traumatismes crânio-encéphaliques (séquelles des) l.f.p.
sequels of cranio-encephalic traumatisms
États pathologiques résiduels, souvent définitifs, après traumatisme cranio-encéphalique.
Les séquelles neuropsychologiques sont les moins apparentes mais souvent majeures, compromettant l'avenir professionnel, scolaire et familial, notamment chez l'enfant. Des éléments d'un syndrome frontal sont fréquents. Des suites neurologiques sensitivomotrices, aphasiques, neurosensorielles sont définitives au-delà de 12 à 24 mois, même après rééducation fonctionnelle. Les effets graves sont représentés par des lésions cérébrales diffuses, souvent traduites par une vie végétative permanente ou une dépendance majeure. Dans les démences, tous les intermédiaires existent entre ces états et un déficit intellectuel modéré. L'épilepsie post-traumatique est fréquente, d'apparition retardée (un ou deux mois à plusieurs années) et souvent réfractaire au traitement. L'hydrocéphalie communicante après hémorragie méningée reste plus rare, de même que les surinfections à distance après effraction dure-mérienne, les thrombophlébites septiques, les empyèmes sous-duraux et les abcès cérébraux. La rhinorrhée s'observe peu à ce stade.
De statut incertain, le "syndrome subjectif des traumatisés du crâne" (P. Marie, 19I6), dit plutôt maintenant "syndrome post-commotionnel", associe classiquement céphalées, acouphènes et tendances vertigineuses, que complètent en général une asthénie et une intolérance au bruit. Très variable, le plus souvent favorable, l'évolution ne dépasse pas la seconde année. Une organisation névrotique au long cours est cependant possible, avec parfois création d'un cercle vicieux et "survictimation". Le choc émotionnel, la notion de microlésions encéphaliques sont discutés.
P. Marie, neurologue français, membre de l’Académie de médecine (1916)
traumatophilie n.f.
traumatophilia
Répétition de traumatismes physiques, le plus souvent en l'absence de toute intentionnalité, dans la vie d'un même sujet.
Appelée également "appétence traumatophile", elle traduit des perturbations profondes du fonctionnement psychique. Cette tendance a parfois été rattachée, de manière rétrospective, à la phase prodromique des troubles schizophréniques, mais elle est aussi le fait de personnalité pathologiques, psychopathiques, états-limites, psychotiques, paranoïaques, chez qui la fréquence des passages à l'acte et des troubles du comportement expose aux traumatismes. Il faut en rapprocher certaines conduites de risque rencontrées chez l'adolescent, et les accidents répétés au cours du travail.
traumatopnée n.f.
traumatopnea
Suffocation respiratoire observée lors de vastes plaies thoraciques faisant communiquer la cavité pleurale et l'air extérieur, liée à un balancement médiastinal à chaque inspiration et expiration.
Elle entraîne un état de détresse cardio
Trautmann (abcès de) l.m.
Trautmann’s abscess
Abcès de la cloison nasale secondaire à une rhinite, à une sinusite d’origine dentaire ou à une lésion cutanée.
M. Trautmann, chirurgien allemand (1886)
travail n.m.
work, labour
1) Au sens général, activité pénible, ouvrage, labeur, force.
2) En langage scientifique, énergie mécanique.
L'unité de mesure de travail est le joule, J, énergie produite par une force d'un newton déplaçant son point d'application d'un mètre dans sa direction. Autrement dit il faut un travail de 10 joules (plus précisément 9,81 J) pour élever d'un mètre un poids d'un kilogramme à la surface de la Terre.
La puissance, travail rapporté au temps, s'exprime en watts : 1 watt = 1 joule/seconde, mais en physiologie on préfère le joule par minute.
3) En obstétrique : processus d’accouchement.
Étym. lat. tripalium : trident qui servait aux gardiens d'esclaves à les forcer à accomplir le «travail» imposé
travail des handicapés l.m.
Ensemble de mesures administratives visant à la meilleure intégration possible des handicapés dans la société, par exemple en fixant un quota d’emploi dans les entreprises, en interdisant tout acte de discrimination envers un handicapé, etc.
1) Un conseil supérieur pour le reclassement professionnel et social des travailleurs handicapés suggère à l’administration toutes mesures utiles.
2) Diverses institutions sont à la disposition des handicapés : les externats médico-professionnels assurent une formation professionnelle jusqu’à l’âge de dix-huit–vingt ans, les centres de rééducation professionnelle assurent celle des personnes adultes devenues handicapées, puis la commission départementale des personnes handicapées (MDPH) évalue leur handicap et les oriente.
→ allocation aux adultes handicapés
travail dirigé l.m.
Syn. accouchement dirigé
travail du cœur l.m.
heart' work
Puissance dépensée par un ventricule cardiaque pour assurer la circulation du sang.
Pour assurer un débit fluide, il faut disposer d'une puissance égale au produit du débit par la pression motrice. Appliquée au cœur cette formule devient :
travail du cœur/min = débit cardiaque x pression artérielle moyenne x 0,1332
(L’expression «travail du cœur» est impropre mais consacrée par l'usage).
Le coefficient 0,1332 permet de passer des unités de mesure employées (mm de Hg et L/min) aux joules/minute. Cette formule, dimensionnellement correcte, n'est qu'approchée étant donné le régime d'écoulement variable du sang dans les artères et le peu de précision des mesures.
Quoiqu'il en soit le travail du ventricule gauche est de l'ordre 75 J/min et celuit du ventricule droit de 10 J/min chez l'adulte normal.
J-L. Poiseuille physicien et médecin français, membre de l’Académie de médecine (1844)
→ Poiseuille (loi de), pression, travail
travail et psychiatrie l.
working life and psychiatry
Lien de causalité difficile à établir, bien que fortement débattu depuis quelques décennies.
Décrite dans les années 60, la névrose des téléphonistes et des mécanographes" n'a pas été réellement prouvée, au profit d'anomalies prévalentes de la personnalité.
Cependant, certaines formes d'organisation du travail, de relations hiérarchiques, la précarisation de l'emploi, etc., peuvent s'avérer pathogènes. Des professions comme celles comportant de fortes contraintes relationnelles et émotionnelles (personnel soignant, éducatif, social, avocats, etc.) risquent davantage un épuisement professionnel ou "burn-out". Des évènements tels qu'une attaque dans une banque ou un accident peuvent constituer de véritables traumatismes psychiques. Les femmes semblent imputer au travail une plus grande souffrance mentale que les hommes.
C'est au médecin du travail que reviennent la difficile appréciation des liens entre santé mentale et travail, ainsi que les contacts avec les responsables de l'entreprise.
travail obstétrical l.m.
Ensemble des phénomènes physiologiques et mécaniques de l'accouchement, processus douloureux de l'accouchement.
Il se déroule en deux phases : une première phase caractérisée par la survenue régulière de contractions utérines avec effacement et dilatation du col et progression du fœtus ; une deuxième phase marquée par la descente de la présentation dans le petit bassin osseux, les efforts expulsifs et l'accouchement. Un faux travail signifie l'existence de contractions utérines douloureuses et inefficaces, sans modification notable du col utérin. Le travail est dit dirigé quand son déroulement est soumis à l'influence de médicaments ocytociques et de l'analgésie péridurale
travail par équipe l.m.
shift work
travail posté l.m.
shift work
Dans une entreprise, organisation du travail qui est assuré par plusieurs équipes assurant dans l’atelier une activité continue pendant vingt-quatre heures et parfois pendant la semaine.
Les horaires varient selon l’effectif des équipes et le type d’activité. Le caractère principal du travail posté est, pour une personne, le manque de régularité des horaires en raison de la rotation des équipes. C’est le travail de nuit qui entraine le plus de perturbations : troubles du sommeil car le sommeil de jour contredit le fonctionnement physiologique des organes, troubles nerveux et caractériels, troubles dans la vie du couple et de la famille, etc.
travail ventilatoire l.m.
breathing work
Énergie nécessaire aux mouvements respiratoires.
travail ventriculaire l.m.
ventricular work
Travail fourni par un des ventricules du cœur.
Il s’exprime par le produit de la pression moyenne (en mmHg) de l’aorte (normale VG) ou de l’artère pulmonaire (pour le VD) par le débit cardiaque (en litre/minute) et par la constante 0,1332.
Exprimé en joules par minute le travail du ventricule gauche est normalement de 75 et celui du ventricule droit de 10.
travailleur de la catégorie A l.m.
Personne travaillant habituellement en zone contrôlée
→ DATR
traversée thoracobrachiale (syndrome de la) l.m.
thoraco-brachial outlet syndrome
Syn. syndrome du défilé thoracobrachial s
→ syndrome du défilé des scalènes
trayeurs (nodule des) l.m.
TRBV sigle pour
Treacher Collins (dysostose mandibulofaciale avec anomalies des membres de) l.f.
mandibulofacial dysostosis, Treacher Collins type, with limb anomalies
E. Treacher Collins ophtalmologiste britannique (1900) ; F. R. Nager et J-P. de Reynier, otorhinolaryngologistes suisses (1948)
→ Nager (syndrome de), dysostose mandibulofaciale type Nager, dysostose mandibulofaciale type Nager
Treacher Collins (dysostose mandibulofaciale de)
Syn. Franceschetti (dysostose mandibulofaciale de)
→ Franceschetti (dysostose mandibulofaciale de)
[P1, P2, P3]
Édit. 2019
Treacher Collins Franceschetti (syndrome de) l.m.
E. Treacher-Collins, ophtalmologiste britannique (1900) et A. Franceschetti, médecin suisse (1944)
Syn. Franceschetti (dysostose mandibulofaciale de)
→ Franceschetti (dysostose mandibulofaciale de)
[P1, P2, P3]
Édit. 2019
Treacher-Collins, Franceschetti (syndrome de) l.m.
E. Treacher-Collins, ophtalmologiste britannique (1900) ; A. Franceschetti, ophtalmologiste suisse (1944)
trèfle n.m.
Treft-Sanborn-Carey (syndrome de) l.m.
optic atrophy, deafness, ophthalmoplegia, and myopathy
R.L. Treft, G.E. Sanborn, optalmologistes et J. Carey, pédiatre, américains (1984)
→ atrophie optique, surdité, ophtalmoplégie et myopathie
Treitz (angle de) l.m.
Angle duodénojéjunal suspendu par le muscle de Treitz fixé au pilier gauche du diaphragme, sous le mésocôlon transverse qui le sépare du corps du pancréas et de la face postérieure de l’estomac.
À partir de cet angle, le jéjunum fait suite au duodénum.
V. Treitz, anatomopathologiste tchèque (1819-1872)
Syn. angle duodénojéjunal