transduction mécano-électrique vestibulaire l.f.
vestibular mecano electric transduction
Transformation de l’énergie mécanique liquidienne de l’endolymphe en énergie bioélectrique au niveau des cellules vestibulaires ciliées, internes et sensorielles.
transduction viral e l.f.
Mode de transfert génétique d'une cellule à une autre utilisant un virion phagique comme intermédiaire, en particulier transfert de matériel génétique d’une bactérie à une autre par des bactériophages.
L'ADN transduit peut se recombiner avec un ADN cellulaire homologue, se répliquer ou être hydrolysé par une endonucléase de restriction.
[A2,D2]
Édit. 2018
transduction visuelle l.f.
visual transduction
Ensemble des étapes qui vont de la détection du photon lumineux jusqu'à l'ébauche d'une réponse sensorielle à l'origine du signal électrophysiologique.
Cascade biochimique comprenant trois cycles : le cycle activation et inactivation de la rhodopsine ; le cycle activation et inactivation de la phosphodiestérase ; le cycle d'hydrolyse et de synthèse du GMPc (Guanosine MonoPhosphate cyclique).
La rhodopsine composée d'un dérivé de la vitamine A (le 11-cis rétinal) et d'une opsine en trois parties (protéique, phospholipidique et oligosaccharidique) est activée lorsqu'un photon transforme le 11-cis rétinal en 11-trans rétinal (qui se sépare ultérieurement de la rhodopsine), elle active à son tour la transducine en sous-unité GtaGTP (protéine G transducine alpha Guanosine TriPhosphate).
La sous-unité GtaGTP lève l'inhibition de la phosphodiestérase qui s'active.
La phosphodiestérase activée hydrolyse les molécules de GMPc en 5'-GMP ce qui provoque la fermeture des canaux Na+ de la membrane du segment externe et donne l'hyperpolarisation "signal" de la transduction. Les ions calcium sortent par la pompe à sodium, cette chute de calcium active la recovérine qui active la guanylate cyclase qui transforme le 5'-GMP en GMPc ce qui entraîne une réouverture des canaux sodium membranaires.
→ rhodopsine, transducine, protéine G, guanosine-monophosphate cyclique
transductionnel adj.
transductional
Relatif à une transduction.
transe (état de) l.m.
trance state
Altération transitoire de la conscience de soi, avec baisse de la sensibilité aux stimulus, voire transport du sujet en dehors de lui-même et du monde réel, comportements automatiques et exaltation fréquente.
Il arrive que le sujet se comporte comme s'il était habité par une autre personnalité un esprit, une divinité, ou une "force".
Ces états se rencontrent surtout dans un contexte religieux ou culturel particulier, souvent collectif (vaudou, exorcisme, etc.), sous hypnose, après prise d'alcool ou de certaines substances et lors d'une pratique poussée du yoga et du zen.
En dehors de ces circonstances (ou dans leur cadre), l'état de transe est décrit parmi les troubles dissociatifs (de conversion) dans les classifications actuelles (CIM, DSM).
→ état crépusculaire, exaltation, extase
transfection n.f.
transfection
1) Transfert d'ADN dans une cellule par un bactériophage, un plasmide ou des techniques balistiques.
2) Transformation bactérienne ou d'un protoplaste par l'ADN d'un phage et, par extension, transformation génétique d'une cellule eucaryote par un ADN viral.
transférase terminale l.f.
terminal transferase, deoxynucleotidyl transferase
transférases n.f.p.
transferases
Classe d'enzymes transférant des radicaux carbonés d'une molécule donneuse à une molécule receveuse.
De nombreux groupements peuvent être transférés : méthyl (transméthylases), amines (amino-transférases ou transaminases), carboxyl (carboxyl-transférases), carbamoyl (carbamoyl transférases), etc... Ces enzymes jouent un rôle majeur dans de nombreuses voies métaboliques, par exemple les interconversions entre acides aminés ou les réactions de phosphorylation/déphosphorylation.
transferrine n.f.
transferrin
Glycoprotéine plasmatique (bêta-globuline d’une masse moléculaire de 80kDa) qui transporte du fer depuis les cellules intestinales jusqu’à toutes les cellules de l’organisme qui ont besoin de fer.
Elle permet aussi le recyclage du fer libéré par les hématies, ramené par les macrophages à la moelle osseuse où les érythroblastes font la synthèse de l’hémoglobine. Les macrophages tissulaires (ou cellules réticulo-endothéliales) qui stockent du fer sont les responsables majeurs du recyclage du fer et de sa redistribution à la moelle osseuse pour l’érythropoïèse.
Captée par un récepteur de type II des membranes cellulaires, la transferrine est introduite dans une vésicule dite réceptosome qui l’amène à l’appareil de Golgi où elle cède son fer à une protéine de réserve endogène, la ferritine, puis retourne à la membrane plasmique pour être excrétée dans la circulation sous forme d’apotransferrine. Les transferrines présentent un polymorphisme génétique correspondant à des allotypes différents.
La concentration normale de transferrine dans le plasma humain est comprise entre 2,0 et 4,0 g/L. Elle augmente dans les carences en fer. Elle est légèrement augmentée chez la femme enceinte. Elle diminue dans les syndromes néphrotiques, les malnutritions, les atteintes hépatiques sévères et dans les atransferrinémies d’origine génétique.
Syn. sidérophiline
transferrine (capacité totale de fixation de la) (CTF) l.m.
total iron binding capacity
Quantité totale de fer pouvant être fixée par la transferrine plasmatique.
Elle est calculée par la formule suivante:
CTF (µmol/L) = 25 x transferrine (g/L).
La valeur normale de CTF est de 45 à 65µmol/L. Elle est une mesure indirecte de la transferrine.
transferrine (coefficient de saturation de la) (CST) l.m.
transferrin saturation coefficient
Proportion de la protéine porteuse plasmatique (transferrine) à laquelle le fer se trouve lié.
On l’exprime en pourcentage selon la formule:
CST = fer sérique(µmol/L) : capacité totale de fixation de la transferrine (CTF) (µmol/L) (avec CTF (µmol/L) = transferrine (g/L) x 25)
Il est normalement compris entre 25 % et 40%.
Un coefficient de saturation élevé indique généralement une surcharge en fer. Cette élévation peut aller jusqu’à 100% dans l’hémochromatose génétique; elle peut aussi être retrouvée en cas de surcharge en fer secondaire ou en cas de diminution de synthèse de la transferrine, par exemple dans l’insuffisance hépatocellulaire. Un coefficient de saturation diminué est trouvé dans les carences en fer. Au cours du syndrome biologique inflammatoire, le CST est normal ou diminué.
→ hémochromatose génétique, transferrine
transferrine (récepteur de la) l.m.
transferrin receptor
Protéine membranaire, d’une masse moléculaire d’environ 120 kDa qui joue un rôle majeur dans la captation, par endocytose, du fer lié à la transferrine par les cellules érythroblastiques et par les hépatocytes dans des proportions moindres, sauf en cas d’hémochromatose génétique.
→ hémochromatose génétique, transferrine
transferrine (récepteur soluble de la) l.m.
transferrin soluble receptor
Fragment soluble du récepteur membranaire de la transferrine auquel il manque les 100 premiers acides aminés.
Le dosage du récepteur soluble de la transferrine peut être effectué en complément du bilan martial classique. Sa concentration diminue dans les surcharges intracellulaires en fer. Elle augmente lorsque l’érythropoïèse est stimulée, notamment dans les anémies hémolytiques et mégaloblastiques, lors de l’administration d’érythropoïétine ou dans la maladie de Vaquez.
Sigle sTfR
transfert n.m.
1) En anatomie (angl. transfer), déplacement complet d’un organe, selon un protocole chirurgical préétabli, soit chez un même individu, soit entre deux individus différents.
2) En psychanalyse (angl. transference), ensemble des manifestations conscientes et inconscientes qui marquent dans la cure la singularité de la relation de l'analysant à l'analyste.
Repéré par S. Freud à partir du traitement d'Anna O. par J. Breuer, dans sa dimension de résistance à la guérison, le transfert est devenu le socle sur lequel il a inventé la psychanalyse et ses principes. C'est autour des questions que soulève ce concept que se jouent aussi bien l'installation d'une relation analytique, son maniement dans la cure, que son devenir à la fin d'une analyse.
S. Freud neurologue autrichien (1856-1939) J. Breuer, physiologiste autrichien (1842-1925)
transfert (névrose de) l.f.
tranference neurosis
Effet de la relation analytique selon lequel les symptômes ou les conduites pathologiques du patient acquièrent une nouvelle fonction, une nouvelle signification. Le conflit infantile se joue maintenant dans le cadre dynamique du transfert sur l'analyste et se prête mieux à l'élucidation.
À l'intérieur du groupe des "névroses", S. Freud distinguait les névroses de transfert et les névroses narcissiques (les psychoses). Dans les premières (hystérie d'angoisse, hystérie de conversion, névrose obsessionnelle), la libido cherchait toujours son objet à l'extérieur et, dans la cure, mettait l'analyste à cette place. Dans les deuxièmes, la libido était tournée vers le moi et ne pouvait établir une relation transférentielle. On admet aujourd'hui que, contrairement à ce que Freud pensait, les psychotiques nouent des relations transférentielles, parfois très intenses.
transfert (origine de) l.f.
transfer origin
Chez un plasmide conjugatif, région de l'ADN par laquelle commence le transfert génétique.
Sigle ori T
transfert adoptif de cellule l.m.
adoptive cell transfer
Immunothérapie consistant à transférer des cellules, habituellement des lymphocytes T, dans un hôte afin de le faire bénéficier de leurs fonctions immunitaires.
Le transfert des cellules T du patient génétiquement modifiées par introduction d’un récepteur dit « chimèrique » (CAR-T cells) reconnaissant un antigène tumoral est utilisé dans le traitement des cancers.
→ immunothérapie, lymphocytes T, CAR-T cells
[F2, F3, G5 ]
Édit. 2018
transfert d'aimantation en IRM l.m.
magnetization transfer
En IRM, lors de l'examen d'un tissu contenant un nombre non négligeable de protons fixes ou peu mobiles (tissu cérébral, muscles, membranes), technique consistant à ajouter à l'impulsion de radiofréquence correspondant à la fréquence de Larmor des protons mobiles, une autre impulsion de fréquence légèrement décalée.
Cette onde décalée a pour résultat de saturer les protons fixes ou peu mobiles, sans agir directement sur les protons mobiles. Mais du fait du phénomène de transfert de saturation, ces derniers se trouvent indirectement affectés : la saturation des protons fixes ou peu mobiles s'effectue au détriment des protons mobiles ; leur aimantation et donc le signal de ceux-ci s’en trouvent diminués. (Il y a un transfert d'aimantation du pool des protons mobiles vers celui des protons fixes). Il en résulte une diminution du signal du tissu concerné.
Cette technique est utilisée en angiographie par résonance magnétique, où elle permet de réduire le signal de certains tissus sans modifier celui du sang (qui ne contient que des protons mobiles). Le résultat est une augmentation du contraste sang/tissus, permettant une meilleure visualisation des petits vaisseaux.
→ transfert de saturation en IRM
[B2,B3]
Édit. 2018
transfert de gènes l.m.
Introduction d’un ADN étranger dans une cellule
[Q1]
Édit. 2018
transfert de noyaux de cellules somatiques l.m.
somatic cell nuclear transfer (SCNT)
Technique consistant à transférer le noyau d’une cellule somatique dans un ovule énucléé afin de donner naissance à un embryon pouvant être transféré dans l’utérus d’une mère porteuse (clonage reproductif) ou dont les cellules peuvent être utilisées à titre thérapeutique (clonage à visée thérapeutique).
Cette méthode s’est illustrée par la naissance de la brebis Dolly. On parle de clonage parce que l’animal né grâce à cette technique a le même ADN nucléaire que le donneur à partir duquel la cellule somatique a été prélevée. Le clonage reproductif est interdit dans l’espèce humaine. Le clonage à visée thérapeutique a l’intérêt théorique de fournir des cellules à greffer identiques à celles du receveur, ce qui évite tout rejet .Il pose chez l’Homme des problèmes éthiques majeurs puisqu’il suppose la création d’un embryon humain secondairement détruit. L’utilisation de cellules souches pluripotentes induites autologues supprime également le risque de rejet tout en évitant le problème éthique.
→ cellules souches pluripotentes induites
transfert de recherche l. m.
translational research
En pharmaco-thérapeutique, phase de recherche se situant entre la recherche fondamentale et la recherche appliquée, assurant le passage de l’une à l’autre.
Elle correspond à la mise en application thérapeutique des résultats scientifiques de la recherche fondamentale, au cours des essais cliniques de phase II.
transfert de résistance l.f.
resistance transfert
Passage interbactérien de gènes dont l’expression conduit à une résistance aux antibiotiques.
Chez les bactéries, ce passage s’effectue directement par transformation ou conjugaison, ou par l’intermédiaire d’un bactériophage (transduction).
transfert de saturation en IRM l.m.
saturation transfer
En IRM, après l'impulsion de radiofréquence lors de l'examen d'un tissu contenant une quantité non négligeable de protons fixes ou peu mobiles, échange permanent d'aimantation entre le pool des protons fixes ou peu mobiles et le pool des protons mobiles.
Ce phénomène explique, lors de l'utilisation de la technique de transfert d'aimantation en angiographie par résonance magnétique, la diminution du signal de certains tissus par rapport à celui des vaisseaux.
[B2,B3]
Édit. 2018
transfert du noyau cellulaire l.m.
Syn. transfert nucléaire
[Q1]
Édit. 2019
transfert génétique l.m.
genetic transfer
Passage de matériel génétique d'une cellule à une autre directement ou par l'intermédiaire d'un vecteur.
Chez les Bactéries, on distingue plusieurs modes de transfert : la transformation génétique, la conjugaison, la transduction, etc.