troubles intestinaux et surdité congénitale de perception l.m.p.
Syn. ABCD (syndrome), albinisme oculocutané avec mèches noires
[J1, P1, P2, L1, Q2]
Édit. 2018
troubles intestinaux et surdité congénitale de perception l.m.p.
A. Gross, pédiatre allemand (1995)
Syn. albinisme oculocutané avec mèches noires, ABCD (syndrome)
[Q2]
Édit. 2018
troubles neuromusculaires, ophtalmoplégiques et mitochondrie anormale l.m.p.
ophthalmoplegic neuromuscular disorder with abnormal mitochondria
Ophtalmoplégie avec ptosis, atteinte des nerfs crâniens, des muscles striés, et avec anomalie musculaire mitochondriale.
Les parents sont consanguins ce qui évoque une possible forme récessive et non mitochondriale. Ressemble un peu à la maladie de Kearns et Sayre. L’affection est autosomique récessive (MIM 258470).
K. Tamura, neurologue japonais. 1974 ; T. P. Kearns, neuro-ophtalmologiste, et G. P. Sayre, anatomopathologiste américains (1958)
troubles psychiques de l'hématome sous-dura l l.m.]
subdural hematoma and mental disorders
Surtout chez le sujet âgé et l'alcoolique chronique, peuvent être observés, surtout quelques semaines après un traumatisme cranio-encéphalique, des troubles d'allure mélancolique plutôt que maniaque, mais surtout une obnubilation avec notamment déficits mnésiques, perplexité, et a fortiori des épisodes confusionnels.
Parfois ancien et fréquemment bénin, le traumatisme initial peut être oublié par le patient. Une évolution chronique est possible. L'examen clinique systématique soigneux et l'apport des investigations complémentaires sont déterminants dans cette symptomatologie psychique parfois dominante ou même pure.
Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur
[H2,H3]
troubles psychiques et syphilis l.f.p.
psychological symptoms of syphilis
→ syphilis (troubles psychiques et)
troubles psychiques immédiats chez un traumatisé cranioencéphalique l.m.
head trauma immediate and close psychical troubles
Manifestations développées surtout après perte de conscience et/ou coma par retentissement encéphalique plus ou moins accentué, mais non exclusivement.
Un syndrome confusionnel peut s'installer d'emblée. En période posttraumatique, se rencontrent plutôt des formes aigües, agitées, perturbant une salle. L'éventualité d'un hématome extra ou sous-dural,d'un accident de sevrage alcoolique, ne sera pas négligée.
Quelle que soit sa chronologie de survenue, un syndrome de Korsakoff est possible, avec en particulier confabulation et souvent expansivité thymique. La régression est habituelle en quelques jours sinon quelques semaines, mais des troubles permanents de l'apprentissage peuvent persister.
Plus généralement, le pronostic comportemental et social de ces manifestations serait réservé.
On peut observer également des déficits mnésiques isolés, rétrogrades ou antérogrades (défaut de fixation des évènements courants), des réactions anxieuses et, plus rarement, un état catatonique.
S.Korsakoff ,neuropsychiatre russe (1889)
trous de Luschka l.m.p.
Luschka's foramina
Orifices symétriques situés à la partie latérale du récessus latéral du IVe ventricule, entre le flocculus en arrière et l'orifice des nerfs mixtes en avant.
D'existence discutée, ils contiennent les plexus choroïdiens latéraux.
H. von Luschka, anatomiste allemand (1820-1875)
trous palatins accessoires l.m.p.
trous palatins accessoires l.m.p.
trous sacrés antérieurs l.m.p.
trous sacrés postérieurs l.m.p.
trousse d'urgence du médecin l.f.
doctor's first aid kit
Trousse médicale de conditionnement pratique pour permettre le traitement immédiat des urgences auxquelles le praticien peut avoir à faire face.
Le choix d'un matériel médical simple et des médicaments indispensables constituant la trousse d'urgence, instrument de travail personnel, dépend de l'expérience et des habitudes du praticien et du milieu où il exerce. La liste ci-dessous est donnée à titre indicatif.
Matériel médical simple :
- stéthoscope ;
- tensiomètre pour la pression artérielle ;
- marteau à réflexes ;
- lampe de poche (pour regarder une gorge ou même chercher un numéro d'appartement ou d'escalier) ;
- doigtiers (en emballage stérile) et tube de vaseline ;
- otoscope à pile (éventuellement rhinoscope, ophtalmoscope, etc.) ;
- thermomètre médical ;
- garrot ;
- seringues, aiguilles, embouts pour injections intraveineuses (seringues à usage unique), cathéters courts avec trocart (cathlon) périphériques et centraux, le tout en emballage stérile ;
- compresses stériles, pansements, sparadrap, élastoplast→ (le coton et l'alcool se trouvent dans toutes les familles, mais pour les secours d'urgence il faut prévoir de les emporter) ;
On peut en outre prévoir :
- matériel pour suture stérile (fils avec aiguille sertie, aiguilles droites, ciseaux ordinaires)
- gants élastiques stériles,
- clamp ombilical stérile,
- autoadhésif 40/40,
- boîte de petite chirurgie stérile avec bistouri, ciseaux pointus, pinces de Kocher, pince à disséquer, pinces de Halstedt, sonde cannelée.
Trousseau (maladie de) l.f.
A. Trousseau, médecin français, membre de l’Académie de médecine (1861)
Syn. névralgie du trijumeau, névralgie faciale, tic douloureux de la face, prosopalgie (désuet)
[H1]
Édit. 2019
Trousseau (signe de) l.m.
Trousseau’s sign
Contracture des muscles de la main après compression sur l’avant-bras des vaisseaux et des nerfs, observée en cas de spasmophilie./
Quelques minutes après la pose d’un garrot, le pouce se place en adduction et les doigts, légèrement fléchis, se serrent les uns contre les autres, attitude qualifiée de « main d’accoucheur ». Ce signe témoigne d’un état d’hyperexcitabilité neuromusculaire. Il peut être sensibilisé par une épreuve d’hyperpnée provoquant une hypercapnie.
Une manœuvre comparable sur le membre inférieur provoque une contracture des muscles du pied qui se place en varus équin creux avec flexion des orteils.
De telles contractures peuvent être observées au cours d’une crise de tétanie (spasme carpopédal).
A. Trousseau, médecin français, membre de l’Académie de médecine (1861)
→ tétanie, main d'accoucheur, spasme carpopédal, hyperexcitabilité neuromusculaire
Trousseau (syndrome de) l.m.
Thrombose artérielle aigüe liée à une hypercoagulabilité provoquée par une tumeur cancéreuse.
A. Trousseau, médecin français, membre de l’Académie de médecine (1861)
Trousseau (tic douloureux de la face, de) l.m.
Tic douloureux.
A. Trousseau, médecin français, membre de l’Académie de médecine (1861)
Troyer (syndrome de) l.m.
Troyer's syndrome
Entité de transmission récessive, qui associe paraplégie progressive, neuropathie distale, dysarthrie et syndrome cérébelleux.
H. E. Cross et V. A. McKusick, membre de l'Académie de médecine, généticiens américains (1967)
Étym. Troyer est le nom de la famille américaine Amish chez laquelle la maladie a été décrite la première fois
Truchot (appareil de) l.m.
Appareil permettant la réalisation d'une uréthrographie rétrograde chez la femme.
Il combine la sonde à bout olivaire à un dispositif de ventouse assurant l'étanchéité du méat uréthral.
P. Truchot, radiologue français
truffe aspergillaire l.f.
truncus arteriosus l.m.
Malformation congénitale rare des gros vaisseaux de la base du cœur, caractérisée par la naissance à cheval sur les deux ventricules, au-dessus d’une large communication interventriculaire, d’un tronc artériel unique qui donne naissance à l’aorte et aux deux branches de l’artère pulmonaire.
Selon le niveau de naissance des artères à destination pulmonaire, on a décrit quatre types anatomiques de truncus, cette disposition étant importante pour la correction chirurgicale. Celle-ci n’est possible que si la résistance pulmonaire n’est pas trop élevée. Elle est toujours difficile, mais avec des modalités techniques différentes selon la disposition de la vascularisation pulmonaire.
Syn. tronc artériel commun
trypanide n.f.
trypanid
Éruption érythémateuse de la trypanosomose africaine, apparaissant à des époques variables de son évolution.
Localisée préférentiellement au niveau du tronc, elle présente un aspect polymorphe : placards violacés à contours irréguliers, taches arrondies, trainées serpigineuses. D’évolution capricieuse, elle peut guérir en laissant des cicatrices brunâtres.
trypanocide n.m. et adj.
trypanocidal
Actif contre les trypanosomes et entrainant leur destruction.
trypanome n.m.
Lésion primaire de la trypanosomose africaine, se développant au niveau de la piqûre infestante de la glossine, avec œdème et infiltration lymphocytaire.
Trypanosoma n.m.
trypanosoma
Genre de protozoaires flagellés, fusiformes, parasites du sang et agents spécifiques de plusieurs maladies des pays chauds.
trypanosomiase, amastigote, épimastigote, protomastigote, trypomastigote, maladie du sommeil
Étym. gr. trupanon : tarière ; sôma : corps ;
Trypanosoma brucei
Trypanosoma brucei
Protozoaire très mobile, de forme allongée, aux deux extrémités pointues, avec un noyau central, un kinétoplaste, une membrane ondulante et un flagelle libre prenant son origine près du kinétoplaste.
Agent de la trypanosomose africaine, il est transmis par la piqûre de glossines (mouches tsé tsé).
Chez l’hôte vertébré et chez l’insecte vecteur, on observe différents stades de développement dont la morphologie varie en fonction de la taille (longueur et épaisseur), de la position du noyau, de la position du kinétoplaste par rapport au noyau et à l’extrémité postérieure, de la présence ou de l’absence d’un flagelle libre. On distingue ainsi, chez l’hôte vertébré, les trypomastigotes sanguicoles et métacycliques et, chez la mouche vectrice, les formes procycliques dans l’intestin et les épimastigotes du proventricule et des glandes salivaires. Il existe trois sous-espèces, que leurs caractères biochimiques, immunologiques et moléculaires permettent de distinguer, et qui présentent aussi une sensibilité différente à certains médicaments : Trypanosoma brucei brucei, T. brucei gambiense et T. brucei rhodesiense dont seules les deux dernières sont pathogènes pour l’homme.