Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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tumeur germinale maligne non séminomateuses du médiastin l.f.

germinal cell neoplasm except seminoma, extra gonadal germ cell tumor

En fonction de l'embryogénèse, on distingue les tumeurs différenciées extra-embryonnaires telles que les choriocarcinomes et les mésoblastomes et les carcinomes embryonnaires tels que les tératomes malins immatures.
La majorité de ces tumeurs sont secrétantes. Schématiquement, les choriocarcinomes ont un taux élevé de bêta-HCG et les tératomes un taux élevé d'alpha-fœtoprotéine. En l'absence de marqueurs élevés, un diagnostic histologique s'impose par biopsie chirurgicale. Le traitement associe chimiothérapie, radiothérapie et chirurgie.
Le pronostic de la localisation médiastinale des tumeurs germinales malignes non séminomateuses est beaucoup plus sévère que celui de leurs localisations testiculaires.

Étym. lat. tumor : gonflement

→ choriocarcinome germinal tératomateux, tératomes malins du médiastin, tumeur vitelline maligne

tumeur glandulaire myoépithéliale l.f. (obsolète)

Variété d'hidradénome nodulaire contenant de nombreuses cellules claires, riches en glycogène et correspondant à l'ancien myoépithéliome à cellules claires de Lever.

W. F. Lever dermatologiste américain (1949)

Étym. lat. tumor : gonflement

tumeur glomique cutanée l.f.

en d'autres endroits du corps et dérivant du glomus neuro-myo-artériel de Masson qui fait communiquer

directement une artériole terminale avec des veinules sans interposition de capillaires.
L'examen histologique montre qu'elle est entourée d'une mince capsule fibreuse et composée de vaisseaux
de tous calibres, bordés de leur endothélium, à paroi épaisse comportant plusieurs couches de
cellules éosinophiles à cytoplasme clair et noyau très chromatique dites cellules "épithélioïdes" de
Masson. Ces cellules, dont le microscope électronique a révélé la nature musculaire et donc
contractile, forment également des travées indépendantes des vaisseaux. Dans certains cas,
la composante vasculaire l'emporte, réalisant la forme angiomateuse. Des fibres amyéliniques,
mises en évidence par des colorations adéquates, parsèment le tissu interstitiel qui est œdémateux
et parfois mucoïde. Il existe des cas à lésions multiples réalisant alors une glomangiomatose plus ou
moins disséminée : le diagnostic différentiel avec le blue rubber bleb naevus ou syndrome de
Bean peut alors être difficile et repose sur la recherche d'hémangiomes digestifs caractéristiques
de ce syndrome.

P. Masson, anatomopathologiste français, membre de l’Académie de médecine (1924) ; O.T. Bailey, anatomopathologiste américain (1935)

Étym. lat. tumor : gonflement, glomus : pelote

Syn. angioneuromyome (obs.), glomangiome de Bailey

tumeur glomique pulmonaire et médiastinale l.f.

glomus tumor of lung and mediastinum, glomangioma

Tumeur bénigne développée à partir du glomus neurovasculaire de Masson, très rare au niveau du poumon et du médiastin.
Ce sont de petites tumeurs asymptomatiques découvertes chez l'adulte. Elles peuvent siéger au niveau de la trachée, des poumons et des carrefours artérioveineux. Elles sont superposables aux autres tumeurs glomiques, faites de cavités vasculaires bordées par un endothélium régulier, un amas de petites cellules issues de cellules lisses peu différenciées.

P. Masson, anatomopathologiste  français, membre de l’Académie de médecine (1924)

Étym. lat. tumor : gonflement, glomus : pelote

tumeur indifférenciée l.f.

→ anaplasie

tumeur infiltrante de vessie l.f.

infiltrating bladder tumor

→ vessie (cancer de)

tumeur intracanalaire papillaire mucineuse du pancréas (TIPMP) l.f.

papillary intraductal tumor mucinous of pancreas

La tumeur intracanalaire papillaire et mucineuse du pancréas, de haut potentiel de malignité naît des cellules qui tapissent les canaux pancréatiques et secrètent une quantité importante de mucus à l’origine d’une dilatation ou d’une obstruction des canaux pancréatiques.
Elle peut toucher tout ou partie du système pancréatique, le canal pancréatique principal (canal de Wirsung) ou les canaux secondaires ou les deux.
Les progrès dans la qualité de l’IRM font que ces lésions sont découvertes de plus en plus fréquemment. La TIPMP peut être rencontrée fortuitement (dans plus de 50 % des cas) ou à l’occasion de crises de pancréatite aigüe, les bouchons de mucus obstruant le canal pancréatique. Ce peut être au stade de tumeur maligne du pancréas, la TIPMP ayant un potentiel élevé de dégénérescence (15 % si la maladie concerne les canaux secondaires à 50 % si elle touche le canal principal).
L’imagerie initiale doit réunir les éléments diagnostiques : communication des lésions kystiques avec les canaux pancréatiques (caractère essentiel qui permet de différentier les TIPMP des autres lésions kystiques du pancréas qui sont non communicantes), présence de bourgeons et caractère multifocal des lésions. Dans 30 % des cas, il est possible de visualiser la béance papillaire avec issue de mucus.

Étym. lat. tumor : gonflement

tumeur juxtaglomérulaire l.f.

juxta glomerular tumor

Tumeur mésenchymateuse bénigne du rein dont la particularité est de sécréter la rénine, et d'être ainsi cause d'hypertension artérielle.
Ces tumeurs souvent de petite taille sont de siège cortical, bien circonscrites ou encapsulées. Leur exérèse avec conservation rénale est possible et guérit l'hypertension.

Étym. lat. tumor : gonflement

→ rénine

tumeur lympho-épithéliale l.f.

mixed tumor of the skin

→ tumeur épithélio-lympho-histiocytaire

tumeur maligne conjonctive l.f.

→ sarcome

tumeur maligne d'Abrikossof l.f.

malignant granular cell tumor

Tumeur maligne rare, survenant chez l'adulte jeune, siégeant habituellement à la tête ou au cou, se manifestant comme une masse profonde, souvent douloureuse, à croissance rapide, et dont la structure histologique, qui rappelle celle de la forme bénigne de la tumeur, s'en différencie par la présence d'atypies nucléaires et de mitoses.
Au cours de l'évolution les métastases régionales et viscérales sont fréquentes. Le pronostic est sévère. Le traitement consiste en l'ablation chirurgicale, suivie éventuellement par une chimiothérapie appropriée.

A.I. Abrikossof, anatomopathologiste russe (1875-1955)

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. myoblastome granulocellulaire malin, tumeur granulocellulaire maligne

tumeur maligne épithéliale l.f.

→ carcinome

tumeur mésenchymateuse maligne l.f.

→ sarcome

tumeur mésonéphroïde de l'ovaire l.f.

 mesonephroid tumor of the ovary

Tumeur maligne solide du revêtement épithélial de l'ovaire, formée de proliférations papillaires dont les structures rappellent l'hypernéphrome du rein et dont certaines cellules sont comparées à des clous de tapissier à grosse tête.

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. mésonéphrome, tumeur à cellules claires de l'ovaire

→ cancer de l'ovaire

tumeur mixte l.f.

mixed tumor

Tumeur faite d'éléments épithéliaux dispersés dans une matrice mucoïde et cartilagineuse, voire osseuse.
Si l'on met de côté les tumeurs mixtes müllériennes, cette dénomination ancienne d'une forme de tumeur des glandes salivaires tend à être remplacée par celle d'adénome pléomorphe.

Étym. lat. tumor : gonflement

tumeur mixte de la parotide l.f.

→ adénome pléomorphe

tumeur mixte de la peau l.f.

et conjonctive, alors qu'il s'agit d'une prolifération épithéliale glandulaire dont le stroma subit un remaniement myxoïde, chondroïde

voire ostéoïde plus ou moins accentué.

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. tumeur à stroma remanié

→ syringome chondroïde

tumeur mixte des glandes salivaires l.f.

→ adénome pléomorphe

tumeur mixte du testicule l.f.

mixed cell type testicular tumor

Tumeur maligne du testicule associant plusieurs types histologiques.
La forme la plus fréquente est le tératocarcinome. Du tissu séminomateux peut également être présent. D'autres combinaisons sont possibles, mais demeurent très rares.

Étym. lat. tumor : gonflement

→ cancer du testicule

tumeur mixte mésodermique l.f.

→ tumeur mixte müllérienne

tumeur mixte mésodermique de l'ovaire l.f.

mixed mesonephroid tumor of the ovary

Tumeur endométrioïde maligne de l'ovaire contenant des plages de métaplasie malpighienne.

Étym. lat. tumor : gonflement Syn. mülléroblastome de l'ovaire

tumeur mixte mésodermique maligne l.f.

malignant mixed mesodermal tumor

→ tumeur mixte müllérienne

tumeur mixte müllérienne l.f.

mixed mullerian tumor

Tumeur du tractus génital féminin dérivé du canal de Müller et du canal de Wolff, composée d'un mélange d'éléments épithéliaux, glandulaires, et mésenchymateux homologues du tissu conjonctif de soutien de l'organe dans lequel se développe la tumeur, ou au contraire hétérologues.
On pense généralement qu'elle se développe à partir d'une lignée cellulaire totipotente provenant du tissu müllérien. Certaines de ces tumeurs sont bénignes (adénofibrome müllérien de l'endomètre) ; mais la plupart sont des tumeurs malignes : adénosarcomes (utérin et ovarien, homologues et hétérologues, à composante glandulaire bénigne), carcinofibrome müllérien à composante mésenchymateuse bénigne, tumeur müllérienne mixte maligne ou carcinosarcome, ou tumeur mixte mésodermique maligne, ou mülléroblastome, (faite d'un mélange de contingents carcinomateux et sarcomateux, homologues et hétérologues : tissu musculaire lisse ou strié, cartilage, os, tissu adipeux).

Étym. lat. tumor : gonflement

tumeur mixte müllérienne maligne l.f.

mixed mullerian malignant tumor of the ovary

Carcinosarcome de l’utérus à double composante épithéliale et conjonctive.
Insensible à la radiothérapie et à la chimiothérapie, son évolution est souvent rapidement mortelle malgré l’hystérectomie.

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. tumeur mésodermique maligne mixte de l’utérus

tumeur myofibroblastique inflammatoire du poumon l.f.

inflammatory pseudotumor of lung

Lésion nodulaire composée de cellules inflammatoires lymphocytaires et surtout plasmocytaires, de macrophages chargés de lipides et de cellules conjonctives myofibroblastiques.
Son histogénèse n'est pas déterminée. Habituellement bénigne, elle peut être localement invasive sur les bronches et sur la plèvre.
Elle se voit surtout dans la première partie de la vie, révélée parfois par des signes infectieux. Ailleurs, c'est une découverte d'examen radiographique. Le nodule radiologique est homogène, bien circonscrit, contenant des calcifications parfois. L'évolution est lente. Le diagnostic est souvent post-opératoire sur l'examen histopathologique de la pièce.
Selon la prédominance du type histologique dans cette tumeur composite, de nombreux noms lui ont été donnés.

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. plasmocytome, histiocytome, xanthome, tumeur à mastocytes, granulome histiocytaire, pseudotumeurs inflammatoires

→ xanthome pulmonaire

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