et fixe. Son traitement consiste en l'exérèse chirurgicale.
J. T. Headington et A. J. French, dermatopathologistes américains (1962)
tumeur trophoblastique du site d'implantation placentaire l.f.
trophoblastic tumor of the placental site
Prolifération du trophoblaste dans le myomètre et les vaisseaux utérins, dont les cellules rappellent le sarcome léiomyoblastique.
Elle est révélée par des métrorragies ou une aménorrhée, une augmentation de volume de l’utérus, et la présence d’un taux élevé d’HCG dans le sang. L’hystérectomie est le seul traitement efficace.
Étym. lat. tumor : gonflement
tumeur tubulopapillaire du rein l.f.
papillary renal cell adenoma, papillary renal cell carcinoma
Variété de tumeur rénale primitive qui a pour origine les cellules des tubes contournés distaux ou les reliquats métanéphriques, et, bien que d'aspect clinique très voisin de l'adénocarcinome, s'en distingue par des caractères micromorphologiques, cytochimiques et génotypiques.
Ces tumeurs sont souvent bilatérales et multifocales. Leur malignité est variable, allant de l'adénome au carcinome, et leur pronostic meilleur que celui de l'adénocarcinome à cellules claires. C'est le type histologique le plus fréquent chez les hémodialysés ayant développé une dysplasie multikystique acquise.
Étym. lat. tumor : gonflement
tumeur urothéliale l.f.
urothelial tumor
Tumeur épithéliale développée aux dépens du revêtement muqueux de la voie excrétrice urinaire, englobant donc tumeurs calicielles, pyéliques, urétérales, vésicales et uréthrales.
Ces tumeurs sont en majorité paramalpighiennes, dites de type transitionnel, quelques-unes sont malpighiennes (épidermoïdes).
Toutes ces tumeurs ont des caractéristiques communes quelle que soit leur localisation, dues à leur origine commune : tendance multifocale et récidivante, degrés de bénignité et malignité très divers. Les différences tiennent à l'environnement viscéral, et donc à l'accessibilité des moyens diagnostiques et thérapeutiques.
Étym. lat. tumor : gonflement
→ cancer du rein, cancer de la vessie, urothélium
tumeur varicocèle du sein l.f.
plasmocytic mastitis