nodule cutané l.m.
cutaneous nodule
Elevure cutanée ronde, saillante, de diamètre supérieur à 1 cm, palpable, résultant soit d'un œdème, soit d'un infiltrat inflammatoire ou tumoral dermique ou hypodermique.
Étym. lat. nodulus : petit nœud
nœuds lymphatiques inguinaux superficiels l.m.p.
nodi lymphoidei inguinales superficiales (TA)
superficial inguinal lymph nodes
Nœuds lymphatiques inguinaux situés entre la toile sous-cutanée et le fascia criblé, dans le tissu cellulaire sous-cutané.
Ils sont groupés autour de l’embouchure de la veine grande saphène dans la veine fémorale. Leur position par rapport à la crosse de la veine permet de distinguer trois groupes : les nœuds lymphatiques inguinaux superficiels supéro-médiaux, supéro-latéraux et inférieurs. Il peut y avoir aussi un groupe de nœuds lymphatiques pré-saphènes ou centraux.
Syn. anc. ganglions lymphatiques inguinaux superficiels
non ionique adj.
non ionic
Qualité d'un tensioactif qui ne s'ionise pas dans l'eau.
De tels composés sont surtout des esters, c'est-à-dire une combinaison d'acides gras et d'alcool ou des éthers, tels que la combinaison d'alcool gras et d'alcool hydrophile; ils sont caractérisés par leur excellente tolérance cutanée et sont, de ce fait, utilisés notamment dans les shampoings.
noyaux gris centraux l.m.p.
basal ganglia
Formations de substance grise situées dans la profondeur de la substance blanche hémisphérique, de part et d'autre de la capsule interne.
Elles comprennent : en dedans, au niveau de la région paraventriculaire, le thalamus, le plus volumineux, surmonté du noyau caudé, plaqué contre le ventricule latéral, et dont la forme épouse celle du ventricule ; en dehors, notamment, le noyau lenticulaire, superposition de noyaux, de forme triangulaire à sommet interne, et le claustrum ou avant-mur. S'y ajoutent en particulier le noyau sous-thalamique ou corps de Luys, et le locus niger qui se situe à l'étage mésencéphalique. Ce système complexe comporte encore des inconnues. Il répond en tout cas à une triple fonction : parachevant l'action du tronc cérébral, il finit de coordonner les réflexes en extension (proprioceptifs) et en flexion (d'origine cutanée) dans l'acquisition et le maintien de la station debout ; infléchissant ces activités toniques de base au profit d'activités phasiques, il contribue au maintien de l'équilibre, à l'accomplissement de déséquilibres contrôlés comme la marche et au tonus d'attitude ; sous la direction du cortex moteur, il participe à la réalisation du geste, principalement de sa composante proximale.
Sur des bases à la fois neurophysiologiques et embryologiques, deux régions principales sont distinguées : le thalamus et la partie interne du noyau lenticulaire (globus pallidus), qui forment le pallidum ; la partie externe du noyau lenticulaire (putamen), qui constitue avec le noyau caudé le striatum ou corps strié, auquel on adjoint le noyau accumbens et le tubercule olfactif (striatum ventral). Il apparait que le striatum intègre les apports de régions étendues du cortex concernant l'exécution des mouvements automatiques ou semi-volontaires et le contrôle du tonus. Le message consécutif est canalisé par le pallidum vers le thalamus ventrolatéral et le cortex moteur.
Un fonctionnement par boucle de rétroaction entre les différentes structures ou entre divers composants d'une même structure semble dominant.
L'expression anglo-saxonne de "basal ganglia" désigne l'ensemble des noyaux gris centraux sauf le thalamus.
onchocercose n.f.
onchocerciasis
Filariose encore appelée « cécité des rivières », provoquée par Onchocerca volvulus, nématode spécifique de l’Homme transmis par un petit diptère piqueur, la simulie.
Elle touche environ 25 millions d’individus à travers les trois foyers mondiaux : surtout Afrique Noire intertropicale où les zones d’endémie suivent le réseau hydrographique, mais aussi Amérique Centrale et nord de l’Amérique du Sud. Les parasites adultes vivent libres dans le tissu sous-cutané pendant 10 à 15 ans ou enchevêtrés dans des nodules fibreux (onchocercomes). Les femelles émettent de nombreuses microfilaires qui cheminent dans le derme, sans périodicité.
Les manifestations cliniques sont liées à la présence des microfilaires et à leur lyse secondaire aux réactions immunitaires de l’hôte. Il s’agit, en premier lieu, d’un prurit féroce responsable de lésions de grattage (gale filarienne), avec pachydermie et dyschromie secondaires prédominant aux fesses et aux membres inférieurs. Des « nodules onchocerquiens » ou "kystes onchocerquiens", ou onchocercomes, provoqués par les filaires adultes ou par leurs embryons (microfilaires), sont palpables sous forme de petits nodules fermes sur les plans osseux superficiels (gril costal, crête iliaque, sacrum, grand trochanter et, surtout en Amérique, région céphalique), non douloureux. L’atteinte oculaire (choriorétinite et kératite), surtout fréquente en Afrique dans les régions de savane, fait la gravité de la maladie : avant les grandes campagnes de traitement et de prévention initiées dans le cadre du programme OCP (Onchocerciasis Control Program) l’onchocercose était l'une des principales causes de cécité dans le monde. La pathogénicité d’Onchocerca volvulus varie quelque peu selon les zones d’endémie ; en Afrique, l’onchocercose de forêt est généralement mieux tolérée que l’onchocercose de savane, cette dernière donnant plus souvent lieu à de graves complications oculaires ; les lésions cutanées sont un peu différentes en Afrique ("gale filarienne" prédominant sur la partie basse du corps), en Amérique ("érysipèle de la Côte" et "mal morado" prédominant sur la partie haute du corps) et au Yémen ("sowda") ; fréquence des nodules au niveau du cuir chevelu et de la nuque en Amérique alors qu'ils prédominent sur le gril costal et la crête iliaque en Afrique, etc. Ces notions classiques sont maintenant confirmées par la caractérisation isoenzymatique et biomoléculaire des souches du parasite.
Une hyperéosinophilie sanguine est évocatrice, mais la présence d’anticorps antifilariens est inconstante et peu spécifique de la filaire. La certitude diagnostique repose sur la mise en évidence de microfilaires dans une biopsie cutanée exsangue, dans le sang ou les urines (autrefois sur un test de Mazzotti positif), ou encore sur la présence de filaires adultes dans un onchocercome après nodulectomie. Les médicaments microfilaricides sont l’ivermectine et la diéthylcarbamazine.
→ érysipèle de la Côte, filariose, gale filarienne, nodule onchocerquien, mal morado, Mazzotti (test de)
[D1]
Édit. 2018
onchodermite n.f.
Atteinte cutanée résultant de l’onchocercose.
Édit. 2017
orostome n.m.
orostoma
Fistule congénitale, traumatique ou post-opératoire, mettant en communication la cavité buccale avec la surface cutanée au niveau de la face ou du cou.
Édit. 2017
Ollier (ostéochondromatose d') l.f.
osteochondromatosis
Mauvaise ossification enchondrale donnant des îlots de cartilage non ossifié dans les métaphyses des os et amenant inflexions et raccourcissements des os longs.
On y trouve déformations articulaires, asymétrie faciale et extrémités courtes. Les fentes et les trous optiques sont étroits avec parfois paralysies oculomotrices et atrophie optique. On trouve également des pigmentations rétiniennes. S’il existe une angiomatose associée, il s'agit du syndrome de Maffucci ; s'il existe une dyschromie cutanée, il s'agit du syndrome de Kast. La maladie est rarement transmise et apparaît sporadique car il s’agit d’une affection héréditaire à pénétrance réduite et souvent à tendance unilatérale (MIM 166000 autosomique dominante et MIM 225795 autosomique récessive).
L. L. Ollier, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1899) ; A. Maffucci, anatomopathologiste italien (1881) ; A. Kast, médecin interniste allemand (1889)
Syn. enchondromatose, hémichondrodystrophie type Ollier, dyschondroplasie, maladie d'Ollier
→ angiomatose, Maffucci (syndrome de), Kast (syndrome de), Maffucci-Kast (syndrome de)
[I2, J1, K4, P2, Q3]
Édit. 2019
ostiofolliculite n.f.
ostiofolliculitis
Folliculite superficielle, n’atteignant donc que l’abouchement (ostium) du follicule pileux à la surface cutanée.
Étym. lat. ostium : entrée
Syn. folliculite superficielle
Édit. 2017
otomycose n.f.
otomycosis
Mycose de l'oreille externe se manifestant sous différents aspects liés au type de champignon pathogène, essentiellement Aspergillus niger ou Candida : simple enduit pulvérulent, bouchon verdâtre ou blanchâtre.
Une surinfection myco-bactérienne est fréquente. La symptomatologie fonctionnelle va, selon l’importance de l’inflammation cutanée, depuis un simple prurit, à une importante otalgie. Le traitement est uniquement local. Exceptionnellement, peut s’observer une forme « maligne » (à l’image de l’otite externe maligne) chez un sujet immunodéprimé.
Édit. 2017
Paniel (opération de) l.f.
Paniel's operation
Vulvopérinéoplastie préconisée dans le traitement des rétrécissements de la vulve ainsi que des lésions cutanées de la fourchette et du périnée.
La paroi vaginale postérieure est largement clivée, comme lors d'une colpopérinéoraphie postérieure, et la muqueuse vaginale est incisée sur 3 à 4 cm au niveau des gouttières latérales. La peau périnéale est ensuite incisée verticalement. Le noyau fibreux central du périnée est incisé ensuite sur la ligne médiane jusqu'au sphincter anal. Enfin, le lambeau vaginal est abaissé, éversé et suturé au bord de l'excision cutanée périnéale.
B. J. Paniel, gynécologue français (1984)
papillomatosis cutis carcinoides de Gottron l.f.
Néoformation cutanée siégeant habituellement sur la jambe des sujets âgés et constituée de lésions végétantes en plaques ou en "chou-fleur", parfois verruqueuses et s'accompagnant d'une sécrétion malodorante.
Les lésions peuvent se former sur peau normale ou sur une ulcération préexistante et correspondent au carcinome verruqueux.
H. A. Gottron, dermatologue allemand (1932)
papillome palpébral l.m.
eyelid papilloma
Tumeur bénigne cutanée ou muqueuse caractérisée par l'hypertrophie des papilles en relation avec une atteinte tégumentaire d'origine virale (papilloma virus).
Cette lésion est très fréquemment observée au niveau des paupières, du fait de sa prédilection à se développer à la jonction de deux épithéliums de nature différente. La région du bord libre palpébral constitue un site favorable au développement de ces tuméfactions.
papule n.f.
papule
Petite lésion cutanée de quelques millimètres de diamètre, bien délimitée, en relief, faisant donc saillie sur le tégument avoisinant normal, ferme, ne contenant pas de liquide, présente soit à l'état isolé soit groupée avec d'autres éléments identiques pour former des plaques ou des nappes papuleuses.
Le processus pathologique en cause n'intéresse que l'épiderme et les parties superficielle et moyenne du derme. Leur mécanisme de formation fait distinguer 6 types de papules : épidermique, œdémateuse, par infiltrat cellulaire, dysmétabolique, folliculaire et miliaire, d'origine sudorale.
Étym. lat. papula : bouton
papulose lymphomatoïde l.f.
lymphomatoid papulosis
Prolifération lymphocytaire cutanée, d'étiologie inconnue, caractérisée par la survenue de papules érythémateuses, qui évoluent vers la nécrose, l'ulcération et la guérison spontanée, localisées préférentiellement sur le tronc et les membres et décrite par Macaulay (1968) comme une dermatose d’évolution bénigne contrastant avec une image histologique maligne.
L'examen histologique montre en effet un infiltrat dermique dense, envahissant l'épiderme, constitué de lymphocytes atypiques comportant un noyau volumineux avec de nombreuses mitoses. Les études immunohistochimiques et en biologie moléculaire révèlent la présence de cellules T auxiliaires/inductrices. Le contraste clinico-histologique a longtemps fait classer la papulose lymphomatoïde comme une maladie inflammatoire. Néanmoins, l'EORTC et le WHO (OMS) la placent depuis peu parmi les lymphomes cutanés indolents. La survenue dans 11% des cas de vrais lymphomes, mycosis fongoïde et maladie de Hodgkin, est possible. Il y a 3 catégories histologiques : A, B ou C, la forme A étant la plus fréquente.
W. L. Macaulay, dermatologiste américain (1968 et 1989)
paracoccidioïdomycose n.f.
paracoccidioidomycosis
Mycose pulmonaire sévissant en Amérique centrale, aux Antilles et en Amérique du sud, provoquée par un micromycète opportuniste, dimorphique, Paracoccidioides brasiliensis .
Se développant sur le sol, ce micromycète est occasionnellement parasite de l’Homme dont la contamination résulte de l’inhalation de spores libres ou d’une lésion cutanée (traumatisme infectant).
L’infection débute dans la cavité buccale sous forme de papules granulomateuses, verruqueuses, végétantes, parfois ulcérées. L’extension des lésions peut être superficielle, sur la peau du visage, ou profonde, avec atteinte ganglionnaire sous-maxillaire ou cervicale et destruction locale des tissus sous-jacents. On décrit des formes pulmonaires de primo-infection muette, révélée par un infiltrat bilatéral alvéolo-interstitiel 8 fois sur 10, et des disséminations multi viscérales aux os et même au cerveau et aux méninges. Le diagnostic est porté sur la présence de levures à double contour multibourgeonnantes en roue de timonier au sein d’un granulome, et sur l’isolement du champignon en culture.
Syn. anciennement blastomycose sud-américaine, maladie de Lutz-Splendore-Almeida (obsolète)
→ Paracoccidioides brasiliensis
paralysie faciale congénitale uni ou bilatérale l.f.
facial palsy, congenital unilateral or bilateral
Paralysie faciale congénitale uni ou bilatérale avec agénésie partielle des noyaux protubérantiels, proche du syndrome de Moebius mais sans l'atteinte oculaire.
On peut trouver également une aplasie cutanée et plus fréquemment un curieux aspect d'"oreilles pendantes". L’affection est autosomique dominante (MIM 134100).
D. Skyberg et C. B. van der Hagen, pédiatre et généticien norvégiens (1965)
paralysie périodique l.f.
periodic paralysis
Affections habituellement associées à des anomalies de la kaliémie et caractérisées par des accès d'hypotonie et de faiblesse musculaire, de durée, d'étendue et d'intensité variables.
Elles peuvent être primitives et héréditaires ou secondaires à des anomalies potassiques d'origine variée (hypo ou hyperkaliémie de cause rénale, digestive, endocrinienne ou toxique).
Les conceptions sur ce groupe ont évolué vers le cadre des canalopathies ou affections caractérisées par un dysfonctionnement des canaux ioniques membranaires. On y retrouve en particulier les canalopathies sodium (paramyotonie congénitale de von Eulenburg, adynamie épisodique héréditaire de Garmstorp) et les canalopathies calcium (paralysie périodique hypokaliémique familiale de Westphal).
Le diagnostic repose sur la mesure de la kaliémie pendant la crise, mais des tests de provocation ont pu être réalisés : test de charge avec glucose per os et insuline sous-cutanée dans les formes hypokaliémiques, absorption de potassium per os dans les formes hyperkaliémiques. Il fait surtout appel actuellement à la génétique et aux explorations neurophysiologiques (test de McManis).
P. G. McManis, neurologue américain (1986)
Parma (incidence de) l.f.
Parma's method, lateral projection of the TMJ
Technique de radiographie unilatérale de l'articulation temporomandibulaire.
Le film est au contact de l'articulation à radiographier et le tube radiogène au plus près possible du crâne du côté opposé ; ce procédé, actuellement abandonné en raison de l'importance de l'irradiation cutanée locale, est avantageusement remplacé par d'autres techniques radiologiques.
→ ATM
patch test l. angl.
Test cutané d’exploration d’une allergie cutanée de contact telle du type de l’eczéma.
Test réalisé avec un timbre ou une micro cupule imbibés d'une solution de l'allergène étudié et la lecture se fait à 72 heures après 48 heures de contact. Localement, on provoque un petit eczéma localisé. Il s’agit d’un test épicutané ou patch test.
Lorsque les tests classiques n’ont pas fait la preuve d’une allergie à un produit fortement suspecté selon l’histoire clinique du patient, on pratique un ROAT test (Repeated Open Application Test). Les substances à tester, en particulier celles de nature industrielle sont appliquées sans préparation ou modification, deux fois par jour, sur l’avant-bras ou sur le dos. La lecture du test se fait au bout de 2 à 4 jours mais il est recommandé de la répéter le 7ème jour. Certaines réactions pouvant être liées à un effet irritant, il est bon dans ce cas d’avoir recours à des témoins non allergisants.
Il peut arriver que tous ces tests soient négatifs et que le patient déclare que son eczéma de contact n’apparaît qu’après une exposition solaire, même minime. Il convient alors de réaliser des « photopatch tests », tests épicutanés (patch tests) effectués en associant une irradiation par des rayons ultra-violets afin de révéler les photo-allergènes.
tests cutanés en allergologie, photopatch test, ROAT test
pâte de Unna l.f.
Unna’s paste
Préparation pâteuse contenant de la résorcine et permettant une exfoliation cutanée destinée à corriger les petites imperfections de la peau.
P. G. Unna, dermatologue allemand, membre de l'Académie de médecine (1850-1929)
pathomimie n.f.
pathomimesis, factitial dermatitis, dermatitis artefacta
Imitation par un sujet de manifestations ou de symptômes se rapportant à une maladie.
1) En dermatologie désigne une dermatose provoquée par un sujet, soit inconsciemment et involontairement, soit, plus souvent, en pleine conscience et généralement dans le but de tromper son entourage notamment médical et paramédical, ceci afin d'en retirer un avantage financier ou non.
Il s'agit surtout, ou bien d'érosions ou ulcérations cutanées ou muqueuses plus ou moins facilement reconnaissables à leur localisation et à leur forme particulières, ou bien de nodules profonds pouvant s'ouvrir à la peau et résultant de l'injection sous-cutanée de produits divers. Si la manœuvre est consciente et volontaire, elle entre dans le cadre de la simulation; dans le cas contraire, elle est du domaine de la psychiatrie.
2) En psychiatrie il s'agit fréquemment de la pérennisation d'une lésion antérieure non provoquée par le patient (dermatose, brûlure, blessure), mais manipulée par lui. Elle évolue souvent sur un fond de débilité mentale et en milieu institutionnel, où le symptôme est destiné à mobiliser l'attention.
P. Bourget, écrivain français (1852-1935) (sur la demande de G. Dieulafoy, médecin interniste français, membre de l’Académie de médecine (1908)
Étym. gr. pathê : souffrance ; mimeia : imitation
peau artificielle l.f.
artificial skin
Ensemble de biomatériaux réalisés à partir de matériel de synthèse ou de macromolécules biologiques, comportant ou ne comportant pas de cellule vivante, et destinés à reconstituer la barrière cutanée physiologique de façon temporaire ou définitive.
L’indication principale est le traitement des grands brûlés.
peau citréine de Milian l.f.
Milian's citrine skin
État cutané de la face et du cou représenté par des nappes de peau blanc jaunâtre épaissie et quadrillée de rides, avec des pores dilatés et des comédons, et traduit histologiquement par une dégénérescence basophile des fibres élastiques du derme.
Ce type d'atrophie cutanée sénile, assez fréquent, est le résultat d'expositions prolongées aux radiations solaires.
G. Milian, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1921)
peau d'orange l.f.
peau d'orange
Aspect induré, bosselé, capitonné, plus ou moins localisé de la peau, pouvant résulter d'une infiltration cutanée par une substance de surcharge, par ex. mucineuse, comme dans la mucinose prétibiale, ou d'un envahissement de la peau de la région thoracique antérieure par un carcinome mammaire sous-jacent.