transglutaminase n.f.
transglutaminase
Famille de protéines enzymatiques catalysant le transfert d'un radical glutamyl d'une glutamine, insérée généralement dans une chaîne polypeptidique, sur une autre molécule, comme par exemple la fonction aminée d'une lysine insérée dans une autre chaîne polypeptidique.
Les transglutaminases sont au nombre de neuf chez l’Homme, parmi lesquelles huit seulement possèdent l’activité enzymatique. La transglutaminase 1 (TG1) est exprimée par les kératinocytes dans la couche squameuse de l’épiderme. Des mutations de cette enzyme sont responsables de l’ichtyiose congénitale lamellaire. La transglutaminase 2 (TG2), ubiquitaire, est impliquée dans les processus d’adhésion et de signalisation cellulaire. La transglutaminase 3 (TG3) est présente dans l’épiderme, les follicules pileux et le cerveau. Elle participe au développement du follicule pileux et à la fonction barrière de la peau. La transglutaminase 4 (TG4), présente dans la prostate, les secrétions prostatiques et le liquide séminal, paraît jouer un rôle dans la fertilité. La transglutaminase 5 (TG5) est exprimée dans l’épiderme et le muscle squelettique. Elle participe à la formation de la barrière épidermique. Les transglutaminases TG6 et TG7 sont exprimées dans les testicules, les poumons et le cerveau ; leurs fonctions restent mal connues. La transglutaminase 8 (TG8), enfin, facteur XIII de la coagulation, est présente dans le plasma, mais aussi dans de nombreux tissus.
→ ichtyose, facteur XIII de la coagulation sanguine, kératinocyte
transglycosylase n.f.
transglycosylase
Enzyme catalysant le transfert d'un radical d'ose sur un substrat accepteur.
Les transglycosylases utilisent généralement des formes combinées des oses avec des nucléoside-diphosphates pour permettre la synthèse des chaines polyosidiques.
Syn. glycosyltranférase
transgolgien adj.
transgolgian
À travers la structure cytoplasmique de l’appareil de Golgi.
C. Golgi, histologiste italien, prix Nobel de médecine en 1906 (1886)
transhydrogénase n.f.
transhydrogenase
Enzyme catalysant une réaction de transfert d'hydrogène.
transillumination du sein l.f.
breast transillumination
Méthode obsolète d’exploration du sein chez la femme par projection d’un faisceau lumineux qui traverse la glande et renseigne sur les différences d’opacité, donc de texture des tissus.
transillumination pupillaire l.f.
transillumination sclérale l.f.
transcleral illumination
Illumination du contenu oculaire à l'aide d'une puissante source de lumière froide, permettant le repérage de masses sombres comme les tumeurs mélaniques de l'uvée ou un corps étranger intraoculaire.
Cet examen peut aussi être réalisé, pour le repérage de tumeurs antérieures, à la lampe à fente avec un éclairage transpupillaire (transillumination pupillaire).
transillumination scrotale l.f.
scrotal transillumination
Procédé d'examen clinique consistant à éclairer par transparence le contenu scrotal, utilisé principalement pour le diagnostic des épanchements à l’intérieur de la vaginale testiculaire.
L'échographie l'a complétée dans la recherche des lésions sous-jacentes.
transine n.f.
transin
Enzyme protéolytique synthétisé dans les tumeurs humaines de tissus malpighiens, sous l'influence d'oncogènes ou de facteurs de croissance.
La transine a une structure présentant une homologie avec la stromélysine et certaines collagénases de la peau.
transit baryté l.m.
gastro-intestinal X-rays, barium meal
Examen radiographique du tube digestif après ingestion d'un produit opaque (baryte ou dérivé) dont on suit sur écran la progression.
transit colique (durée du) l.m.
Temps que met le bol alimentaire à parcourir le cadre colique.
La technique de Couturier et Chaussade permet la mesure de la vitesse du transit colique : ingestion de marqueurs radioopaques pendant trois jours à heure fixe et repérage par radiographie de l’abdomen sans préparation plusieurs jours consécutifs.
La durée totale du transit colique est de 34 h environ ; de 7 h pour le côlon droit, 9 h pour le côlon gauche et 18 h pour le rectosigmoïde. Cette durée représente 80% de la durée du transit digestif total.
D. Couturier, gastroentréologue français, membre de l’Académie de médecine (1988) ; S. Chaussade, gastroentérologue français (1986)
transit digestif l.m.
digestive convey
Progression du contenu digestif depuis la cavité buccale jusqu'à l'anus, sous l'influence des contractions péristaltiques des viscères.
Selon l'organe traversé, on distingue le transit œsophagien, gastrique, intestinal, etc.
transit du grêle l.m.
small intestinal barium study
Examen de radiologie qui était pratiqué après ingestion d'une préparation barytée et destiné à déceler les anomalies fonctionnelles ou organiques de l'intestin grêle.
Il tend actuellement à être remplacé par l’IRM, voire l’entéro-scanner, ou la capsule vidéoscopique.
Syn. transit baryté
→ entéro-scanner, capsule vidéoscopique
transit du grêle (durée du) l.m.
small intestine convey
Temps que met le bol alimentaire à parcourir la longueur de l’intestin grêle.
Il pourrait se mesurer approximativement en suivant la progression de l’index baryté en examen radiologique standard. Le temps de transit de marqueurs colorés nécessite un contrôle endoscopique. Le transit isotopique permet de mesurer la vidange gastrique et le remplissage colique et donc indirectement le temps de transit dans le grêle. Un temps de transit segmentaire peut être mesuré au cours d’une perfusion de l’intestin grêle en mesurant le temps d’apparition d’un colorant introduit en amont.
transit isotopique du liquide cérébrospinal l.m.
transit œsogastroduodénal l.m.
upper gastro-intestinal series (GI series)
Étude radiographique du tube digestif depuis la jonction pharyngoœsophagienne jusqu'au duodénum inclus, au moyen d'un produit de contraste approprié, ingéré au moment de l'examen.
Insoluble, le sulfate de baryum en suspension semi-fluide était le plus employé. Il est de plus en plus souvent remplacé par un produit de contraste iodé hydrosoluble La diffusion de l'endoscopie a considérablement réduit les indications de cet examen.
Sigle TOGD
transition n.f.
transition
1) En biologie moléculaire, substitution d'une purine par une autre purine ou d'une pyrimidine par une autre pyrimidine dans la molécule d'un acide nucléique.
2 ) En ophtalmologie, atténuation de la jonction de deux zones adjacentes de courbures différentes.
transition allostérique l.f.
allosteric transition
Modification réversible de la configuration d'une protéine allostérique qui devient active ou inactive.
→ allostérie, allostérique, site allostérique, effecteur
transition électronique l.f.
electron transition
Saut d'un électron périphérique sur une orbite plus interne, où une place se trouve vacante à la suite d'une ionisation ou excitation.
L’électron tend toujours à occuper le niveau d’énergie disponible le plus bas en cédant de son énergie. L'énergie ainsi libérée par la transition est emportée par un photon de fluorescence ou communiquée à un électron Auger.
P. Auger, physicien français (1923)
transition materno-zygotique l.f.
maternal-zygotic transition
Passage graduel, pouvant durer plusieurs jours chez l’Homme, du contrôle maternel au contrôle zygotique du développement embryonnaire pendant lequel la dégradation des ARN et des protéines du gamète maternel se poursuit alors que, simultanément, le génome de l’embryon est activé.
[Q1]
Édit. 2019
transitionnel (objet) l.m.
transitional object
transitionnelle (tumeur) l.f.
transitional cell carcinoma
Tumeur épithéliale paramalpighienne développée aux dépens du revêtement muqueux de la voie excrétrice urinaire.
Ces tumeurs représentent la grande majorité des tumeurs urothéliales, à côté d'un faible contingent de tumeurs malpighiennes (épidermoïdes).
transitivisme n.m.
transitivism
Projection délirante d'une part de soi-même (pensées, actions, éprouvés sensoriels) sur autrui et plus généralement sur le monde extérieur, chez un patient schizophrène.
Ainsi, un malade apercevant une ombre prend peur et se met à crier, puis s'étonne que l'ombre ait crié. Certains opposent au transitivisme l'appropriation où, p. ex., le patient regardant battre un tapis se plaint d'être battu.
translation de brèche l.f.
nick translation
Technique consistant à traiter par l'ADN polymérase I une molécule d'ADN double-brin entaillée par une endonucléase.
A partir d'une brèche, cet enzyme, par son activité exonucléasique, hydrolyse le brin entaillé et simultanément, dans la même direction, par son activité polymérasique le reconstruit ; la brèche initiale se déplace donc le long du brin au cours de ce processus.
En présence de précurseurs radioactifs, cette technique permet de réaliser in vitro, à partir d'une molécule d'ADN, une nouvelle molécule radioactive pouvant servir de sonde moléculaire.
Syn. translation d’entaille
translation de césure l.f.
nick translation
Technique de marquage des acides nucléiques incorporant des nucléotides marqués dans l'ADN double brin grâce à une ADN-polymérase qui par son activité d'exonucléase hydrolyse l'un des deux brins à partir d'une césure (liaison phosphodiester manquante entre deux nucléotides) et par son activité polymérase reconstitue le brin hydrolysé en incorporant les nucléotides marqués.
[Q1]
Édit. 2018