Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Toxocara canis

Toxocara canis

Ascaris du chien.
La contamination humaine est accidentelle, par ingestion d’œuf du parasite. Il en résulte un parasitisme abortif (impasse parasitaire) du fait de la barrière d’espèce, entraînant une toxocarose ou larva migrans viscérale.

→ larva migrans viscérale

Toxocara cati

Toxocara cati

Ascaris du chat, responsable de larva migrans, chez l'Homme.

→ larva migrans

toxocarose n.f.

toxocariasis

Parasitose provoquée par les larves d’Ascaris du chien ou du chat (Toxocara canis, T. cati), en impasse évolutive dans l’organisme humain, du fait de la barrière d’espèce.
L’affection est fréquemment observée chez des enfants contaminés (ingestion d’œufs du parasite) au moment de leurs jeux dans des bacs à sable souillés par les déjections de chiens errants. L’intensité des symptômes est fonction du degré d’infestation avec hyperthermie, signes respiratoires et cutanés, éventuellement manifestations nerveuses ou complications oculaires. Biologiquement, il existe une hyperleucocytose avec hyperéosinophilie le plus souvent importante.

Syn. larva migrans viscérale

→ Toxocara canis, Toxocara cati

toxocarose n.f.

toxocariasis

Parasitose provoquée par les larves d’Ascaris du Chien ou du Chat (Toxocara canis, T. cati), en impasse évolutive dans l’organisme humain, du fait de la barrière d’espèce.
L’affection est fréquemment observée chez des enfants contaminés (ingestion d’œufs du parasite) au moment de leurs jeux dans des bacs à sable souillés par les déjections de chiens errants. L’intensité des symptômes est fonction du degré d’infestation avec hyperthermie, signes respiratoires et cutanés, éventuellement manifestations nerveuses ou complications oculaires. Biologiquement, il existe une hyperleucocytose avec hyperéosinophilie le plus souvent importante.

Syn. larva migrans viscérale

→ Toxocara canis, Toxocara cati

[D1]

Édit. 2018

toxocarose oculaire l.f.

ocular toxocariasis

Uvéite parasitaire, dont l'agent responsable est le plus souvent Toxocara canis, parfois Toxocara cati, qui se manifeste par une uvéite postérieure, de découverte souvent tardive chez le jeune enfant vers l'âge de huit ans et qui se révèle par une baisse de l'acuité visuelle (85% des cas).
L'atteinte oculaire, en général unilatérale, peut réaliser un granulome postérieur, un granulome périphérique ou une endophtalmie, ces trois formes étant plus ou moins intriquées. L'évolution est possible vers un décollement de rétine exsudatif ou une atteinte maculaire. L'étude immunologique (ELISA) des milieux intraoculaires (humeur aqueuse, vitré) fournit le seul argument fiable pour le diagnostic. Le diagnostic différentiel se fait essentiellement avec le rétinoblastome et la maladie de Coats. Le traitement comporte des antiinflammatoires (corticothérapie), un traitement antihelminthique parfois, et une vitrectomie rendue souvent nécessaire par les modifications importantes rétinovitréennes.
Le diagnostic clinique est établi sur la coexistence de lésions évocatrices et d'un environnement favorable (enfant jeune, présence de chiens, géophagie). La prévention consiste à traiter les jeunes chiens de façon à éviter la dissémination de larves.

G. Coats, ophtalmologue britannique (1908)

→ rétinoblastome, Coats (maladie de), Toxocara canis, Toxocara cati

toxopachyostéose diaphysaire tibiopéronière l.f.

R. Weismann-Netter, médecin français (1954)

→ Weismann-Netter (maladie de)

Toxoplasma gondii

Toxoplasma gondii
Sporozoaire dont le cycle asexué de développement se déroule chez de très nombreux  homéothermes dont l’Homme (hôtes intermédiaires), la multiplication sexuée se produisant chez le chat (hôte définitif).
Ce parasite cosmopolite existe sous plusieurs formes évolutives. Le tachyzoïte, mobile, pathogène, a une forme en croissant et mesure 8 à 12µm de long. C’est ce stade qui est éventuellement transmis in utero et entraîne la toxoplasmose congénitale. Les bradyzoïtes, également arciformes mais plus petits que les tachyzoïtes, sont des stades quiescents contenus dans les kystes. Ceux-ci sont des formations généralement sphériques, pouvant atteindre 100µm de diamètre, entourées d’une enveloppe résistante et contenant plusieurs milliers de bradyzoïtes. Ce sont les kystes qui sont à l’origine du principal mode de contamination humaine en France, par ingestion de viande parasitée consommée saignante. Chez le chat, apparaissent, à l’issue de la multiplication sexuée, les ookystes qui sont éliminés avec les déjections de l’animal. Très résistants, ces ookystes demeurent longtemps infestants dans la nature. Ils sont à l’origine de la contamination des herbivores et, dans une certaine mesure, de l’homme.

Syn. toxoplasme

→ toxoplasmose

toxoplasmique adj.

toxoplasmic

En rapport avec Toxoplasma gondii ou avec la toxoplasmose.

→ Toxoplasma gondii, toxoplasmose

toxoplasmose n.f.

toxoplasmosis

Parasitose cosmopolite provoquée par Toxoplasma gondii et qui revêt plusieurs formes.
La forme acquise, résultant d’une contamination orale (ingestion de kystes contenus dans de la viande saignante ou d’oocystes avec de l’eau ou des aliments contaminés) est presque toujours bénigne et même le plus souvent inapparente. Sa prévalance en France est de l'ordre de 50 à 60%. Elle laisse persister une immunité protectrice, évitant une nouvelle contamination. Chez les immunodéprimés (sida en particulier), une toxoplasmose acquise ancienne est susceptible de réactivation avec une symptomatologie gravissime, essentiellement neurologique et souvent mortelle en l'absence de traitement. Enfin, la toxoplasmose congénitale résulte d’une transmission maternofœtale. Le moment de la contamination maternelle par rapport à la date de la conception en conditionne la gravité. Les transmissions précoces, pendant la première moitié de la grossesse, sont habituellement très graves, aboutissant à des avortements spontanés ou à d’importantes lésions cérébrales et oculaires. Au contraire, les transmissions tardives sont souvent inapparentes mais peuvent, parfois après plusieurs années, donner lieu à des complications éloignées (neurologiques ou oculaires).
Il s'agit également d'une des affections opportunistes les plus fréquentes chez les sidéens.

→ Toxoplasma gondii

toxoplasmose congénitale l.f.

congenital toxoplasmosis

Toxoplasmose due au passage transplacentaire de Toxoplasma gondii au cours d’une primo-infection maternelle.
Si de nombreuses toxoplasmoses congénitales tardivement transmises in utero sont bénignes, voire inapparentes, cette infection, si elle est transmise en début de grossesse, est susceptible de provoquer une encéphalomyélite, des lésions fœtales (choriorétinites, microcéphalie, retard psychomoteur) ou d’entraîner l’avortement. Des méthodes de biologie moléculaire permettent de poser le diagnostic d’atteinte fœtale in utero par amniocentèse à partir de la 25ème  semaine de grossesse.

→ Toxoplasma gondii

Toynbee (manœuvre de) l.f.

Manœuvre permettant d’équilibrer les pressions entre l’oreille moyenne (caisse du tympan) et le milieu extérieur en cas de variation de la pression ambiante, grâce à l’ouverture des trompes d’Eustache qu’elle provoque.
Elle consiste à effectuer un mouvement de déglutition, nez pincé et bouche fermée.

J. Toynbee otologiste britannique (1860)

→ Valsalva (manœuvre de)

TP53 gene sigle. angl. pour Tumor protein p53, ou cellular tumor antigen p53

Gène, situé sur le locus chromosomique 17p13.1, codant pour une protéine appelée tumor protein p53 (ou p53), qui entre dans le groupe des gènes suppresseur de tumeur en régulant la division cellulaire, en empêchant les cellules de croître et de se diviser trop rapidement ou d’évoluer dans une voie incontrôlée.
Les études d’épidémiologie moléculaire ont démontré de manière formelle que les altérations du gène p53 étaient dues à l’exposition à des carcinogènes dans les cas de cancers bronchiques (tabac), cutanés (rayons UV) ou hépatiques (alcool) et dans les pays en voie de développement (exposition à l’aflatoxine B1), pour lesquelles les mécanismes de réparation du génome n'ont pas fonctionné.
L’inactivation de TP53 par mutation génique intervient dans la genèse de nombreux cancers : sein, ovaire, vessie, des cellules squameuses de la tête et du cou, peau, autres tumeurs, syndrome de Li-Fraumeni.

Syn. antigen NY-CO-13, cellular tumor antigen p53, P53, P53 tumor suppressor, P53_HUMAN, phosphoprotein p53, transformation-related protein 53, TRP53, tumor protein p53 (Li-Fraumeni syndrome), tumor suppressor p53

→ Li Fraumeni (syndrome de), p53

[Q1,O3,M2]

TPA sigle angl.m. pour Tissue Plasminogen Activator

Activateur tissulaire du plasminogène.

→ plasminogène

TPHA sigle angl. m. pour Treponema Pallidum Haemagglutination Assay.

Réaction sérologique spécifique des tréponématoses utilisant des antigènes tréponémiques absorbés sur des hématies de mouton.

→ tréponématoses

TPN sigle f. pour  Triphosphopyridine Nucléotide

→ NADP

TPP sigle m. pour Thiamine-PyroPhosphate

Forme coenzymatique de la thiamine.

TPQ sigle pour topaquinone

→  topaquinone

TR sigle m. pour

→ toucher rectal

[Edit. 2018]

Tr (en IRM) sigle.m. pour

→ temps de repos

[B2,B3]

Édit. 2018

trabéculaire adj.

trabecular

Qui comporte des travées.
Ex. os trabéculaire.

Étym. lat. trabs : poutre

trabéculation vésicale l.f.

bladder wall trabeculation

Modification structurelle de la paroi vésicale, consistant en un épaississement irrégulier du détrusor et plus particulièrement de sa couche interne, en amont d'un obstacle chronique, d'une instabilité vésicale ou d'un dysfonctionnement vésicosphinctérien d'origine neurologique, donnant un aspect particulier en cystoscopie.
Entre ces épaississements dénommés "colonnes", la paroi plus fine forme des dépressions appelées "cellules", qui parfois aboutissent à des diverticules. L'ensemble réalisera alors l'aspect dit de "vessie de lutte".

Étym. lat. trabs : poutre

→ vessie de lutte

trabécule n.f.

trabecula (TA)

trabecula

Fin filament qui forme, en s’anastomosant avec d’autres filaments du même type, un tissu réticulé.

Étym. lat. trabecula : petite travée

trabécule septo-marginale l.f.

trabecula septomarginalis  (TA)

septomarginal trabecula, moderator band

Colonne charnue de deuxième ordre du ventricule droit du cœur.
Arciforme avec un bord libre postérieur et concave en arrière, aplatie  transversalement, elle s’implante par son extrémité inférieure sur la paroi antérieure du ventricule au niveau de la base du muscle papillaire antérieur de la cuspide antérieure de la valve atrio-ventriculaire droite ; reliée aux parois interne et antérieure de la cavité ventriculaire par de petites colonnes charnues, elle se perd par son extrémité supérieure sur la paroi médiale du ventricule, au-dessous et en avant de l’infundibulum. Elle est parcourue par la branche droite du faisceau atrio-ventriculaire.

J-B. Parchappe de Vinay, anatomiste et physiologiste français (1800-1866) , P. Poirier, anatomiste et chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1853-1907), J. Testut, anatomiste français, membre de l’Académie de médecine (1849-1925), J. Tandler, anatomiste autrichien (1869-1936)

Étym. lat. trabecula : petite travée

Syn. anc.  arcade inférieure de Parchappe, bandelette ansiforme de Poirier, faisceau arqué de Testut, trabécule septo-marginale de Tandler

trabécule septo-marginale de Tandler l.f.

J. Tandler, anatomiste autrichien (1869-1936)

Étym. lat. trabecula : petite travée

→ trabécule septo-marginale

trabéculectomie n.f.

trabeculectomy

Intervention filtrante réalisée pour traiter chirurgicalement les glaucomes en réalisant une sclérectomie interne enlevant le trabéculum et en gardant un volet scleral externe recouvrant la zone excisée.
Elle est associée à une iridectomie pratiquée en regard de l’ouverture sclérocornéenne .

→ trabeculum

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