Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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tractus vestibulo-spinal médial l.m.

→ tractus spino-vestibulaire

traduction n.f.

translation

Ensemble des étapes permettant de synthétiser une chaîne polypeptidique correspondant à la séquence nucléotidique d'un ARN messager (ARNm).
La traduction s'effectue au niveau des ribosomes, dans le cytoplasme des cellules. Ce processus comprend trois phases successives d'initiation, d'élongation et de terminaison, chacune de ces phases étant sous la dépendance de facteurs spécifiques dits facteurs d'initiation, d'élongation et de terminaison. Les acides aminés nécessaires à la synthèse de la chaîne polypeptidique sont apportés sous forme complexée à un ARN de transfert (ARNt). L'ordre d'arrivée des acides aminés est dicté par la succession des triplets de nucléotides (ou "codons") constituant l'ARN messager

→ ARN messager, ARN de transfert, ribosome

[Q1]

Édit. 2018

traduction ininterrompue l.f.

translational readthrough

Traduction d’un ARN messager au-delà du codon de terminaison marquant la fin du cadre normal de lecture.

→ traduction, ARN messager, codon non-sens

[Q1]

Édit. 2018

TRAF1 gene sigle angl. pour TNF receptor associated factor 1

Gène localisé en 9 p23;q33 qui code pour un facteur protéinique régulateur de l’activité du TNF.
La mutation de ce gène est à l’origine de formes graves de polyarthrite rhumatoïde avec présence d’auto-anticorps anti-protéines citrullinées.

→ auto-anticorps anti-protéines citrullinées

[I1,C3]

Édit. 2017

tragus n.m.

tragus (TA)

tragus

Saillie de l’auricule située en avant du méat acoustique externe, séparée de la racine de l’hélix par un sillon, l’incisure antérieure du tragus ou incisure prétragienne, et de l’antitragus par  l’incisure intertragique.

→ antitragus, auricule, hélix, incisure antérieure de l'auricule, incisure intertragique, incisure prétragique, méat acoustique externe, racine de l'hélix

tragus accessoire l.m.

→ appendice préauriculaire

train de quatre l.m.

train of four

Méthode de monitorage de la curarisation consistant à appliquer quatre stimulations électriques supramaximales sur un nerf périphérique (cubital, facial ou tibial postérieur) séparées chacune de 0,5 s et à apprécier la réponse du muscle ou du groupe musculaire correspondant.
Ce mode de stimulation a l'avantage de ne pas nécessiter de réponse témoin avant la curarisation. Quatre stimulations en deux secondes suffisent pour mettre en évidence le phénomène d'épuisement en présence d'un curare non dépolarisant : on apprécie la profondeur de la curarisation par le nombre de réponses au train de quatre. Pour une laparotomie, par ex., qui nécessite un bon relâchement musculaire, il faut obtenir la disparition des deux ou trois dernières réponses. Lors de la décurarisation le rapport T4/T1 (c'est-à-dire le rapport de la force de la quatrième contraction musculaire à celle de la première) fournit un bon indice de la présence d'une curarisation résiduelle. Un rapport T4/T1 = 0,70 est nécessaire pour que les muscles ventilatoires puissent faire face à une demande ventilatoire accrue.

→ curare, stimulateur de nerf

training autogène de Schultz l.m.

Schultz's autogenic training

J. Schultz, psychiatre allemand (1932)

→ relaxation

traitement adjuvant l.m.

adjuvant treatment

Traitement anti-néoplasique administré alors que l’ensemble de la tumeur a été retiré, chirurgicalement ou par radiothérapie, et que cette tumeur n’est plus détectable.
Ce traitement vise à détruire  les cellules ayant pu échapper au traitement et non détectées par des  examens biologiques (biopsie liquide) ou radiologiques afin de prévenir les récidives.

→ adjuvant, biopsie liquide

[F2, G5]

Édit. 2019

traitement de l'eau destinée à la consommation humaine l.m.

Ensemble des techniques et équipements mis en œuvre pour produire de l’eau de consommation humaine à partir d’une eau issue du milieu naturel, non distribuable.
Les eaux de surface ou souterraines ne sont pas toujours d’une qualité conforme aux normes de qualité requises pour leur distribution en vue de la consommation humaine ; elles doivent donc subir une ou plusieurs phases de « nettoyage » qui peuvent être physiques (filtration), chimiques (notamment chloration de l’eau) et/ou biologiques.

traitement de la maladie alcoolique l.m.

treatment of alcoholic disease

Programme thérapeutique cohérent, comprenant un ensemble de moyens thérapeutiques envisagés et mis en œuvre conjointement ou successivement, dans le but d'aider le sujet alcoolique et son entourage à changer leur mode de vie.
Les objectifs sont de traiter les complications somatiques et psychiques, d'obtenir l'abstinence, d'aider la personne à reconstituer ses capacités relationnelles et à retrouver une autonomie.
Les outils thérapeutiques (médicaments, techniques psychothérapiques individuelles ou de groupe) sont nombreux et ne se bornent pas au recours à la "cure de désintoxication" qui, dans l'opinion publique et dans une partie du corps médical, résume encore la prise en charge de l'alcoolo-dépendant.

Étym. arabe al -cohol : liquide distillé 

→ abstinence, alcoolique (cure de désintoxication), aversion, centre d'hygiène alimentaire et d'alcoologie, disulfirame

[G3,G4,G5]

traitement en parallèle l.m.

parallel processing

Hypothèse d'une transmission et d'un traitement indépendant de chacune des composantes du stimulus, p. ex. la forme et la couleur, le long des voies visuelles.
Cette hypothèse s'appuie sur les connaissances anatomiques des voies magnocellulaire (M) et parvocellulaire (P) bien individualisées jusqu'au corps géniculé latéral, et physiologiques comme les caractéristiques des champs récepteurs de ces ensembles. Cette hypothèse est confortée par le grand nombre d'aires visuelles corticales et de connexions qui les relient.

traitement en série l.m.

serial processing

Hypothèse d'une transmission et d'un traitement progressif des signaux rétiniens.
Les caractéristiques de l'image seraient extraites les unes après les autres par un traitement séquentiel dans les aires corticales. Cette hypothèse est largement invalidée.

traitement hiérarchique l.m.

hierarchical processing

Hypothèse dun traitement progressif de l'image à partir d'éléments très simples, les champs récepteurs circulaires concentriques, puis les champs récepteurs des cellules simples, puis complexes.
Cette hypothèse a été largement invalidée par la découverte de projections directes du corps géniculé latéral sur les cellules complexes.

traitement hygiénique des mains par friction l. m.

hygienic handrub

Traitement des mains par un produit bactéricide approprié dont l’activité est ciblée sur les micro-organismes de la flore transitoire, afin de prévenir leur transmission, sans tenir compte de l’action sur la flore résidente de la peau.
La friction hydro-alcoolique peut être utilisée en remplacement du lavage hygiénique sur des mains visuellement propres, non souillées par des liquides ou matières organiques, sèches et en l’absence de talc et poudre. Elle ne dispense pas du port de gants (non talqués) pour la protection du personnel lors de soins exposant à un contact avec du sang ou des liquides biologiques. Une friction hydro-alcoolique doit être effectuée immédiatement après le retrait des gants. La procédure d’application de la friction est décrite dans la norme européenne EN 1500.

traitement immunosuppresseur l.m.

immunosuppressive treatment

Traitement qui consiste à réduire les réponses immunitaires normales ou pathologiques.
Tous les immunosuppresseurs sont dotés d’effets secondaires très puissants qui rendent leur utilisation prudente et délicate 

traitement immunosuppresseur et transplantation l.m.

Ensemble des thérapeutiques médicamenteuses favorisant la tolérance d'un greffon par le système immunitaire du receveur.
Ces thérapeutiques utilisent dans des associations variables la prednisone, les antimétabolites (azathioprine, acide mycophénolique), les inhibiteurs de la calcineurine ( ciclosporine et  tacrolimus), les inhibiteurs de la mTOR (sirolimus, évérolimus), l’inhibiteur du second signal des lymphocytes T (nulojix), les anticorps monoclonaux anti-récepteurs de l’IL 2 (simulect) et les globulines antilymphocytaires.
Tous les immunosuppresseurs sont dotés d’effets secondaires très puissants qui rendent leur utilisation prudente et délicate 
On distingue le traitement immunosuppresseur d'induction, utilisé au décours immédiat de la transplantation, du traitement immunosuppresseur d'entretien, utilisé au long cours et dont le maintien est nécessaire pour la survie du greffon.

→ mycophénolate mofetil

traitement moral l.m.

moral therapy

Forme de relation thérapeutique symbolisée en France par l'image de Ph. Pinel rompant les chaines des aliénés pendant la Révolution, et inscrite dans un courant qui situait déjà la maladie mentale au centre du problème posé par les rapports entre "physique" et "moral" au sens le plus large.
Précédé notamment par W. Tuke en Grande-Bretagne, Pinel considérait le patient comme un "aliéné" auquel il suffisait bien souvent de "parler avec douceur", de "compatir à ses maux" et aussi de "donner l'espoir consolant d'un sort plus heureux", mais avec une directivité de type pédagogique et au besoin autoritaire.
Au milieu du XIXème siècle, ce type de relation a cédé au profit de règles concernant l'organisation et le travail dans les asiles où ont afflué les patients. Par la suite, la liberté dans la relation a constitué une dimension majeure de la prise en soins.
Plus récemment, H. Baruk a repris cette qualification, en se fondant sur le recherche de la justice et de la charité dans la relation thérapeutique. Il nommera sa méthode "chitamnie", terme hébreux qui traduit la confiance et la foi.

W. Tuke, philanthrope britannique (1732-1822) ; P. Pinel, médecin aliéniste français (1745-1826) ; H. Baruk, psychiatre français, membre de l’Académie de médecine (1945)

traitement obligatoire l.m.

Traitement comportant hospitalisation ou non, imposé dans certaines circonstances par un texte législatif ou réglementaire, à une personne malade considérée comme dangereuse pour elle-même ou pour autrui.
Les textes visent quatre catégories de malades : certains malades mentaux, les personnes atteintes de l’une des quatre maladies vénériennes à déclaration obligatoire, les alcooliques dangereux, les toxicomanes. Dans la pratique, hormis pour certains malades mentaux, aucune hospitalisation ni thérapeutique active n’est imposée à une personne sans son adhésion.

→ hospitalisation sans consentement

trajectoire (d'une particule) n.f.

path (of a particle)

Ligne parcourue par une particule dans un milieu jusqu' à son arrêt.
Pour les particules lourdes chargées elle est pratiquement rectiligne. Pour les électrons des collisions avec grande perte d’énergie provoquent de brusques changements de direction.

Tran (technique de) l.f.

Tran’s technique

Technique microchirurgicale de réimplantation tubo-utérine réséquant en tronc de cône la partie interstitielle de la corne utérine, pour le traitement de la stérilité tubaire.

D. K. Tran, gynécologue français (1987)

tranchée utérine l.f.

uterine cramping

Succession de douleurs utérines parfois très vives, survenant dans les suites d’un accouchement et provoquées par les contractions du myomètre, destinées à maintenir le globe utérin et donc assurer l’hémostase.

tranchées (fièvre des) l.f.

trench fever

Infection aigüe observée surtout pendant les deux guerres mondiales mais aujourd'hui ré-émergente,  provoquée par Bartonella quintana.
 Transmise par les déjections de poux, cette affection  peut encore s’observer chez des sujets vivant dans des conditions socioéconomiques précaires. Le seul réservoir connu est l'Homme.  Sa gravité est variable ; elle associe un état fébrile avec récurrences, des céphalées et des douleurs diffuses intenses. L'évolution se fait habituellement vers la guérison spontanée. Chez les sujets infectés par le VIH, on peut observer des endocardites et des angiomatoses bacillaires. Le diagnostic est essentiellement sérologique.

Syn. fièvre des cinq jours, fièvre de Volhynie, fièvre tibialgique, fièvre quintane

→ Bartonella quintana

tranquillisant n.m., a.

minor tranquilizer, tranquilizing

→ anxiolytique, psychotropes

[H3,G5 ]

Édit. 2017

trans

Préfixe d'origine latine signifiant au-delà, du côté opposé qui, appliqué à un composé éthylénique, désigne l'isomère dans lequel les radicaux les plus importants fixés sur les deux carbones de la double liaison sont situés de part et d'autre du plan de l'orbitale p.
Cette expression est maintenant remplacée par l’allemand entgegen dont l’antonyme est zusammen (ensemble)

Ant. cis

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