Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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trans (configuration) l.f.

trans configuration
Disposition selon laquelle deux mutations sont chacune sur l'un des deux chromosomes homologues d'une cellule, d'un tissu ou d'un organisme.

→ cis (configuration)

trans-Golgi n.m.

→ appareil de Golgi

trans-régulateur (élément) l.m.)

trans-regulator element

→ régulateur

transacétylase n.f.

transacetylase

→ acétyltransférase

transaction n.f.

Contrat par lequel les parties mettent fin à une contestation ou la préviennent en renonçant partiellement à leurs prétentions réciproques.

[E3]

Édit. 2017/1

transactionnelle (analyse) l.f.

transactional analysis

Système d'analyse et de thérapeutique dérivé de la psychanalyse, créé par E. Berne, fondé sur des "états du moi" (familièrement dénommés "parent", "adulte" et "enfant") définis par une analyse structurale avant l'analyse transactionnelle.
Elle reconnait des transactions simples puis stéréotypées et des opérations complexes faisant intervenir plusieurs personnes et se fondant sur des fantasmes.
Dans la thérapie, sont représentées et vécues des "manœuvres sociales" remplissant des fonctions défensives et procurant des satisfactions dénommées des passe-temps et des jeux. Certaines opérations complexes, impliquant "une large planification de la vie à l'état inconscient", sont nommées scénarios.

E. Berne, psychiatre américain (1961)

transactivation n.f

transactivation

Processus par lequel un récepteur est activé de façon indirecte par le ligand d’un récepteur différent.
On peut citer comme exemple la transactivation du récepteur du facteur de croissance épidermique (« epidermal growth factor » ; EGF) par l’angiotensine II. Le mécanisme est le suivant : l’angiotensine II stimule l’activité d’une enzyme appelée Adams 17 ou TACE qui détache la partie extracellulaire active (ou ectodomaine) du précurseur transmembranaire du facteur transformant de croissance-alpha (« transforming growth factor α » ; TGF-α). Le TGF-α libéré dans le milieu extracellulaire se lie au récepteur de l’EGF qui est commun aux deux peptides et l’active. Ce mécanisme est un de ceux par lesquels l’angiotensine II favorise la fibrose rénale.

transactivation de récepteur n.f

receptor transactivation

Processus par lequel la stimulation d’un ligand par son récepteur conduit à l’activation d’un deuxième récepteur, distinct du premier.
Un tel processus se retrouve dans la stimulation d’un récepteur à tyrosine kinase par un récepteur couplé aux protéines G.
On peut citer comme exemple la transactivation du récepteur du facteur de croissance épidermique (« epidermal growth factor » ; EGF) par l’angiotensine II. Le mécanisme est le suivant : l’angiotensine II stimule l’activité d’une enzyme appelée Adams 17 ou TACE qui détache la partie extracellulaire active (ou ectodomaine) du précurseur transmembranaire du facteur transformant de croissance-alpha (« transforming growth factor α » ; TGF-α). Le TGF-α libéré dans le milieu extracellulaire se lie au récepteur de l’EGF qui est commun aux deux peptides et l’active. Ce mécanisme est un de ceux par lesquels l’angiotensine II favorise la fibrose rénale.
La transactivation de récepteur est à distinguer de la transactivation génétique par lequel un virus code pour une protéine qui va augmenter l’expression d’un gène, comme par exemple d’un proto-oncogène conduisant ainsi à l’apparition d’un cancer. L’expression trans signifie que la molécule activatrice est différente de la molécule initiatrice.

→ ligand, tyrosine kinase, protéine G, métalloprotéinase,proto-oncogène

transaldolase n.f.

Enzyme intervenant dans la voie des pentoses-phosphates en catalysant le transfert réversible de la dihydroxyacétone d'un cétose-phosphate à un aldose-phosphate :

Dans cette réaction, le donneur peut être le fructose-6-phosphate ou le sédoheptulose-7-phosphate, l'accepteur l'érythrose-4-phosphate ou le phospho-3-glycéraldéhyde.
Des transaldolases ont été isolées du foie, des globules rouges, des feuilles, des levures ; elles ont un radical aminé de la lysine dans le site actif, qui leur permet de fixer transitoirement la dihydroxyacétone transférée par une liaison cétimine. Les transaldolases jouent un rôle important dans la voie de la glycolyse dite des pentoses-phosphates, dans les interconversions d'oses et la formation de pentoses, et dans la photosynthèse des glucides. Leur déficit dû à
des mutations du gène TALDO se traduit dans la période néonatale par des symptômes sévères. 

→ transaldolase (déficit en), pentoses-phosphates (voie des)

transaldolase  (déficit en)  l.m.

transaldolase deficiency

Maladie rare causée par un déficit de l’enzyme transaldolase, intervenant dans la voie des pentoses-phosphates.
Le déficit en transaldolase, dû à des mutations du gène TALDO qui code cette enzyme,  se traduit dans la période néonatale par des symptômes sévères : anémie, thrombocytopénie, hépatosplénomégalie, fibrose hépatique progressive puis, plus tardivement, néphropathie. Sur le plan biologique, il s’accompagne d’une accumulation de polyols, en particulier d’heptoses, dans les liquides biologiques et d’une heptosurie. 

→ heptose, heptosurie, transaldolase, pentoses-phosphates (voie des)

transaldolisation n.f.

transaldolization

Réaction de transfert d'un radical porteur d'une fonction α-cétonique d'un aldéhyde à un autre aldéhyde.

→ transaldolase, pentoses-phosphates (voie des)

transamidase n.f.

transamidase

Enzyme catalysant le transfert d'un radical acyle d'une fonction amide sur une autre fonction amine.
La transglutaminase est une transamidase.

transamidination n.f.

transamidination

Réaction de transfert d'un radical amidine NH=C-NH2 d'un composé à un autre.
Une transamidination permet la synthèse de glycocyamine (précurseur de la créatine) à partir de glycine et du radical amidine de l'arginine.
On peut aussi considérer le transfert du radical amidine sur une molécule d'eau (réaction terminale de l'uréogénèse catalysée par l'arginase) comme une transamidination. La transamidination de l'acide  α--aminobutyrique conduit à l'acide  α--guanidobutyrique qu'on trouve dans le cerveau.

transaminase n.f.

transaminase

Famille d’enzymes catalysant le transfert d’un groupement amine (- NH2) entre deux molécules carbonées.Les transaminases (ou amino-transférases) ont pour coenzyme le pyridoxal-phosphate, qui intervient dans la réaction en se combinant à la fonction amine pour former ensuite le pyridoxamine-phosphate, qui transfère secondairement son radical NH2 sur l'accepteur. Celui-ci est presque toujours spécifiquement l'α-cétoglutarate, qui se trouve transformé en glutamate. Le substrat aminé est lui-même transformé en produit carbonylé (cétonique ou aldéhydique). Les principales transaminases sont celles qui désaminent les acides α-aminés naturels. Les deux plus actives dans les tissus sont l'alanine-transaminase (ALAT) et l'aspartate-transaminase (ASAT), anciennement appelées glutamate-pyruvate-transaminase (SGPT) et glutamate-oxaloacétate-transaminase (SGOT) en précisant les substrats de la réaction inverse:CH3-CH(NH2)-COOH + COOH-(CH2)2-CO-COOH <→CH3-CO-COOH + COOH-(CH2)2-CH(NH2)-COOHOn connaît aussi les transaminases spécifiques d'autres acides α-aminés (cystéine, glycine, tyrosine, leucine, cynurénine, asparagine, glutamine). On appelle ω -transaminases celles qui désaminent les acides ω -aminés (ornithine, γ-amino-butyrate, β-alanine). Les transaminases jouent un rôle dans la désamination des acides aminés et dans la glyconéogénèse. Leur activité augmente dans le foie ou le rein sous l'effet inducteur du cortisol. Le pH optimum des transaminases est voisin de 7,5. Les transaminases sont présentes dans tous les types cellulaires et dans tous les tissus, en particulier le foie, le rein, le cœur et le cerveau. Les transaminases passent dans le sang lors de diverses lésions tissulaires. Les ASAT sont situées de façon préferentielle dans le myocarde et les muscles squelettiques et les ALAT principalement dans le foie. De ce fait, le dosage des transaminases sanguines est utile comme moyen de diagnostic de certaines affections. Si le dosage de l’ASAT n’est plus utilisé dans le diagnostic de l'infarctus du myocarde, celui de l’ALAT, souvent associé à celui de l’ASAT, est très utilisé, pour le diagnostic et le suivi des atteintes hépatiques (surtout des hépatites virales). Les valeurs habituellement trouvées dans le plasma des sujets normaux sont inférieures à 40 UI/L. à 37°C.

Syn. amino-transférase, aminophérase (désuet)

transaminase glutamopyruvique l.f.

Syn. alanine-aminotransférase

Sigle SGPT

→ alanine-aminotransférase, transaminase

transamination n.f.

transamination

Réaction générale de transfert d'un groupement aminé d'un acide aminé à un acide alpha-cétonique, ce dernier devenant un acide aminé et le premier un composé cétonique :
R-CH(NH2)-COOH + R'-CO-COOH <→ R-CO-COOH + R'-CH(NH2)-COOH
Cette réaction est catalysée par une transaminase dont le coenzyme est le phosphate de pyridoxal ; le phosphate de pyridoxamine est le composé intermédiaire ayant fixé transitoirement la fonction aminée et celle-ci sera transférée ultérieurement à l'acide α-cétonique.
La transamination constitue un moyen de désamination indirecte des acides aminés et le système acide α-cétoglutarique-acide glutamique y joue un rôle important : alanine + acide α-cétoglutarique → acide pyruvique + acide glutamique, acide aspartique + acide α-cétoglutarique → acide oxaloacétique + acide glutamique. L'acide glutamique libère l'ammoniac sous l'effet d'une glutamodéshydrogénase spécifique (enzyme à Nicotinamide-Adénine-Dinucléotide (NAD) en régénérant l'acide α-cétoglutarique. Certains acides aminés se transaminent activement (alanine, acide aspartique, valine, leucine, isoleucine, tyrosine, phénylalanine, méthionine, tryptophane, arginine, cystéine, acide γ-aminobutyrique), d'autres se transaminent plus faiblement (glycine, ornithine, diiodotyrosine, dihydroxy-phénylalanine), d'autres encore se transaminent peu (sérine, histidine, lysine, citrulline, acide α-amino-isobutyrique). La glutamine peut remplacer l'acide glutamique : L-glutamine + acide α-cétonique → acide α-cétoglutaramique + acide α-aminé. La fonction amine en α d'une fonction acide peut subir la transamination : acide α-aminobutyrique + acide α-cétoglutarique → semi-aldéhyde succinique + acide L-glutamique. Les réactions de transmination étant réversibles, certains acides aminés (non indispensables) peuvent être synthétisés à partir de leur acide α-cétonique si celui-ci est formé dans l'organisme. La transamination est donc un processus général de dégradation et de synthèse des acides aminés. 

transammoniase n.f.

transammoniase

Enzyme catalysant le transfert d'un radical NH2 d'une fonction amide sur un accepteur.
On range parmi les transammoniases l'enzyme qui forme la phospho-6-glucosamine à partir de phospho-6-fructose et de glutamine.

Syn. amidotransférase

transcervical adj.

transcervical

Qui se produit ou se trouve à travers une formation anatomique qualifiée de col p. ex. fracture transcervicale du fémur, du radius.

Étym. lat. trans : à travers ; cervix : col

transcétolase n.f.

Enzyme catalysant le transfert réversible de l'aldéhyde glycolique d'un cétose-phosphate à un aldose-phosphate :

Dans cette réaction, le donneur peut être le fructose-6-phosphate, le xylulose-5-phosphate ou le sédoheptulose-7-phosphate, l'accepteur le ribose-5-phosphate, l'érythrose-4-phosphate, le phospho-3-glycéraldéhyde et même le glycéraldéhyde et le désoxyribose-5-phosphate. Des transcétolases ont été isolées du foie, des feuilles, de levures.
Elles ont pour coenzyme le thiamine-pyrophosphate, qui fixe transitoirement le glycolaldéhyde. Les transcétolases jouent un rôle important dans la voie de la glycolyse dite des pentose-phosphates, dans les interconversions d'oses et la formation des pentoses et dans la photosynthèse des glucides.

→ R-CHOH-CHOH-CO-CH2OH + R'-CHOH-CHO R-CHOH-CHO + R'-CHOH-CHOH-CO-CH2OH

transcétolisation n.f.

transketolisation

Transfert du radical CH2OH-CO d'un ose cétonique sur un ose aldéhydique ayant pour résultat la formation d'un cétol.
On trouve des réactions de transcétolisation au cours du cycle des pentoses ; elles sont catalysées par des transcétolases dont le coenzyme est le pyrophosphate de thiamine. Ex. : transcétolisation du xylulose-5-phosphate sur le ribose-5-phosphate avec formation de glycéraldéhyde-3-phosphate et de sédoheptulose-7-phosphate.

transcobalamine n.f.

transcobalamin

Protéine plasmatique transportant la cobalamine ou vitamine B12.

→ vitamine B12

transconformation n.f.

transconformation

Modification spontanée, ou sous l'influence d’un facteur exogène, de la conformation tridimensionnelle d’une protéine la rendant anormale et, parfois, pathogène.
La transconformation est dite « corruptive » quand le changement conformationnel  est transmissible aux protéines intactes homologues.
La  transconformation  corruptive la plus connue est celle de la protéine prion.

→ prion

[C1, C3]

Édit. 2018

transconformation corruptive l.f.

→ transconformation

[C1, C3]

Édit. 2018

transcortine n.f.

transcortin

Protéine plasmatique de mobilité électrophorétique d'α-globuline, capable de fixer et transporter dans la circulation sanguine le cortisol sécrété par la corticosurrénale.
Elle peut aussi fixer la progestérone.

transcriptase inverse l.f.

reverse transcriptase

Enzyme ou système enzymatique catalysant la biosynthèse d'un acide désoxyribonucléique complémentaire d'une matrice ribonucléique.
Les transcriptases inverses sont impliquées dans la réplication de virus ribonucléiques tels que les virus de l'immunodéficience humaine.

→ transcriptase réverse

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