Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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tumeur du sac de yolk l.f.

yolk’s sack tumour

Variété infantile de carcinome embryonnaire du testicule.
C'est la tumeur testiculaire la plus fréquente du nourrisson et de l'enfant, mais elle peut être observée chez l'adulte. La tumeur peut être volumineuse, homogène, jaunâtre et mucoïde ; le taux d'alpha-foetoprotéine (AFP) est élevé. Elle est lymphophile et hématogène. Chez l'enfant le pronostic est meilleur avant l'âge de deux ans.

Syn. orchidoblastome, orchioblastome, tumeur vitelline

→ tumeur du sinus endodermique, alpha-foetoprotéine

tumeur du sac vitellin l.f

yolk sac tumor

Tumeur germinale placentaire, apparaissant comme la complication d’un tératome  siégeant sur l’axe rachidien, surtout sur son extrémité sacro-coccygienne et sur le testicule (presque jamais sur l’ovaire).
L’extériorisation vaginale est la plus fréquente marquée par des masses polypoïdes non ulcérées en grappes assez semblables à celles vues  dans le myosarcome botryoïde. Histologiquement, ces masses sont constituées de grandes cellules claires réunies en massifs ou en cordons sur un fond encombré de débris, permettant de décrire des formes solides, réticulaires, polyvésiculaires etc. Deux signes sont caractéristiques : la présence, souvent abondante de gouttelettes hyalines, éosinophiles, P.A.S positives (production vitelline) et la franche positivité pour l’alpha-fœtoprotéine. Celle-ci passe dans le sang et constitue un excellent marqueur de l’évolution de cette tumeur. Malgré sa sensibilité à la chimiothérapie, cette tumeur est très agressive.

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. tumeur du sinus endodermique

→ tératome

tumeur du sinus endodermique l.f.

endodermal sinus tumor

Tumeur embryonnaire, hautement maligne, de l'ovaire ou de la prostate, reproduisant le mésoblaste extra-embryonnaire et les sinus endodermiques d'origine vitelline, apparaissant chez l'embryon au moment de la différenciation des villosités choriales.
Elle est chimiosensible.

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. mésoblastome, tumeur vitelline de l'ovaire, dysembryome mésoblastique

→ sac vitellin (tumeur du)

tumeur du sinus endodermique du médiastin l.f.

endodermal sinus tumor

→ tumeur vitelline maligne

tumeur dysembryoplasique l.f.

teratomatous tumor

→ tératome

tumeur embryonnaire l.f.

Tumeur embryonnaire, possédant à la fois les propriétés  de prolifération et d’indifférenciation des processus cancéreux et les potentialités multiples de différenciation l’ébauche embryonnaire correspondante.
Les tumeurs embryonnaires comprennent les tumeurs de blastème et les tératomes ou dysembryomes.
Le suffixe blastome désigne la plupart d’entre-elles : néphroblastome (ou tumeur de Wilms), neuroblastome, glioblastome, pneumoblastome etc. Ces tumeurs s’observent plus volontiers dans l’enfance, où elles sont parfois associées à des ensembles malformatifs. Certaines possèdent des anomalies chromosomiques définies. Un hépatoblastome sera ainsi capable de produire, sur un mode anarchique des ébauches de d’hépatocytes, de canaux, des cellules hématopoïétiques, du tissu conjonctif et même du tissu cartilagineux.

Étym. lat. tumor : gonflement

→ tumeur de blastème, tératome

tumeur en turban l.f.

→ cylindrome

tumeur endocrine de l'ovaire l.f.

endocrine tumor of the ovary

Tumeur ovarienne bénigne ou maligne, sécrétant des œstrogènes (thécome, tumeur de la granulosa, tumeur de Brenner) ou des androgènes (arénoblastome ou androblastome, tumeur du hile de l’ovaire à cellules de Leydig), des gonadotrophines (chorioépithéliome, séminome), exceptionnellement des hormones thyroïdiennes (goitre ovarien) ou surrénaliennes.

F. Brenner, anatomopathologiste allemand (1907), F. von Leydig, anatomopathologiste allemand (1850)

Étym. lat. tumor : gonflement

→ arénoblastome ou androblastome, thécome, tumeur de Brenner, tumeur de la granulosa, tumeur du hile de l'ovaire à cellules de Leydig.

tumeur endométrioïde de l'ovaire l.f.

endometriod tumor of the ovary

Tumeur kystique ou solide du revêtement épithélial de l'ovaire dont la structure histologique est faite d'une prolifération de type endométrial, bénigne ou maligne.

Étym. lat. tumor : gonflement

tumeur épithéliale commune de l'ovaire l.f.

common epithelial tumor of the ovary

→ tumeur du revêtement ovarien

tumeur épithélio-lympho-histiocytaire l.f.

le diagnostic de kyste, de nævus

ou de carcinome basocellulaire.
Histologiquement la tumeur se compose de lobes intradermiques constitués de grandes cellules centrales claires, à noyau arrondi,
et de lymphocytes et entourés par quelques assises de cellules basaloïdes aplaties. Certains lobules sont en rapport avec l'épiderme
ou avec un follicule pileux ou peuvent présenter une différenciation pilaire. Le stroma péritumoral est dense et fibreux. La lésion
ayant une nette composante histiocytaire, le terme épithéliolymphohistiocytaire, proposé par J. Civatte (1990), définit mieux
la composition de la tumeur que celui de lymphoépithélial. L'origine de la prolifération est controversée  : considérée par la plupart
 des auteurs comme une tumeur d'origine pilosébacée, certains y ont décrit des formations sudoripares et d'autres pensent
( probablement à tort) qu'il s'agirait d'un carcinome basocellulaire à différenciation pilaire ou sudoripare. L’évolution est bénigne.
 Le traitement chirurgical amène une guérison définitive.

J. Civatte, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1990) ; D. J. Santa Cruz et R.J Barr, dermatopathologistes américains (1987 et 1991)

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. tumeur lympho-épithéliale de Santa Cruz et Barr

tumeur épithélio-mélanocytaire l.f.

squamo-melanocytic tumor, malignant melanoma with pseudocarcinomatous hyperplasia, pseudoepitheliomatous hyperplasia in cutaneous malignant melanoma

Tumeur rare du visage survenant chez des sujets d’âge moyen ou plus, se présentant comme un nodule violacé ou noirâtre de 3 à 10 mm de diamètre, et faite d’une prolifération intradermique de deux types cellulaires parsemés dans la tumeur ou groupés en petits foyers denses témoignant de la coexistence d’un mélanome et d’une hyperplasie pseudocarcinomateuse.
La composante épithéliale contient des cellules malpighiennes atypiques avec des globes cornés. Le second type cellulaire correspond à des éléments clairs, ronds ou cuboïdes présentant des atypies nucléaires et contenant de la mélanine : les cellules pigmentées sont S-100 positives et parfois HMB-45 positives, tandis que les cellules de type épithélial contiennent de la cytokératine. La présence des deux types cellulaires dans la même lésion permet de distinguer cette tumeur de celles résultant de la présence simultanée d’une part d’un mélanome et d’autre part d’un carcinome baso- ou spinocellulaire. Le traitement consiste en une large ablation chirurgicale.

Hideko Kamino, dematologiste américaine (1990)

Étym. lat. tumor : gonflement

→ mélanome, hyperplasie pseudoépithéliomateuse ou pseudocarcinomateuse, globe corné, mélanine, cytokératine, carcinome basocellulaire, carcinome spinocellulaire

[F2, J2]

Édit. 2019

tumeur fantôme l.f.

→ opacité en fuseau

tumeur fibreuse solitaire l.f.

solitary fibrous tumor

Tumeur mésenchylmateuse bénigne rare, décrite initialement dans la plèvre puis dans divers viscères et plus exceptionnellement dans la peau et les muqueuses, dont la structure histologique est celle d’un nodule bien délimité généralement constitué de nombreuses cellules fusiformes irrégulièrement réparties dans un stroma richement vascularisé riche en fibres collagènes.
Selon les cas, l’image histologique peut plus ou moins rappeler un dermatofibrosarcome de Darier-Ferrand ou un hémangiopéricytome.

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. mésothéliome fibreux

tumeur fibreuse solitaire de la plèvre l.f.

→ fibrome pleural

tumeur fibrocytique plexiforme l.f.

plexiform fibrohistiocytic tumor

Tumeur rare à malignité réduite, survenant généralement chez les enfants et les adolescents, à localisation ubiquitaire avec siège préférentiel aux membres supérieurs, se présentant comme une masse solitaire, souscutanée, mesurant de 1 à 5 cm de diamètre.
Histologiquement, la lésion se situe dans le derme réticulaire et dans l'hypoderme et est caractérisée par la présence, d'une part, de faisceaux entrelacés de cellules fusiformes "fibroblastiques" et, d'autre part, de plages de cellules dites histiocytaires; des cellules géantes ostéoclastiques et/ou inflammatoires y sont associées. La lésion présente une extension locale progressive. Le traitement consiste en l'excision chirurgicale large. Les récidives postopératoires sont fréquentes. Des métastases ont été décrites, mais restent rares.

Étym. lat. tumor : gonflement

→ tumeur fibrohistiocytaire plexiforme

tumeur fibroépithéliale prémaligne de Pinkus l.f.

fibroepithelioma, premalignant fibroepithelial tumor

Tumeur qui se localise de préférence dans la région sacrolombaire, solitaire ou multiple, se présentant sous forme de nodules saillants, lisses, parfois pédiculés, légèrement érythémateux et de consistance ferme.
Au microscope, elle se situe au-dessus du niveau de la peau environnante et est recouverte par un épiderme souvent aminci, à partir duquel de grêles travées cellulaires pénètrent dans le derme; celles-ci se composent de deux à trois assises de cellules basophiles et sont anastomosées entre elles par de nombreuses ramifications. Des bourgeons basocellulaires se greffent sur le réseau ainsi formé comme des "boutons sur une branche". À côté des travées cellulaires, des plages tumorales denses peuvent se développer. La tumeur plonge dans une prolifération du tissu conjonctif, qui isole les travées néoplasiques des plans profonds; le stroma péritumoral peut être fibreux, mais est le plus souvent lâche et réticulé. D'évolution lente, elle peut toutefois évoluer vers un carcinome basocellulaire ulcéré. Aussi est-elle généralement considérée comme une variété particulière de carcinome basocellulaire.

H. Pinkus, dermatologiste américain (1953)

Étym. lat. tumor : gonflement, fibra : fibre ; gr. épi + têlé : mamelon

→ épithélioma fibroépithélial

tumeur fibrohistiocytaire plexiforme l.f.

plexiform fibrohistiocytic tumor

Syn. tumeur fibrocystique plexiforme

F. M. Enzinger et R-Y. Zhang, anatomopathologistes américain et chinois (1988)

Étym. lat. tumor : gonflement, fibra : fibre

→ tumeur fibrocystique plexiforme

tumeur framboisée l.f.

→ bilharziome urinaire

tumeur frontière de l'ovaire l.f.

borderline tumor of the ovary

Tumeur à malignité enclose de l'ovaire, souvent kystique, caractérisée par des anomalies cytonucléaires qui ne dépassent pas les limites du revêtement épithélial.
Chez la femme jeune, elle conduit à pratiquer une annexectomie unilatérale, chez la femme plus âgée une hystérectomie avec annexectomie bilatérale.

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. tumeur border-line de l'ovaire

tumeur germinale bénigne du médiastin l.f.

germ cell benignmediastinal tumor

→ tératome bénin du médiastin

tumeur germinale de l'ovaire l.f.

germ cell tumor of the ovary

Tumeur bénigne (tératome mature ou kyste dermoïde) ou maligne (tératome immature, séminome ou dysgerminome, choriocarcinome, tumeur du sinus endodermique), développée aux dépens des cellules germinales de l’ovaire.
Le traitement est chirurgical.

Étym. lat. tumor : gonflement

→ cancer de l'ovaire, tumeur frontière de l'ovaire

tumeur germinale du testicule l.f.

germ cell tumor of the testis

Tumeur de l'enfant ou de l'adulte jeune, uni ou bilatérale, bénigne ou plus souvent maligne, dérivant, dans le tissu testiculaire, des cellules germinales primordiales.
On distingue parmi elles les séminomes, les plus fréquentes, et les tumeurs non séminomateuses : carcinome embryonnaire, tératome et tératocarcinome, choriocarcinome, tumeurs mixtes.

Étym. lat. tumor : gonflement

tumeur germinale extragonadique l.f.

extragonadal germ cell tumor

Tumeurs de l'homme de la trentaine, histologiquement identiques à celles qui prennent naissance dans le testicule, mais qui apparaissent en des sites différents, principalement le médiastin antérieur ou le rétropéritoine.
Elles représentent environ 1% de la totalité des tumeurs germinales. Les autres sièges originels sont l'hypophyse, la vessie, la prostate, l'estomac et le thymus. Leur évolution maligne est fréquemment métastatique : ganglions régionaux, poumon, foie, os et cerveau. le traitement est parallèle à celui des tumeurs testiculaires de même type histologique, le pronostic souvent plus mauvais. Une tumeur primitive du testicule peut se manifester dans la suite, même plusieurs années après.

Étym. lat. tumor : gonflement

→ tumeurs germinales du testicule

tumeur germinale maligne du médiastin l.f.

primary mediastinal germ cell tumor, germinal cell neoplasm

Tumeurs développées à partir de la cellule germinale primitive.
Selon le type histologique, on distingue les séminomes et les tumeurs germinales malignes non séminomateuses.
Ces tumeurs se développent chez l'homme jeune. Elles peuvent être asymptomatiques ou, le plus souvent, se manifester par des signes cliniques tels qu'un syndrome cave, une toux, une dyspnée. La radiographie standard et la tomodensitométrie thoracique mettent en évidence une volumineuse tumeur envahissante du médiastin supérieur et antérieur.

Étym. lat. tumor : gonflement

→ séminome du médiastin, tumeurs germinales malignes non séminomateuses

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