Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

64200 entrées :

transsudation n.f.

transudative effusion

Extravasation dans le tissu conjonctif lâche ou dans une cavité préformée d'un liquide pauvre en protéines, conséquence d'un déséquilibre entre pression hydrostatique et pression osmotique intra et extravasculaire.
Ce liquide ne coagule pas au contact d'acide acétique, la réaction de Rivalta est négative.

F. Rivalta, médecin italien (1895)

Étym. lat. trans : à travers ; sudare : suer

transsulfurase n.f.

transsulfurase

→ sulfhydryl-transférase

transsulfuration n.f.

transsulfuration

Réaction dans laquelle le soufre est transféré d'une molécule à l'autre.
L'exemple le plus connu est celui du transfert du soufre de la méthionine à la cystéine par l'intermédiaire de la cystathionine :
La cystéine, au cours de cette réaction, n'a reçu de la méthionine que le soufre ; tous les carbones et le groupe aminé proviennent de la sérine.

→  méthionine homocystéine + -CH3 ,homocys téine + sérine cystathionine ,cystathionine cystéine + acide α-cétobutyrique.

transthyrétine n.f.

transthyretin

Protéine plasmatique faisant partie des préalbumines, de masse moléculaire 55 kDa, composée de 4 protomères de 127 acides aminés, capable de fixer deux molécules de T3 ou de T4 et de jouer un rôle dans leur transport.

Syn. TBPA (thyroxine binding prealbumine)

→ préalbumine

transthyrétine (neuropathies liées à une anomalie de la) l.f.p.

transthyretin anomaly induced neuropathies

→ amyloïdes (neuropathies), amyloïde familiale portugaise

transurétéro-urétérostomie cutanée l.f.

cutaneous trans-uretero-ureterostomy

Mode de dérivation urinaire externe, peu usité, consistant à aboucher un uretère dans son homologue controlatéral, lui-même abouché à la peau.

→ urétérostomie

transversal , e adj.

transversalis
transverse
Cette position transversale peut être orthogonale ou oblique par rapport aux plans de référence de la position anatomique.

→  position anatomique, vertical, horizontal, coronal, sagittal, longitudinal.

[Caractérise une structure anatomique ou un plan anatomique en situation perpendiculaire à l’axe longitudinal cranio,caudal du corps ou à l’axe principal d’un organe.]

transverse adj.

transversus
transverse
Caractérise une structure anatomique « tournée en travers », c'est-à-dire en direction ou en position transversale.

→  transversal

transverse (de l'abdomen) l.m.

transversus abdominis muscle

Le plus profond des muscles larges de l'abdomen.
Il s'étale en hauteur des derniers arcs costaux à la crête iliaque et transversalement des costoïdes lombaires à la ligne blanche. Il est doublé à sa face profonde par le fascia transversalis.

→ muscle transverse de l'abdomen

transverse profond l.m.

deep transverse perineal muscle

Muscle aplati et triangulaire du plan profond du périnée, tendu transversalement sous le fascia supérieur du diaphragme urogénital, entre les branches ischiopubiennes en dehors et le centre tendineux du périnée en dedans.

transverse superficiel l.m.

superficial transverse perineal muscle

Formation musculaire mince et étroite située au niveau du plan superficiel du périnée, depuis la branche ischiopubienne jusqu'au centre tendineux en dedans où les fibres s'entrecroisent.

transversion n.f.

transversion

En biologie moléculaire, substitution d'une purine à une pyrimidine, ou réciproquement, dans la molécule d'acide ribonucléique ou d'acide désoxyribonucléique.
Elle peut être provoquée par certains agents mutagènes.

→ mutation ponctuelle

transversomégalie n.f.

Excès de longueur du processus (apophyse) transverse d'une vertèbre.

→ apophyse

transvestisme n.m.

transvestism

Port d'une ou de plusieurs pièces de vêtements du sexe opposé pendant une partie de l'existence, mais sans désir de changement de sexe, en particulier de modification hormonochirurgicale.
On peut distinguer le transvestisme bivalent, sans excitation sexuelle, et le transvestisme fétichiste, visant à obtenir celle-ci, suivi de retrait des vêtements après masturbation solitaire ou relation avec un partenaire plus ou moins complice.
Les transsexuels rapportent très souvent des antécédents de transvestisme fétichiste. L'administration d'hormones féminisantes peut entraîner progressivement une telle évolution.

→ éonisme

trans  signalisation n.f.

trans signaling

Processus indirect de signalisation cellulaire s’opposant au processus classique, ou cis signalisation, dans lequel l’activation de la cellule fait suite à la stimulation directe d’un récepteur membranaire par un agoniste.
Un exemple de trans signalisation est celui relatif à l’interleukine-6. Cette cytokine se fixe à un récepteur soluble circulant  donnant ainsi un complexe capable d’activer la signalisation par dimérisation avec la glycoprotéine 130 présente dans la membrane cellulaire. 

→ interleukine-6, cytokine, interleuline 6

[F3]

Édit. 2018

Trapa natans

Trapa natans
Châtaigne d’eau douce.
Ce végétal, très consommé en Asie, sert de support aux formes infestantes (métacercaires) d’une douve intestinale, Fasciolopsis buski.
C’est son ingestion qui entraîne alors la contamination humaine.

trapèze n.m.

os trapezium  (TA)

trapezium

Os le plus latéral de la rangée distale des os du carpe.
Sa face antérieure est creusée d’une gouttière limitée latéralement par le tubercule de l’os trapèze ; dans la gouttière glisse le tendon du muscle fléchisseur radial du carpe. Sa face postérieure rugueuse donne insertion à des ligaments. Sa face supérieure s’articule avec le scaphoïde. Sa face inférieure s’articule avec le premier métacarpien. Sa face latérale est rugueuse. Sa face médiale s’articule avec le trapézoïde en haut et le deuxième métacarpien en bas.

Syn. os trapèze

trapézoïde n.m.

os trapezoideum (TA)

trapezoid

Os de la deuxième rangée du carpe situé entre le trapèze et le capitatum.
Sa face supérieure s’articule avec le scaphoïde ; sa face inférieure s’articule avec le deuxième métacarpien ; sa face latérale s’articule avec le trapèze ; sa face médiale s’articule avec le capitatum.

Syn. os trapézoïde

trappe sclérale l.f.

→ volet scléral

trapping m. angl. m.

"Air piégé", nom utilisé en pneumologie en cas d'élimination incomplète du gaz inspiré contenu dans les poumons en fin d'expiration complète, ce qui conduit à une rétention de gaz appelée "trapping", ou mieux piégeage.

Traquair (scotome de jonction de) l.m.

Traquair's junction,  junction scotoma

Scotome central partiel associé à un déficit périphérique temporal controlatéral.
Il traduit une lésion de l'angle antérieur ou genou du chiasma, zone dans laquelle vient décusser le faisceau maculaire.
Il associe en fait : sur l'œil homolatéral, un déficit temporal externe ; sur l'œil controlatéral, un scotome hémianopsique temporal.
Il apparait comme spécifique des tumeurs hypophysaires.

H. M. Traquair, ophtalmologiste britannique (1927)

Traquair (syndrome de jonction de) l.m.

Traquair's junction, junction scotoma

H.M. Traquair, ophtalmologiste britannique (1927)

→ Traquair (scotome de jonction de)

trauma n.m.

trauma

Blessure et, par extension, choc provoquant une blessure.

Étym. gr. trauma : blessure

Syn. traumatisme

→ immunité due aux traumatismes (baisse d'), traumatisme

trauma psychique en psychanalyse l.m.

trauma and psychoanalysis

Concept fondamental qui désigne la marque, l'empreinte laissée dans le psychisme d'un sujet par un évènement particulièrement significatif pour lui.
Présent dès les premiers écrits de S. Freud, le trauma jalonne sa réflexion pour aboutir à une conception structurale du sujet. Dans les premières théorisations, le trauma (une scène de séduction exercée par un adulte) a été oublié sous l'effet du refoulement et son sens ne se révèle, à l'occasion d'un deuxième évènement en apparence bénin, que par effet d'après-coup. L'échec des cures fondées sur la remémoration du traumatisme a entrainé l'abandon par Freud de l'idée d'une causalité directe. Au traumatisme, il substitue le fantasme. Celui-ci limite et régule une énergie sexuelle que l'effraction traumatique va libérer : c'est cette énergie déliée qui va s'imposer au sujet (1905). En 1918, le refoulement originaire est rattaché à l'expérience originelle du trauma, le fantasme étant ce qui voile ce vide central. En 1920, Freud montre, avec l'introduction de la pulsion de mort et du "pare-excitations", que le moi doit se défendre non seulement de traumatismes externes, mais aussi des motions pulsionnelles internes. "Inhibition, symptômes et angoisse" (1926) est l'occasion pour Freud de réviser la conception de l'angoisse et du trauma. Ce dernier est rattaché à la séparation de l'objet primordial (la mère), qui détermine l'angoisse la plus ordinaire, elle-même cause du premier refoulement. Le fantasme est ce qui, à la fois, tente de recréer le lien imaginaire à l'objet perdu, recouvre le réel pulsionnel interne et protège des dangers extérieurs. Le trauma est cette part de réel inscrite au cœur de l'inconscient, constitutive du sujet et recouverte par le fantasme. C'est cette conception freudienne que J. Lacan reprendra dans une perspective structurale.

S. Freund, neurologue autrichien (1856-1937)

Étym. gr. trauma : blessure. Freud a choisi le nominatif d'un mot grec. Trauma n'est utilisé qu'en psychanalyse ; il est ailleurs l'abréviatif familier de traumatisme.

traumatine n.f.

traumatin

Facteur apparaissant dans les zones de cicatrisation des blessures de tissus végétaux, jouant un rôle stimulant sur le processus de cicatrisation.
C'est un dérivé d'oxydation, par l'oxygène et les radicaux libres, de l'acide linoléique, ou de ses homologues. Sa formule est celle d'un acide gras à fonction aldéhyde α-éthylénique : n-dodécène-10-al-12-oïque.

| page précédente | /2568 | page suivante